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mardi 14 juillet 2026

Les Tartarins à Ankara : dose périodique de râle

 In memoriam

Fatima Ftouni & Mohamed Ftouni



Ali Shoeib

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Retraité coriace.
Je discutais avec deux amis, il y a quelques semaines, à propos de ma vie de pensionné par l’État. Cette année a marqué l’onzième anniversaire de mon départ à la retraite. Un anniversaire que je fête toujours avec discrétion. Il n’est pas toujours bien vu de dire que l’on a cessé de travailler à l’âge de soixante et un ans. On passe pour un privilégié. Ce « privilège » était bien légiféré et cadrait parfaitement avec ma situation administrative. Lauréat de trois concours de l’éducation nationale (secondaire, école de langues, supérieur) ayant débuté très jeune, j’aurais pu partir avant mais j’ai préféré prolonger ma situation pour répondre à certains engagements avec la vice-présidence aux relations internationales de mon université. C’est une des raisons qui faisait que j’hésitais avant mon départ définitif. L’autre étant le « privilège » d’avoir beaucoup de vacances, progressivement grignotées vers la fin. Justement, pour abolir toute sorte de « privilèges » la figure magique de P.S. est sortie du néant du marigot politique. Avant la chute de cette météorite progressiste, devenir maître de conférences ou, plus encore, professeur des universités relevait d’un parcours semé d’embûches, d’une série d'étapes, de démarches et d'épreuves à franchir pour arriver à bon port avant d’atteindre l’objectif précis. En un tour de passe-passe, qu'il s'agisse d'une formalité administrative, d'une reconversion professionnelle ou d'une procédure de concours dans des marchés publics, ce qui demandait généralement de la publicité, de la méthode et de la persévérance à travers une série d'étapes, est devenu sous ce grand homme d'État aux démêlés judiciaires retentissants carrément simplissime. La volonté de ce rabelaisien Maître Hydrocureur absolu supplée à tout. Son auguste épouse, Gargamelle, riche d’un niveau d’études d’à peu près bac moins dix, s’est vue récompensée d’une promotion miraculeuse à l’Universidad Complutense en guise de distinction valorisante pour sa condition de conjointe du Conducator : Professeure des Universités ! Qui dit mieux ? À celles et ceux qui la jalousaient de jouir de ce filon, titre prestigieux régi par des textes officiels précis pour le commun des mortels, je réponds sur ce que je répondais à celles et ceux qui jalousaient son mari Grandgousier d’être reçu docteur sans avoir fait de thèse (ce sont les mêmes haineux et envieux) : « Que n’as-tu fait comme eux ? » Il suffisait d’avoir des connaissances bien placées pour passer une commande de thèse, vite fait de bric et de broc fait et, avec le feu vert d’un jury complaisant, se voir investi d’un titre marquant l'aboutissement du plus haut grade universitaire. « Qui peut le plus, peut le moins », Big Boss est bien capable de ce genre d’exploits complexes et exigeants et, à plus forte raison, de réaliser des actions plus simples : trouver un poste de chef suprême du Bureau des arts du Spectacle pour son frérot, incapable, à l’heure qu’il est, d’expliquer distinctement où pourrait bien se trouver ce mystérieux bureau de malheur ou de manifester de vive voix ce qu’il était censé y branler chaque jour que Dieu fait. À quoi bon continuer ? Ma « dose périodique de râle » n'étant pas une mesure médicale ou scientifique qualifiée, devrait être interprétée comme un besoin de décompression. En réalité, rien ne vaut une bonne bouffée d'air iodé pour évacuer les tensions : direction la Playa de San Juan ou la Playa de la Almadraba pour une promenade revigorante face à la mer. Onze ans de retraite, ça se fête mais sans trop de tambours et encore moins de trompettes, vu le prix à payer : une calamité nommée vieillesse.

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Du bon côté de l'Histoire ? Comme le disait un certain Léonard, « radical chic », de nationalité canadienne portant le nom de Cohen : « Parfois, on choisit son camp simplement en regardant qui se trouve de l’autre côté. »

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Cherchez les sept différences. Moi je n’en vois pas. Entre le politicaillon le plus proche de vous et un homme d’honneur. L'expression "un homme d'honneur" désigne une personne dont la droiture, la loyauté et le respect de la parole donnée sont les piliers de son comportement. C'est quelqu'un sur qui l'on peut indéfectiblement compter, qui ne trahit jamais ses engagements et qui privilégie toujours l'intégrité morale plutôt que son intérêt personnel.

Quelle est la différence entre un pigeon ?

Quel âge avait Rimbaud ?

Le russe Ichlakof a fait 8 mètres au saut en longueur, pouvez vous dire mieux ?

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"SPAIN IS BACK IN FULL FORCE": Trump subjugates Pedro ... En l’absence de toute volonté d’élections qui risqueraient un changement de majorité électorale, le chef du gouvernement espagnol, fort de l’appui de la gauche idéologico-bobo la plus blette et des souverainistes périphériques prédateurs, complices complaisants, s’enferme dans son bunker en attendant la fin de l’orage. Il est redevenu ami de l’Orang-outan Orange qui occupe la Maison Blanche ! Il a fallu faire amende honorable et les affaires pour donner des sous directement à l’OTAN en vue de financer ses opérations militaires et ses infrastructures semblent florissantes. Et vous croyiez que rien n’allait plus avec l’entité sioniste ? Au contraire, tout roule, on s’entend à merveille, en parfaite synergie ! Et si les chavistes vénézuéliens ont plié l’échine, eux, qui se considéraient avec suffisance les lumières guidant le peuple, alors qu’en réalité ils n’étaient que la pompe à finances, la vache à lait, pardon, à pétrole, de l’internationale socialiste, que voulez-vous que fasse sa version ibérique ! 

On a tout de même une broutille à déplorer, « un tout petit rien, un incident, une bêtise », car la branche espagnole de cette internationale, véritable caverne d'Ali Baba qui joue à se faire peur en tant que fléau attitré de la droite et de l’extrême droite, s’est laissé prendre les doigts dans un alambiqué système généralisé de corruption à plusieurs bandes, pas toujours très amies les unes des autres, qui aurait dû être extirpé depuis des années comme tant d’habitudes systémiques de la mouvance « progressiste ». Mariano Rajoy s’était fait jeter comme une vieille serpillère par une motion de censure où les poires s’étaient mélangées aux cochons, tant il est vrai que c’était en rejoignant les indignés qu’on croyait laver plus blanc à l’époque et qu’il était plus facile de passer pour ce qu’on n’était pas. Aussi sec, Pedro Sanchez prit les manettes du PSOE avec un gouvernement d’estrade qu’il présentait lui-même comme « le reflet du meilleur de la société espagnole » (défense de rire) … Amen. Ainsi soit-il. Pour quoi en causer encore et dans le vide ? Parce que c’est l’occasion, une fois de plus, d’illustrer la manière dont le président aborde, en dépit de tout, les sujets d’actualité. Il vocifère depuis sa tribune au parlement incapable d’expliquer quoi que ce soit. Peut lui chaud d’informer ses (derniers) électeurs sur les vrais enjeux de chaque affaire qui explose à la vitesse d’un drone hypersonique chaque jour, sur l’analyse et la mise en perspective de ses prises de position sur le plan international, sur leur impact, etc. Arrogant, manouvrier et ignare, la réalité complexe découle trop loin de sa conduite de petit manitou de la politique politicienne et il serait inutile de trop demander au niveau de compétence de son entourage le plus proche. P.S. prouve une fois encore qu’il n’est capable d’interpréter les évènements qu’au travers du prisme de ses fantasmes masturbatoires de gaucho-bobo copain de Soros fils …  Arrivé au pouvoir par effraction, relevons-le quand-même au passage, il dispose aux Cortes du soutien assuré d’une quantité variable et fragile de députés sur 350. Il ne dispose pas vraiment d’une majorité stable pour agir vraiment. Il dépend donc, pour chaque vote, du bon vouloir, à la fois, de la gauche radicale, des nationalistes basques et des indépendantistes catalans…  Et volte-face diplomatique final, avec les bénédictions du Primate-Président de Gringoland, capable de passer en quelques heures de la férocité de l’invective (« allié horrible », « cause perdue » … il avait même ordonné à son administration d'interrompre le commerce bilatéral !) à la louange disproportionnée, saluant la « générosité » espagnole (« l’Espagne s’est complétement rédimée… »). Passer d’ennemi déclaré de Trumpette, à l’échelle planétaire, à bonne à tout faire, genre Delcy, révèle un « estomac à toute épreuve » capable de recadrer-digérer n’importe quel événement qui se présente, pourvu qu’il se présente favorablement.

