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samedi 7 novembre 2026

Paléocrétinisme électoral anticipé ou comment se préparer à survivre le 29 novembre, jour de la marmotte.

Souvenir « spirituel », 4 novembre. Au supermarché : « Il pèle ce matin ». Effectivement, le froid est de mise au lever du jour ce mercredi. Hier, je déposais un considérable colis de livres dans la bibliothèque de l’association des voisins et résidents d’un quartier de notre ville qui en fait la collecte à condition qu’ils soient en bon état. À ma droite, quelqu’un avec L'Alchimiste, qui me fait penser à une lointaine discussion, presque un mini-débat, avec Krista, une jeune étudiante Erasmus polonaise dans le train vers la Fac, avec ce même titre sous le bras. « Comment peux-tu passer ton temps avec de pareilles âneries ? ». « C’est spirituel, drôlement (sic) poétique. Et puis ça me plaît, c’est tout ». Comment être en désaccord avec une telle réplique ? Mais, puisqu’on aime lire « du spirituel – drôlement – poétique », id est, facile à ingurgiter et vite digéré, pourquoi se contenter de rinçures ou des navets littéraires vendus à tour de bras par des boutiquiers de l’intellect light, au lieu de demander son chemin ou de chercher soi-même sa route, mais sans sacrifier son arbitre au facile ou au populaire parce « meilleure vente » ou parce que des milliers ou des millions de personnes ont vu, lu ou entendu quelque chose quelque part. Or, c’est plié, on n’y peut rien : l’excursion en haute platitude coûte moins qu’une tentative d’ascension à l’Everest. Je me garderais bien de faire la moindre remarque sur les goûts artistiques, les préférences de lecture ou les choix personnels en matière de cinéma ou d’art en général de qui que ce soit, sauf si ce qui que ce soit devient un aspirant au dépassement de sa condition de simple lecteur, consommateur guidé par un goût subjectif occasionnel, pour devenir spécialiste. Dans la sphère strictement privée « de gustibus non est disputandum », admettons. Sauf que si le goût est formé, il peut aussi être interrogé, éprouvé, et peut-être révisé. En revanche, pour une Erasmus inscrite en littérature, c’était son cas, apprendre à interroger, réviser, évaluer ce qui fait différent un Julien Gracq d’une Christine Angot (un boulet qui traînait Pierre Jourde, si ma mémoire est bonne) devrait revêtir une importance capitale … Ces souvenirs imprégnés d’actualité me rappellent la fameuse réflexion de Kafka dans une lettre un ami : « Un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous ».

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La semaine dernière, on a lentement dégusté à Bordeaux un vieux sauternes Domaine de la Gauche, arborant le logo du poing et la rose, dont l’étiquette délabrée des années quatre-vingt n’avait rien de prometteur. Il n’était pas gagné que le vin fût buvable. Heureusement, il l’était et la bouteille a été vidée après quelques verres successifs qu’on en a en tirés pour animer la conversation. Comme quoi le flacon et l’étiquette ne font pas la qualité du nectar.

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Les professionnels de la politique sont des scientifiques étonnants : ils en arrivent à se persuader que deux et deux ne font quatre que parce que les mathématiques sont une convention, tout en ne tolérant aucune autre hypothèse que le CO₂ engendré par l'homme, pour expliquer le dérèglement climatique actuel. La physique, la chimie, les mathématiques woke sont bien compliquées. On comprend que ces gens-là préfèrent les fausses sciences (sociologie, économie...), les fausses disciplines (feng-shui, divination...) avec tout ce qu’on pourrait facilement ranger sous le fourre-tout lexique dont on a besoin rapidement sans qu’il y ait besoin d’explication : alternatif, durable, inclusif …. Sans doute les plus formidables étalages de la connerie dont notre époque est prodigue, véritable brise-glace défonceur de la banquise de la réalité prosaïquement observable, engin redoutable s’enfonçant sans permis dans vos phrases dès qu’on ouvre la bouche. Si un jour un sursaut d’énergie nous permet de renaitre de ce chaos, tout pourra démarrer comme dans la première des Illuminations (Rimbaud) : « Aussitôt que l’idée du déluge se fut rassise, un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes, et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée. ».


