Séance cinéma insupportable : aller-retours de spectateurs aux chiottes, leur portable comme lampe de poche, bruit de conversations à tue-tête et de mastication sans complexe. Et ça ne chouine plus chez les propriétaires de cinémas dès qu’on peut de nouveau manger des cochonneries dans leurs salles. Il semble que ce soit ça qui rende rentable cette activité dite culturelle alors qu’il s’agit souvent de simple distraction. Quand je fréquente ces lieux, je ne peux pas m’empêcher de pester contre le bruit des grignoteurs. Dommage que l’interdiction de l’époque du covid ne soit pas devenue définitive ! Curieux, tout de même, comme un simple bruit ininterrompu de mastication peut donner au misophone, perdant le fil de son raisonnement, des envies de meurtre.
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Discussion (brève, après Oppenheimer). Il
me semble impossible et néfaste de séparer la croyance de la connaissance.
C'est l'erreur du scientisme actuel qui gouverne partout. Or, aucune
connaissance n'échappe à la croyance, et si elle le prétend, elle est une
croyance redoublée. Tout savoir peut être repris dans sa dimension de croyance et
de conviction. La fidélité au vivant ne se laisse pas perdre par l'observation
et les faits bruts ne peuvent être analysés que par la pensée et un sujet. Entre
l’un et l’autre, Kierkegaard établissait un lien : « Penser est une chose,
exister dans ce qu'on pense est autre chose. » Exister dans ce qu'on pense,
dans ce qu'on fait, dans ce qu'on enseigne, dans l'amour, dans la haine … Croire et savoir. Partage indissoluble.
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Fragilité de nos corps. Ma nièce, attrapée elle aussi, comme R., par une sorte de cancer. Il est silencieux, le traître, la plupart du temps, mais ce silence n'est silence que pour l’extérieur. Dans nos corps, il s’exprime par des symptômes que notre cécité ne capte pas comme le fait un spécialiste. Pourtant, nos organes font constamment du bruit, ils s'expriment sans cesse, ils ne connaissent pas le repos, eux, et quand on entend un cœur qui bat, on est drôlement affolé.
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Anniversaire de R. Notes-souvenir (suite) des
nuits d’hôpital d’à peine six mois. Chambre, bruits des couloirs, seuls dans un
espace réduit avec des appareils partout, avec des fils et des tuyaux partout.
J’observe les infirmières et « ma » malade. Tout le monde est très
gentil. On se croirait presque dans le monde d'avant. J'hésite à appeler, comme
l’infirmière n’a pas arrêté de me dire, parce que j’ai l’impression de déranger
en quelque sorte. Si j'appelle, si je leur explique le motif de mon
appréhension, ils vont revenir, faire plus d'examens. À trois reprises, on se retrouve avec une voisine de lit, dont on ne voit que les pieds à travers le
rideau de séparation et une partie des jambes. En revanche, j'entends beaucoup les
ronflements de l’une d’entre elles, et les voix d’une autre, collée à son portable. Elle communique en basque avec son mari et ses enfants qui
viennent de la quitter. Une voix étouffée, ronde, alourdie par la fatigue. Dans la pièce, des bips
différents, qu'on peut classer en deux catégories. De très jolis bips,
discrets, bref, sobres, qui ressemblent aux cris de ces animaux nocturnes qu'on
entend parfois la nuit, à la campagne, et qui ont tant de charme et d'élégance
dans leur simplicité essentielle. Et puis d’autres bips, beaucoup plus stridents
mais qui forment avec les premiers une jolie polyrythmie que je trouve
rassurante tant qu’ils ne s’arrêtent pas. J'aime cette surveillance accompagnée
de bruits, ils me portent, ils me guident au travers la nuit qui passe. Visites
des infirmières et nouvelles prises diverses que je ne comprends pas. Elles
m’expliquent. Pas photo avec les cons du cabinet dentaire d’Irun :
personnel pas gentil du tout mais maladroit. Ils doivent s'y reprendre à trois
fois pour l’anesthésie du maxillaire et ils le font toujours de travers ; R.,
très polie leur annonce que l’anesthésie ne marche pas puisque les piqûres qu'ils
lui ont faites n’ont pas pris. Mais ils s'en foutent. « Ça fait mal, Madame, il faut
supporter ». Simultanément : mauvaise praxis, négligence, nullité
professionnelle et connerie arrogante. Personnel jeune et sans expérience, sous
payé par les vampires qui les recrutent sans scrupule. Trop pour le prix que ça
coûte ! Je ne leur en veux même pas : changement illico de clinique
dentaire ! Vers huit heures du matin, visite de la cardiologue. Décontractée,
souriante, elle est loquace et veut se faire comprendre. Ça tombe bien, je vois
bien que les réponses à R. sont rassurantes et qu'il peut même s'engager un
semblant de dialogue entre nous, moi, complètement ignare, elle prête à me
laisser parler, ce qui est déjà énorme. Je garde dans ma tête le bref dialogue
– pour ce qui me concerne – avec le cardiologue d’Irun expliquant ce qu'est un remplacement
