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lundi 6 avril 2026

Herr, erbarme dich unser ... (Kyrie eleison)

Erbarme dich, mein Gott

Courses, paresseuses, chez Mercadona, centre commercial à deux pas de la frontière. Sous quelques gouttelettes de pluie, on rejoint la grande surface la plus fréquentée de France et de Navarre ce mercredi, premier jour d’avril : gare au poisson ! On accède à la queue leu leu aux caisses où s’agglutinent dans le hall géant les saumons qui remontent le courant pour récupérer leurs voitures, toujours pressés de regagner leur chez soi. Aujourd’hui souffle davantage le vent que les rêves. Un vent intermittent, des averses, du grésil rapide et violent, inattendu, des températures en chute libre. On annule aussitôt notre escapade quotidienne à Hendaye ou vers Fontarabie. La nuit bien avancée, dans le sommeil, on sent toujours son corps, ses défaillances, ses douleurs ignorées ; et le retour de rêves, quelquefois précis, mais le plus souvent absurdes. Cette fois-ci, je voyais flotter la vision imprécise de deux silhouettes, immobilisées sur une route, dans une forêt. Moi avec R. et personne d’autre. Je voudrais bien qu’on nous tienne compagnie la nuit prochaine du 9, surtout à la sortie de R. du bloc après la fatigue préalable de toute la journée, la préparation à la maison, l'arrivée à jeun, douche antiseptique, vérifications diverses, etc. On nous a déjà communiqué que, normalement, il n’y aura pas de transfert en salle de réveil avant le retour en chambre. J’y attendrais, donc, mais j’appréhende un peu de retrouver la normalité après l'hospitalisation, étant donné que mes forces ne sont plus les mêmes qu’autrefois. Je me suis, donc, mis à penser : « Qu'adviendra-t-il ? Comment allons-nous nous arranger ? »
Cette vision toute simple, récurrente ces derniers temps mais nullement anxieuse, s'efface lentement, le sommeil prend le dessus. Rien de ténébreux à l’horizon, puisque ces dernières années tout s’est bien passé. Des souvenirs à soigner, tout simplement, comme des plantes du jardin. Au moment où je me mets à tenter de classer ces images, je me suis à moitié rendormi, bercé par les réminiscences de cet alignement. Nostalgie du sommeil sans rien autour, comme une trace de bave d'escargot, brillante et argentée, ai-je pensé, fragile présence des dernières illusions, une méprise et rien de plus. Flottement des évocations et ensuite le néant, le néant qui laisse s’échapper entre les mains toutes les joies éparses de l’univers perdu. Le matin, je retrouve un vieux livre, acheté chez G. Arragon, que je feuilletais en 2022 chaque martin avant de me rendre à l’hôpital pour accompagner R., avec ce poème dont les sons en « oir » me semblaient féériques, à couper la respiration :


Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

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La politique internationale, c’est le fumier. L’engrais pour l’Histoire future, mais le fumier qui pue. Il y en a plein dans les médias chaque matin. Avec les crimes le plus crapuleux commis par les auto-désignés champions des droits humains et de la démocratie. Une personne qui aurait vraiment le respect de soi-même se devrait de ne plus allumer la télé ni de se trouver sur les sites des médias sociaux, milieux pourris et salissants, une explosion incessante de purin qui ne laisse rien debout. Populaires, car capables de faire avaler les opinions les plus superficielles et de parti pris sur des faits importants à l’échelle planétaire qui, d’universels et nous concernant tous, deviennent banalement quotidiens et potiniers. Mais on a atteint un degré d’infection dans la vie sociale et politique que le mensonge ne passe plus, les citoyens les plus placides commencent à se poser des questions. Tout ce que le citoyen lambda croit savoir de l’histoire des XXe et XXIe siècles est une pure invention. Du moins, une grande partie voire la majeure partie. Tout ce qui concerne la Seconde Guerre mondiale est un mensonge éhonté. Il n'y a pas de quoi donner confiance dans l’avenir de ce qu’on appelle le genre humain. L'alibi du droit, international ou local, sert à justifier toutes les saloperies qu'on veut infliger aux gens réels. Ce que je connais de l'Histoire est recouvert par des ignominies de toute sorte, mais ce sont surtout les ignominies qui se déroulent dans l'indifférence générale aujourd’hui qui me révoltent. Alors, où tout cela nous mène-t-il ? Comment le sinistre projet, absurde et arbitraire, appelé « État d’Israël », avec son cortège de mensonges, de forfaits, pourra-t-il survivre, après avoir été exposé au regard de tous les êtres humains ? Qui voudrait encore ressentir pour l’entité sioniste une affinité, justifier une entente cordiale, partager des sentiments de joie ou de peine, à moins d’y être contraint ou soudoyé ? Son obsession d’en finir avec le peuple arabe privé de sa mémoire, spolié, dépossédé, exploité par la force, la colonisation et la corruption, son comportement criminel avec l’Iran, ses projets d'avenir avec la Turquie et le Pakistan conduiront inévitablement cette bizarre communauté de colons extraterrestres à sa perte, tôt ou tard. La présence juive en Palestine est immémoriale mais le cancer sioniste et sa prolongation, sa métastase anglo-américaine, finiront par achever ce que cet « État d’Israël » a commencé en 1948 : l’annihilation définitive du peuple palestinien. Fous déments comme ils le sont, cela devrait résoudre pour eux le problème une fois pour toutes. Quant au reste du monde, tout dépendra de qui contrôle le récit.