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Précampagne électorale. Bien avant les débats de l'Assemblée nationale constituante, Julius Cæsar avait déjà raison : Gallia est omnis divisa in tres partes et ce clivage est devenu universel jusque dans nos jours : la gauche, le centre et la droite. Il semble que ces trois partis soient en fait un seul et même parti, divisé en trois pour la beauté de la chose. Ces trois partis font semblant de se chamailler, comme gamins en cour d'école, mais c'est pour la montre, et les membres de ces partis s'entendent comme larrons enfoirés et mangent à la même cantine. Les électeurs sont construits et leur conscience est moulée continuellement à travers les écrans, les médias, la publicité, les enquêtes d’opinion et les mécanismes occultes qui influencent la formation de l’opinion publique. Ces mécanismes guident les esprits, fabriquent le consensus social et politique et opèrent à travers les puissantes institutions installées pour façonner la perception collective à l'échelle tant locale que mondiale. L’imminente campagne espagnole nous fera revisiter le grenier pourri des progressistes, ou autodésignés tels, avec un certain nombre de tonneaux vides et qui n’ont jamais contenu grand-chose et qu’on se remettra à agiter. Depuis que la gauche a carrément trahi les classes laborieuses, soit exactement les années quatre-vingt du dernier siècle, quand F. Gonzalez et les siens ont remplacé le socialisme par le libéralisme – reconversion industrielle, OTAN, perte de la souveraineté nationale – sous la pression du marché (il a bon dos, « le marché »), des Américains et de l’UE, elle a perdu son principal fondement idéologique. Il ne reste plus que le culturel, le sociétal avec le féminisme et le LGBTisme, pour faire semblant d’être de gauche et de ne pas avoir trahi. Les électeurs lucides s’en sont détournés depuis un certain temps et se tourneront soit vers la gauche extrême, soit vers la droite extrême, quelles que soient les définitions plus ou moins fumeuses qu’on puisse en donner, une fois que la crédibilité du social s’est évaporée.
Honnêtement, peu importe que la gare terminus où ils nous conduisent soit à
gauche ou à droite, tant la droite et la gauche classiques, dites de gouvernement, se ressemblent, étant d’ailleurs en train de fusionner par la force des choses dans ce qu’on appelle depuis longtemps le centre. La droite classique, soumise à l’anglo-sionisme otanien de l’UE, n’est plus nationale. La gauche classique, elle a trahi le social pour devenir mondialiste et se jeter dans les bras de Soros, nonagénaire « philanthrope » qui finance à coups de millions la gauche radicale américaine, si tant est que ces trois mots réunis signifient quelque chose loin de Gringoland, et la toile d’araignée d’ONGs liées au mondialisme. Les deux formations qui incarnent ces problématiques points d’ancrage spatial, PP et PSOE, forment en fait un seul et unique parti bicéphale. La guerre de l’OTAN contre la Fédération russe utilisant l’Ukraine comme bélier, l’agression militaire contre l’Iran, la destruction du Liban et le silence à propos du génocide gazaoui ne font que mettre en évidence les trahisons, la profonde unicité, dans la géopolitique pratique, d’une véritable internationale qu'on pourrait qualifier de sociale-traître. Quarante ans après sa résurrection ex-nihilo, la gauche socialiste espagnole, sans arguments rassembleurs autour des conditions matérielles de vie (pouvoir d’achat, accès au logement, etc.) n’a à offrir au peuple travailleur que des discours hystériques sur l’antifascisme. Il lui fallait donc pour cela un fascisme, qu’elle a créé de toutes pièces, habillant la droite de fascisme pour continuer à entuber la nouvelle génération d’électeurs. On notera que la gauche d’aujourd’hui considère comme fasciste une droite qui n’est que le lent glissement, à peine réalisé, de beaucoup de positions qu'elle défendait il y a cinquante ans. Les sigles PSOE font cohabiter péniblement un électorat variable composé de restes ouvriéristes, même s’il n’y en a pas actuellement beaucoup d’ouvriers dans les ingrédients de cette confuse soupe de lettres, de fonctionnaires de toute espèce, de subventionnés à la louche, de populations dépolitisées gavées de propagande médiatique, de profs et d’« intellectuels » possédant des degrés de notoriété, d'influence ou de talent incertains, d’immigrés musulmans d’origine diverse et de wokistes. Ces deux dernières catégories étant quelque peu antinomiques, on a du mal à imaginer un avenir heureux pour ce mariage impossible de la carpe et du lapin.

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Discuter cartes en main. Si on arrêtait le massacre planifié des Palestiniens, si l’entité sioniste arrêtait ses multiples guerres d’agression contre ses voisins, si les navires circulaient librement dans le détroit d’Ormuz, si le suicide de l’Europe voulant faire disparaître la Russie pouvait être bloqué… quel soulagement pour les prix, les marchés, la Bourse et tout le bataclan ! Or, rien ne serait réglé en réalité. L’Occident impérialiste se refuse à prendre les dimensions véritables des conflits actuels, qu’il même a provoqués, pressentant que s'il on en mesurait l’importance, il serait obligé de remettre en cause son existence même. Les ennemis de l’empire ne sont pas seulement ces monstres redoutables, la Russie, la Chine, l’Iran, qu’on pourrait réduire au silence avec un débarquement de « marines ». Aujourd'hui, l’immense lame de fond qui, périodiquement, soulève les fondements de « l’empire occidental », c’est l'islam. Il est nourri par les ressentiments des peuples colonisés, humiliés, superbement ignorés. Le sentiment de fierté d’appartenir á l'islam, imposant par le nombre de fidèles qui le suivent, et plus encore par la formidable simplicité du premier pilier de sa doctrine, la Shahâda, par lequel le croyant atteste  qu’« il n'y a de divinité qu'Allah et Muhammad est Son messager », s’est vue fortifié après les victoires obtenues récemment contre les agissements criminels d’ « Isräel » et des États-Unis contre l’Iran voulant étouffer le moindre reste de l’Axe dela résistance. L’Islam, comme tout mouvement, ne peut réussir que s'il fait face à un opposant qui le grandisse. Or il l'a trouvé dans l'Occident, et, confondant son propre combat avec les aspirations des pays émergents, il le transforme pour en faire le combat du siècle. Son atout imparable est aussi religieux, refusant la désacralisation de son univers qu'il perçoit comme une véritable mutilation. Il résiste sans faillir à l'éradication de son héritage religieux, que l'Occident a réalisé comme incompatible avec ses « Lumières ». Lumières droits-de-l’hommistes et démocratiques qui ont néanmoins toujours accompagné sa domination culturelle et son exploitation économique de quatre continents. Si la cause générale, disons « le  combustible » imbibant les pays du Golfe avec leurs problèmes structurels profonds, ancrés dans le temps, couvait pendant des années sans produire de conflit ouvert géopolitiquement majeur, confondu avec cet attachement sans faille à la religion, sans lequel ces pays auraient été complètement dévorés par la voracité impériale sioniste depuis longtemps, le détonateur récent, l'« étincelle » a été un événement précis capable de briser le statu quo instable, précaire et dysfonctionnel promu par les Accords d'Abraham
entre « Israël » et plusieurs pays arabes et musulmans, sous l'égide des États-Unis lors du premier mandat de Donald Trump : le génocide des Palestiniens avec ses centaines de milliers de victimes et leurs traces, leurs habitations, définitivement rayés de la carte. Hier parqués dans des camps de réfugiés comme du bétail à la suite de la création de l'État sioniste en 1948, et aujourd'hui égaillés dans l'immensité du monde islamique, les Palestiniens n’ont reçu l’appui sans faille et sans crainte de représailles que du Yémen et de l’Iran. Deux pays dignes, férocement sanctionnés et systématiquement mis à l’écart de la communauté internationale par la criminelle coalition Epstein, encouragés dans leur combat par l'islam. Fil conducteur qu’ils intègrent dans la revendication du peuple palestinien et de leurs propres peuples comme maillons indéracinables de la condition humaine, cyniquement niée par les 
 « Isräeliens » devant l'indifférence presque totale de la communauté (?) internationale. La révolte iranienne contre l’anglo-sionisme n'est donc pas uniquement celle d’un pays touché par un chimérique fondamentalisme islamique que nos médias s’entêtent à inculquer dans l'esprit de l’opinion internationale. Un rejet de l'Empire anglo-saxon, larbin du sionisme depuis sa naissance, avait déjà été conçu et vigoureusement formulé par l'Afrique noire, l'Amérique latine ou l'Extrême-Orient, mais non universalisé dans son articulation. Il fallait, pour ce faire, plus qu'une philosophie, une religion qui, par-dessus les frontières imposées par l'Europe, s'avérât capable d'unir en une même vague des peuples différents, de les rassembler sous une même bannière, de donner du sens à leurs actions et à leurs efforts pour atteindre un objectif partagé. Nous sommes bien face à une pulsion formidable de l'histoire. Après des étapes de soumission, voici venir le temps de la réponse, de la réparation, de la revanche. Dans les bidonvilles et dans les universités, des centaines de gens rongent leur frein. Un jour ils seront capables de se mobiliser, matériellement motivés et intellectuellement armés. Ils en veulent et nous en veulent. Des « martyrs » apparaissent et disparaissent. Ils s'évanouissent et se réincarnent. Symboles d'une espérance, ils se succèdent comme les tempêtes de sable au désert, qui s'élèvent, frappent et tombent pour réapparaître ailleurs. L'Esprit souffle où il veut. Tous offrent aux jeunes une alternative à la société occidentale matérialiste, suicidaire, stupide. D'où leur immense audience. Des territoires occupés jusqu'au Maroc.

