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dimanche 8 mars 2026

En tombant, l’arbre a écrasé le bûcheron qui venait de l’abattre.

 


Des milliers de soldats, des centaines d’avions, deux porte-avions. Face à l’Iran, le plus gros déploiement de forces américaines depuis 2003. Nos médias n’en peuvent plus, nos journalistes sont au bord de la syncope, de l’orgasme : la main dans la main, Netanyahou et Trump, son servile laquais, veulent effacer une fois pour toutes l’Iran de la surface de la terre. Il faut avouer que l’initiative de ces messieurs d’attaquer l’Iran laisse pour le moins perplexe. Cette assurance d’imposer la paix et la démocratie par les bombardements fait penser à ces antifascistes qui « luttent contre la haine » en lynchant à grands coups de pied dans la gueule ceux qui ne pensent pas comme eux. Constatation de fait : qu’il vote pour un démocrate ou un républicain, le peuple américain finit toujours par élire un Netanyahou. Et voilà encore une fois l'exactitude du dicton chinois selon lequel ce serait la queue qui remue le chien, et non l’inverse ! Le but de cette guerre, comme celle en Syrie ou en Lybie, n’est pas de vaincre l’adversaire, une victoire suivie par une occupation, comme en Corée, au Japon, en Allemagne, en Italie, aux Philippines, mais de faire sombrer l’adversaire dans le chaos afin qu’il se détruise lui-même dans des guerres fratricides, comme en Irak, Lybie, Syrie, Somalie etc... On est en plein dans la séquence impériale américano-protestante et dans la séquence sioniste du Grand Israël, cauchemar, rêve pesant où à peine 10 millions d’ « Israéliens » armés jusqu’aux dents éliminent 5 millions de palestiniens affamés et sans armée, et viennent à bout de 90 millions d’Iraniens.

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« Trump et sa bande d'imbéciles, d'ivrognes, d'idiots, de sorcières, de sodomites, de pédophiles, de cabalistes, de lunatiques, d'étrangers, d'usuriers et autres ordures ont assassiné l'honorable martyr, le grand ayatollah Ali Hosseini Khamenei, leader de l'Iran, qu'il repose en paix. » El imperio Epstein contraataca, Perrin Lovett

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Qui pleurera Ali Khamenei ? se demande la très guindée Cantatrice chauve de service du Camp du bien, id est, de l’empire … On est déjà au moins deux avec Mr Perrin Lovett et, j'imagine, bien plus que ça à travers le monde ! L’article de cette star de l'opinion de droite espagnole est une belle illustration de toute la mesquinerie de journaux se prétendant objectifs et indépendants, et lus par des ahuris qui se prennent pour « des intellectuels à qui on ne la fait pas », des penseurs, des analystes ou des experts lucides, expérimentés et critiques, qui ne se laissent pas berner par des discours idéologiques, des manipulations médiatiques ou des fausses évidences, alors qu’ils ne sont que des moutons se laissant doucement tondre. Le lobby exige d’être cajolé par la droite, par la gauche et, particulièrement, comme dans le cas présent, par les ex-gauche qui se réclamaient précédemment du socialisme ou du communisme, et qui s'en sont éloignés pour adopter des positions situées au centre, à droite, voire à l'extrême droite qui, bien que décriée, reste relativement protégée : l’oligarchie a toujours besoin d’épouvantails politiques sur lesquels concentrer son tir afin de manœuvrer l’opinion. En revanche, ce même lobby est plus que jamais virulent avec ceux qui lui tiennent véritablement tête. Je me permets de revenir vers mes éventuels amis avec un vœu déjà formulé le 19 février 2024 : « Ceterum censeo Israel esse delendam » en lieu et place de la même formule proposée par un malin qui écrivait « Irania » au lieu du « Cartago » d’origine.

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Non à la guerre ! Un des principes fondamentaux du structuralisme est « l’arbitraire du signe », l’absence de tout rapport nécessaire et existentiel entre un mot et son référent. Je ne serais pas très ferme dans la défense de ce principe, car les noms qu’on donne à D. Trump et à l’inqualifiable Netanyahu ne sont pas le résultat d’un pur hasard linguistique. Ils évoquent parfaitement bien ce qu’ils évoquent. Les mots dont on les affuble, ces deux-là, servent parfaitement bien à les désigner. Comme disent les paysans, « ce n’est pas pour rien qu’on les appelle cochons ». Je rigole de bonne humeur quand j’entends notre Big Boss se proclamer fervent partisan de la paix refusant la demande américaine d’utilisation des bases de Rota et Moron pour des frappes contre l’Iran, côté cour, et « en même temps » comme dirait l’autre, côté jardin, envoyant sa ministre de la défense (« elle couche en uniforme, quelle rusée, celle-là ! » disait-il récemment à propos de cette ministre) amadouer l’ambassadeur amerloque. Course aux démentis, entre Donald Schtrumph et Sanschaise : Les Marx Brothers au Far West à revoir d’urgence ! Qui aurait pu deviner que P. Sanchez voulait jouer aujourd’hui un rôle similaire à celui de Chirac en février 2003, lorsque Dominique de Villepin, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en tant que ministre français des Affaires étrangères, a exprimé l'opposition de la France à l'intervention militaire en Irak plaidant pour le désarmement plutôt que pour la guerre !

Allez, soyons fair-play au moins une fois dans l'année, et pour Sanchez ... sans rancune :

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Leila Shahid (1949-2026) est morte, le combat pour la Palestine continue ...


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Bloc-notes à petits pas. Petite heure de balade hier après-midi sur le brise-lames de Fontarabie. Beau temps et appel surprise d’A. avant de prendre le train pour descendre de Paris. Beaucoup de déchets sur les blocs de protection (troncs d’arbre, menus débris divers) sans doute par suite des tempêtes récentes, et très peu de pêcheurs. En revanche aussi beaucoup de promeneurs. Ce n’était pas mal. La plage d’Hendaye, en face, était, elle aussi, très fréquentée par les promeneurs, endroit idéal pour promener son chien, mais cette « promenade avec chien » est une activité que je déteste. Au milieu de la nuit j’entends des oiseaux qui gazouillent, il semble que cela annonce le printemps, que bientôt il va faire beau. S’il faisait mauvais, ils chanteraient tout autant. On voit depuis quelques jours fleurir des jonquilles et des fleurs sauvages quand on rentre des courses traversant le jardin public Alai Txoko. Des travaux divers dans les villas alentour qui sont loin d’être terminés. Des voisins affairés passent le karcher sur les tuiles. Vers seize heures, on rejoint le centre-ville pour notre café en terrasse. Frisquet encore, à l’extérieur, on préfère finalement s’installer comme d’habitude. À la terrasse extérieure, des gens discutent en arabe avec un oriental (?) présent dans le chantier du restaurant coréen exotique dont on annonce l’ouverture « prochainement ». Ce restaurant occupe une surface immense, une ancienne succursale de banque et d’autres magasins plus petits, disparus depuis longtemps. La reprise des locaux pour démarrer une salle démesurée de ces caractéristiques risque d’être suivie de fermeture inéluctable. D’autres tentatives antérieures ont déjà échoué. On se demande si ces gens, avant de risquer (bêtement ?) leur argent, se font conseiller ou font collecter et analyser des données à propos du secteur, des consommateurs et des concurrents pour évaluer la faisabilité d'un projet pareil, valider l’idée, etc., avant de se lancer. La restauration bon marché connaît une forte concurrence et celle de qualité a pratiquement disparu.