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Kojève et Fukuyama déliraient sur « la fin de l’Histoire ». Elle est toujours présente, quand l’inimaginable Trump déclare aux journalistes : « Nous quittons l'Iran dans trois semaines et ce qui se passera désormais dans le détroit d'Ormuz ne sera plus notre problème. » Il a ajouté qu’à partir de maintenant, la Chine fera ce qu’elle voudra dans la région du golfe Persique. L’Iran a donc officiellement triomphé, ce que toute personne relativement bien renseignée savait depuis le deuxième jour des hostilités. Mais il n’est pas le seul gagnant. La Chine aura également gagné, et pas seulement parce qu’elle pourra faire ce qu’elle veut, selon Trump lui-même. Mais pour les raisons suivantes aussi : en un mois, les États-Unis se sont aliéné pratiquement tous leurs alliés et se sont retrouvés seuls dans un mariage avec leur pire ennemi : Israël. Les « Israéliens » sont furieux de ce qu’ils interprètent comme un abandon et vont sûrement punir les Étatsuniens d’une manière ou d’une autre. Ils ont déjà perdu toutes leurs bases militaires au Moyen-Orient et, cerise sur le gâteau, ils ont été chassés à coups de pied d’Irak par la même occasion. Trump profère à tour de bras des menaces qu’il ne pourra pas mettre à exécution. Il n’est plus cru par personne maintenant qu’il est démontré que Mao avait raison : l’impérialisme yankee est un tigre de papier. Les États-Unis ont dépensé des milliards dans cette guerre et ne savent pas comment ils paieront l’addition, car ils sont ruinés et hyper-endettés. Le détroit d’Ormuz, ouvert à la libre navigation jusqu’au 28 février dernier, semble désormais sous le contrôle de l’Iran. Seuls le pétrole, le gaz naturel et les engrais que l’Iran souhaite laisser passer sont autorisés à y circuler.
Les Iraniens auront l’arme atomique s’ils le souhaitent et n’auront plus de comptes à rendre à personne. Après la énième fois où ils se sont fait poignarder dans le dos en pleine négociation par les anglo-sionistes, ils ne sont même pas tenus d’autoriser des inspections. La réaction iranienne a mis en évidence la décadence et l’obsolescence de l’appareil militaire de la prétendue première puissance mondiale et réduit en miettes la réputation de l’armée la plus inhumaine au monde : l’abominable tsahal. Imbattable contre des populations civiles désarmées mais très vulnérable face à de vrais combattants. Le pétrodollar s’est effondré et le commerce du pétrole se fera de plus en plus en yuans. Tout cela, et bien plus encore, Trump le Guignol gesticulant l’a accompli en un peu plus d’un mois. Et tout cela pour les beaux yeux des « Israéliens ». Qui, pour finir, ne semblent pas prêts à l’en remercier, étant donné que, comme on le voit, ils se retrouvent le bec dans l’eau, son territoire dévasté, sa réputation d’invulnérabilité détruite et son avenir de « grande puissance » compromis. J’ai lu sur Telegram Web une formule qui m’a fait beaucoup rire, « Trump semble le Gorbatchev des États-Unis ». Le monde occidental devra subir un douloureux exorcisme anti-impérialiste. Nous sommes toujours accros à leur culture décadente et immorale, efficacement inoculée à travers le cinéma, la mode, la musique, l’écologie, l’agroalimentaire ultra-transformé, le matérialisme ostentatoire, l'ultra-sexualisme projeté sur la femme et le mauvais goût. Toute cette néo religion matérialiste et non-humaine va au diable. Mais elle sait comment se débattre par la ruse, par la force, par le mensonge et par l’hypocrisie contre les sentiments de répulsion qu’elle provoque. La brutalité, la cruauté et l’indécence, pratiquées sans repos et sans vergogne contre ses semblables, semblent toujours les qualités exigées à toute personne qui prétend au droit de commander. Les Huns et les Scythes, malgré leur réputation mythique de férocité et de sauvagerie étaient des gens naïfs à côté des politiciens de l’occident moderne, démocrate et progressiste.