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Remets en place tes oreilles, la presse arrive !

Devinez un peu le personnage. Je vous le donne en mille ! Il s’agit d’un type qui incarne tout ce qu’il y a de plus bas, de plus fourbe, de plus mesquin, de plus vorace et de plus amoral en politique ; d’un individu qui a copié sa thèse sans même prendre la peine d’être lui-même le plagiaire ; qui a tenté de truquer le scrutin au sein du comité fédéral de son propre parti ; qui a fait du mensonge son outil de travail habituel ; qui a supprimé le délit de sédition pour protéger des putschistes qui ont tenté de détruire l’unité de l'Espagne, graciés par calcul mesquin après leur tentative de coup d’État de quelques secondes ; qui a allégé leurs sanctions pour détournement de fonds ; qui a conclu un pacte, sans que tremble le moindre muscle de son visage de marbre, avec la branche politico-institutionnelle d’une bande de tueurs reconvertis en parlementaires sans flingue ; qui a gouverné toujours en l'absence d'un budget adopté ou présenté dans les délais institutionnels ; qui a fait cadeau à la Monarchie marocaine de quelque chose qui ne lui appartenait pas : le Sahara occidental, sans en informer au préalable ni l’exécutif, ni le Roi, chef de l’État, ni le Parlement, sur la foi d'une lettre adressée au Roi du Maroc, rédigée au préalable directement par ce dernier ; qui a vu condamner son procureur général de l’État et son ministre de l’équipement et homme de confiance ; qui a pris d’assaut la Cour constitutionnelle ; qui, pendant que la pandémie battait son plein, a pris des décisions que le plus haut interprète de notre Constitution a qualifiées d’inconstitutionnelles ; d’un individu, en somme, qui se comporte comme un véritable hors-la-loi sur le plan politique, sans aucun scrupule éthique ni la moindre trace de pudeur ou de décence ; d’un personnage qui a vu ses collaborateurs les plus proches inculpés, puis condamnés à cause de toute sorte de magouilles et de trafics. L’heure viendra, sans doute, comme pour tous les dictateurs de pacotille, où il sera relégué à l’insignifiance par un électorat écœuré et indigné par ses innombrables manigances et combines, mais il aura eu déjà le temps de réduire à néant le réseau ferroviaire et routier, de laisser la ville de Ceuta occupée par plus de cent mille personnes sans avoir renoncé à plus d’un mois de vacances en compagnie de sa famille et de ses nombreux compères et de laisser son organisation politique convertie en une ribambelle de voyous bruyants et incompétents, réduite à un amalgame de petits personnages qui se tiennent les uns les autres comme autant de stalactites du néant.


 

mardi 27 octobre 2026

Tohu-bohu.


« Pourquoi diable écrire si ce n’est pas pour dire ce qu’on pense et ce qu’on sent. » Paul Léautaud

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Ignacio Peyró: « La solitude est une manière de luxe »

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« Nous savons aujourd'hui que, par des procédés variés, un individu peut être placé dans un état tel, qu'ayant perdu toute sa personnalité consciente, il obéisse à toutes les suggestions de l'opérateur qui la lui a fait perdre, et commette les actes les plus contraires à son caractère et à ses habitudes. Or les observations les plus attentives paraissent prouver que l'individu plongé depuis quelque temps au sein d'une foule agissante, se trouve bientôt placé − par suite des effluves qui s'en dégagent, ou pour toute autre cause que nous ne connaissons pas − dans un état particulier, qui se rapproche beaucoup de l'état de fascination où se trouve l'hypnotisé dans les mains de son hypnotiseur. La vie du cerveau étant paralysée chez le sujet hypnotisé, celui-ci devient l'esclave de toutes les activités inconscientes de sa moelle épinière, que l'hypnotiseur dirige à son gré. La personnalité consciente est entièrement évanouie, la volonté et le discernement sont perdus. Tous les sentiments et les pensées sont orientés dans le sens déterminé par l'hypnotiseur. » Gustave Le Bon, La psychologie des foules