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Discuter autour du pot. Les rares fois où une discussion à laquelle j'assiste aborde les événements à Gaza ou en Iran, j'attends ou je devine presque systématiquement les mêmes clichés. La bande de Gaza d'avant le 7 octobre n'était qu'un cloaque peuplé de terroristes assoiffés de sang et l’Iran sous les bombes de la civilisation, une sorte d’Afghanistan avec des Talibans encore pires. Indiscutablement, les médias et la paresse intellectuelle font remarquablement bien leur travail. Quelqu'un aura-t-il pensé à prévenir Netanyahou et Trump qu'il était inutile de mettre le Proche-Orient à feu et à sang et de risquer un conflit mondial pour détourner l'opinion publique de l'affaire Epstein ? En réalité, ladite opinion se contrefiche des ignominies des puissants, comme d'à peu près tout, hormis son train-train quotidien. Cela dépend vraiment du milieu que vous fréquentez. Autour de nous, et souvent, sinon à contrecœur en glissant quand même que « Israël » est une démocratie, mot valise pour décliner toutes les variétés de la bienpensance préemballée, Gaza est considéré un pays sans chance, mais plus rarement comme un vrai pays martyr, malmené et meurtri depuis l’installation des « Israéliens », grand remplacement s’il en est ! C'est plus mitigé encore pour l'Iran. Sa civilisation est en effet reconnue, à contrecoeur ou pour la période de l'empire perse, mais supposée être retournée à des âges sombres par rapport à nos « lumières ». On ignore que ce pays forme beaucoup d'universitaires et d'ingénieurs de qualité, alors qu'on en entend beaucoup parler quand on évoque le sujet de l'arme nucléaire, ce qui implique forcément un certain niveau de qualification. Nous sommes tellement bombardés par les bêtises des médias que la modération devient impossible. On finit par choisir exclusivement l'opinion pour laquelle notre raison penche un peu plus, en fonction de nos préférences, dans de nombreux domaines simultanés, et on se convainc en choisissant ce qui nous arrange en puisant dans les sources qui nous sont gentiment proposés par nos maîtres.

Quand on est confronté à ce qui donne le vertige on cherche à se mettre à l'abri, on recherche la sécurité sans contradiction. Les lois de la physique s'appliquent à tous, quel que soit le QI, parce qu'elles existent, elles, et qu'elles sont universelles ; les lois de la manipulation mentale, si elles existaient, interdiraient aux méchants d'agir et de persévérer dans leurs manœuvres maléfiques. Suffit de voir la qualité du personnel politique européen pour retomber rapidement dans la déprime. Comment ils sont arrivés aux commandes, ces gens-là ? Grâce à des campagnes médiatiques stupides. Il est évident que ce Merz, ce Macron, ce Starmer, ce Sanchez sont des cervelles creuses sans idéologie connue déclarée, objective, informée, simplement personnelle, puisqu'on la leur procure par le biais des myriades de conseillers et qu'ils s'en contentent, heureux de croire que « les gens » leur veulent du bien, même si leur « popularité » démontre l'exact contraire.  On aurait du mal à citer en Europe une seule loi réellement destinée à faciliter la vie « des gens » depuis cinquante ans de bureaucratie folle. Et l’empire est devenu fou. Ce Trump qui fait des discours enfantins avec une stupide casquette blanche devant le monde entier, sans qu’on distingue bien ses traits, c’est quoi exactement ? De l’IA ? Un acteur ? Sont-ils réels, tous ? Sont-ils des acteurs dans une comédie écrite par les lobbys sionistes ? Assiste-on à la meilleure des cérémonies des Goya ou des Césars ? Sont-ils des êtres vivants ? Ce pitoyable étalage de nullités politiques ressemble comme deux gouttes d’eau à l’autre du show-biz grassement subventionné, dans les deux cas ils s’auto congratulent pour des navets inregardables. Si on avait un tant soit peu de dignité on ne consacrerait pas son temps à tant de bassesse. Pathétique serait un euphémisme pour ce qui est la marque d’une fin de civilisation.
L’Iran a détruit des réserves d’armes stratégiques des US dans des pays comme l’Arabie Saoudite, Oman, Koweït, le Qatar. Il a également atteint la base britannique de Chypre censée aider les US dans leurs attaques. Ils ont abattu des avions. Ils ont ciblé le porte avion USS Gerald Ford avec des missiles hypersoniques et une floppée de drones. Le successeur pressenti de Khamenei ne croit plus à la doctrine de l’interdiction de l’arme atomique, son assassinat n’a servi qu’à supprimer une voix de sagesse et d’expérience. La réponse iranienne sur « Israël » utilise un cocktail d’armes de toutes sortes, ses villes servent de zone de test d’anciens stocks d’armes, mêmes les abris ne sont plus sûrs. Après avoir simulé son assassinat, le sinistre Netanyahou a finalement fuit quelques jours vers l’Allemagne. Trump annonce que la guerre va durer un petit plus longtemps que leur petit faux coup d’état au Venezuela, il aurait demandé des pourparlers pour des négociations que les Iraniens, qui en ont marre de ces micmacs de traîtres, ont refusé. Le détroit d’Ormuz est fermé officiellement, sauf aux Chinois et aux Russes, par une annonce des gardes de la révolution, action qui touche également l’économie Iranienne mais affecte au moins le cinquième du commerce mondial. Le Qatar annonce l’arrêt de sa production de gaz pour un cas de force majeur et les prix ont augmenté de 50% ces derniers 24 heures et ce n’est que le début. Le Yémen et le sud Liban se sont officiellement joint au conflit. Les premiers gardent le golfe d’Aden et projettent d’étrangler d’avantage le trafic maritime. Les Libanais attaquent les colonies au nord d’« Israël ». Le bilan réel en soldats US tombés est actuellement loin d’être connu, les chiffres officiels sont loin de la réalité. L’Arabie Saoudite a arrêté des agents du Mossad sur le point de commettre des attentats sur leur territoire. Ouf ! Je ne vois vraiment pas comment qualifier tout cela de victoire israélo-américaine ! Au mieux, ce n’est que le début d’un conflit majeur. Par ailleurs, le seul dôme de fer fonctionnel et celui des médias en occident.