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Voiture électrique ? J’ai accompagné trois fois N. pour la recharge de sa voiture électrique. Il faut d’abord qu’il repère sur son application une borne de recharge accessible. La première fois, il m’avait dit « je t’offre un petit café au bar du coin le temps de la recharge ». C’est assez impressionnant la recharge d’une voiture électrique ! Il faut deux cartes, celle de l’abonné, la carte bancaire pour payer, mais aussi l’application du téléphone portable pour vérifier que tout fonctionne bien. Et je le regardais faire, taper des choses sur un clavier, passer une carte, puis une autre, pour enfin brancher une lourde prise électrique qu’il avait dans son coffre, capable d’assommer un bœuf. Rien que cela a pris pas loin de 10 minutes, quand enfin, il me dit triomphant « on peut y aller ». Cela n’exclut pas la possibilité, après le petit café ou la cannette, que la charge n’ait pas fonctionné, la borne étant hors d’usage ou fonctionnant de travers. On essaie toujours de me vendre une Puma électrique. Primes de ceci, déductions de cela, reprise du vieux véhicule. Mais je reste réticent, je pense que la voiture électrique « propre » est une légende. De plus, c’est bourré d’électronique invasive qui surveille vos moindres faits et gestes. Insupportable pour moi.

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Mélancolies. Je reste profondément marqué par les préceptes inviolables qui ont jalonné mon enfance. Poser le pain à l'envers sur la table portait malheur selon la croyance populaire. Chaque jour me révèle à quel point je suis encore habité par les impératifs intouchables de mes parents. Aujourd'hui encore, je ne puis croiser un morceau de pain posé à l’envers, dans le panier d’un restaurant ou partout ailleurs, sans éprouver le besoin spontané de le retourner la croûte vers le haut. J’ai gardé de l’enfance ce rapport sacré au pain, héritage d’un temps difficile et révolu où mes parents et ses proches ne mangeaient pas tous les jours à leur faim. 

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Faire preuve : comment nos sociétés distinguent le vrai du faux ? Il réside en nous une passion pour la vérité qui nous consume mis le sensationnel se propage beaucoup plus vite qu'une recherche factuelle rigoureuse. Les approches post-vérité s'apparentent à des constructions autonomes où l'intuition, l'émotion ou des croyances non vérifiables, fuyant la réfutation, l'esprit critique et la reproductibilité propres à la démarche scientifique remplacent fougueusement l'autorité des "maîtres" ou des "sachants". Le mot « maître » vient du latin magister : magis (plus) et stare (se tenir debout). La reconnaissance de la prééminence du maître était universelle : le nom « Confucius », vénéré en Chine, signifie « roi des maîtres ». Les Grecs réservaient le nom de « maître » aux philosophes les plus sages : didaskalon, celui qui enseigne la sagesse. Dans la République romaine, il était réservé au magistrat qui venait en dignité après le dictateur. Les Juifs appelaient également « maître » les hommes les plus éminents. Et Jésus-Christ lui-même, reconnu comme Fils de Dieu, était appelé « Maître ». Au Moyen Âge, avec l’apparition des universités, « maître » équivalait à docteur, le grade suprême dans l’enseignement. C'est aux XIXe et XXe siècles, à partir du mouvement pédagogique inspiré par Rousseau, qu'apparaît un mépris manifeste envers l'autorité du maître. Dans toutes les cultures, la transmission de la sagesse s’est toujours faite par le biais de l’institution du disciple : la personne en relation directe avec le maître. Le maître incarnerait la meilleure image de la fenêtre qui, elle-même, ne donne pas de lumière mais la laisse simplement passer. La métaphore d’Augustin d’Hippone : « Ce n’est pas le maître qui éclaire de sa lumière l’âme de l’élève. De la même manière que quelqu’un éclaire une maison en ouvrant ses fenêtres, ainsi le maître, en laissant passer la lumière de la vérité, fait en sorte que ce soit la vérité elle-même qui éclaire l’âme de l’élève » (Discours sur les Psaumes, 118, 18, 14). Celui qui enseigne doit aussi écouter un « maître intérieur », nous dit-il : « Pourquoi aimes-tu tant parler et si peu écouter ? Tu es toujours hors de toi-même, et tu refuses de revenir à toi. Celui qui enseigne véritablement est à l’intérieur ; en revanche, lorsque tu essaies d’enseigner, tu sors de toi-même et tu vas à l’extérieur. Écoute d’abord celui qui parle en toi, puis, de l’intérieur, parle ensuite à ceux qui sont à l’extérieur » (Discours sur les Psaumes, 139, 15). L’acte éducatif (< éduquer < educare, lui-même fréquentatif du verbe educere, composé du préfixe ex- « hors de » et du verbe ducere, « tirer », « conduire ») reposerait sur des propositions d’interprétation d’un réel contextuel dans la réalité totale. Il se justifierait par la nécessité de chaque personne de combler trois besoins fondamentaux : celui de vivre, celui de comprendre, et celui d’aimer et d’être aimé. Pour la « pensée molle » (Finkielkraut), il est vain de se demander si ce que l’on pense est vrai ou faux : chaque opinion et son contraire ont la même valeur. Toutes les opinions doivent être respectées. Mais la passion pour la vérité qui habite le commun des mortels restera toujours la plus forte. Cette passion s’éteint lorsqu’on introduit dans son cœur le soupçon que ce qu’il désire n’existe pas : que la vérité n’a pas de sens parce qu’elle est vide de contenu. Cela se produit aussi lorsqu’on affirme qu’il n’existe pas de véritable distinction entre justice et injustice, car il n’y a que l’utilité et l’intérêt ; lorsqu’on affirme qu’il n’y a pas de vérité, mais seulement des opinions ; lorsqu’on affirme que tout lien social est utopique et que la relation entre les personnes ne peut se configurer que comme une coexistence d’égoïsmes opposés. Avoir la passion de la vérité à l'ère des fakes (infox, deepfakes) est devenu un acte de résistance intellectuelle.

Dans un monde inondé de contenus conçus pour manipuler les émotions, cette quête exige une vigilance de tous les instants, un croisement systématique des sources et une saine méfiance envers les titres sensationnalistes. La culture actuelle est dominée par la négation de ce rapport originel à la réalité : il n’existe pas de réalité à interpréter. Il n’existe que des interprétations de la réalité, sur lesquelles il est impossible de porter un jugement de vérité, dès lors qu’elles ne renvoient à aucune signification. Est-il possible d’éduquer dans ce contexte ? Tel est le défi qui se présente à nous aujourd’hui. Est-il possible de transmettre à nouveau la passion pour la vérité, le goût de la liberté, la joie d’interpréter la réalité ? Regardant autour de moi, les seules paroles d’un peu de valeur et d’utilité viennent du silence et de la contemplation ; sinon, elles ne font que contribuer à l’inflation des discours du monde situé du bon côté de l’histoire, qui recherche le consensus de l’opinion commune. « Contemplation » est un mot à la signification vaste, qui englobe tant le monde naturel que le surnaturel. En tant qu’activité naturelle, contempler, c’est considérer attentivement, avec soin, examiner avec diligence. La contemplation, même lorsqu’elle se rapporte aux faits naturels, revêt toujours une dimension de noblesse par rapport à d’autres types d’activités humaines. Elle tente de pénétrer l’essence des choses.