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Après les émeutes qui ont ravagé des villes européennes, non seulement en France, ces dernières semaines, il faut toute la stupidité progressiste de la planète pour continuer à prétendre, comme on nous le serine, que le principal danger menaçant aujourd’hui nos sociétés est « l’extrême droite ». Il se voit comme le nez au milieu de la figure que ladite « extrême droite » ne commet pas le millième des violences auxquelles nous assistons. Il est plus que jamais évident que les forces nuisibles agissant dans les différents pays sont les milices gauchistes et les hordes de banlieue, qui sèment le chaos par l’agression, la destruction, l’incendie et le pillage. L’ampleur des dégâts s’accroissant à chaque nouvelle occasion, il n’y a hélas pas lieu de s’attendre à ce que les choses s’arrangent dans le proche avenir. On nous avait promis, pourtant, « la fin de l’Histoire » ! L’implosion de l’URSS avait laissé place à un monde avec les États-Unis comme grande puissance unique poussant l’humanité tout entière à se soumettre à son misérable modèle de darwinisme déchaîné et de rapacité. Aujourd’hui, cette soumission entre dans une crise terminale, qui pourrait déboucher sur une guerre mondiale avec des armes nucléaires. Les guerres impérialistes, impossibles à gagner, en Iran, déclenchée suivant les intérêts de l’entité sioniste au nom de la démocratie et les droits de l’homme, et en Ukraine, pour dissoudre et saccager la Russie, bien préparée depuis des années, mettent les États-Unis, leur maitre, « Israël », les pays soumis de l’UE et beaucoup d’autres en situation presque incontrôlable. Si on ajoute à tout cela des vagues d’immigration pratiquement inassimilables, des crises politiques locales et des protestations proches de la guerre civile au sein même des sociétés européennes, on obtient un résultat proche du cauchemar. L’Iran, un pays superbement ignoré, dont on n’écrivait que des inepties et de grossières mensonges, aguerri par des années d’agressions, d’assassinats télécommandés de ses dirigeants et scientifiques et par des sanctions, a ouvertement réussi à tenir tête au sionisme et à ses complices américains modifiant en profondeur le paysage géopolitique du Proche-Orient, avec des répercussions économiques sur le reste du monde. Pour compliquer la tâche des israélo-anglo-américains, la Chine apparaît comme superpuissance économique et militaire capable de rivaliser avec eux dans tous les domaines, faisant preuve, qui plus est, d’un expansionnisme pacifique face à la traditionnelle agressivité occidentale. La Russie, elle, a durement surmonté la situation catastrophique des années 90. Après des guerres compliquées, de la Tchétchénie à la Syrie en passant par la Géorgie et des pièges sans nombre, elle est redevenue une grande puissance capable de faire échouer les plans de l’OTAN et de l’UE visant à la faire s’effondrer en utilisant l’Ukraine comme bélier. Et comme résultat de tant d’années de folie et de fourberie à tous les niveaux, nous nous trouvons dans une crise sans issue, que l’Allemagne a commencé à payer au prix fort et qui finira par embrasser l’ensemble du continent. Vu le lamentable fonctionnement des mécanismes bureaucratiques de l’UE et les caractéristiques des élites dépravées qui dirigent les États-Unis, à commencer par son grotesque président, la tendance vers un totalitarisme croissant par le biais d’une technologie hors contrôle semble imparable.


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Je voudrais savoir prier avec tous les ingrédients de la prière efficace pour remercier les grâces qui m’ont été offertes. À moi, faible et éphémère petit individu. Je frémis d’émotion devant les faveurs imméritées qui ont fondu sur moi, en bousculant et conduisant ma destinée. Avec des dons qui bouleverseraient les plus reconnaissants. J’aurais pu être écrasé par la fatalité, terré sous des tombereaux de pénuries sinon de misère. Cela a été le cas, pour mes parents. Mais ils avaient, tous les deux, les épaules assez larges et le cœur intrépide, vivant durement en dehors de mes grilles de transfuge de classe. Moi, petit étudiant privilégié, je n’étais pas de la race des forts. Tout semblait se jouer comme si je ne méritais pas ce que devenait mon existence, alors que maintenant, j’ai plutôt l’impression que la vie joue une partition basée sur des symboles intraduisibles, un sentiment profond et souvent lourd à porter. C'est comme si chaque instant de bonheur, chaque réussite, chaque épreuve ou carrément chaque échec devaient être soumis à une forme de balance invisible. Je n’ai pas su reconnaître que trop tard tous « les bienfaits secrets dont j’ai joui », comme le déclamerait un comédien du classique. Il s’agit d’une pensée qui me revient souvent ces derniers temps, quand mon esprit en désordre s’accroche aux ténèbres du début d’une nuit sans sommeil et se met à redessiner des bilans de toute une vie.

Mes yeux dans le noir revisitent chaque événement comme autant de récompenses ou des punitions, ce qui retarde considérablement mon envie de dormir et d'accueillir ce qui viendra m’accueillir une fois franchie « la frontière invisible ». Cette impression de devoir toujours mériter quelque chose, plus qu’un fardeau ou une injustice, m’a déjà apporté une motivation pour l’imminent lever du jour. Je me redresse traversé par le sentiment que sous la faiblesse de mon corps vieilli il y a eu au moins une ébauche de prière de remerciement, bercé par un lointain souvenir des meilleurs jours, des meilleurs amis disparus. R. m’a toujours tendu la torche et inspiré le courage de la passer dans les mains de M. Enfant, j’aurais aimé être habité d’une âme d’airain, vibrante et indestructible. Ayant vieilli, je dois me contenter d’une légère besace pour affronter l’éternité, faisant partie du lot de ceux qui roulent au fossé parce que la route est trop dure, qui rejoignent leur enclos parce que le voyage se montre trop long et décevant. Vide comme un tambour, mais jeune, j’ai essayé de battre dessus avec mes grands principes n’ayant en réalité que de piteuses incertitudes qui semblaient résister à tous les examens, mais qui n’étaient que des frêles papillons brûlés au premier feu de l’enthousiasme.

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La cagnotte à un million d'euros, péniblement réunie pour le Premio Planeta, " l’autre Nobel de littérature " pour les médias locaux, a été versée à une jeune promesse de la littérature en espagnol, Isabel-Luz Allende-Ventura, pour son oeuvre  La hora antes del alba.

La littérature devient un point magique où convergent les gens qui écrivent (des romans, des nouvelles, des poèmes) pour le plaisir de l'esprit, et les épiciers qui, en général, n'ont pas d'esprit, se contentant du plaisir de leurs ventes. Ils se rejoignent tous, millionnaires désormais ! 




vendredi 16 octobre 2026

Octobre morose. On attend la ronde des mésanges.


Jeudi 15 octobre. Aujourd’hui, c’est carrément le retour de l’été. Ce jeudi, le jour s’est levé sur plus de bleu que de gris. Direction Hendaye donc pour fêter, les pieds dans le sable, ce retour inopiné à la chaleur estivale.