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 Gala des Césars, des Prix Goya, les Academy AwardsCela paraitra peut-être exagéré à certains, mais quand même... à bien y réfléchir, qu’est devenu le cinéma depuis qu’il a été récupéré par la puissance industrielle yankee ? Chaque fois qu’un individu s’installe dans un fauteuil de cinoche (cinéma-moche), il n’en est pas conscient mais il s’auto inflige un traitement à l’Orange mécanique, la fameuse séquence où le personnage principal, Malcolm McDowell alias Alex Delarge, immobilisé sur un fauteuil, paupières maintenues ouvertes, se voit obligé de mater une litanie d’images plus ou moins violentes et anarchiques. Méthode de lessivage de cerveau imaginée par l’auteur du livre du britannique Anthony Burgess. La seule différence aujourd’hui, c’est que le sujet/assujetti, s’y installe de lui-même et à la place des fixations et écarteurs de paupières, il a son litre de popcorn, sa glace à sucer ou son coca-cola, qu’il il paye cher, de surcroit. Les organisateurs du Grand Lessivage de cervelle ramollie ne pouvaient mieux imaginer. Beaucoup répondront qu’on peut quand même se faire plaisir ! Et ils auront raison. Mais pourquoi sommes-nous devenus aussi accros à ces offres culturelles alors que nous subodorons tous que sous chaque produit « offert » gît bel et bien une machine redoutablement efficace pour formater, conditionner, téléguider, crétiniser et dénaturer ? La profonde humaine nature est sans doute câblée selon la recherche sans fin du plaisir, de la jouissance et de la diversion. Toute l’industrie du divertissement repose là-dessus ainsi que celle de l’économie basée sur la jouissance d’objets (R. Girard). Pourtant, se passer de tout cela est tout à fait faisable, bien qu’extrêmement difficile. Si demain internet venait à disparaître, l’humain ne retrouverait pas facilement le plaisir inouï de la contemplation des beautés du monde. Encore faudrait-il qu’il se rappelle qu’il a des yeux.

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 L'ALLIANCE EPSTEIN Juan Manuel de Prada

L'Alliance Epstein n'a pas atteint ses objectifs avec l'agression de l'année dernière (où l'Iran les a intimidés par sa réponse) ni avec la récente insurrection « féministe » contre les ayatollahs (en réalité un drapeau plus faux que Judas ourdi par la CIA et le Mossad), Elle tente donc maintenant pour la troisième fois avec cette « attaque préventive » qui alterne la destruction des arsenaux iraniens (qu'elle croit avoir localisés) et les hécatombes les plus bestiales. Mais si elle s'est trompée dans ses calculs et que l'Iran stocke des armes dans des endroits inconnus, Israël subira des dommages dévastateurs.

L'« attaque préventive » de l'Alliance Epstein est menée par une hyène assoiffée de sang et un charlatan devenu sa marionnette, après avoir été filmé en train de violer des fillettes. Le charlatan devenu marionnette a remporté les élections en se présentant comme un promoteur de la paix et en promettant de mettre fin à toutes les guerres latentes ou déclarées que ses prédécesseurs avaient déclenchées. Nous savons maintenant que cette campagne était en réalité une supercherie des mêmes chiens « néoconservateurs » qui avaient contrôlé les mandats des républicains et des démocrates au cours des décennies précédentes et qui, pour passer inaperçus, s'étaient alors déguisés avec les colliers du populisme le plus fanfaron et le plus bruyant. Ainsi, avec un charlatan devenu la marionnette du sionisme après avoir été filmé en train de violer des fillettes, les « néoconservateurs » peuvent continuer à commettre les exactions de toujours, mais sans aucune gêne.

Bien sûr, la justification première de « l'attaque préventive » de l'Alliance Epstein - le programme nucléaire iranien - est, tout comme les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, un prétexte grossier pour dévaster une nation qui ne se plie pas aux desseins sionistes et ne se résigne pas à être asservie (si l'Iran possédait réellement des armes nucléaires, personne n'oserait lui faire de mal, tout comme on ne fait pas de mal à la Corée du Nord). Et, bien sûr, la deuxième justification de l'« attaque préventive » - favoriser  une « démocratisation » du pays - est une farce pour les attardés mentaux : aucune des guerres menées au cours des dernières décennies par l'anglo-sionisme n'a favorisé la « démocratisation » des pays attaqués, mais plutôt le pillage le plus rapace de leurs richesses et la dévastation de leurs défenses matérielles et spirituelles ; et dans tous ces pays, des régimes islamistes ont ensuite été mis en place, qui ont massacré les communautés chrétiennes qui y étaient établies et provoqué des avalanches migratoires qui ont favorisé l'effondrement du cadavre européen et sa conversion en une mare de grenouilles génuflexes et cipayes. Naturellement, cette guerre aberrante provoquée par l'Alliance Epstein ne fera qu'aggraver encore ce processus dégénératif. Comme l'écrivait avec ironie le défunt Epstein, alma mater de l'Alliance : « C'est ainsi que le Juif gagne de l'argent... en laissant les goyim supporter le poids du monde réel ».



lundi 23 février 2026

L’enfer est vide : tous les démons sont parmi nous. Clichés et tics médiatiques. Cours de langue de bois

 


Clichés et tics médiatiques

Les tics et clichés favorisent la communication qui ne passe plus par les idées, mais par quelque chose d'irrationnel, de flou. Ils correspondent à des automatismes de langage, qui fluidifient le discours et la communication. Ces automatismes, ou expressions figées, sont les révélateurs de la paresse intellectuelle des locuteurs, qui ne cherchent pas à trouver l'expression ou le mot justes ou simples, mais se coulent et se moulent dans un conformisme de bon aloi. Les communicants et les journalistes se servent tellement de ces tics de langage que cela en devient un T.O.C. (trouble obsessionnel compulsif). Il n'est même plus question de politiquement correct, mais de facilité et de manque d'originalité.

Avoir confiance dans la justice

tous les politiques et les ministres prévaricateurs et sous le coup d’une inculpation le disent. Souvent accompagné de : je suis (reste) serein. Il est vrai que s'ils avaient affaire à la justice d'un autre pays, plus expéditive, lesdites personnes ne seraient pas aussi sereines.