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Manoeuvres sionistes aux XVIIIe siècle ? « Quoi ! la nature de la propriété n´est pas la même partout, partout fondée sur la prise de possession par le travail, et sur une longue et paisible jouissance ! Européens, pouvez-vous nous apprendre à quelle distance de votre séjour ce titre sacré s’anéantit ? Est-ce à vingt pas ? Est-ce à une lieue ? Est-ce à dix lieues ? - Non, dites-vous. - Eh bien ! ce ne serait donc pas à dix mille lieues. Et ne voyez-vous pas que ce droit imaginaire que vous vous arrogez sur un peuple éloigné, vous le conférez à ce peuple éloigné sur vous ? Cependant que diriez-vous, s’il pouvait arriver que le sauvage entrât dans votre contrée, et que, raisonnant à votre manière, il dît : "Cette terre n´est point habitée par les nôtres, donc elle nous appartient" ? Vous avez l´hobbisme en horreur dans votre voisinage, et ce funeste système, qui fait de la force la suprême loi, vous le pratiquez au loin. » Diderot, Histoire des deux Indes

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Canicules. A. de retour à Madrid après le ouiquende ensemble. Je suis au balcon, seul, dans le chaud d’un après-midi d’été hyper-chaud. C’est le moment que je préfère. R. courageuse, assiste à la réunion des copropriétaires. Je suis seul avec mes bouquins et mes vieilles revues, la collection FMR surtout, qui étalent une actualité artistique déjà périmée. Il fait bon, ci-haut (10e étage), quand l’air rafraichissant prête un peu secours aux victimes de la chaleur dont tout le pays se plaint. J’ai le soleil dans mon dos, qui se fraie un chemin vers l'horizon entre les toits et les arbres. J’ai le sentiment que je ne pourrais jamais finir mes lectures simultanées, que je dois absolument finir, surlignant au passage certains extraits comme quand on grave ses initiales sur le tronc d'un arbre, pour garder dans ma tête l’essentiel pour plus tard : Pierre Gripari (Critique et autocritique), hier ; Frithoj Schuon (Sentiers de Gnose), depuis mars ; Sophie Bessis (Anatomie d’une imposture), petit à petit ; Ilan Pappé (El final de Israel) dévoré d’une traite, sans arrêt ni pause. J’avais repris Jaime Semprun (Précis de récupération) la semaine dernière et je l’ai laissé tomber après relecture des profils de quatre ou cinq « récupérateurs et autres agents ou officines du spectacle » (Aragon, Castoriadis, Deleuze, Gauche prolétarienne, Guattari, Lévy Bernard-Henri, Sartro-Ponty) selon le précise l’Index. Souvent à pouffer de rire. Il m’arrive de plus en plus fréquemment d’abandonner des essais en cours de route, quand je repère les choses que je n’ai pas envie de lire car je sais où elles vont. Je voudrais bien avoir le temps de tout lire mais le temps passe vite et l’avenir immédiat se présente riche d’embûches.


Profil de deux "récupérateurs" renommés (échantillons brevetés de la French Phylosophy of twentieh century tout de même !) intégralément tracé par J. Semprun :


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samedi 20 juin 2026

Les chèvres de Judas

 


Les « chèvres de Judas » entraînées mènent les moutons à l'abattage, puis sont épargnées et réutilisées. L'expression est le titre original du 6e épisode de la première saison de la série Marvel's The Punisher diffusée sur Netflix. [1, 2, 3, 4]

Des journalistes, abominables et dégoûtants, et un parquet aux ordres : le meilleur rêve d’un despote.  La vérité n’existe pas. La parole est l'arme pour protéger le clan, la tribu, « la famiglia » et, par extension, le parti et l’homme politique qui sont portés par elle. La rumeur nourrie par des larbins au service du pouvoir veut constamment corroder l’information bien étayée pour la substituer par des consignes stupides. Impossible de rester au-dessus de cette mêlée indescriptible qui s’apparente plus au rugby qu’au fonctionnement normal d’une démocratie. C’est d’autant plus troublant que tous les acteurs de la comédie du pouvoir utilisent à merveille le langage politique, partout imposé, du wokisme, du progressisme, du politiquement correct. Les discours incendiaires au parlement, la presse plus ou moins libre, les réseaux sociaux, l’opinion estomaquée font durement écho aux excès de la bande sanchiste et du parti qui lui sert de paravent pour avoir fait « main basse » sur les fonds européens, avoir organisé toute sorte de trafics, d’influences, du pétrole, de l’or, de s’en mettre plein les poches aux dépens des deniers publics, d’avoir infiltré et saccagé toutes les institutions de l’État … Quoi qu’il en soit de l’exactitude des propos d’un public tellement large, quand on voit l’extrême dégradation de notre réseau routier et ferroviaire, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, on ne peut que se poser des questions. Le type au culot en béton armé à la tête de la bande et du parti confondus, devenu par ses soins, pure mafia sans limites, n’a jamais affiché personnellement le moindre regret. L’État est aujourd’hui affaibli par le clientélisme indépendantiste, l’affairisme, la corruption, une politisation outrancière et la gangrène absolue des pouvoirs publics. Les détournements de fonds, la course à l’enrichissement illicite, l’impunité ambiante dans la haute fonction publique, ne semblent pas avoir modifié la routine d’une opinion publique résignée à se laisser déplumer et insulter, à être dirigée vers sa propre perte sans protester. La population est facile à endoctriner. Elle accuse la classe politique de consacrer beaucoup trop de temps à la politique au détriment de l’action publique mais en même temps elle se laisse conduire docilement par les chèvres de Judas, qui guident les moutons l'abattoir tout en étant elles-mêmes épargnées. Des chèvres, bien entendu, « progressistes » : Sumar, ERC, Junts (!?), EH Bildu, PNV (!?), BNG, CC, au service d’un démagogue sans scrupule et d'une bande de complices toujours plus ambitieux qui mettront fin à toute apparence de démocratie sans peur de l’effondrement … Je lis un éditorialiste politique chevronné affirmant qu’il serait grand temps « que la classe dirigeante cesse de ne s’investir que pour elle-même au détriment de l’action publique ». Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites ! Il y en a qui ont de l’imagination. On peut rêver …

Comme il ne leur arrive jamais rien, les envolées lyriques des soixante et un zélateurs stipendiés du sanchisme, ces ordures, ne connaissent pas de limite. Ils publient infatigablement des infos qui tentent de faire croire à la population la bonne foi sinon l’innocence totale du Boss, de sa famille proche, de son clan à l’intérieur de ce que fut, un jour, un parti social-démocrate.  Tout ce qu’ils reprochaient à « la droite au pouvoir » lors de la truculente motion de censure, en 2018, leur tombe dans la gueule sans qu’ils se sentent effrayés de leur propre audace à continuer à défendre au-delà de l’évident et du raisonnable, leur leader adoré – et généreux payeur – envers et contre tout. Contrairement à « la droite », ils ne vantent pas un gouvernement (inqualifiable) parce qu’il fait bien les choses mais parce que c’est le leur. Position digne d’un Escobar, le casuiste jésuite. La bande infiltrée partout, suivant des patrons de conduite et des mœurs propres de la plus rigoureuse mafia, ne répugne pas de recourir à la calomnie, l’extorsion ou le chantage pour arriver à ses fins, soutirer de l'argent, contraindre une signature ou nuire délibérément à la réputation d'une personne. Il faut avouer qu’aucun parti politique, sauf la bande armée suprémaciste basque, n’avait donné plus de prise pour s’éloigner de toute forme de crédibilité à cet égard. L’exemple de l’ancien président Zapatero frôle le ridicule : celui même d’entre eux qui faisait semblant de mener la vie la plus édifiante et la plus exemplaire et enseignait la doctrine la plus sirupeuse, s’avère dans les faits une fripouille de la pire espèce. C’était aux pieds du crucifix que le pieux Sanchez et madame, également connus par l’austérité de leurs mœurs et par le strict de leur morale, accompagnaient il y a quelques jours le vice-dieu à Barcelone. Ils ne reculent devant rien. Ils achètent le ciel bon marché pour eux-mêmes, et le donnent bien cher à la plèbe.


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On ne va jamais aussi bien que lorsqu’on sait où l’on va. Pourtant une phrase affirmant le contraire est attribuée à Napoléon. Rien que ça. L’aurait-il jamais dite ? Allez savoir. Le fait est que, Ahmed Tommouhi condamné, par erreur, par un crime qu’il n’avait pas commis, devra être indemnisé par l’État. L'Audience Nationale, dans un bref arrêt dont la numérotation n'a pas été clairement indiquée, avait déclaré qu’une peine de 15 ans de prison, par le fait que trois magistrats n'ont pas lu le rapport d'expertise démontrant l'absence de culpabilité, ne pouvait pas être considérée comme une erreur grossière. Sentence avait été validée et signée par l’actuelle ministre de la Défense, détail insignifiant qu’on se garde pourtant soigneusement de nommer dans presque tous les médias qui se font l’écho aujourd’hui de cette nouvelle. Aura-t-elle été, dans ce domaine délicat, « la première femme à » ? Pourtant, dès 1998, l'État disposait des moyens nécessaires pour exonérer et conséquemment réhabiliter le condamné. Les autorités savaient, mais on a préféré le laisser « au frais » jusqu’en 2006. Elle n’est pas belle, la vie ? Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette tragique affaire, on devrait porter une attention toute particulière au texte de Braulio García Jaén, incontournable. Contre vents et marées, il savait bien où il voulait aller, lui. Rare exemple de courage dans la défense de l'honneur d'un homme d'honneur.