de valve aortique. J’avais toujours peur de lui demander quoi que ce fût vu qu’ils n'ont pas beaucoup d'humour, ces médecins. On les dérange quand on leur demande des
détails sur leur diagnostic. En tout cas, il n'a pas hésité une seconde, lui,
avant de dire à R. qu’elle avait intérêt à faire vite. Les quelques mois écoulés
depuis sa dernière intervention pour son cancer d’utérus et de son traitement,
qui fut une réussite, n’ont rien à voir avec la situation d’aujourd’hui. Faut
pas confondre. Il lui parle des examens qu’elle va devoir faire très vite et
qu’il est hors de question de laisser traîner. En juin, après le cauchemar, un
gentil cardiologue tout guilleret a donné à R. le meilleur traitement post-opératoire qui
soit : la marche ! La marche remet les organes à leur place,
c'est-à-dire qu'elle les soumet à la loi du corps, qui lui-même est soumis à la
loi du vivant, qui ne se laisse pas impunément segmenter. Bref, l’orage passé,
on ne lui en veut pas du tout, au cœur de R. C'est tout de même extraordinaire ce qu’elle a
réussi depuis avril 2023, tout de même, avec toutes les émotions que nous avons
traversées, elle et moi. Non, c'est un bon cœur, qu’elle a là, solide et fidèle.
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« Abriter en sa maison ce trésor que représentent un père ou une
mère, ou le père et la mère de ces derniers, que l’âge réduit à l’impuissance,
c’est avoir, que personne n’en doute, se dressant au cœur même de son foyer,
une statue que nulle autre ne surpasse en puissance, à la condition en tout cas
que son possesseur lui rende correctement le culte qui lui est dû. » Platon, Les Lois, IX
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Montaigne, qui avait des avis sur tout et y
compris sur ce à quoi il ne connaissait rien, en rajoute, dans son essai sur
les Cannibales : non seulement les Indiennes ignorent la jalousie, mais au
contraire des Européennes, qui mettent tout leur zèle à éloigner de leur mari
les autres femmes, celles-là mettent tout le leur à les en rapprocher («C’est
une beauté remarquable en leurs mariages, que la même jalousie que nos femmes
ont pour nous empêcher de l’amitié et bienveillance d’autres femmes, les leurs
l’ont tout pareille pour la leur acquérir»). Les expériences de la vie n’ont
pas souvent permis de constater une telle libéralité dans la psychologie
féminine, ni d’ailleurs dans la masculine. La question n’est guère débattue,
bien que la polygamie tende maintenant à se répandre en Europe sous l’influence
de l’immigration et si on interroge Google au sujet de la jalousie
entre co-épouses, surprise : nos amis progressistes, d’ordinaire si prompts à
s’extasier devant les merveilles des cultures différentes, paraissent
totalement muets, en tout cas absents de la première page de résultats.
***

La fiction inspire la défiance. Abandonner, ne serait-ce qu’un peu, des idées que les gens croient leur être propres serait une atteinte intolérable à leur sécurité essentielle, une méchante brèche dans la haie, qu’ils présument infranchissable, délimitant leur périmètre existentiel. C’est de là, peut-être, que vient leur désamour fondamental pour la littérature, qui ne délivre pas de vérités, qui sape les croyances et qui complique les relations que nous entretenons avec le monde, incapable qu’elle est de tirer des traits droits et univoques entre les choses et nous, entre nos sensations et nos représentations. Les phrases écrites nous attendent alors que nos opinions nous précèdent, et c’est bien ce qui est pénible, quand l'écrivain a affaire à des gens habillés de pied en cape par leurs convictions, qui les recouvrent complètement, sans qu’aucune partie de leur être ne se présente libre, à nu, aux dangers de l'écrit. Les rapports entre les humains pourraient être beaux, si « la société » ne s’en mêlait pas. Mais nous sommes incapables de nous soustraire au regard social qui pèse sur notre nuque dès que nous quittons notre solitude, notre individualité. « Nous voulons vivre dans l’idée des autres d’une vie imaginaire » a écrit Pascal.
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Les imbéciles ont toujours des explications simples qui répondent
merveilleusement mal aux questions complexes. Ils aiment répondre à côté.
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Quel exemple de décentralisation ! (sic) Un
ami et ancien collègue de l’Université prétend me fournir des renseignement sur
l’eurorégion NAEN. Que j’avais
connue, et où j’avais participé activement depuis sa mise en marche, en sa
version AEN. À l’époque, la Navarre était plutôt froide, elle boudait les
réunions craignant sans doute de tomber dans l’escarcelle nationaliste basque. Je
rassure mon ancien collègue, très emballé par l’existence de cette nouvelle (?) collectivité territoriale. En janvier 2021 les départements du
Haut-Rhin et du Bas-Rhin ont fusionné pour être remplacés par la Collectivité Européenne d’Alsace.