 

Sauvagement assassiné(e)

nombre de journalistes emploient cette expression à propos d'un meurtre particulièrement sanglant. Il serait cependant étonnant qu'une victime soit gentiment ou doucement assassinée. 

 

L’avenir nous le dira

sauf que parfois l'avenir est bègue, ou même muet. Quand un journaliste ou un homme politique emploient cette expression, cela signifie qu'ils n'ont aucune idée de ce qui va se passer, ni comment va évoluer la situation.

 

FRANCHEMENT

Chaque fois qu'un homme politique prononce cet adverbe, attendez-vous à un gros mensonge ou à une énorme connerie ou incongruité.

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Instructions : Commencez par la case en haut à gauche, puis enchaînez avec n’importe quelle case de la colonne 2, puis avec n’importe quelle case de la colonne 3, puis n’importe laquelle de la colonne 4. Revenez ensuite où bon vous semble en colonne 1, pour enchaîner au hasard…

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L’enfer est vide : tous les démons sont parmi nous. Le débat sur l'avenir des élections législatives de 2027 en Espagne s'intensifie face à une série de menaces progressives, poussant certains analystes à s'interroger sur la pérennité du modèle sanchiste. Les préoccupations majeures portent sur l'intégrité des processus électoraux, fragilisée par la désinformation et la polarisation politique croissante.


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« Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent. » (Edgar Faure ?) Étrange besoin pour l’homme et la femme d’être jugés supérieurs par ses semblables. Par instinct naturel de domination ? Pour être craints, admirés ? Pourquoi des individualités manifestement abjectes, ignares, ignobles tendent-elles à faire savoir ceci ou à critiquer cela, à soutenir Machin ou à servir Chose, à couvrir des louanges de vrais crapules ? A-t-on besoin d’étayer d’autres plus vulgaires et plats que soi-même ou est-ce désir d’affirmation, de faire peur, de se sentir quelque chose sous la protection du groupe aboyeur, de se savoir protégé, ou, tout simplement, parce qu’on est (grassement) rémunéré ? Le concept de rémunération par une « forme de pouvoir » implique des avantages, monétaires ou non, des faveurs et de l’influence, qui découlent directement de l'exercice d'une fonction, de l’occupation d’un poste, d'un mandat politique ou d'une influence décisionnelle, au-delà, sans les exclure, d’un salaire ou d’une somme concrète d’argent. Cela englobe la capacité d'orienter des ressources ou de bénéficier d'avantages liés à la position occupée. Combien est lourde et importune, à l’heure où le commun des mortels souffre sous la nuit interminable d’une bande incompétente et corrompue, la pensée ubuesque des zigotos qui se prennent pour « malins » alors qu’ils ne sont que des preuves tangibles de la plus crasse bêtise humaine, de simples apparences de légitimité sociale, dans le dédain de toute une population qui les déteste en faisant semblant, comme elle le peut, de les approuver. L’avantage de la prolixité de cette troupe de courtisans, profiteurs et arrivistes de l'entourage politique et personnel proche du Fucking Big Boss, qui privilégie la flatterie, la loyauté aveugle et la défense à outrance de ses intérêts personnels à la pertinence politique, c’est que le flot de leur verbiage finit par provoquer la fatigue, l’indifférence et l’épuisement émotionnel, y compris de la part d’une quantité grandissante d’adeptes à la propre secte sanchiste. Dirty© Sanchez exige d’être gâté sans fatigue par des louanges inconsidérés : acquiescer à tout ce qu’il a fait et à tout ce qu’il a dit dans le passé, à ce qu’il fait et à ce qu’il dit aujourd’hui même, à tout ce qu’il fera et à tout ce qu’il dira à l’avenir, à tout propos, en toute occasion. Menteur avéré, versatile, inconstant et inconsistant, toujours opportuniste comme il est, on serait tenté de penser qu’ils n’ont pas la tâche facile, ses thuriféraires de métier. Que nenni ! En toute logique, la somme de ses mérites, vertus et capacités finit par balayer les obstacles et désamorcer les objections. Comme lui a asséné en pleine figue, sous des torrents de bave d’admiration, l’une des plus stupides ministres parmi les cruches sans anse du conseil, « tu es du bon côté de l’histoire ». Allez savoir ce que cela veut dire !

Certains socialistes normaux, tendance socialdémocrate vielle école et non pas tendance dirty, font preuve d’une capacité de jugement plus froide, plus sévère, plus sincère et plus claire : avec une telle tête pensante à la tête du gouvernement et au gouvernail du parti, ils vont dans le mur sans une chance de l'emporter. Pourtant, mettre électoralement hors combat un nuisible de cette trempe, ne sera pas tâche facile. Quand le pillage, lié indissolublement aux notions d’incompétence et parasitisme, devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit aux crochets de la société grâce aux ressources, au travail ou à la crédulité électorale de la collectivité, sans contribuer véritablement en retour, ce groupe finit par façonner pour lui-même tout un système juridique qui légitime son pillage, et un discours qui le valorise, le magnifie, l’exalte ou l’embellit contribuant ainsi à construire une légende autour du personnage et du parti, par une habile manœuvre capable de transformer une personne, même le plus malhonnête fraudeur, en figure exemplaire. C'est d’ailleurs un thème classique dans la littérature et le cinéma : le « brigand généreux » ou « l'escroc au grand cœur ». Le « bon dictateur » n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité, dans toute l'administration, entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables. Notre Big Boss à nous et, sans se limiter à son cas, on pourrait affirmer la même chose à propos d’une longue liste de leaders européens, intellectuellement plus costauds tout de même, à l’exception de Donald Schtroumf, le Boss parmi les Boss, le plus Grand, avec qui notre « Antonio » (ainsi baptisé par Mario Draghi en mars 2022) partage une somme de neurones négative pour embêter les gens instruits n’est qu’un charlatan social qui prétend, à l’aide d’un tas de panacées et avec toute sorte de rapiéçages, gommer les misères sociales par le seul miracle de ses promesses mille fois répétées. Et, cela va sans dire, sans faire le moindre tort au capital et au profit. N’est-il pas fascinant d'observer que, alors même que le discours du « gouvernement de progrès » s’en tient aux normes du capitalisme mondialiste le plus strict, ses partisans médiatiques et « culturels » (journalistes, youtubers, comédiens, écrivaillons, et.) se cramponnent comme des sangsues au wokisme, à l'hystérie climatique, à l’agenda 2030, à la déconstruction du récit (culte obsessionnel du « narratif », quel qu’il soit, sauf le leur, au prix d'écorcher la langue) tout en étant incapables d’agir avec droiture, de faire preuve de bonne foi, de s'autoexiger la moindre probité morale pour contrebalancer tant de fanatisme absurde et paralysant ?