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Toutes les bassesses, toutes les stupidités de notre politique actuelle viennent de ce dont « la transition » nous a fait héritiers. D’un antifranquisme hirsute, faisandé, purement politique et culturel, d’un désert idéologique, d'une situation de vide intellectuel caractérisée par l’absence totale de perspectives nouvelles, d'alternatives stimulantes ou d'espaces de réflexion critique face au silence castrateur imposé par les mille et une formes de censure, aux entraves politiques et aux compromis idéologiques propres d’une caste politique qui vit d’arrangements ou de concessions inexplicables entre différentes «  sensibilités politiques » sans parvenir à une vraie collaboration ou à une majorité stable capable de gouverner. Caste caractérisée, dans le camp « socialiste », par un renoncement systématique aux convictions initiales promises aux électeurs. Ils sont arrivés au pouvoir sur des marges de suffrage très limitées, mais drapés d’un discours au semblant convaincant qui promettait une lutte sans merci contre la corruption de la droite et promettait affronter et colmater les déchirures dont souffrait la société civile, particulièrement en Catalogne. Quelque temps après, le pays tout entier assistait stupéfait au spectacle de l’avidité, du cynisme et de la prédation, sans masques, de ces mêmes politiciens, de cette caste politique dérangée par la moindre critique qui mettrait en évidence son opportunisme politique, l’abandon des valeurs idéologiques qu’elle affirmait défendre et son confort égoïste, cynique, insultant. Le découragement généralisé, à peine atténué par les prises de position de P. Sanchez contre l’immondice anglo-sioniste sur le plan international, a favorisé sans doute les mauvais résultats électoraux des trois régions autonomes qui ont récemment voté. Quant au futur proche, il en ressort un découragement inévitable devant l’opportunisme de nos « élites politiques », toujours prêtes à tout pour conserver leur statut, au mépris des principes éthiques, des aspirations à l’amélioration et au vrai changement social. C’est pourquoi les critiques qu’on écoute, qu’on lit, qu’on exprime quand on le peut visent principalement les partis politiques, et en particulier le parti socialiste, dont la direction, gouvernée d’une main de fer par son secrétaire général et chef du gouvernement, n’a qu’un seul objectif : s’assurer efficacement la survie au pouvoir et son monopole, conservant la direction des affaires publiques sans concurrence. Pour la « légende dorée » du sanchisme, le président n’a aucune responsabilité dans son déclin, faisant abstraction de sa compétence invétérée dans la magouille et de son aventurisme manifeste, dont huit ans au pouvoir fournissent de nombreuses preuves irréfutables. Tout le monde autour de lui semble mauvais ou stupide, et lui seul bon et intelligent ; lui a raison et les autres tort. La responsabilité de son impopularité incombe aux électeurs, qui lui ont tourné le dos. Également responsables de la faillite de son cercle intime, les médias de la ploutocratie qui complotent contre lui. On ignore, pour le moment, s’il existe éventuellement des vecteurs de dissidence, d’éveil intellectuel et de projet politique alternatif dans la morosité sanchiste.


Entre « 
Meilleurs copains » l'amitié dure longtemps ?

Ceux qui pouvaient ou auraient dû se présenter en tant que tels n’en sont pas pour autant plus intègres : on ne voit rien au-delà de la vieille droite cannibale, ignare et soumise au sionisme jusqu’à la caricature, et qui a longtemps profité de la fête du pouvoir, pour souhaiter revenir au temps où elle était crue sur parole. Les électeurs peuvent se tromper et s’enfoncer dans l’erreur puisque les bienfaits du bonheur qu’on leur promet à chaque fois, c’est toujours pour demain ! À une époque ignoble comme la nôtre, des infirmités physiques insupportables semblent moins tragiques que la misère morale, la lâcheté ou la complicité avec les bourreaux, soient-ils « israéliens », américains ou européens. La réaction des citoyens, des électeurs ou des regardeurs de loin, est complètement contrôlée. Elle ne se situe pas du tout au même niveau que celle, incontrôlée, des gens qui subissent, et bien fou serait celui qui en tiendrait compte pour les désapprouver ou les critiquer. Ce sont des fanatiques obscurantistes qui se singularisent dans un monde uniformisé, standardisé, soumis à l’empire epsteinien et cela ne se discute plus. Qu’est-ce que la singularité dans un univers occidental moutonnier ? Ne surtout pas rejoindre les autres qui gueulent et gesticulent quand ils font semblant de croire à quelque chose et ne font que beugler. Où les modalités de « dialogue » à l’occidentale auxquelles se livre le peuple souverain (?) réduisent la parole à sa dimension grotesque : le mensonge doit être pris par la vérité et l’adhésion à des lieux communs insignifiants, multipliés par les écrans, doit justifier les pires abus ; les avis de « spécialistes » en n’importe quoi, mais gonflés de séduction, se croisent les uns les autres dans une valse de fioritures ou de lieux communs, selon les besoins rhétoriques de chaque moment, se voulant par décret « objectifs » puisque « prestigieux », « solides » puisque soutenus par des milliers voire des millions de followers, en dépit de toute contextualisation, de toute contestation, d’une forme quelconque d’argument bien construit. On va bien tous vers quelque chose, oui, mais pas nécessairement vers le quelque chose qu’on a inculqué, depuis des générations, à ceux que Nietzsche appelle « le troupeau ». Aller aveuglement vers le troupeau est toujours une impasse.

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Opération Epyc Furie d'un berger iranien contre l'armée aérienne de la coalition Epstein 

résumée en une image :





dimanche 22 mars 2026

« L’obéissance est ennuyeuse, la révolte impossible, et la lutte incertaine »

 

Etude pour Le Père Goriot (éd. Kieffer, 1922)

« L’obéissance est ennuyeuse, la révolte impossible, et la lutte incertaine » Célèbre citation extraite du roman Le Père Goriot (1835) d'Honoré de Balzac. Elle décrit le dilemme existentiel de Rastignac face aux trois grandes expressions de la société : l'Obéissance (ennuyeuse), la Révolte (impossible) et la Lutte (incertaine). 

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Vampirisme du capital. « Le capital est du travail mort qui, semblable à un vampire, ne s’anime qu’en suçant du travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en suce davantage. » Karl Marx, Le Capital

Cf. Pourquoi Karl Marx présentait-il les capitalistes comme des vampires ?