Tout aurait été beaucoup mieux, et naturel, pour eux si l’Alsace avait accédé à
l’indépendance, exactement comme l’ont eu obtenue, un peu par hasard, les
Luxembourgeois. Elle forme un ensemble culturel et linguistique suffisamment
cohérent pour former un pays. Culturellement, elle est germanique, version
Saint-Empire romain germanique, un assemblage hétéroclite de principautés et de duchés, mais sans entretenir de bons rapports avec l’Allemagne depuis que les
Prussiens ont eu l’idée de vouloir la réunifier. Il faut d’ailleurs remarquer
que les thuriféraires de l’UE ont toujours eu un double discours : promettre à
la France que l’Union serait une grande entité bien centralisée, car les
Français sont historiquement persuadés que plus le pouvoir est centralisé, et
plus on est fort et promettre aux anciens du Saint-Empire que l’UE sera une Europe des régions, laissant un maximum de libertés aux différents régions
économiques.

En Belgique, la propagande de l’UE était principalement axée sur cette Europe des régions, notion peu développée en France. L’Allemagne a conservé une mentalité décentralisatrice, grâce à sa structure fédérale et ses länder, mais depuis peu, l’UE rogne sur leurs prérogatives, ce qui est inhérent à toute structure bureaucratique. La France n’a plus jamais été structurée de manière décentralisée depuis la Révolution. La fameuse nuit du 4 août, célébrée par la république, consistait à supprimer les privilèges, en particulier fiscaux, de la noblesse et du clergé, mais surtout, et on l’oublie trop souvent, à abolir les chartes de privilèges accordées de longue lutte depuis des siècles par le pouvoir central aux gouvernements locaux : parlements régionaux, chartes communales, etc. Le principe des révolutionnaires était : il faut que chaque région, chaque province, chaque ville, soit gérée pareil. Et Napoléon en a scellé le principe quelques années après, car sa vision des choses était qu’un pays en guerre doit avoir un lieu de décision unique. Plus tard, Bismarck a fait pareil en Allemagne, avec le succès qu’on sait pour les deux générations qui ont suivi. Cette nuit du 4 août est le véritable point de départ de beaucoup de malheurs de la France, le début de sa centralisation absolue. Avant ça, même Louis XIV devait avoir l’assentiment des parlements régionaux, qui faisaient sans aucune gêne leur boulot en préservant les intérêts locaux contre des décisions royales quand ils l’estimaient nécessaire. Et les combats étaient parfois durs, mais jamais le roi n’a tenté de les faire taire définitivement. Pour revenir à nos moutons « naénesques » : la multiplication des eurorégions ne dépasse pas les limites de l’encouragement à la coopération transfrontalière pour donner l’impression d’une forte coopération qui a du mal à se concrétiser dans la vie réelle.
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Tiens, en évoquant la Révolution (1). La première république française est née sous la terreur, ce qui est
un indicateur, quand même. Le système républicain, en soi, n’est ni plus ni
moins pervers qu’un autre. En France, il était corrompu depuis le début grâce à
ce qu’on a appelé la philosophie des lumières sorte de fourre-tout dans
lequel se sont engouffrés tous ceux qui voulaient changer l’homme afin
qu’il soit enfin conforme à leurs fantasmes. Et ça a débouché sur toutes les
horreurs du XXème siècle. Cette philosophie des lumières était également
l’inspiratrice de la constitution américaine. On la retrouve donc à chaque fois
à l’origine du mouvement, au point de se demander si le principe républicain
est concevable hors de cette philosophie. Qui repose sur une
méprise tragique, à savoir que l’homme est bon à l’état de pure nature. Rousseau
avait émis ce postulat qui se retrouve également chez Diderot (Supplément
au Voyage de Bougainville, pur joyau de suffisance et d’hypocrisie) et chez
Voltaire. De fait, la constitution américaine est bien d’inspiration des
lumières et son esprit franc-maçon n’est plus contrebalancé aujourd’hui par une
conscience religieuse forte.