Quand une bande d’opportunistes sans idéologie bien définie s’empare du pouvoir, la démocratie devient, comme jamais, plus que jamais, une illusion conceptuelle, un leurre. Cette perspective désabusée, clairvoyante, éclaire fortement la division violente de la société en dominants, dans la totale impunité, et dominés qui subissent plus ou moins en silence ou à voix basse, car augmenter le volume ne sert à rien, acceptant une participation purement symbolique qui ne fait que légitimer la contrainte. La démocratie, avec ses truculentes lois électorales appliquées partout selon les cas, les pays, les constitutions, les circonscriptions, que sais-je encore, apparaît comme le plus ingénieux mécanisme offrant aux dominés depuis qu’elle existe, le spectacle fabuleux de leur propre soumission. Le bulletin de vote n’est qu’un simulacre de puissance qui apaise le désir de dominer partant du mensonge : « une personne, une voix », assurant que chaque voix a le même poids et chaque électeur est un pilier de l’égalité politique. Voter deviendrait par miracle un acte de liberté, et non la légitimation de la domination, une dérive pathologique de la quête du pouvoir associée à la libido dominandi des pires canailles. Le succès de cette chimère « démocratie » réside dans la capacité à rendre la domination collective acceptable et même désirable. La stratégie d’« Antonio », par radicalisation des oppositions contrôlées d’ici 2027, organise une sacrément bonne stratégie : face, il gagne par une grande peur, une catastrophe lui tombant subitement du ciel, comme ce fut le cas le 11 mars 2004 pour son pote Zapatero ; pile, il gagne parce qu’il se fait élire par toute sorte de groupes, groupuscules, castes périphériques et fractions centrales par une mystique antifasciste toujours rentable car peu connectée au réel. L’élection de P. Sanchez reste une possibilité. Son programme économique qui consiste à tout promettre et rien donner, n’a rien de fondamentalement menaçant pour les oligarchies, en dehors du fait que la gâteau est à l'heure actuelle en miettes et que celles-ci se dépêchent de les ramasser tant qu’il en reste. Un programme sanchiste pourra toujours en laisser une petite partie à ses obligés mais, en réalité, pas grand-chose. Présider ce souk corrompu qu’est l’Internationale socialiste joue aussi très bien en faveur des oligarchies de tout poil.

Donc, son élection en 2027 reste tout à fait probable par rapport au système de l’élection du président du gouvernement. Obstacle non infranchissable, même s’il n’en gagne pas en nombre de suffrages, et l’hétéroclite mouvance Soros-wokiste, qui se déguise d'ultra-gauche, a démontré qu’elle savait se mobiliser à une législative, comme en 2023 ! Malgré tout, il est impossible de faire abstraction du fait que, dès son accession au pouvoir, l’ego de Dirty Sanchez a complètement explosé. Qu’en prime, en apparence, il ne plaise pas à Tel Aviv l’aide pour sa propre mise en scène sur le plan international, c’est certain. Mais il faudra compter aussi sur des facteurs imprévus. Et puis, le discours de toute la bande commence à être éculé. Les US risquent fort de s’effondrer sous les mâchoires des termites sionistes. L’Europe est finie. « Israël », qui aurait pu bénéficier de l'infection de son portable par le logiciel Pegasus, ne possède plus grand-chose sur lui et ce que l’entité sioniste ou la monarchie marocaine peuvent savoir de lui et qu'on ne sache pas, vu son instinct de survie, ne comptera dorénavant pour rien. D’autant que ces « pays » ne sont pas foncièrement appréciés sur la scène internationale, pour ne pas dire haïs. Et le moment venu, si la zone d'accumulation de déchets informationnels qu’on connaît comme « opinion publique » devait avaler d'autres couleuvres pour se soumettre encore, elle le fera. Mais quel culot, et quel talent, ce type, pour garder le cap jusqu’au bout !

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« Additionnez les bulletins blancs et comptez les bulletins nuls, ajoutez-y les abstentions, voix et silences qui normalement se réunissent pour signifier ou le dégoût ou le mépris. Un peu de statistique s’il vous plaît, et vous constaterez facilement que, dans toutes les circonscriptions, le monsieur proclamé frauduleusement député n’a pas le quart des suffrages. De là, pour les besoins de la cause, cette locution imbécile : Majorité relative – autant vaudrait dire que, la nuit, il fait jour relativement. Aussi bien l’incohérent, le brutal Suffrage Universel qui ne repose que sur le nombre – et n’a pas même pour lui le nombre – périra dans le ridicule. » Zo d’Axa, Les Feuilles

« On vous trompe. On vous dit que la dernière Chambre composé d’imbéciles et de filous ne représentait pas la majorité des électeurs. C’est faux. Une Chambre composée de députés jocrisses et de députés truqueurs représente, au contraire, à merveille les Électeurs que vous êtes. Ne protestez pas : une nation a les délégués qu’elle mérite. Pourquoi les avez-vous nommés ? » Zo d’Axa, « Vous n’êtes que des poires »

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Pluies bibliques d’hiver. Après un weekend de pluie ininterrompue à Bordeaux et avant un éventuel départ – je croise les doigts – pour Alicante sous d’éternelles précipitations, je saisis, ce lundi vingt-trois, l’occasion d’un semblant de repos pour taper quelques lignes avant la fin de février. La pluie devient quelque chose d’obsédant. Elle est toujours là sans une seconde de répit. Peu de chance, à la date de la fête du samedi quatorze, la Saint-Valentin, j’avais acheté un billet de loterie en cachette pour faire une surprise au clan et cela n’a rien donné du tout, donc, unanimité à table : « Les fêtes sous leur forme commerciale moderne, à l’américaine, faut se méfier. Que des conneries. » Menu préparé par N. pour un déjeuner qui nous laissera un souvenir durable : houmous, tkatskiki, merveilles au parmesan ; sauté de veau à l'ancienne : carottes et vin blanc, frites belges et une très bénéfique bouteille de pinot noir ; crème brûlée à la cardamome et au lait de coco ; financiers amande et coco à l’envie (là, c’est la main expérimentée de M qui a été à l'oeuvre) ; café de l'Alchimiste, le tout couronné par des discussions passionnées sur des sujets variés (politique, société, vie personnelle) en partageant un whisky bordelais dont je ne retiens pas le nom.