                Ahmed TOMMOUHI

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Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis. En penchant pour l'univers judéo-chrétien on met l’accent sur la Révélation et des dogmes religieux, un socle qui fonde la morale occidentale sur la foi, la Bible et les valeurs de justice et l'éthique du monothéisme abrahamique. Quand on met l'accent sur les structures politiques, laïques et intellectuelles de l'Occident, de l'humanisme, c’est le socle gréco-latin qui apparaît, où l'homme et sa capacité de réflexion sont au centre. Explorer ces perspectives et comprendre un débat philosophique et historique de cette ampleur exige la consultation patiente des analyses et des tribunes publiées ou approfondir des concepts de l'Antiquité sur des plateformes de référence. Ce qui me laisse perplexe dans les analyses qui parlent abondamment du judéo-christianisme, c’est qu’elles accordent très peu de place à ce que disent les textes fondateurs de la religion chrétienne. Prenons simplement l’épître aux Galates. Si le christianisme était réellement une forme de prolongement ou de conquête culturelle du monde païen par le judaïsme, alors l’attitude de Paul devient incompréhensible. Car toute l’épître est construite contre ceux qui veulent imposer aux croyants d’origine païenne les marqueurs identitaires du judaïsme. Paul ne combat pas des Romains hostiles ni des philosophes grecs.

Il combat précisément ceux qui veulent réintroduire la circoncision, les observances et les distinctions religieuses comme conditions d’appartenance. Il va jusqu’à tancer Pierre publiquement lorsque celui-ci donne l’impression de séparer Juifs et non-Juifs à la table commune. Mieux encore, Paul affirme que « si la justice s’obtient par la Loi, Christ est donc mort en vain » (Galates 2:21). Il déclare également que ceux qui veulent imposer la circoncision annoncent « un autre évangile » (Galates 1:6-9). Ce qui est étonnant, c’est que Paul ne présente jamais son message comme une judaïsation des nations, mais au contraire comme l’abolition des barrières qui séparaient Juifs et non-Juifs. Plus largement, ce qui frappe dans ce type d’analyse, c’est qu’elle part souvent du christianisme impérial pour remonter ensuite jusqu’à Jésus et aux apôtres. Le chemin inverse me paraît plus prudent : commencer par les textes eux-mêmes. Et si l’on objecte que l’histoire du christianisme a effectivement produit bien des dérives, le Christ avait lui-même averti ses disciples par la parabole de la graine de moutarde : une semence minuscule devenue un arbre immense où viennent se loger les oiseaux. Quelques versets auparavant, ces mêmes oiseaux sont explicitement associés à ce qui enlève la Parole semée dans les cœurs (Matthieu 13:4,19). Avant de juger la semence à partir de l’arbre devenu gigantesque, peut-être faut-il commencer par examiner la semence elle-même.

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PECUNIA NON OLET


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dimanche 14 juin 2026

Les chiens aboient, la caravane passe

Nous reviendrons dès que possible ! Après une nuit perturbée par le stress du départ imminent vers Irun, nous avons le plaisir d’avoir un ciel à peu près couvert, plutôt bleu, souvent gris, au-dessus de nos têtes lorsque nous nous mettons finalement en route. L’absence de poids lourds le dimanche sur une bonne partie de l’autoroute nous fait préférer ce jours pour nos allers-retours comme à l’époque où nous allions régulièrement à Saintes, à Périgny ou, surtout, à Bordeaux. Comme lors de nos précédents passages, nous avons marché jusqu’au bord de la plage et, peu intéressés par la baignade vu nos dossiers médicaux respectifs, nous n’avons pas plongé une seule fois. Or les cafés et les restaurants nous ont vus comme d’habitude. Assis sur notre banc habituel, face aux palmiers et au sable blanc, il nous a été possible de contempler le passage de bébés de toutes sortes au moment où se donnent rendez-vous des familles à poussettes, et d’observer les bruyants jeux des enfants après l’école, infatigables, increvables, pleins de vie chaque fin d’après-midi à des heures qui devraient les faire demander un peu de repos. Jamais de la vie ! Des gens promènent leur mascotte et s’arrêtent pour discuter nourriture pour chiens. C’est l’heure de l’entrée en action des jeunes sportifs qui font surtout du volleyball de côte. Pour nous, celle de rejoindre notre terrasse pour une glace ou un smoothie sans hâte. Un vieux français discute avec un autre pas loin de notre table : « Que se passera-t-il si on fait faillite ? – Déconne pas ! L’État ne fait jamais faillite. Faut pas croire tout ce qu’on raconte à la télé ! – On est bien foutus, je te dis ! » Un petit garçon s’échappe à vive allure quand sa mère vient récupérer son bolide radiocommandé afin qu’il ne l’utilise plus pour emmerder les gens sur les successive terrasses. Du vent toute la nuit, une seule fois, mais toujours le soleil splendide entre deux nuages ou fièrement seul, le plus souvent. M. C. a été quelques jours en Argentine, à Mar del Plata, régler des affaires avec son mari. « On est servi en terrasse ? » demande une charmante vieille vapoteuse à un client. Pour moi, c’est la règle d’or. S’ils sont débordés, ils n’ont qu’à embaucher du monde. Aller chercher ma consommation moi-même et reporter tasse ou verre au comptoir ne fait pas partie de mon programme. Simple principe. Lecture des mémoires de Jean-Jacques Pauvert. Je poursuis également ma fréquentation d’Ezra Pound. On appréhende un peu la bétaillère du tram (qui céderait sa place à Rosa, malgré ses béquilles bien visibles ?) et on visite l’Esplanade d’Espagne en voiture. Parking au prix du caviar mais comment stationner autrement ? Visite obligée au Mubag, comme d’habitude, rien que pour un tableau qui nous fascine : Rosa Mística. On a fixé entre les tableaux des photos de Pablo Genovés pour lesquelles nous sommes peu sensibles. Il n’y a que les nôtres, des photos, qui nous font plaisir. Certains textes qui les accompagnant sont à pouffer de rire à force d’emphase. Encore une fois, on constante l’épaisseur de l’ennui des gardiens qui se foutent des visiteurs comme d'une guigne. Des voiles à l’horizon vendredi après-midi. Le matin, visite au parc Sergio Melgares. « Bon vendredi, monsieur-dame ! ». Nous saluons à notre tour le personnel de « la brigade des feuilles » qui astique les lieux. Je reprends la traversée du livre en compagnie de M. Pauvert. Descente à pied à la plage et un banc pour observer les petits bateaux à voiles blanches et l’horizon entre le phare du Cabo de las Huertas et Puig Campana.
Au hasard d’une consultation, je découvre dans une vieille rubrique nécrologique, le décès – il y a deux ans ! – d’une personne à laquelle j’ai beaucoup dû : conseils avisés, en tant qu’ami proche, patience, confiance et aide inestimables, en tant que professeur de la plus haute excellence, tant par la maîtrise de sa discipline que par ses qualités humaines. Cher Roberto R.-C., compagnon des meilleurs moments, je t’envoie mon meilleur souvenir, dans l’espoir que tu pourras le recevoir de l’autre côté de la frontière invisible qui, momentanément, nous sépare. Le beau bâtiment, côté Hôtel port Alicante, apparaît plutôt vide et sans l’agitation habituelle aux différents étages. Au septième, à l’une des tables alignées contre le balcon vitré qui donne sur l’avenue de la Catalogne, un monsieur d’un certain âge avec son ordinateur. Souvent, du bon matin, avec un livre. Le temps passe vite à la maison. J’en sors à première heure vers le supermarché et je retrouve la voisine, serveuse, qui part à son travail en trottinette électrique. Entre onze heures trente et midi, le ciel semble nous inviter à aller traîner en bord de mer. Premier paquebot géant s’éloignant de la côte. Gratte-ciel immense qui donne plutôt la déprime qu’autre chose, par sa démesure et par les manœuvres spectaculaires de dinosaure blessé qu’il effectue devant le public médusé. Je me souvenais de l’arrivée d’un paquebot à Bordeaux, au Port de la Lune, en plein centre-ville, quai des Chartrons, et que les gens applaudissaient à l’accostage comme si une semblable manœuvre méritait une couronne de lauriers.
Ainsi philosophe-t-on sous les palmiers de l’esplanade. J'essaie périodiquement de prendre la bonne résolution d'écrire dans mon blog plus long et sans politicailleries. Trop souvent, comme au cours de la semaine passée, pas grand-chose à dire ni à lire. Et la sensation que tout cela est vain. Je commence chaque texte sans trop savoir où il me mènera, d’habitude, et puis un prétexte quelconque m’invite à continuer. Généralement, des souvenirs en vrac, que je note ou de courts brouillons pour réagir à l'actualité de manière féroce et percutante, après consultation assidue des tribunes peu habituelles et des chroniques d'opinion loin des poncifs de la presse apprivoisée. Je suis pris dans un courant puissant, et il m’arrive de sortir la tête de l’eau, un court instant, de jeter un coup d’œil au décor, en essayant de me repérer, de savoir où je vais, de vouloir maîtriser ce que j’écris, ou au moins le travailler pour arriver à quelque chose d’intéressant, ce n’est pas de la prétention, c’est le lot commun de toute personne qui se met à rédiger quelques lignes. Écrire pour se persuader qu’on sera lu par d’autres robinsons, pour faire croire qu’on voit, qu’on entend, qu’on est là, qu’il y a quelqu’un capable de réagir, d’une manière infime, à ce qu’on nommé « réalité ». Regardé Les Prédateurs, téléfilm qui n’a rien à voir avec le film britannico-américain réalisé par Tony Scott et sorti en 1983. Hier soir, Ceux qui travaillent, coproduction belgo-suisse réalisée par Antoine Russbach qui explore l'aliénation professionnelle et le monde du travail à travers l'histoire de Frank, un cadre supérieur dévoué au fret maritime. Il y a quelques jours, Le gâteau du Président, Saddam Hussein, en l’occurrence.