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La péninsule des maisons vidées (et pas « vides » !). La bibliographie sur la guerre civile espagnole (1936-1939), depuis bien longtemps extrêmement copieuse, déborde de partout, mêlant témoignages directs, analyses historiques de référence et fictions romanesques à foison. Qu’à cela ne tienne ! Certains petits personnages du microcosme médiatique et politico-culturel espagnol ne partagent pas cet avis. « On veut nous taire des choses ! » Du coup, remugles désagréables liés à la moisissure de la guerre civile, au renfermé de la transition ou à la décomposition de la classe politique. Dans cette atmosphère lourde, malsaine et dégoûtante fleurissent des souvenirs douteux et des pensées intrusives qui, martelés jour et nuit, s'imposent à l'esprit dans une spirale de sermons sans fin à propos d’histoire, de mémoire, d’histoire et mémoire, de mémoire historique … « pour pas qu’on oublie ! » Les Espagnols ne peuvent pas oublier ce qu’ils ignorent. Une très large majorité fait preuve d’une ignorance crasse sur tout ce qui se passe, s’est passé et se passera aussi bien en Espagne que dans le monde. Ils ne savent même pas où se situent l’Iran, l’Irak, les EAU… Et ils n’en ont rien à cirer. Même des députés, des journaleux et pas mal d’« experts » ne le savent pas. Quand on lit des articles ou on suit des vidéos à ce propos, les prestations sont désespérantes. J’ai décidé de ne plus aller voir ce qui se passe dans la presse apprivoisée, ces jours-ci et de profiter de quelques rayons de soleil, hélas à courte durée. La lecture est une activité désormais lettre morte, toujours confondue qu’elle est avec le fait de s’informer, d’apprendre, de se renseigner. Même si les gens lisent, achètent des livres et les parcourent du regard, prennent connaissance d’une histoire ou d’une thèse, avalent des mots et des phrases, ils ignorent ce qu’est la lecture, en tant que pratique indexée sur la littérature, la lecture comme déchiffrement du monde et de ses contradictions, de son épaisseur et de sa complexité. Un écrivain digne de ce nom ne pense pas en ligne droite et n’en reste pas à la surface polie du miroir. Dorénavant, on ne lit que pour confirmer ce qu’on pense, ce qu’on croit, pour se trouver des alliés ou des ennemis, les inventer s’il le faut, et participer à la gigantesque chasse à courre qu’est devenue notre société médiatique. Le renseignement et la dénonciation ont annexé la littérature, en ont fait un appendice fragile et un alibi. L’œuvre des auteurs formatés n’est qu’un acte d’accusation bâclé, minable et sans imagination, la proie rapportée au maître par l’animal de compagnie, comme preuve de son obéissance. Ils aboient au signal de celui qui les tient en laisse. Comment en irait-il autrement, puisque les écrans ne s’ouvrent plus que sur des salles d’audience où le procès et la sentence sont devenus la seule vérité, que derrière tout individu se profile un procureur, sûr de lui et éventuel dénonciateur implacable de quoi que ce soit suivant l'appel des appâts de piégeage idéologique utilisés pour attirer des imbéciles, leur demandant de rentrer dans le rang. La seule fréquentation indispensable devrait être celle de nos dissemblables. C’est exactement comme cela que tout deviendrait moins sinistre, loin du cadre préformaté dans lequel il nous a été donné de vivre, qui pose des questions dont les réponses sont déjà inscrites dans un marbre noir, dans le socle commun sur lequel chacun se tient, croyant dur comme fer que la vérité lui vient spontanément, que ses goûts lui sont propres, que ses opinions lui appartiennent, qu’il est libre de penser ce qu’il pense. 

 * Avis en ligne d’un « lecteur virtuel » : « J'l'ai pas lu, mais j'ai vu des vidéos et lu des articles de gens dont je sais que je peux me fier au niveau des bouquins et du coup, on dirait que c'est grave surcoté. » Qu’on se le dise ! Début à encadrer : « J'l'ai pas lu, MAIS ...  »

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© The Hamilton Spectator

Des préadolescents, ultra-violents et fous à lier, au pouvoir. Comment les plus hauts représentants de l’État étatsunien peuvent-ils parler comment ils parlent ? C’est du langage de petite frappe, aucune classe, aucun argument, juste des insultes, de la vulgarité la plus pâteuse, et une violence crasse. Si ce qui distingue fondamentalement l'humain est sa capacité à la pensée abstraite, au raisonnement, au langage complexe, à l'empathie et à l'imagination, on voit mal quels éléments, à part la bipédie, pourrait le reste de l’espèce partager avec ces primates. C’est inimaginable d’entendre s’exprimer de la sorte à des soi-disant hommes d’état. Le pire, c’est que tout le monde s’y est habitué : autour de nous, les gens ne voient pas de mal à ce que nos ministres et nos députés s’invectivent comme des racailles au parlement et que nos « dirigeants » y apparaissent vautrés sur leurs bancs sans aucun souci de présentation ignorant ostensiblement les règles élémentaires de savoir-vivre exigées par une société civilisée. Aucun problème non plus à ce que sur les réseaux sociaux ces types s’expriment, soit avec une syntaxe de mauvais collégien, soit avec une connaissance des dossiers qui frise le zéro absolu : l’indigence intellectuelle totale. Famille hominidés ? Espèce homo sapiens ? Tenez-moi au courant ! Et quel lupanar médiatique ! On sait que, bien souvent, l’esclave broyé par le tyran ne se révolte pas contre le tyran, mais broie seulement l’esclave qui se trouve plus bas de lui. Beaucoup trop de journalistes sont des esclaves qui préfèrent s’en prendre à ceux qui, ils le savent très bien, n’auront aucun moyen de se défendre sérieusement, très peu de défenseurs autorisés et aucune tribune où faire entendre leur voix, celle-là même que de vrais spécialistes, dignes de ce nom, auraient eu à cœur de laisser s’exprimer, quitte ensuite à confronter cette voix à leur interprétation, à leur manière de présenter les faits. Mais l’essentiel, ici, est de déformer un contexte, de colorer un portrait, d’en faire une caricature, d’affubler un personnage ou tout un pays de tous les stigmates de l’extrémisme ou de l’oindre délicatement du prestige de l’héroïsme et de « nos valeurs ». On connaît les recettes efficaces, dans le monde du journalisme. On les applique servilement. Que faire ? Laisser la boue recouvrir la boue, laisser les obsédés et les dénonciateurs jouer avec leur propres excréments. Il y aurait, il y a tellement à dire, sur cette question qu’on pourrait creuser la matière vingt ans sans l’épuiser. Mais ça n’intéresse pas les boulimiques du ragot, ceux qui se délectent de ne rien entendre, et qu’on acclame pour cette seule raison qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent, et s’adressent seulement à ceux qui veulent continuer à ne pas savoir. Pour retrouver le contact avec l’autre, avec l’intelligence et la culture, pour sortir du sillon fermé de l’entre-soi, il faudrait ne pas se laisser impressionner par le ressassement pavlovien de la meute médiatique.