Sieste, avant de s’armer de courage et d’un parapluie pour une rapide visite en centre-ville et chez Mollat, se disant qu’on aurait peut-être dû prendre un canot de sauvetage pour ce foutu après-midi de pluie. Je raconte à N. une de mes visites à cette librairie, il y a bien longtemps. Presque cinquante ans ! Un soi-disant philosophe de la cuvée « nouveaux » dont la compétence, la crédibilité ou la profondeur intellectuelle ont été depuis rudement mises à l’épreuve, présentait son « livre ». Dépenser des sous pour acheter La barbarie à visage humain ! En prenanr du recul, quels fétides individus, les BHL, Glucksmann et compagnie, totalement discrédités, effacés de la mémoire collective, définitivement mis au rebut mais se voulant, déjà l’époque, des figures indépassables, alors qu’ils étaient marqués d’obsolescence au moment même de naître par la superficialité de leur pensée, plus médiatique que philosophique. Je ne remercierai jamais assez Paul Vidal-Naquet, avec Cornelius Castoriadis, entre autres, de nous avoir permis de prouver à quel point les élucubrations de ces messieurs, c’était de la merde. Âgés de vingt-trois, nous n’avions pas, à l’époque, entamé nos désillusions politiques. On n’en avait pas encore assez des partis, des courants, des tendances... Des nôtres comme de ceux des autres. On voulait se donner à soi-même un peu de solidité et d’existence. Nous filons à la maison sous le ciel gris. Je suis hypnotisé par la Grosse Cloche, fortement illuminée, brillant sous la pluie. On s’arrête un moment, rue Teullère, pour discuter brièvement avec l’un des responsables de l’Échiquier bordelais, club formateur au coin de la rue Buhan, qu’on avait ignoré jusqu’à cette date. De la pluie, encore de la pluie, toujours de la pluie. Trop de monde au tram. Le réaménagement de Stalingrad, travaux pour la création de jardins verts avec végétalisation et square géant, attirent mon attention sous les explications détaillées de N. La Garonne semble très fâchée, elle n’en est pas encore à déborder mais ça finira par arriver. Je préfère ne pas avoir pris le BAT3 (avant BatCub) pour la traverser. « Inor ez da ilegala », a-t-on bellement imprimé en basque sur une espèce d’imperméable d’un touriste, à côté, dans le tram. Sainte Marie-de-la-Bastide est complètement dans le noir. Elle était en travaux á l'intérieur, avant les fêtes de Noël. On arrive à la maison, finalement, pour une longue soirée à l’abri des intempéries.

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La démultiplication des sièges et des apparatchiks. Pablo Iglesias, passer de 65 députés à 4 en dix ans ? Je dirais comme Monsieur Loyal au cirque : « Oui, il peut le faire ! »  L’incohérence des marlous ayant ses limites, Podemos, parce que ses dirigeantes ont transgressé radicalement les normes de la logique, de la raison et du bon sens partagé, allant jusqu'à atteindre un niveau de non-sens total, a dégringolé du statut de champion du peuple et de l’antiracisme à celui d’antisémite – qu’il n’a jamais été – et de parti d’extrême-gauche – qu’il n’a jamais été non plus. Magdelon et Cathos, anciennes ministres du sanchisme, couinent et oublient que leur programme se réduit à traiter aisément de fasciste quiconque n’est pas d’accord avec elles. Et c'est tout ! Et ce « grand remplacement » gueulé à la tribune à s’en faire péter les cordes vocales par la légitime du Grand timonier ? Il n’y a pas à dire, une dirigeante de ce niveau-là, c’est structurellement toujours une andouille.

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« La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle. » Alexandre Soljenitsyne, Discours de réception du prix Nobel de littérature (1970/1972) intitulé Le Cri ou Vivre sans mentir

Le cas de ce jeune homme, c’est comme le cas de Gaza. Toujours cette inversion des rôles, des valeurs et du sens. À Gaza, les agresseurs sionistes sont les victimes et les génocidés sont les bourreaux. La conséquence logique de cette inversion c’est : bien fait pour les Gazaouis terroristes, islamistes, arriérés et bien fait pour Quentin Derinque catho-facho, nazi, ils l’ont bien cherché.

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vendredi 13 février 2026

Le bonheur dans le crime (à tous les niveaux)


Paraphrasant le Pessoa du Livre de l’intranquillité, « de la hauteur majestueuse de tous mes rêves », me voici à subir la réalité impériale, cuvée 2026, en la noble ville d’Irun. Il y a quelques jours, au restaurant du Casino, derrière son comptoir, la jeune serveuse pilotait sa clientèle avec ses habitués. « Vous avez vu la femme de cinquante-cinq qui a tué son conjoint de soixante-sept à Bilbao ? Et le garçon de quinze ans a qui a poignardé un autre à Getxo ? Et le mec qui a grimpé sur le toit d’un avion l’empêchant de décoller ? Dans quel monde de cinglés on vit ! » D’autres, à côté de notre table, manifestent de l’intérêt par la politique internationale. « Alors Trompe, y va t’y attaquer l’Iran ? Il est fâché avec tous ses copains. Celui qui lui a donné des millions pour qu’il soit élu, comment il s’appelle déjà ? Elon Mosque ! »   

Le bonheur dans le crime, titre d’une nouvelle célèbre de Jules Barbey d'Aurevilly, publiée en 1874 dans le recueil Les Diaboliques. Cela me fait établir, par association d’idées, un lien entre ce titre et notre réalité bien à nous, une comparaison entre la situation actuelle dans laquelle les élites pourries, qu’elles soient locales, européennes ou à échelle impériale explorent la possibilité d'un bonheur absolu et durable, The Great Reset, non pas malgré le crime, mais à travers celui-ci. Il n'y a plus qu'une issue pour l'humanité : se supprimer elle-même dans les plus vastes proportions. Il n'y a plus assez de place sur la terre pour la pullulation humaine. Les bêtes ont de plus en plus peur. Et les hommes ont de plus en plus peur d'eux-mêmes. La nature est saccagée. L'air est irrespirable. C'est une loi divine de salubrité que la haine grandisse parmi les hommes, pour qu'en les faisant s'entre-exterminer, ils rendent sa place à la belle et saine et silencieuse nature. Du Tchernobyl en friche partout et les USA et « Israël » de purs souvenirs … Il y a de l’ingénuité dans tout bonheur véritable !

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Jeffrey Epstein : tous-à l’égout ! raccordement obligatoire. C’est donc avec une délectation non feinte que la presse du jour, qui s’est toujours pincé le nez et les yeux sur le cas particulier pour chaque pays, balance à la foule des millions de documents du dossier Epstein, un bon petit lynchage qui l’exonère de sa malhonnêteté et de sa soumission passées. Enfin, passées, pas tant que ça. La presse mainstream va de manière forcée vers la vérité, mais avec des résistances, des blocages, des pudeurs de vierge. Les « complotistes » ou supposés tels, semble-t-il, n’avaient pas tort, alors ? Une chose semble positive, peut-être, c'est qu'il sera de plus en plus difficile de cataloguer automatiquement de complotiste toute dénonciation rationnellement fondée de systèmes ou de manœuvres manipulatrices. Halte, là ! Toute prudence semble insuffisante.