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Dans la guerre menée par l'UE contre la Russie, il existe un facteur idéologique dont on ne parle presque jamais : l'idéologie LGTBI et, ce qui n'est pas un détail anodin, son caractère « sorosien » (Open Society Foundations) et favorable au remplacement démographique. La Russie ne l'accepte pas. Poutine a tenté d'éviter la guerre en insistant pendant sept ans sur le respect des accords de Minsk (2014-2015), violés systématiquement par l'OTAN pour réarmer l'Ukraine et étendre le conflit vers l’intérieur de la Russie. L’opération militaire spéciale déclenchée en 2022 aurait pu être stoppée au bout de trois semaines grâce aux accords préliminaires d'Istanbul, mais l'OTAN s'y est à nouveau opposée de la main des Britanniques sous Boris Jonhson, premier ministre à l’époque, qui voyait des parallèles entre le Président Putin et l'ancien leader serbe Slobodan Milosevic. L’OTAN-UE, en entretenant la guerre en Ukraine, a toujours nourri l’illusion d’épuiser la Russie jusqu’à la plonger dans une crise profonde qui la fragmenterait en plusieurs États faciles à contrôler et ouvrirait de larges voies à l’exploitation de ses ressources. Par ricochet, son pion ukrainien est en train de se vider du sang de sa jeunesse, et c’est l’OTAN-UE qui traverse une grave crise au risque de disparaître. Les fous furieux qui dirigent l’Union veulent étendre la guerre à l’Europe et ils y arriveront en agitant l’épouvantail de la « menace russe ».

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Chronologie de la guerre verbale de Trump contre l'Iran. Variations sur un ton concis, spartiate, intimidant. Appuyées toujours sur des faits fantaisistes, dénigrant l’ « ennemi » et ses messagers, ou mieux, la falsification totale de la réalité, agitée et brouillée à sa convenance, pour faire diversion et contrôler « les marchés ». Bref, du trumpisme à l’état pur, ad nauseam.

- 18 janvier : « Patriotes iraniens, les renforts sont déjà en route. Nous allons entrer en action. »

- 28 février : « Nous lançons une opération décisive. Elle sera très rapide. »

- 2 mars : « Nous allons gagner facilement. »

- 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »

- 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »

- 9 mars : « Attaquez l'Iran. La guerre est presque terminée, rapidement et de manière décisive. »

- 12 mars : « Nous avons gagné, mais pas encore tout à fait. »

- 13 mars : « Nous avons de nouveau gagné la guerre. »

- 14 mars : « Nous avons besoin d’aide pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 15 mars : « Nous n’avons pas besoin de l’aide de l’OTAN et nous n’en voulons pas. Nous n’avons pas besoin de l’approbation du Congrès pour quitter l’OTAN. »

- 16 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 17 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »

- 18 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d'Ormuz. »

- 19 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »


- 20 mars : « L'OTAN est lâche. Nous pouvons la quitter progressivement. »

- 21 mars : « Nous n'utiliserons pas le détroit. Ce sont les autres qui en ont besoin, pas nous. »

- 22 mars : « Dernier avertissement. L'Iran a 48 heures. L'Iran est fini. »

- 23 mars : « Encore une semaine, puis nous bombarderons les centrales électriques. »

- 24 mars : « La guerre touche à sa fin. »

- 25 mars : « Nous négocions avec l’Iran. »

- 26 mars : « L'ayatollah et moi-même gérerons conjointement le détroit d'Ormuz. »

- 27 mars : « Nous rouvrirons le détroit dans 10 jours ! »

- 28 mars : « Il y a eu un changement de régime en Iran. »

- 29 mars : « Les négociations avec l’Iran se passent très bien. »

- 30 mars : « Nous sommes prêts à détruire les infrastructures pétrolières et énergétiques de l’Iran et à occuper l’île de Kharg. »

- 31 mars : « Nous sommes prêts à mettre fin à la guerre sans ouvrir le détroit. »

- 1er avril : « La guerre sera terminée dans 3 jours. Nous allons bombarder leurs installations pendant 2 à 3 semaines, les renvoyant à l'âge de pierre. »

- 2 avril : « Nous avons détruit trois ponts principaux. Pourquoi ne nous appellent-ils toujours pas ? »

- 3 avril : « Ouvrez le détroit dans les 48 heures ! »

- 4 avril : « Ouvrez le détroit pour mardi ! »

- 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de tarés ! » (message garni d’insultes et d’une « louange à Allah »)

- 6 avril : « Ouvrez le détroit pour mercredi ! »

- 7 avril : « Tout le pays pourrait être anéanti en une seule nuit »

- 8 juin : « J'annoncerai la victoire dans deux semaines. »

14 juin : « Happy Birthday, Mister President ! » l’anniversaire présidentiel ou la mise en scène d’un pouvoir loufoque empêtré dans la guerre


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Grâce à l’ordure Netanyahou et à ses deux sous-ordures Ben-Gvir et Smotrich, l’entité sioniste a remis au goût du jour le massacre des innocents en tuant des milliers d’enfants palestiniens à Gaza. Et des gens par centaines avec des bombardements intensifs sur des populations du sud Liban qui ont provoqué le déplacement forcé de plus d'un million de personnes vers l'intérieur du pays. Pas dans des accrochages corps à corps, comme dans les films, avec des épées ou des poignards, cela demanderait un courage physique et mental que les soldats de l’entité criminelle n’ont pas : ils préfèrent l'avion de chasse de cinquième génération, le chasseur-bombardier ou le char Merkava. Rassurez-vous, c’est l’armée la plus morale du monde …


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Romans à lire et romans à proscrire/Texte entier






L'été est le moment idéal pour faire le plein de livres, mais cela exige une certaine vigilance. Faites très attention ! Ces lectures peuvent en effet avoir des conséquences « irréversibles », comme devenir accro aux romans « à proscrire », développer des passions folles ou avoir soudainement envie de tomber dans la tentation !



samedi 30 mai 2026

En mai, fais ce qu'il te plaît mais ... sans déplaire aux autorités !