Façade de Saint-Roch, théâtre d'un massacre sanglant
(2) Je vois passer les ans et l’année 1789
est toujours présentée au lycée comme un exemple de situation
où des pauvres qui voulaient du pain avaient pris les armes et réussi à faire
cracher les riches et obtenu par là des libertés pour le bonheur de tous et la
prospérité d’un pays florissant. Je me rappelle le bicentenaire : les
vitrines avec des cocardes, les posters de sans-culottes, les banquets
mélangeant gastronomie et révolution, etc. Pas un mot sur la Terreur, plutôt
fêtée et « progressiste », ni sur l'inéluctable (Saint-Roch,
5 octobre 1795), ni sur la nature du pouvoir, de l’autorité, de l’ordre, de
la légitimité, pas un mot sur les inquiétudes déjà bien présentes et les mises
en garde des esprits éclairés, jamais cités. Mais bien l’accent sur les milices
populaires et les futurs massacreurs de septembre 1792. À propos
d’autres événements historiques, il n’y a qu’à voir comment est présentée partout
la Commune de Paris sous son plus beau visage. Le nombre d’établissements placés sous
le vocable de Louise Michel, évoquée comme institutrice féministe. Or, ce
qui la distinguait, c’est qu’au retour de Nouvelle Calédonie, elle a eu une
carrière de prêcheuse sous chapiteau où elle lançait des appels au
meurtre et au massacre un soir après l’autre. On présente toujours aux lycéens les différentes révolutions qui se sont succédé (russe, mexicaine, espagnole, cubaine …) comme autant d'exemples de situation où
des pauvres qui voulaient du pain avaient pris les armes et réussi à faire
cracher les riches et obtenu par là des libertés pour le bonheur de tous et la
prospérité, tout en oubliant soigneusement les épisodes qui fâchent. C’est
ça, l’endoctrinement, former des progressistes à la pelle depuis des
générations. La fascination tordue pour les monstres criminels est un symptôme
de maladie sociale. On n’adule pas Untel malgré ses crimes, mais en raison de
ses crimes, surtout en les minimisant « dans leur contexte ».
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Auto-invitation par surprise. Quand j'entends qu'on envisage de me faire l'honneur de me rendre visite, genre « on passera te voir », je me mets à trembler. Ces mots me laissent perplexe au plus haut point. Après deux convalescences
sérieuses de R., sans visite ni appel, à l'exception d'un vague et paresseux « tu nous
tiendras au courant » mécaniquement répété (ça ne mange pas de pain !), une
telle disponibilité unilatérale et soudaine m'irrite au plus haut point. Je ne
vois pas ce que j'aurais à partager, à part le discret confort de mon chez moi, qu’on
imagine subitement ouvert à ceux qui ont pensé à moi pour me faire
généreusement chier, mais pas du tout pour un peu de compagnie dans les moments difficiles
récemment traversés. J'ai passé ma vie à réclamer, et à appliquer, soit dit en
passant, le plus strict principe de réciprocité : si je dérange, je dois
admettre qu'on me dérange ; si je suis casse-pied, je dois consentir à la lourdeur
d’autrui ; si je fais preuve de largesse (ça m'arrive !), j'espère me rendre
créancier des largesses de quelqu’un d’autre … Mais qu’on cherche à m'importuner impunément alors que j'ignore même l’existence du raseur, c'est quelque chose qui dépasse mes limites d'endurance et cela me
fait penser que certains humains sont des larves tenaces creusant leurs galeries
jusqu'à ce qu'ils atteignent leur objectif.
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Bibliarekin bueltaka. La Bible n’est pas un
livre mais une bibliothèque. Elle rassemble des livres d’auteurs, d’intentions,
de langues et de genres littéraires très divers, dont la rédaction définitive
s’échelonne sur près de neuf siècles. Et, parmi ces livres, certains reprennent
des traditions antérieures de plusieurs siècles à leur rédaction définitive. Le
Pentateuque découle d’une tradition qui remonte à Moïse et son principal
objectif est de donner une loi au peuple d’Israël. Les Livres des Rois sont des
livres à prétention historique. Les Psaumes sont des poèmes et des prières. Les
Évangiles sont des récits-témoignages etc. La variété de certains détails, la
divergence de certaines formulations est d’abord une preuve de l’existence d’un
« fond » qu’on creuse depuis des siècles, de prise en compte par les
différents auteurs de leur public et de l’objectif de leurs ouvrages. Cette
variété montre aussi, a posteriori, la fidélité dans la transmission séculaire
des textes, qu’il s’agisse de tradition orale ou de tradition manuscrite. Comparer la Bible ou les Évangiles à telle œuvre de tel auteur, voire
à toute l’œuvre d’un auteur, voire à l’ensemble des ouvrages d’un mouvement
littéraire ou idéologique serait pure et simplement réducteur et absurde…
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11 septembre. « La guerre américaine contre le terrorisme a tué près de 5 millions de
personnes et en a déplacé près de 40 millions. Personne n’en a rien à foutre,
personne n’est tenu pour responsable, tous les principaux criminels sont
devenus extrêmement riches et sont toujours au pouvoir pontifiant sur la
démocratie et les droits de l’homme et profitant des nouvelles guerres chaudes
et froides contre la Russie et la Chine. » (Mark Ames, in X – ex-Twitter)