Et in Arcadia Ego ! 

N’attisons pas la haine, l’antisémitisme, le lynchage ! Dans l’affaire Epstein, les noms qui figurent dans le dossier, les ignominies auxquelles certains se sont livrés, ne feront faire sauter que quelques fusibles, vieux et usés, mais le manège ne s’arrêtera pas et rien d’essentiel ne se produira, tant les gens s’en contrefichent, trop occupés à surnager dans un quotidien qui se décompose. Ils deviendront encore plus individualistes en se justifiant avec la corruption du monde et encore plus indulgents envers leurs propres turpitudes à la lumière de l’exemple venu d’en haut. L'abjection des élites ne provoque pas de révolte, elle excuse presque tout pour la grande cause : l’instauration de la « société ouverte » programmée par les troupes à la solde des philanthropes autoproclamés. Je voudrais, si j’étais riche, fonder une simple feuille pour les gens que le dégoût de lire la presse subventionnée emplit, avec le sentiment de perdre leur temps, de s’abîmer les yeux et de se salir l’âme aux ordures et aux mensonges qui y sont complaisamment étalés. On lirait : aujourd’hui comme hier, les USA pratiquent le terrorisme comme ils veulent et les « Israéliens » se moquent de la communauté internationale comme ils l’ont toujours fait depuis 1948. Des crédits pour l’Ukraine en détresse. Offrons nos enfants à Arès pour stopper Poutine. Brûlons de l’encens à la gloire des Trois Grâces, CIA, Mi6, Mossad pour la chute des méchants ayatollahs. Au verso, pour fermer le numéro du jour, un discours verbeux, hypocrite et vide d’une ministre espagnole « de gauche » sur l’amélioration des conditions de vie « des gens ». J’utiliserais du papier toilette doux, non parfumé et sans chlore ajouté afin d'éviter les irritations cutanées. 
Le maire de New York, enfant, ne manquait de rien

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Ces gens-là, sans le soutien humanitaire, sur place, de la CIA, ni la solidarité du Mossad, ni le dévouement du MI6, sont aussi le peuple iranien


Les vautours ne sont pas loin... et se démasquent eux-mêmes !


Et là, encore un oiseau nuisible, pilleur de nids et prédateur des cultures 


En Iran, tout est possible pour ces espèces de carnassiers et prédateurs se nourrissant d'êtres vivants


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 « Prêts à passer les déserts et les ondes et chercher ailleurs d’autres mondes. » 

Louis-Ferdinand Céline


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Le mauvais signe n’est pas qu’une poignée de crétins ait eu le mauvais goût de se dénommer progressistes vers la fin du dix-huitième siècle. Le mauvais signe est que ces abrutis n’aient pas été immédiatement chassés à coups de pied au cul. Que de vies épargnées, que de ruines matérielles et morales évitées !

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Dans la société globale et inclusive en devenir, toute discussion tend à viser le plus petit dénominateur commun, d'autant plus réduit que la population est inhomogène, afin de ne léser personne ; d'où le nul intérêt et la vacuité des échanges. Les mots, quels qu’ils soient n’ont aucune valeur.

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« Le noble et l’ignoble sont les deux noms qui distinguent le mieux, à mes yeux, les deux races d’hommes qui vivent sur la terre. Ce sont réellement deux races qui ne peuvent s’entendre en rien et ne sauraient vivre ensemble. » 

Alfred de Vigny, Journal d’un poète

Élections régionales, dimanche huit, en Absurdistan. Résultat pitoyable pour le sanchisme mondialiste. En d'autres termes, Dirty Sanchez (© E. Musk) n'est plus le maître absolu, loin de là, comme le prétendait son laquais, l’incompétent ministre des transports, Oscar Ponts et chaussées, mais un vulgaire et assommant margoulin de la politique politicienne, au pouvoir depuis de longues, d’interminables, années. Sa biographie semble étrangère à tous les mouvements décrits par les moralistes. Il agit en toute impunité et sans conscience morale. Il semble en possession, en effet, d’un estomac particulièrement robuste, rudement armé pour désamorcer le scandale des activités dans les saunas gays et les maisons closes de son beau-père et en tirer parti, se voulant, en prime, le plus féministe d’entre les féministes ; pour réitérer des mensonges à répétition devant n’importe quelle caméra ou micro servilement tendu par les bons soins des laquais à ses pieds qui se conduisent en parfaits serviteurs de la plus totale stérilité politique et se font remercier généreusement en espèces en retour ; pour ignorer les mille et une affaires de corruption qui limitent les cas italiens d’il y a trente ans à de simples peccadilles, s’autoproclamant, gonflé d’orgueil et de vanité, le plus honnête parmi les purs ; pour faire entrer par la petite porte sa propre épouse, sans formation connue autre que celle de gérante des affaires de papa, proxénète de son état, ou faire recruter par favoritisme son frère, musicien de talent possédant des compétences, des capacités et des dons particuliers qui ne sont pas reconnus, valorisés ni mis en lumière par une société ingrate qui méprise le talent ; pour caser une ribambelle d’amis à des tas de postes importants de manière rapide, inattendue ou sans passer par les voies hiérarchiques normales.