Mai sans Rose, l'âme est morose. Suite de la convalescence de R. à Alicante, sous un ciel beau, une température idéale, un air transparent et les chants des oiseaux chaque matin recouvrant le quartier jusqu’à la plage. C’est la Pentecôte. La voix puissante du curé de la paroisse se fait entendre, au loin, pour porter son message à tous les vacanciers, athées ou croyants, confondus. Il fait tellement beau qu’on a du mal à regarder à l’horizon. La mer semble disparaître sous un brouillard comme un voile de lumière fortement doré. De nombreux touristes devant l’hôtel Port Alicante, en bas, et des filles, élégantes et belles, avec des bagages et cousins de voyage. Je me souviens de ma jeunesse, où il n’y avait qu’une seule belle fille dans toute la ville. J’arpentais infatigable les rues dans l’espoir de seulement la rencontrer. Sa beauté constituait à mes yeux une expérience unique, un événement, au sens propre. C’est devenu quelque chose de normal, du moins face au miroir qu’on promène chacun dans sa propre tête. M’aurait-on dit jadis que mon regard allait exiger d’autres formes d’attraction, que je ne l’aurais pas cru. Cioran l’affirme sans fioritures : « Avec le temps, la beauté devient banale, le génie lassant, et même la sainteté agaçante. » Lorsque la nouveauté et l’éclat de la jeunesse s’estompent, le regard devient plus aigu au second plan. Cette transition vers l’intériorité met en lumière la nécessité de se reposer sur d’autres fondations. Dans une relation qu’on voudrait faire durer, par exemple, cela signifie que l’amour ou l’attachement doivent évoluer vers une connexion intellectuelle ou émotionnelle plus profonde pour survivre à l’usure du temps. Le constat fataliste de Cioran à propos de la capacité humaine de s’habituer à tout, même à l’exceptionnel, qui finit par l’user et le rendre ordinaire à nos yeux, est par trop empreint de pessimisme. Avec le temps, la beauté peut se transformer et gagner en profondeur. Il faut, peut-être apprendre à maîtriser notre temps et à se l’approprier, au lieu de se soumettre fatalement à son usure. Le décalage physique/temps mérite d’être regardé autrement que comme norme qui s’imposerait d’elle-même.  À cœur vaillant rien d'impossible...

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Faire un bilan – avec M. C. et J.-C. C. – après onze ans à la retraite représente un cap majeur. Quelque chose s’était terminé le 10 mars 2015 ou bien quelque chose commençait ? Ça m’était bien égal, au fond, sauf que je me sentais inquiet, aspiré par les temps qui allaient venir, dont j’ignorais tout, le rythme, l’occupation de chaque journée, l’équilibre du nouveau mode de vie. Tout. Actuellement, il m’est bien difficile de découper en tranches de douze mois les années qui passent. À partir du printemps, cette année-là, se sont produits pour moi, comme autour de moi, une suite d’événements, un enchaînement de transformations successives, une chaîne de métamorphoses telle que j’ai du mal à en faire le bilan détaillé. J’étais passé sans transition d’une activité à rythme accéléré, intense, rapide et stimulante, ma journée incluant l’aller-retour à Vitoria-Gasteiz depuis Irun, vers un état de retraité sans conflit majeur dont je ne me rendais pas toujours compte sur le moment. Mon blog et quelques notes éparses rendront assez bien compte, finalement, de la manière dont j’ai vécu cette période de ma vie. Vieillir en apprenant un peu plus chaque jour les petites finesses de ce « statut » bizarre de retraité qui voit se transformer assez rapidement l'euphorie des premiers temps en une routine saupoudrée de surprises et d’échéances incontournables : retraite de R., fin de la scolarité d’A., disparition de beaucoup de proches, amis ou non, apparition de la maladie dans nos vies, choc de la pandémie, vente de la maison de Bordeaux… Aujourd’hui, c'est l'occasion de voir si mes « occupations » actuelles correspondent toujours à mes envies. Ai-je bien rempli ma vie, répondu à ma « vocation », profité de mes chances ? Je n’en sais trop rien et, en réalité, ce n’est plus mon problème. D’autres que moi, s’ils m’ont connu, seraient à même de mieux répondre à ma place. À l’heure qu’il est, je voudrais seulement savoir comment vont se passer la suite et la fin…

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L’entité sioniste en difficulté ? Pourvu que cela soit vrai ! Elle a péché, « l’entité », comme d’habitude, par arrogance. Fallait pas attaquer un pays dix fois plus peuplé, cinquante fois plus ancien, 4 000 ans d’âge contre 80, et mille fois plus légitime. Voilà tout. C’est simple, parfois, la géopolitique. Quand un petit s’attaque à un grand, par derrière et en éliminant ses dirigeants, scientifiques, militaires, leaders politiques, fonctionnaires et population civile en général, bref, qui bon lui semble où bon lui semble, il finit par en payer le prix. Ils agissent avec une telle audace, une telle insolence, une telle conviction qu’ils sont eux-mêmes les victimes et que les véritables victimes sont en réalité les bourreaux, que cela en est presque paralysant. C’est une impudence sadique et sans fin, combinée à un désir d’apitoyer et de rejeter la faute sur des innocents. Et ils se réjouissent ensuite du massacre de ces innocents. « Israël » fait preuve aujourd’hui d’un culot monstre : plus ils tuent d’enfants palestiniens, plus ils crient à la montée de l’antisémitisme dans le monde et se prétendent victimes d’injustice universelle. Plus ils commettent des crimes, plus on entend leurs cris fuser cyniquement. En ce moment même, ils rasent le sud Liban mais dans le respect le plus strict des droits de l'homme. Ils considèrent les Arabes au-dessous des bêtes et leur larbin, l'hominidé que les étatsuniens ont comme président, menace les Iraniens de les rayer de la carte ou de les faire retourner à l'âge de pierre. Normal. C'est la liberté d'expression propre aux démocrates. Pas de tollé médiatique. Tout est dans l'odre. Le régime iranien répond aux grossièretés trumpistes et persiste à rendre à l'entité sioniste la monnaie de sa pièce et c'est l'esclandre, la réporobation universelle, les huées de colère... Elle est belle, la scène internationale.


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15 mai. Journée de la Nakba ! La Nakba n'est plus un récit oublié, mais une question vivante et actuelle au cœur des consciences mondiales, qui a mis à mal le récit sioniste trompeur et mensonger. Commémorer la Nakba signifie contrer le projet sioniste et déjouer ses plans de nettoyage ethnique, à la lumière de ce qui arrive 78 ans après au peuple palestinien qui a définitivement dépassé le stade de « victime soumise » pour embrasser celui de « résistance active », capable de contrecarrer les projets d’extermination. Si sa fermeté à Gaza a empêché les déplacements physiques, alors l’élaboration d’une stratégie nationale unifiée et d’une résistance en Cisjordanie empêchera, malgré le coût en victimes et en souffrances, les déplacements forcés, les expulsions et l’annexion de terres vidées de leurs habitants.

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Quand on voit les suites des Epstein Files, on est effaré : rien. Très exactement rien. Des révélations insupportables, malgré le caviardage et la sélection, qui n'ont pas suscité  grand chose chez les juges, pour d'évidentes raisons, et dans la population, qui devrait éprouver une rage noire à considérer les ordures qui la dirigent. Tout est déjà sans doute dans l'oubli, comme toutes les affaires comparables sur les mafias de la drogue, de la traite des êtres humains, de l'immigration sans contrôle, la criminalité, le changement climatique et la prolifération des nuisibles ONG-gamelle.