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J’aimerais bien avoir une réponse pour le dilemme : est-ce la pensée qui crée la phrase ou bien la phrase génère-t-elle de la pensée ? Je soumettrai la question à ma source préférée, H(AGI)a Sophia, pour cogiter là-dessus.

https://www.rollingstone.fr/intelligence-artificielle-technologie-et-mysticisme/


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Bientôt, il ne sera plus possible de communiquer ce type de liens, surtout si c'est pour inviter les lecteurs éventuels à les ouvrir…

https://twitter.com/i/status/2104422583412064657

https://twitter.com/i/status/2104001467556540518

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À chaque fois qu’on a envie de se connecter à un réseau social pour être au courant du niveau des eaux fécales, pardon, de la confuse précampagne électorale déjà engagée, la voix off de la sagesse devrait proposer d'aller plutôt écouter quelque chose d’agréable sur Spotify.

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Salle d’attente à l’hôpital. Des êtres qui ne se connaissent pas peuvent s’asseoir côte à côte et, durant des heures, partager une intimité intense dans le stress, l’angoisse ou la douleur sans s’adresser un mot. La conversation est remplacée par les regards croisés où peuvent se lire des extraits des soucis que chacun éprouve en partageant cette matière commune de la maladie, la douleur, l’accident. On se rejoint quelque part en eux. Ce sont nos lieux communs au-delà des affects. On ne se dit rien et pourtant, il s’agit d’un vrai dialogue, car il y a une communication dans laquelle on ne peut que se rejoindre.

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Bestiaires. Après des lectures minutieuses, patientes, fruit de la curiosité (inassouvie), des bestiaires classiques : Bestiaires du moyen âge (Pastoureau), Bestiaire du Christ (Charbonneau-Lassay), Le bestiaire du Pape (Paravicine Bagliani), Le Physiologue (Bestiaire spirituel à l’usage des chrétiens d’après la transmission arménienne), je tombe par hasard sur l’un des plus célèbres et des plus denses micro-bestiaires qu’on puisse imaginer : « En envoyant les Douze, Jésus leur dit : « Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme des serpents et purs comme des colombes » (Matthieu, 10-16). En seulement une phrase, nous sommes en présence d’un portrait saisissant de la condition humaine et spirituelle à travers quatre animaux : une brebis incarnant la vulnérabilité, l’innocence et la confiance du disciple face au monde ; un loup qui représente le danger extérieur, la violence et l’hostilité de la société ou des forces contraires ; un serpent, symbole millénaire de ruse, détourné positivement en l’occurrence pour signifier la prudence, l’intelligence tactique et la lucidité nécessaire pour éviter les pièges sans faire de mal ; un colombe pour évoquer la pureté, la droiture d’intention et la paix intérieure, veillant à ce que la prudence du serpent ne devienne jamais de la malveillance. On dirait un manuel d’équilibre moral : l’intelligence du serpent doit guider la douceur de la colombe pour permettre à la brebis de survivre au milieu des loups.

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Mémoires de nos pères. Les actuels réseaux propriétaires de « la gauche© » administrent, représentent et veillent à la gestion « du bon côté de l’Histoire© » (avec majuscule, SVP). Quel charabia ! Il faut avoir fréquenté des manifs, des fêtes du parti (par antonomase, et je ne pense pas à l’italien ni au français seulement !), des concentrations dans les années 70 du siècle passé pour constater l’énorme précipice qui sépare tout cet univers-là d’aujourd’hui. Le souvenir de l’immense fierté de voir flotter les pavillons de la Chine Populaire – qui aurait pu imaginer, à l’époque, le véritable sens du « bond en avant » qui conduirait ce pays, de la « longue marche » à la tête du monde, par son développement, sa technologie, par l’irruption à l’intérieur de ses frontières du vrai « progrès social » ? – de l’imposante URSS, de visiter le stand de Cuba et celui de la RDA, avec la puissance sonore des fanfares et la force des chants, l’enthousiasme qui suscitait le Viêt Nam héroïque et victorieux. On était un tiers du monde sur une étendue géographique qui faisait rêver. Près de se sentir invincible par le seul fait de se fréquenter. Le peuple au vrai sens du terme, la fraternité des camarades. Le tout en bonne tenue et le sérieux des discours des dirigeants. Rien à voir avec le ramassis beuglant de déchets wokistes de nos sociétés progressistes « occidentales », formatées sans retour en arrière, résultat d’une imprégnation profonde, totale et souvent irréversible des cultures, des modes de vie, des structures économiques et des imaginaires du monde par les modèles issus du cloaque angloaméricain.
Ingérence intérieure, colonisation extérieure, infiltration, enlèvement, assassinat, ingénierie sociale, tout est bon pour prendre le pouvoir là où il est faible, ou affaibli, et le maintenir, une fois occupé. C’est le cas de la version espagnole du « progressisme » sanchiste, amoncèlement d’agents plus ou moins déguisés du mondialisme sorosiano-sioniste rapidement converti en facilitateur de la néolibéralisation forcenée de la société (c’était sa mission !) en poussant des cris d’orfraie contre les dangers d’un fascisme chimérique, car historiquement vaincu, et dépassé, inexistant au-delà du terme employé comme insulte entre des gens du même bord, pour mieux cacher les dégâts de la politique concrète qu’ils appliquent. Parfois, dans ce monde néolibéral-sioniste sans pitié, où règne la loi du plus fort, du plus malin, du plus vicieux, du plus voleur, du plus menteur, du plus cruel, un petit miracle redonne de l’espoir : des gens courageux dénoncent les crimes quotidiens commis sans relâche par les fous furieux de Tel-Aviv, de Washington, de Bruxelles. Dans nos contrées droit-humanistes, démocratiques, férues de justice et d’égalité, on aimerait entendre partout dénoncer le génocide gazaoui, ce qui n’est pas le cas. Ou très rarement. Dans Prismes (1955), Theodor Adorno affirmait qu’« écrire un poème après Auschwitz est barbare ». Peut-on encore tout simplement être " humaniste ", après Gaza ?