Et un long etcétéra à faire vomir, couronné par son olympique mépris du Parlement, qu’il traite avec une morgue totale pour la bonne raison que cette institution n'a pour lui aucune valeur. Mais les maîtres du Pouvoir profond (Deep State clanique des Rockefeller, Rothschild, Gates et surtout des Soros, père et fils) aussi bien que les oligarques locaux du Pouvoir apparent qui l'ont à leur service exclusif semblent assez satisfaits de ses services, lui mettant une médaille en toc ou deux, voire une demi-douzaine, pour son comportement héroïque de rebelle officiel face au « danger fasciste », dans le but de s'amuser, sa soumission au Maroc, monarchie pourrie alliée préférentielle des trumpisto-sionistes, son attachement à Zelenski, etc. Sa sévérité avec « Israël » n’est que du trompe-l’œil, de la pure façade, les contrats de l’État avec l’entité sioniste sont en parfaite santé et les relations diplomatiques tout à fait solides. Je comprends maintenant le visage figé à la Chucky que montre ce farfadet surmaquillé à la tribune. Qui pourrait supporter les assauts impitoyables « des riches de la technostructure », sans montrer signe de faiblesse ou de renoncement ou sans que les yeux ne sortent de leurs orbites ? Non mais de qui se moque-t-on quand prétend que ce sinistre pitre et sa bande sont « de gauche » ? On peut être en accord ou en désaccord avec quelqu’un, qui plus est dans le domaine politique où tout est si fragile ; éprouver de l'hésitation, de la réserve, de la méfiance envers quelqu’un ou une certaine opposition avant d'accepter quelque chose, de prendre une décision ou de s'engager dans une action en compagnie de personnes qui vous semblent peu fiables, manquant de responsabilité ou provoquant un sentiment de malaise ou d'anxiété, incohérentes dans leurs comportements, qui ne tiennent pas leurs promesses et agissent souvent de manière insincère, évasive ou sournoise. Mais un tel degré de répulsion, si intense qui freine toute réflexion sereine, où les frontières entre l’aversion, l’horreur, le dégoût, la répugnance et l’écœurement bloquent le raisonnement au point de le neutraliser, je ne l’avais pas ressentie depuis bien longtemps, même pas à l’époque révolue de mes abhorrées trois Gorgones du Département de Philologie. Quel olibrius, espèce de concentré de Merz, Ursula, Macron et Starmer en méchanceté mais d’un gabarit intellectuel beaucoup plus bas, simpliste, superficiel et médiocre …

Flanqué souvent de sa vice-présidente, ministre des finances (!) agitée, bruyante, surexcitée, se comportant de manière hystérique par des gestes et des mimiques irrationnelles, souvent avec une connotation de ridicule ou d'exagération. D’une syntaxe déstructurée et sans hiérarchies, douée d’une faconde en rupture avec la logique rationnelle, elle s’emploie à fond, secouée par des gesticulation. Et d’autres du même acabit. Vous voyez le parcours personnel, sinon la gueule, de ses plus proches collaborateurs, les Koldo G., J. L. Abalos, S. Cerdan, F. J. Salazar et compagnie, et vous vous formez immédiatement une opinion sur la haute catégorie morale et la compétence irréprochable de ces individus, appelés aux plus hautes fonctions par leur éthique professionnelle et une ligne de conduite exemplaire alliant sens des responsabilités, bienveillance, et une expertise technique sans faille. Ces dons, si rares dans la vie politique, assurent intégrité, confiance, et respect des principes fondamentaux de la dignité humaine. Peu importe que le gouvernement démocratique soit le système politique le plus rationnel et le plus équitable. Ce qui compte, ce sont les compétences et les qualités humaines des gens qui accèdent au pouvoir grâce à ce système-là.
Qui a en lui un principe d’ingénuité, surtout quand on est jeune, doit le rendre de plus en plus ferme, sans le refouler par une espèce de honte devant les biographies et les comportements d’individus à couper le souffle. Normalement, vers la fin de sa vie, ce sont les sentiments non pas de honte mais de rage et d’impuissance devant l’impunité des autoproclamés « honnêtes par définition » qu’on éprouve comme inévitables, ceux qui laissent le plus de regrets d’avoir vu passer l’imposture devant soi sans l’avoir combattu par les réactions nécessaires. Quand on pense que c’est justement ces gens-là, « les honnêtes pas définition », l’engeance la plus pourrie qui existe, qui viennent donner des leçons de morale à tout bout de champ, la main sur les droits de l'homme, la démocratie, le climat et la justice fiscale équitable !

Alexander Soros avec papounet et quelques connaissances

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Nouvelles du front en matière de soins de santé. Lundi neuf février était le jour du rendez-vous de R. avec la docteure de famille pour l’évolution de son arthrose accélérée. Nous étions bien sûr en avance. Tout semblait prêt pour que le traumatologue puisse la recevoir et assumer une éventuelle prise en charge complète en vue de la restauration des articulations, largement touchées par l’usure. L’entrevue avec la nouvelle jeune docteure, compétente et motivée, capable de se pencher sur le cas de R. avec un intérêt non feint et de pure façade mais bien réel, avec une dose immédiate de bonnes ondes, a considérablement remonté notre moral de quelques crans. Déjà rentrés, R. recevait encore, à 20h15 !, un appel qui nous laissait rêveurs : la jeune docteure avait donné également un coup de pouce au mammouth de la bureaucratie sanitaire pour une prochaine révision chez l’urologue, ce charmant médecin économe qui semblait si content, en août dernier, de dériver R. vers l’avis d’un médecin privé, exerçant donc hors du système de santé public, pour le vaccin contre des infections à répétition, hautement dangereuses pour une patiente opérée d’une valve cardiaque. Ce dont il semblait se foutre comme de sa première blouse de travail. Il lui fallait faire du chiffre pour que les listes d’attente – un vrai scandale – s’amenuisent et après des mois d’anxiété et de moult analyses en chaîne, ce stakhanoviste de l’urologie a expédié l’affaire – infections à répétition aggravées – en quatre minutes et demie de verbiage pontifiant autour du vide. Il s’agissait de prescrire un vaccin et ce piètre engrenage du système public de santé n’a pas voulu. Point barre. Quant à mon dernier chapitre médical, rien à signaler. Mon gastroentérologue (bien utile, l’étymologie étudiée il y a un siècle !) semblait satisfait de me voir renoncer à la bibine, d’avoir réduit mon poids considérablement et de me savoir docilement prêt à une prochaine coloscopie. Comme j’entre dans la catégorie des gens à risque par le décès de mon père d’un cancer du côlon, il est recommandé de faire des coloscopies de temps à autre. Ça s’appelle la vieillesse. Le message est clair. Il est temps qu’on pense à laisser la place à d’autres rigolos. Loin, quand même, de la vieillesse dans toute sa caricature : la tête desséchée d'un Jack Lang, par exemple. Voulant y échapper par la chirurgie esthétique, le voilà transformé en fruit confit, rebutant personnage momifié de son vivant.

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Recherche exténuante du silence. On ne nous a pas appris à prier l'Esprit. Nous voulons mordicus que Dieu ait un corps. Nous Lui avons sculpté des figures en marbre, en pierre, en bois. Nous nous adressons à Lui par ces images et à l’impératif ! Principale condition de toute prière, de toute pensée, de toute méditation : le silence. Aujourd’hui, toute pensée libre bannie, morte, toute religion abolie, l'âme froissée, heurtée, salie ou souffrante par la barbarie généralisé n’a d’autre issue que le silence. Mais du bruit, personne ne semble s’en plaindre. Nous sommes greffés au bruit, à une agitation constante qui ne mène nulle part, inséparable de notre existence quotidienne, rendant le silence inconnu ou effrayant.

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Plaisir renouvelé de la solitude. 
Petits sentiers solitaires, le cœur nourri de quelque passion tranquille.

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