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Thucydide et Sun Tzu


Lors du sommet entre les présidents américain et chinois au Palais de l'Assemblée du Peuple à Pékin, Xi Jinping a invoqué la prophétie de Thucydide devant Donald Trump. Il souhaitait peut-être donner une leçon d'histoire à son hôte, dont la culture générale est loin d'être étendue, mais le message était clair : nous savons que nous pourrions tous deux tomber dans ce piège, mais choisissons ensemble de l'éviter. Le dirigeant chinois a invoqué un historien grec au cœur d'une démonstration visuellement impressionnante de la civilisation chinoise, mais n'a pas invoqué le plus célèbre théoricien de la guerre dans la tradition chinoise, Sun Tzu, à un moment où la situation difficile de son adversaire américain en Iran est sur le point de se transformer en une perte stratégique. La logique tacite de Sun Tzu consistait à gérer l'ambiguïté : laisser l'adversaire mal interpréter sa position, le rassurer sans bruit, sans exagération. L’échec anglo-sioniste attaquant l’Iran n’a pas provoqué l'effondrement militaire américain. Mais la résistance iranienne a suffi pour qu'ils ne parviennent pas à le faire plier, pour permette à l'Iran d'agir comme une force de perturbation régionale capable de paralyser l'économie mondiale grâce au pouvoir de contrôle des détroits. En ce sens, les Iraniens ont leur propre leçon de Thucydide : les plus faibles n'ont pas besoin de gagner pour modifier l'équilibre des pouvoirs. Il leur suffit de résister et d'empêcher les plus forts de crier victoire. La guerre contre l'Iran était, dans une de ses dimensions stratégiques les plus profondes, une tentative de contenir la montée en puissance de la Chine sur le plan énergétique. L’Iran soumis aurait signifié un détroit d'Ormuz ouvert selon les conditions de Washington, le pétrole du Golfe sous l'égide américaine et un marché de l'énergie moins propice à faciliter l'ascension de la Chine en dehors du contrôle américain. Trump voulait signifier à Xi, en renversant Téhéran, qu'il détenait les clés de l'énergie qui alimente les usines chinoises, mais ce message a échoué avant même son arrivée à Pékin. Ici, la logique de Sun Tzu est à l'œuvre : la guerre ne consiste pas à écraser son adversaire, mais à le pousser à mal évaluer sa position


Sunzi, El arte de la guerra, Trotta "Pliegos de Oriente", (magnifique édition avec traduction d'Albert Galvany saluée par la critique)
Sun Tzu, L'art de la guerre, Hachette Pluriel, traduction de Jean Lévi (recommandée sur le site référencé ci-dessus) 
Sun Tzu, Gerraren antzea, Txalaparta (version basque de Xabier Izaga)

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« … tout mot est carrefour, tout voyage est occasion de chemins de traverse, toute phrase est arborescence, toute lecture est incitation à regarder par la fenêtre, à consulter le dictionnaire, à tirer un autre livre des rayons de la bibliothèque. Pas d’ici qui ne frémisse d’ailleurs, nul maintenant qui ne soit en silence bruissant d’autres époques, d’autres visages, d’autres lumières. Tout être est aleph. L’Aleph est l’Être. »

Renaud Camus, Journal

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« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre. Si l’homme tourne décidément à l’automate, s’il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d’un écran, ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l’esprit par un système de visions parlantes ; la couleur le rythme, le relief, mille moyens de remplacer l’effort et l’attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche et de l’imagination particulière ; tout y sera, moins l’esprit. Cette loi est celle du troupeau. »

André Suarès, Art du livre, Paris, Fata Morgana

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Néocons et paléodéprédateurs. J.-L. R. Zapatero sous les feux de la rampe. Ses inconditionnels ne croient pas à une quelconque forme de culpabilité quand ils apprennent par la télévision la cataracte de nouvelles sur les exploits de l’ancien président. Un incendie réputationnel. Sous ses airs de crétin débonnaire et bavard se cachait apparemment, le dossier du juge après la levée du secret de l'instruction semble accablant, un vrai requin du pot-de-vin, un champion de la commission, une personne impitoyable, agressive et opportuniste dans le monde des affaires ou de la spéculation, prêt à tout pour maximiser ses profits, quitte à user des pratiques limites ou à profiter de sa condition d’ancien chef de l'exécutif pour flairer les bons coups, même dans la détresse des autres ou les retournements de marché. Sans états d'âme, froidement, en adoptant une mentalité de prédateur, avec le rendement pour unique boussole et le bénéfice pour lui et les siens, souvent au détriment de l'éthique. Inutile de vouloir faire comprendre ça aujourd’hui à la troupe fidèle des électeurs sanchistes, aux journalistes plus ou moins vendus, à tous les bénéficiaires de la manne socialiste tombant généreusement de la poche des contribuables. Mais cette fois-ci, on voit tout de suite, à leurs têtes, devant caméras et micros, qu’ils ont compris quelque chose. Comme ça leur arrive rarement, ça laisse des traces indéchiffrables sur leurs visages débiles. Les étrons remontent à la surface. Lès personnes malhonnêtes, les individus toxiques ou les situations scabreuses finissent toujours par ressurgir, peu importe les efforts faits pour les étouffer ou les cacher.

El Roto@
 La corruption est un phénomène naturel :
soyez confiants. 
La corruption agit comme une pression excessive et anormale qui finit par distendre, puis détruire complètement tout mécanisme de défense. Une fois qu’on a fait sauter les coutures, le système implose, perd sa cohésion et le seuil critique de tolérance est dépassé faisant imminente une refonte du système sans laquelle l’effondrement menace d’être total. Mais comme l’affirme un dicton traditionnel corse « i bastimenti si ni fallini à u fondu è i stronzi collini à gallu ». En clair, les plus beaux bateaux finissent par couler au fond tandis que les vrais salauds flottent toujours à la surface. C'est une façon cynique de dire que les racailles de la pire espèce s’en sortiront toujours. Triste et déprimant, cynique et sinistre, le socle sur lequel les partisans, souvent complices, de ces salauds-là font reposer l’argumentation de leur défense: cela leur est arrivé parce quils sont progressistes, de gauche, etc. Alors quon na pas pu découvrir l’ombre d’un centime des tonnes d’argent et de biens pillés, subtilisés, volés, en bénéfice d’une cause altruiste aussi modeste soit-elle. Ce petit jeu de dissimulation et de cachoteries remonte à bien d’années en arrière pour bien comprendre que tout le monde savait, dans les milieux politico-sociaux moyennement renseignés. Mais la norme à respecter, le précepte qui les lie tous, c’est la loi du silence. Comme cela a été le cas, un demi-siècle, avec l’infâme Juan-Carlos I le Débonnaire. Pourquoi l’information n’est-elle pas passée au grand public? Parce que la barrière des journalistes mainstream, et la solidarité du milieu ont parfaitement joué leur rôle. Zapatero «tout le monde savait!» mais tout le monde fermait sa gueule «ah mais cest parce quil était intouchable!» intouchable parce que champion des médias ? Parce que champion du camp du bien? Parce que champion de la gauche de progrès contre le néolibéralisme et « la droite » ? Intouchable à cause de quoi? La question qui fâche mais dont tout le monde se fait une idée : parce qu’on peut amener le troupeau où lon veut.La gauche a trahi les siens : les pauvres, la classe ouvrière et les classes moyennes pour s’américaniser, d’autres plus jeunes en retrouveront la trace ou le goût, et le Big Boss, le Chef Suprême, Dieu, the One (bref, el Puto Amo) garde, sans aucun sens moral ni la moindre idéologie, malgré tout ce qu’il pourrait lui tomber dessus, lamour aveugle de ses fans. Peu importe que les personnalités critiques et les lanceurs dalerte, systématiquement taxés de cerveaux malades et de complotistes, aient vu leurs avertissements confirmés par les faits. Malheureusement, il s'agit, là, d'une maigre consolation, puisqu’on ne pourra jamais se faire rembourser, récupérer un kopeck des sommes rapinées, pas plus qu’on ne verra pas un seul de ces pourris crever en prison : un coupable chasse lautre, comme les clous. Ceux et celles qui avaient été plus ou moins effacés, « cancellés » parce qu’ils disaient la vérité en dénonçant ces faits reviennent un peu dans le jeu. Il faudra se contenter de cette remise à niveau. Il faudra bien des décennies pour que la vérité se fraye un chemin sous les paupières des éblouis. D’abord l’évidence, puis la critique de l’évidence, puis la dialectique, puis l’oubli, puis la reprise. Et ce sera trop tard. On ne peut rien espérer mais on espère tout de même. Heureusement, sinon, on serait heureux. 