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Reculer pour mieux sauter et contorsions politiques. Lorsqu’un homme politique ou une célébrité quelconque a maille à partir avec la justice, il lui suffit bien souvent de disparaître quelque temps. L’opinion publique ayant la mémoire d’autant plus courte qu’elle est parasitée par multitude de sollicitations et des campagnes au quotidien et qu’elle, inconstante, change souvent d'engouement et abandonne un caprice, une fantaisie ou une mode passagère pour en adopter d’autres finit par se fatiguer rapidement. L’individu en question peut alors réapparaître après un délai plus ou moins long selon sa cote auprès du Système. C’est précisément pour cette raison que « la mémoire » — celle qui nous tient aujourd’hui lieu de roman national — doit être sans cesse ressassée, du matin au soir et du berceau au tombeau. À force d’être invoquée, elle cesse paradoxalement d’appartenir au domaine du passé pour relever de celui du présent. Les « combats » de la démocratie contre la tyrannie et pour les droits de l’Homme, comme ceux contre l’antisémitisme, le racisme et le fascisme, sont perpétuellement réactualisés. Ils deviennent ainsi des priorités morales capables de justifier tout et son contraire. On observe, au passage, que les luttes de la gauche pour l’amélioration des conditions de travail et, partant, des conditions de vie des classes populaires, si présentes encore il y a quelques décennies, sont aujourd’hui abandonnées, largement tombées dans l’oubli.

Elles ont été remplacées, dans le récit dominant, obligatoire, par les croyances d’un monde globalisé, bienveillant, qui aurait bien ouvert la porte à toute forme de liberté sans limitation et sans contours depuis que cette idée a été lancée et s'est imposée, bien qu’étant elle-même liberticide, curieusement liée à celle de « progrès », largement financée (Alliance pour le progrès), comme des croyances inhérentes au perfectionnement de la société. L’actuelle néo-gauche, même lorsqu’elle se dit extrême, anarchiste, sans concession, avec tout le tapage dont elle s’accompagne, en est venue toujours à se muer en police de la pensée et à diviser au lieu de jouer un rôle de vraie opposition à l’empire. Les souverainetés nationales se sont consacrées à adapter leur production nationale aux standards du marché global et à ses poncifs globalistes : inclusivité, migrations, genrisme, wokisme. Dans l’Europe en ruine de 1945, a commencé à se développer le projet d’un écosystème d’élites interconnectées : Plan Marshall et OCDE, OTAN, Bilderberg puis Commission trilatérale, Davos, etc. Des élites politiques, économiques, culturelles, formées dans les mêmes réseaux, parlant la même langue idéologique, et intégrées dans un système dominé par Washington où l'entité sioniste se trouve parfaitement à l'aise dans son élément naturel

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No a la guerra (II). À en croire la presse de droite, Sanchez n’aurait pas donné la « bonne réponse » concernant la guerre contre l’Iran.  Désolé d’être direct, mais on s’en fout ! Si notre pays est en train d’être mis en couple réglé, si la censure devient de plus en plus féroce, si nous sommes à deux doigts de rentrer en guerre pour les beaux yeux des « Israéliens » et des Étatsuniens, ce n’est pas étonnant que Sanchez saute sur l’occasion qu’on lui donne, sur un sujet qui a déjà bien réussi électoralement à son parti il y a une vingtaine d’années, pour dorer son blason, améliorer son image internationale et restaurer sa réputation se donnant une meilleure apparence aux yeux du public après une longue période, particulièrement difficile, semée de controverses et de polémiques, et une popularité en chute libre suite à des décisions perçues négativement par l'opinion publique. Pendant que les canards caquettent sur qui est un gentil et qui est un méchant, Sanchez, lui, bataille, dans son domaine, avec d’autres. On peut ou non être d’accord avec lui, mais il faut lui reconnaître de la vaillance et un relatif courage bien prudent. De là, à imaginer un président de l'Internationale socialiste hostile au sionisme, il y aurait une longue et sinueuse route à parcourir. Nous sommes en plein basculement mondial, une crise économique d’ampleur approche, les élites veulent plus que jamais nous faire les poches, mais ces trous-de-balle de la droite pérorent longuement, prétentieux, monotones, sur les ayatollahs, les femmes voilées, et les pauvres sionistes agressés par l’obscurantisme totalitaire du cocktail palestino-iranien. Encore heureux que papa Trump est là ! pleurnichait cette ordure de Mark Rutte. On se demande bien à quoi ils sont réfractaires : à la vérité, à la géographie, à l’histoire ? Un rapide regard en arrière nous conduirait à La fabrication du consentement », coécrit en 1988 par Noam Chomsky avec son camarade, Edward Herman, retraçant des éléments de compréhension d’un premier livre, écrit en 1928, par un autre Edward, Bernays celui-là : Propaganda. Livre de chevet de Goebbels, dont on nous rebat les oreilles qu’il en fut « l’inventeur ».