Nouvelles du front. Je me demandais par quel tour de passe-passe l’appareil sanchiste pourrait faire gagner son champion aux prochaines élections de novembre. Le gouvernement auto-intitulé socialiste ayant été discrédité par les gouvernements du Big Boss depuis la motion de censure de 2018 et ses candidats potentiels étant plutôt ectoplasmiques, cela me paraît acrobatique. Pour le PP et le parti VOX, il y a toujours la tarte à la crème du retour au franquisme de la main de la droite et l’extrême droite, mais les nervis du sanchisme fanatique qui tapent dur contre les média critiques, les juges (finalement, indulgents avec eux : amnistie, pardon, oubli de chacun de leurs méfaits ab initio de la transition vers la démocratie) et contre toute forme de critique adressée à leur corruption ininterrompue, rampante, progressive, trouvent de moins en moins de place sous le tapis volant bassement électoral de la défense de la veuve et de l’orphelin. Le prétendu soutien à la cause palestinienne (les cadavres de Gaza !), purement verbal, n’est finalement que du pipeau : les affaires avec l’entité sioniste continuent, les ambassades des deux côtés se portent bien. Merci. Cependant, je crois qu’ils sont en train de se tirer une balle dans le pied en attisant sans discernement le mouvement du syndicat de locataires (Sindicatos de Inquilinas e Inquilinos) et des plateformes « citoyennes » de campeurs étrangement financées. Après l’inaction gouvernementale, absolue, dans le secteur depuis des années, ce mouvement semblait subitement devenir un acteur politique incontournable de la crise du logement dans le pays. Mais l’appareil de propagande du parti socialiste semble avoir complètement perdu les pédales pour complaire à son électorat. « Bas les masques ! On est pour les familles ou pour les fonds vautours ! » hurlait à la tribune sa porte-parole. Le lendemain, rétropédalage fulminant. On découvrait que son mari figurait à la tête d’un holding familial dans l’immobilier, aux ramifications au Panama, qui procède à des expulsions de locataires et qui a bêtement oublié de s’acquitter de ses obligations fiscales (l'impôt sur les sociétés) les cinq dernières années. Pour ce qui est des campeurs sur La Puerta del Sol, le ministère de l’intérieur laisse pourrir la situation espérant que la population se mettra sagement en rang pour prendre conscience de la responsabilité de l'opposition dans cette crise, comme il se doit, et qu'elle votera, le moment venu, contre les fachos coupables de tout. Si vous voulez occuper les lieux emblématiques du centre-ville, manifester bruyamment, faire du bruit médiatique, la presse affidée et les autorités vous offrent carte blanche. Mais au moment où ils se sont mis au parlement à taper sur « les fonds vautours » en vociférant, eux, qui se foutent des petits porteurs comme de leur première chemise et qui comptent dans leurs propres rangs un nombre plus que respectable de propriétaires et maxi-propriétaires dans le secteur, l’opinion semble prendre l'affaire à la rigolade.
On a l’impression d’assister au déroulement du même vaudeville : on est farouchement féministe mais on ferme pieusement les yeux devant les nombreuses maisons closes qui fonctionnent à plein régime pour arrondir les fins de mois de beau-papa ; leur prédicateur officiel, miroir moral de la gauche©, roucoulant comme un pinson, se vante de faire preuve du détachement matériel le plus pur et le plus altruiste qui soit, et le voilà qui apparaît soudain paré de bijoux, de colliers et de montres, charpenté comme une Castafiore… Faut-il s’étonner qu’un commando de la bande ait rendu la vie impossible à une juge chargée de l’instruction de l’affaire de cette espèce de merlan frit du frère musicien du Boss ? Que le parti même soit à deux doigts de connaitre la mise en examen par financement illégal ? Qui sait ce qui pourra se passer le 29 novembre ? On finira peut-être, en majorité, par aimer nos bourreaux. On voit bien des électeurs continuer à voter, imperturbables, pour les sinistres politicailleurs qui ont détruit, méthodiquement, au profit d’intérêts étrangers et de lobbyistes de tout poil, le pays, ses communautés autonomes, sa population et son mode de vie.
Ruinée par des crapules otanistes qui travaillent pour l’« étranger », l’Espagne est une démocratie partitocratique entre les mains d’une oligarchie vérolée, une tyrannie financière qui repose sur la propagande et la corruption. Le pouvoir se défait donc, par les politiques concrètes qu’il applique mais, par là même aussi, il se fait. Il se fait dans la mesure même où il semble s’effilocher, se lézarder, partir en poussière. Tout repose sur un simple « récit » qui remplace la réalité. Mon « récit » contre le vôtre. Au diable les faits « bruts » ! L’essentiel est le pouvoir caché qui contrôle le flux des récits. Et le mot fatidique apparaît : le complot ! Tout argument sera réduit aux cendres complotistes. Si le bien-fondé de l’argument apparaît un jour, tant pis, ce sera trop tard. On rejoint ici la théorie de la main invisible, chère au libéralisme historique, sauf que la main n’a rien ici d’invisible, elle est, au contraire, on ne peut plus visible. Mieux encore, elle ne fait rien pour se cacher. Le pouvoir encourage l’affrontement et le désordre. Il les subventionne même, et pourtant, il ne les subventionne pas pour lui-même, il n’est pas fou (ni de gauche© ou encore moins d’extrême gauche©), il les subventionne pour SON ordre propre à lui dont il est le fondement, au maintien duquel il concourt malgré son apparence radicale. L’ordre par le désordre, voilà la formule. Désordre politique, mais aussi moral, social, culturel. Autant que possible, le pouvoir s’emploie à brouiller les cartes, à priver les individus de leurs repères coutumiers. L’objectif est de les déstabiliser, de les rendre étrangers à leur propre environnement. La réalité les fuit, leurs sens sont anesthésiés. Ils ignorent d’où ils viennent et où ils vont, ils ne savent même pas, bien souvent, de quoi on parle quand on parle d'eux, précisément. Parfois, c’est l’émeute, les casseurs entrent en scène. Ou l’invasion du territoire, cachée cyniquement sous s’appellation de crise migratoire. Mais, là encore, qu’y faire ? L’obsession sécuritaire plane. Un même mouvement entraîne ainsi toute chose, seul le pouvoir échappe à l’universelle dissolution. L’individu se raccroche donc à lui, à ce « récit » riche en hyperboles progressistes bien construites, comme à une bouée miraculeuse pour contrôler tous les risques et endiguer toutes les peurs par le contrôle, la norme et la répression. C’est son seul recours, l’unique point fixe émergeant à chaque fois dans la tourmente, après chaque crise.