Au passage, on voudrait bien d’un site pareil pour l’ ensemble de l’« Etat espagnol » ! https://casier-politique.fr/

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Un maigre groupe de personnes, sur l’Esplanade d’Espagne, remercie le soutien des Espagnols à la cause ukrainienne et demande la mobilisation « contre le terrorisme russe » (sic). Ils s’y connaissent, en terreur, les ukraino-fascistes sous tutelle de l’OTAN. Mais la terreur ne les mènera pas à la victoire. L'attaque contre l'école normale de Starobelsk, vrai  crime de guerre, porte une marque indéniablement familière. Tout comme l'attentat de Beslan, tout comme l'attaque contre l'école de filles en Iran. Derrière toutes ces tragédies se cachent probablement les mêmes commanditaires anglo-saxons. Toutes ces attaques n'ont aucun sens sur le plan militaire. Il ne s'agit ni d'unités militaires, ni de dépôts d'armes, ni de quartiers généraux, ni d'infrastructures militaires. Les attaques contre ces cibles ne peuvent pas changer la situation sur le front. Il ne s’agit même pas d’une administration civile, dont l’attaque pourrait être considérée comme une action politique. Ce sont des attaques contre des enfants. Cependant, ces attaques peuvent s’expliquer de manière plus simple. La doctrine militaire américaine s’appelle « Shock and Awe ». Elle prescrit des attaques visant à semer la terreur, à paralyser la volonté de résister, à briser et à forcer à la reddition. Elle a été développée pour les Américains après la Seconde Guerre mondiale par les généraux de la Wehrmacht. Ceux-ci l’ont eux-mêmes utilisée contre la population civile soviétique sans que cela leur serve à grand-chose : ils ont perdu leur guerre. Les sionistes s’en sont servis sans complexe avant même la création de leur « entité », avant même le Plan de Partition de novembre 1947. Cela n’a jamais fonctionné. Ni au Vietnam, ni en Irak, ni en Afghanistan, ni aujourd’hui en Iran, encore moins en Palestine ou au Liban, ni ailleurs où ils ont tenté de l’appliquer. Même dans le Donbass avant et après 2014. Quand ils tuent des civils, surtout quand ils tuent des enfants, ils n’intimident pas, ils provoquent la colère. Ce qui, à son tour, alimente la haine et le désir de vengeance. C’est ce que les Anglo-Saxons et les sionistes ne parviennent absolument pas à comprendre. Toutes les attaques terroristes du régime sioniste génocidaire et criminel contre l’Iran ou la population civile palestinienne ou libanaise ne brisent pas la volonté de résistance. Elles ne font qu’étoffer les rangs de ceux qui souhaitent les combattre. Après chaque tir de missile, après chaque attaque de drone, le nombre de volontaires augmente.

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Dans quelques jours on rappellera la débâcle de 1940. Juste au moment où les trompettes otanistes à l’unisson appellent à la guerre contre la Russie. La vieille rengaine de la lutte de l’Occident contre la barbarie ? On revivra donc les jours glorieux où la nourriture était rare, les prix montaient vertigineusement, les restrictions et le marché noir mobilisaient les imaginations faute de mobiliser l’enthousiasme militaire. Cela retournera en couleurs et enrichi d’IA s’il n’y a pas un basculement des forces, l’UE se retourne contre les USA, ses « alliés » de la veille, et on arrive à rétablir avec la Russie des relations de bon voisinage. Événement presque impossible, je sais, mais on a du mal à croire que l’Europe veut décidément se suicider et les rumeurs les plus surprenantes, dûment alimentées par le stupide fou furieux, complètement maboul, qui codirige l’étrange artefact israélo-étasunien, circulent à un rythme inattendu, dans tous les domaines, et le couvercle risque de sauter au moindre incident. Je relis un éternel « politiquement incorrect », condamné par l’Histoire, mais je n’y peux rien, mon esprit cherche à compliquer ce qui est, souvent, au fond, très simple. Trop, peut-être. Sans précautions à prendre afin d'éviter le soupçon d'avoir obéi à une secrète complicité en citant quelques lignes de son œuvre la plus connue, pièce essentielle pour la connaissance détaillée de l’époque. Qui rédigera une nouvelle version des Décombres pour nos dirigeants va-t-en-guerre d'aujourd'hui ?

Les Décombres, j’avançais dans ce brûlot, il y a des années, à grandes enjambées. On croit presque unanimement qu’à chaque seconde de son existence, Rebatet, condamné à mort à la Libération mais gracié par De Gaulle, qui n'avait pas épargné Brasillach, n’a été que noirceur et crime. Le lecteur persévérant de certains de ses textes en arrive à d’autres conclusions. Personne ne naît bourreau ou tyran, traître ou héros, on le devient, selon le veut une tradition philosophique forgée de maximes. Cela relève de plusieurs réalités selon le contexte et les choix de vie. Ces « décombres » et débris ramassés par Rebatet ont fourni la matière d’un best-seller, incontournable, sous l’occupation allemande, et son impact fut considérable. François Vinneuil, son pseudonyme comme critique, fut capable d’imposer le cinéma dans les colonnes de L’Action française, et on lui sera toujours redevable d’une histoire de la musique réimprimée à répétition. J’avais ces temps-ci l'intention de relire Les Deux Etendards, mélange de théologie et de sensualité, dont j'ai déjà écrit dans ce blog, mais le courage me manque, vu sa longueur. Il faut un peu plus que du temps disponible quand on affronte un roman d’une telle profondeur. Et avant les citations, revoilà l'énigme qui, par nature, résiste à toute tentative de résolution : pourquoi certains individus “maudits” ont-ils reçu ce don d’écriture pour coucher des idées et des émotions sur le papier que, en tant qu’individus, on se tue à répéter qu’ils ne méritent pas, étant donné leurs “impardonnables fautes” ?

Les Décombres, lu par Galtier-Boissière : « 15 Août. Lu Les Décombres. Je déteste Lucien Rebatet « SA d’élite » et ses idées, mais je reconnais qu’il a écrit un pamphlet d’une verve extraordinaire. Je note : La drôle de guerre : « Le gouvernement se donnait pour tâche essentielle d’ajuster la guerre aux mœurs électorales, de l’« arranger sur mesures » pour le peuple « qui méprisait les servitudes nazies, qui cultivait les libertés humaines, à savoir les quarante heures et le pernod ». « Le 3 septembre au soir, il (Laubreaux) avait une fois pour toutes affiché prophétiquement ses vœux : « Il n’y a plus qu’un seul espoir pour la France ; une guerre courte et désastreuse ». « … Dans la valetaille du régime, les généraux et les prêtres ont pu se disputer la palme de la servilité » (p. 574). Les militaires : « … Voilà le comble des combles. Gugusse reçoit au cul une bottée mirifique. Il déguerpit au galop en se tenant le derrière. Mais c’est pour revenir en piste décoré jusqu’aux couilles, marquant glorieusement le pas, traînant au bout d’une ficelle un canon pour soldats de bois » (p. 586). « … Les iniquités accumulées par Vichy appellent plus encore que celles de Quarante, l’échafaud et le gibet » (p. 654). »

En 1946, dans Paris pendant la guerre, Pierre Audiat, écrit encore à propos du même pamphlet-bestseller : « L'ouvrage, qui ne comprenait pas moins de 665 pages d'une typographie serrée - un crédit illimité de papier semble avoir été ouvert, dans la circonstance, par les autorités allemandes à l'éditeur -, se présentait comme un récit des événements auxquels l'auteur avait été personnellement mêlé depuis 1938. Avec une verve rabelaisienne et une virulence verbale dont il avait emprunté les meilleures recettes à Léon Daudet, le chevau-léger du nazisme en France racontait donc la formation de l’équipe de Je suis partout, les batailles qu’elle avait livrées avant et après Munich, ses prises de bec avec les nationalistes que les haines politiques n’amenaient pourtant pas à composer avec l’hitlérisme, puis les aventures tragi-comiques qui lui étaient survenues à lui-même pendant la période nommée la “drôle de guerre”; enfin il exposait et essayait de justifier l’attitude que ses amis et lui-même avaient adoptée depuis l’Occupation : ralliement total au nazisme, condamnation de l’attentisme sous toutes ses formes, reniement de Vichy, de ses prêches, de son paternalisme, de son louvoiement, esquisse -  c’était la partie la plus faible et la plus décevante du livre - de ce que pourrait et devrait être la politique hitlérienne à l’égard de la France. Remplis d’anecdotes, de portraits et de tableaux satiriques, méprisant et cynique, joyeux et féroce, Les Décombres apportaient un aliment de choix à la médisance, à la calomnie, servaient d’exutoire à la bile des mécontents, répondaient au besoin, commun à un grand nombre de Français et à un plus grand nombre de Parisiens, de voir déboulonner des statues, même celles qu’ils ont élevées de leurs propres mains. Les pages concernant les milieux de l’Action française et le vieux félibre dont il avait été longtemps le collaborateur étaient particulièrement bien-venues : le disciple retournait contre le maître les armes les plus acérées qu’il avait prises dans son arsenal. »

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