On sait que ce Bernays œuvra au cœur de la commission Committee on Public Information, chargée de faire basculer l’opinion du peuple américain, en 1917, pour entrer dans la guerre, modifiant radicalement l'attitude de la majorité par le biais de la propagande. Les sionistes avaient déjà retourné Lord Arthur Balfour, lui assurant qu’ils feraient venir les États-Unis au cœur du conflit grâce à leurs « antennes » bien placées, alors que la majorité des Américains, qui avait réélu en 1916 le président Woodrow Wilson sur un programme isolationniste et pacifiste, y était hostile. Ce dernier se prononçant encore, en janvier 1917, pour une paix sans victoire. Par une étrange coïncidence, l’actuel président en place a trahi, sous l’effet d’un certain lobby qui n’existe pas, un de ses principaux engagements : traîner son pays dans la guerre. Tout semble peu de chose pour un « peuple d'élite, sûr de lui et dominateur » (De Gaulle) qui occupe une terre acquise par le vol, la guerre et le mensonge et qui se livre désormais à un génocide pour s’emparer de toute la région. Le problème, c’est que le régime des mollahs n’a aucune visée territoriale, ne passe pas son temps à agresser ses voisins et n’a aucun suprématisme racial, encore aggravé par le fait que, alors que les colons sionistes occupent ces terres depuis à peine quatre-vingts ans, les Iraniens occupent leurs montagnes depuis le premier millénaire av. J.-C. Années sans doute obscures, subitement éclairées par les lanternes magiques de l’entité sioniste, censée fonder un état-sanctuaire pour les juifs persécutés en 1948, mais qui était en réalité un sanctuaire de juifs persécuteurs et génocidaires.

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Pesage des âmes. Silence occidental pour un crime de guerre selon la Charte Onusienne : 168 gamines réduites à néant avec leurs maîtresses et du personnel de l’école. Mais que vaut le poids de toutes ces âmes lorsqu’on en a exterminé des milliers d’enfants palestiniens ? On ose à peine imaginer si le même acte avait réalisé sur une école « israélienne » ! Les guerres « démocratiques » sont apparemment inattaquables, car elles sont par définition, justes. La deuxième guerre mondiale avait déjà été une guerre démocratique et les sauvages bombardements étaient destinés à éviter davantage de morts et la prolongation du conflit. Comme les deux bombes atomiques. Sinon le Japon aurait été capable de Dieu sait quoi. Il faut éviter de creuser plus profondément parce que, autrement, on risque de découvrir ce qui se cache sous les couches épaisses de la démocratie représentative et ses valeurs affichées.

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Israël a-t-il un droit divin sur l’ensemble du Moyen-Orient ?

Transcription de l’interview de Tucker Carlson avec Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis en Israël.

Tucker Carlson a interrogé l'ambassadeur sur son interprétation d'un verset de la Genèse selon lequel Israël aurait des droits sur les terres situées « entre le Nil et l'Euphrate », s'étendant donc de l'Egypte à l'Irak et à la Syrie. « Je pense que c'est exact. Et cela engloberait en gros tout le Moyen-Orient », a déclaré M. Huckabee. « Ce serait bien s'ils prenaient tout », a-t-il ajouté.

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Intervalles d’insomnie. Impossible de dormir ces nuits dernières, à cause de la prochaine intervention à R. au mois d’avril. J’essayais de m’en débarrasser en me passant mentalement des souvenirs personnels. Comme ils défilaient sans interruption, c’était un ruminement mental sans fin. Très fatigant. Il est très dangereux de laisser entrer dans l’esprit ses souvenirs sans tri préalable : contrairement au numérique où l'on supprime les photos ratées, la mémoire brute conserve la trace informe des moments, y compris les mauvais, sans récupérer pour autant l'intégralité de chaque histoire, y compris les petits détails qui pourraient sembler insignifiants sur le moment, mais qui deviennent précieux plus tard, quand c’est trop tard. Cela viendrait à démontrer l’impossibilité de récupérer la totalité de ce qui a été vécu. La présence de certains rêves est plus riche que celle d’un texte ou d’une idée, mais faute d’être transcrits sur le vif, ils partent en fumée au réveil. Les défaillances de la mémoire gagnent du terrain, on n’y peut rien. Et j’ai toujours détesté toute forme de médicalisation du sommeil, les somnifères, tout cela…

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Adoration perpétuelle (Notre Dame de Grâce, Alicante). Petite chapelle au goût baroque de l’étrange autant qu'à celui de la mystique de l’absence où c’est finalement la Présence, qui s’impose, la présence réelle, celle, débarrassée des oripeaux rationnels, qui ne doit rien à la contingence. Quelque chose qui est profondément en nous et qui, en nous, n’est pas tout à fait au monde. Ceux qui aiment marcher à quatre pattes ont toujours eu de l’aversion ou du mépris pour ceux qui se mettent à genoux. Ils en ont peur, car ceux-là les renvoient brutalement à leur médiocrité et à leurs pauvres arrangements avec la réalité. Les pingres méprisent les généreux, les crétins raillent les génies, on le constate quotidiennement.