dimanche 27 septembre 2026

Après les djihadistes, le covid, plus tard, les Russes, maintenant l’Intelligence Artificielle ! « On tourne en rond dans la nuit et on est consumés par le feu »



L’affaire Ariana Denise Harwicz. Je voudrais réagir à chaque vacherie sous forme d’article de G. Albiac, bouffi de suffisance comme à l’accoutumée, quant au caractère génocidaire ou non du martyre palestinien à Gaza. Il va sans dire que, pour G.A., malgré toutes les lumières de la Providence dont il est orné, il n’est pas clairement établi que l’eau mouille et moins encore que le feu brûle. G. A., indéboulonnable « penseur », ne pond ses articles dans El Debate que mercredi et jeudi. Sans questionner son abyssale culture, Dieu m’en garde, on pourrait dire qu’il s’agit, là, d’un philosophe à la petite semaine, puisqu’il ne partage ses cogitations que deux jours sur sept. Ses « analyses » nous alertent inlassablement du danger islamiste, alors que nous baignons aveuglément en plein dans l’islamogauchisme rampant. De temps à autre, quelques coups de pied de l’âne au pire des ayatollahs, J.-L. Mélenchon, affublé de tous les noms d’oiseau qu’on puisse imaginer. Mais passons. Ce qui nous intéresse, c’est son « analyse » de l’antisémitisme. Qui n’est pas une dissection objective, soit dit en passant, puisque les sémites ... C’est vraiment fatigant de revenir toujours aux mêmes poncifs à propos des « sémites », des djihadistes, du « pogrom » du 7 octobre ! Alors qu'il serait plus honnête et plus juste de compléter : « Après le pogrom du 7 Octobre... perpétré principalement par Tsahal ». Le journal Haaretz a levé le lièvre mais n’a trouvé aucun écho ni aucun relais parmi nos sommités intellectuelles, actives ou à la retraite. Un oubli, sans doute. Même Alain Bauer a affirmé que Le Hamas a été financé et créé par le Qatar, à la demande des États-Unis et d’ « Israël »… Alors, génocide ou pas… La Shoa/Catastrophe a bien eu lieu. À Gaza. « Shoah » est un terme inventé par Claude Lanzmann comme titre de son fameux film Shoah qui a été diffusé à l’envie à la télé et dans toutes les écoles de la planète jusqu’à plus soif, pour exprimer en hébreu « la catastrophe ». C’est le titre d’un article d’Alain Finkelkraut, dans Le Monde, il y a trente ans. Où il signifie, en parlant de Gaza d’avant le 7 octobre comme une catastrophe, que le génocide de date pas d’hier. Il a donc bien raison, G. Albiac, d’être obsédé par ce qu’il considère comme une progression de l'antisémitisme et l'islamogauchisme, cela veut dire qu’une bonne partie de l’opinion publique est capable de réagir. Et depuis bien longtemps. Sauf que pour « le 7 octobre », il n’y a pas eu l’avant et l’après, il y a bien eu le toujours pareil depuis 1948. Rappel pour mémoire : « Le génocide est un crime reconnu par le droit international qui désigne l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. » Alors, cent fois oui, il est clair que le peuple palestinien subit un génocide et que celui-ci est perpétré par l’entité sioniste, par des judéo-nazis (sic) comme les qualifie le chimiste philosophe juif de nationalité "israélienne" Yeshayahou Leibowitz. En assassinant des milliers d’enfants d’une balle en pleine tête ou en plein cœur, en faisant violer des hommes par des chiens, en pratiquant la torture sur des prisonniers détenus dans leurs infâmes geôles depuis des années sans le moindre procès, en privant les survivants d’eau, de nourriture, d’un toit solide et de l’aide humanitaire réduite à sa plus simple expression. Encore faut-il, peut-être, pour comprendre cela, faire partie des êtres humains dotés de ce qui s’appelle une tête équilibrée, ce qui n’est pas donné à tout le monde, hélas, surtout venant des prêcheurs professionnels issus du tout-à-l’égout universitaire. Tout comme le vociférateur FJL fut un mercenaire de la Conferencia Episcopal Española, l’ex-althusserien G. Albiac est une plume aux ordres de l’Asociación Católica de Propagandistas, déjà bien affaiblie par ses positions pro-israéliennes. Le lobby est en bien mauvais état, mais il faut dire que son niveau médiatico-politique est en crise. Ils ne peuvent plus faire face à l’effet de masse, qu’on peut illustrer par certains commentaires en dessous de chaque article. La supercherie des complices et des sionistes qui assimilent antisionisme et antisémitisme ne fonctionne plus.
Ariana Denise Harwicz​ a été boycottée pour avoir nié la souffrance des Palestiniens (négationnisme non coupable, celui-ci, au contraire de l'autre, protégé par des lois ?), pas parce qu’elle est juive. Parce qu’elle est pour des colons meurtriers et l’armée qui les protège, niant aux Palestinies la codition de victimes. Niant le régime d’apartheid, colonial, fondé sur la ségrégation, avec un nettoyage ethnique et un vol de terres, qui envoie des tireurs d’élite tuer des enfants de 5 et 6 ans, s’acharne sur les femmes et les enfants, comme l’ont dénoncé les médecins occidentaux bénévoles à Gaza. S’il fallait compléter la scène, il y a Gugusse avec son violon qui apparaît en compagnie de William le conquérant : F. Savater en personne ! Sa
prédication dominicale prône l’équilibre : « Aujourd’hui, Israël et sa politique au Proche-Orient sont devenus un prétexte inquisitorial (sic), un sujet qui ne sert pas à dialoguer et à développer de nouveaux arguments (re-sic), mais à écraser les adversaires dialectiques. Une tendance sinistre pour ceux d’entre nous qui connaissent l’histoire tragique du peuple juif. Plus nos adversaires sont mis au ban de la société, plus nous devrions faire preuve de délicatesse lorsque nous polémiquons avec eux, croyez-moi. » Délicatesse et tendre amour que l’entité sioniste prodigue sans cesse depuis qu’elle existe à tous ses adversaires, surtout femmes et enfants. Vous voulez « dialoguer et développer de nouveaux arguments » ? Contactez l’AIPAC, l’ACOM, voire, si la simple défense vous semble quelque chose de mou et que vous êtes plutôt baroudeur, la Ligue de défense juive (LDJ), le B'nai B'rith ou carrément le Betar. Au moins, ils n’ont pas, eux, de dangereux penchants inquisitoriaux, comme cette funeste et inquisitoriale islamogôôôche de nos malheurs.
Soldat de l'armée la plus morale au monde en lutte contre la menace islamiste :