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Actualité accélérée. À chaque fois, on croit que l’affaire du jour ou de la semaine va enterrer toutes les autres, qu’elle résume l’époque, l’explique, la synthétise, en exprime la quintessence, mais une autre est déjà là qui renvoie la première à ses ridicules et à sa nature de signe, de stigmate éphémère, de bulle de savon sentant déjà le rance. Les médias critiques se noient dans les mots et les formules, qu’ils secouent comme des crécelles, qu’ils injectent comme des sérums antipoison censés délivrer le pays du fléau sanchiste. On n’en finirait pas d’en dresser la liste, qui s’allonge de jour en jour et qui dévitalise chaque jour davantage le vocabulaire. Il n’est pas question de nier que ces mots portent en eux une part de vérité, mais on les utilise comme s’ils avaient le pouvoir d’expliquer, de révéler et de guérir, par leur seule présence, alors que la vérité partielle, spectaculaire, qu’ils contiennent étouffe les autres vérités, plus subtiles et plus riches, et en tout cas distinctes de la voie unique qui a les faveurs de la clameur. Et plus on les utilise, ces mots et ces formules, moins ils sont efficaces, plus ils obscurcissent à force de répétition, obstruent les voies qu’o pourrait emprunter pour dégager ces gens du pouvoir. Ce sont des mots qui tranchent, qui écartent, qui simplifient, qui délimitent, et qui agrègent à eux de petits affects et cette sorte de morale médiatique et instantanée où finissent par converger toutes les critiques. Au fond, comme en surface, ils sont tous pareils. La plupart des gens sont incapables d’imaginer que ce qu’ils connaissent comme modèles occidentaux de progrès et de démocratie, ce monde que les élites se partagent comme la pâtée aux cochons dans La ferme des animaux, symbole magistral de corruption et de spoliation, n’existe que dans leur imagination, et que ce qui existe pour de bon, c’est un monde auquel ils n’ont pas accès. L’excès d’imagination conduit à la bêtise.
Les parasites du système, ils n’occupent les places qu’ils occupent que parce qu’ils écrivent ce qu’ils écrivent, que parce qu’ils refusent de voir ce qu’ils voient, que parce qu’ils font allégeance aux mots d’ordre obligés du pouvoir en place. Tout cela est facile à comprendre, mais ce qui est incompréhensible, c’est que ces raisons ne s’épuisent pas au fur et à mesure, car la charge morale doit être tout de même très lourde. On peut mentir ponctuellement, tout le monde le fait, mais mentir à répétition ou se mentir à soi-même est beaucoup plus difficile car cela devrait bouleverser des milliers de petites choses avec lesquelles il faut vivre avec les autres jour après jour. Il faut aménager sa vie de manière à ce qu’elle permette cette cohabitation de tous les instants. Dès qu’on se contente d’un tapage contre P. Sanchez désirant amener à la lumière tout ce qui lui peut nuire et le réduire à un pantin ridicule et méprisable, à un médiocre magouilleur populiste d’extrême-gauche (rien que ça !), on est sûr et certain qu’on a affaire à des imbéciles. Les spécialistes de plateau télé n’aiment que ça. Ils vont seulement à la pêche aux phrases dont ils ont besoin pour instruire le procès de celui qu’ils doivent dépecer. Il suffirait pour s’en convaincre de faire la liste des invités à la télévision dans ce qui se nomme chez nous une « tertulia ». S’il arrive que des gens sérieux y soient conviés, c’est le plus souvent pour parler d’autre chose que de basse politique politicienne, pour qu’ils nous livrent des témoignages à charge ou à décharge, en fonction du payant, ou parlent en spécialistes du vide, pour qu’ils viennent pointer à la télé comme on va pointer au commissariat ou au tribunal. Ils pointent beaucoup, ils ne tirent presque jamais. On les voit régulièrement venir aiguiser leur bâton de marche-dans-le-monde au coin d’une caméra, augmenter leur visibilité et leur sphère d’influence, mais surtout répéter le catéchisme du moment et prononcer les mots magiques qui seuls permettent de survivre socialement.

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Rafael Alberti, Poesía, Aguilar. Son stalinisme haineux ne me gênait pas trop quand j’étais plus jeune. Je le trouve imbuvable maintenant que je suis plus malin. En d’autres temps il avait applaudi les guillotineurs, les fusilleurs, les goulagueurs et les tchékistes, les assassins et tortionnaires que la haine de classe rend sûrs de leur bon droit. Sans doute a-t-il fait partie de ces bourges de gauche gênés d’être nantis et en rajoutant dans le gauchisme afin de se donner bonne mine. A part ça il fut un bon poète inspiré dans ses meilleurs moments, avec souvent des visions de type surréaliste, même s’il a aussi écrit des âneries balourdes. Des livres de lui que j’ai possédés, mes trois préférés étaient ceux de l’édition que M. a pris lors d’un passage à la maison. Je l’ai beaucoup relu dans mon jeune âge, il a été mon poète favori, moins tout de même que Miguel Hernández.

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Des querelles d’amoureux. Une station radio, propriété d’un individu étiqueté par l’un de ses anciens collaborateurs, et ami très proche, comme « pute médiatique » (furcia mediática ® César Vidal Manzanares),  diffuse au fil de la semaine une section intitulée La république des crétins (« La república de los tonnntos ») où on brocarde généreusement, sans retenue, « la gauche » en général et certains personnages en particulier, versant souvent dans l’expression outrageante, le mépris malveillant et l'insulte ou l’invective pure et simple. Inexplicablement, ces gens-là ne trouvent dans le camp d’en face une émission où on leur rendrait directement la monnaie de leur pièce et qu’on pourrait intituler La monarchie des enculés, par exemple.