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24 septembre. 49e anniversaire de mariage, ce jeudi. Hier, transports en commun gratuits. Aujourd’hui, menace de grève sauf le tram. De quoi perturber nos déplacements déjà assez propices au stress. La journée commence par un petit souci : un disjoncteur de prises qui saute sans qu’on arrive à en savoir la cause. C’est la quatrième fois en un mois. On téléphone à l’entreprise qui avait rénové l’appartement et on attend. Très belle journée, comme celle d’hier. Des tas de souvenirs. Je reprends un long moment Les deux étendards et quelques minutes, une très vieille Pléiade avec l’Odyssée. Courses assez lentement, après. Beau ciel bleu au-dessus de nous et tranquillité totale. Playa San Juan semble à l’abri du monde fou et incertain : on ne croise presque jamais de voyous, de clochards ou de punks à chiens. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait des caméras de surveillance sur le long de la plage. Pas question, après les courses, d’aller aux calanques pour cause de pentes trop raides pour nous. On se contentera d’une vue magnifique sur de multiples recoins, de bons gros rochers calcaires avec plein d’irrégularités typiques du terrain karstique, des dolines, des puits, des saillants et, au loin, des bateaux au mouillage. Et des pentes raides où s’agitent des sportifs et des cyclistes chevronnés (peut-être fous ?). Le phare, tout récemment restait accessible pour nous, mais à l’heure actuelle on préfère les surfaces faciles.

On n’est sortis manger dehors qu’une seule fois, après le départ des enfants. Sans réserver ni rien, au pif. Nous sommes passés, par notre apparence, dans la catégorie des habitués, pour qui l’on trouve une solution. R. avait appris d’un autochtone l’existence d’un restaurant à proximité qui prépare des spécialités au riz dans un cadre de détente, loin des attroupements touristiques. Il n’est accessible qu’après des semaines d’attente. On a laissé tomber, par morosité, une énième fois. On a pris une table à El Salitre, face à la mer. On demande une salade assez baroque, de la friture et deux verres de blanc. À côte, des gens de tout âge, tatoués. L’engouement pour le tatouage est relativement récent. Comme les mascottes et la prolifération du poulpe sur les cartes de tout restaurant qui se respecte. On en voit partout, du poulpe, des tatoués et des mascottes. Faut bien faire avec. Le dessert, nos petits cafés et nos glaces habituelles, on les prend ailleurs. Conseillé par M., je rouvre un Boulgakov, Le Maître et Marguerite, mais je ne me laisse pas tenter par le diable, moi. J’avais complètement oublié ce roman dont je relis rapidement la fin car je n’ai pas envie de m’éloigner ou me distraire de mes « études rebatiennes ». Cela avec la vue sur l’ensemble de terrasses blanches échelonnées, que j’appelle « notre Santorini miniature », à l’est de nôtre balcon. Plus loin, entre chaque bloc d’immeubles, quelques fragments de mer calme où les rares embarcations ne bougent jamais. S’y trouve aussi un vieil édifice rénové orné du nom de GOYA à son sommet, une sorte de silhouette flottante comme celle de l’emblématique Taureau Osborne, mais adaptée à l’immobilier.

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Souvenir de Bordeaux
. Dans une artère importante de Bordeaux, Cours du Médoc, on trouve en sortant de la rue Gaston Marchou, le nom commercial et les enseignes superposées d’un « bar restaurant maritime » fermé depuis longtemps dont les lettres peintes semblent défier le temps. Passant à côté très souvent, je me souvenais, voyant cette façade parlante, d’un beau livre (Roland Mortier, La poétique des ruines en France : ses origines, ses variations de la Renaissance à Victor Hugo, Droz) que j’avais lu pour travailler quelques textes de Claude Simon, qui considérait que le temps et les mutilations confèrent aux édifices et aux choses une « majesté durable » que l'état neuf ne possède pas (Claude Simon. Album d’un amateur, Rommerskirchen, 1988).

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« L’hystérie russophobe occidentale, qui fantasme sur le désir d’expansion de la Russie en Europe, est tout simplement risible pour un historien. Le choc psychologique qui attend les Européens sera la prise de conscience que l’OTAN a été créée non pas pour nous protéger, mais pour nous contrôler. Notre russophobie n’a rien à voir avec la Russie elle-même. C’est un fantasme, une pathologie des sociétés occidentales, un besoin interne d’imaginer un monstre russe.  Quand ils parlent de la Russie, les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne ou de la Suède parlent avant tout d’eux-mêmes. La russophobie est, sans aucun doute, une pathologie. Mais surtout, la Russie est devenue un test projectif impressionnant. Son image est similaire au test psychologique de Rorschach. Le sujet dit au psychiatre ce qu’il voit dans des formes aléatoires ou symétriques. À ce moment-là, il projette des traits profonds et cachés de sa personnalité. La Russie est notre test de Rorschach ».  Source : https://brunobertez.com/2026/09/08/on-devrait-faire-du-todd-plus-souvent/ 

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Émanations de fumier. Les manipulations du fumier lors de sa collecte, de son transport et stockage doivent être limitées au maximum pour ne pas aérer la matière au risque d’accélérer la dégradation de la matière sèche. Règles de stockage et d'épandage du fumier.

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« Le combat est père de toute chose, de toutes les lois ; les uns, il les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, il les fait esclaves, les autres, libres. », Héraclite, Fragments, 53, trad. Jean-François Pradeau, Garnier-Flammarion

 

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