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dimanche 8 mars 2026

En tombant, l’arbre a écrasé le bûcheron qui venait de l’abattre.

 


Des milliers de soldats, des centaines d’avions, deux porte-avions. Face à l’Iran, le plus gros déploiement de forces américaines depuis 2003. Nos médias n’en peuvent plus, nos journalistes sont au bord de la syncope, de l’orgasme : la main dans la main, Netanyahou et Trump, son servile laquais, veulent effacer une fois pour toutes l’Iran de la surface de la terre. Il faut avouer que l’initiative de ces messieurs d’attaquer l’Iran laisse pour le moins perplexe. Cette assurance d’imposer la paix et la démocratie par les bombardements fait penser à ces antifascistes qui « luttent contre la haine » en lynchant à grands coups de pied dans la gueule ceux qui ne pensent pas comme eux. Constatation de fait : qu’il vote pour un démocrate ou un républicain, le peuple américain finit toujours par élire un Netanyahou. Et voilà encore une fois l'exactitude du dicton chinois selon lequel ce serait la queue qui remue le chien, et non l’inverse ! Le but de cette guerre, comme celle en Syrie ou en Lybie, n’est pas de vaincre l’adversaire, une victoire suivie par une occupation, comme en Corée, au Japon, en Allemagne, en Italie, aux Philippines, mais de faire sombrer l’adversaire dans le chaos afin qu’il se détruise lui-même dans des guerres fratricides, comme en Irak, Lybie, Syrie, Somalie etc... On est en plein dans la séquence impériale américano-protestante et dans la séquence sioniste du Grand Israël, cauchemar, rêve pesant où à peine 10 millions d’ « Israéliens » armés jusqu’aux dents éliminent 5 millions de palestiniens affamés et sans armée, et viennent à bout de 90 millions d’Iraniens.

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« Trump et sa bande d'imbéciles, d'ivrognes, d'idiots, de sorcières, de sodomites, de pédophiles, de cabalistes, de lunatiques, d'étrangers, d'usuriers et autres ordures ont assassiné l'honorable martyr, le grand ayatollah Ali Hosseini Khamenei, leader de l'Iran, qu'il repose en paix. » El imperio Epstein contraataca, Perrin Lovett

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Qui pleurera Ali Khamenei ? se demande la très guindée Cantatrice chauve de service du Camp du bien, id est, de l’empire … On est déjà au moins deux avec Mr Perrin Lovett et, j'imagine, bien plus que ça à travers le monde ! L’article de cette star de l'opinion de droite espagnole est une belle illustration de toute la mesquinerie de journaux se prétendant objectifs et indépendants, et lus par des ahuris qui se prennent pour « des intellectuels à qui on ne la fait pas », des penseurs, des analystes ou des experts lucides, expérimentés et critiques, qui ne se laissent pas berner par des discours idéologiques, des manipulations médiatiques ou des fausses évidences, alors qu’ils ne sont que des moutons se laissant doucement tondre. Le lobby exige d’être cajolé par la droite, par la gauche et, particulièrement, comme dans le cas présent, par les ex-gauche qui se réclamaient précédemment du socialisme ou du communisme, et qui s'en sont éloignés pour adopter des positions situées au centre, à droite, voire à l'extrême droite qui, bien que décriée, reste relativement protégée : l’oligarchie a toujours besoin d’épouvantails politiques sur lesquels concentrer son tir afin de manœuvrer l’opinion. En revanche, ce même lobby est plus que jamais virulent avec ceux qui lui tiennent véritablement tête. Je me permets de revenir vers mes éventuels amis avec un vœu déjà formulé le 19 février 2024 : « Ceterum censeo Israel esse delendam » en lieu et place de la même formule proposée par un malin qui écrivait « Irania » au lieu du « Cartago » d’origine.

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Non à la guerre ! Un des principes fondamentaux du structuralisme est « l’arbitraire du signe », l’absence de tout rapport nécessaire et existentiel entre un mot et son référent. Je ne serais pas très ferme dans la défense de ce principe, car les noms qu’on donne à D. Trump et à l’inqualifiable Netanyahu ne sont pas le résultat d’un pur hasard linguistique. Ils évoquent parfaitement bien ce qu’ils évoquent. Les mots dont on les affuble, ces deux-là, servent parfaitement bien à les désigner. Comme disent les paysans, « ce n’est pas pour rien qu’on les appelle cochons ». Je rigole de bonne humeur quand j’entends notre Big Boss se proclamer fervent partisan de la paix refusant la demande américaine d’utilisation des bases de Rota et Moron pour des frappes contre l’Iran, côté cour, et « en même temps » comme dirait l’autre, côté jardin, envoyant sa ministre de la défense (« elle couche en uniforme, quelle rusée, celle-là ! » disait-il récemment à propos de cette ministre) amadouer l’ambassadeur amerloque. Course aux démentis, entre Donald Schtrumph et Sanschaise : Les Marx Brothers au Far West à revoir d’urgence ! Qui aurait pu deviner que P. Sanchez voulait jouer aujourd’hui un rôle similaire à celui de Chirac en février 2003, lorsque Dominique de Villepin, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en tant que ministre français des Affaires étrangères, a exprimé l'opposition de la France à l'intervention militaire en Irak plaidant pour le désarmement plutôt que pour la guerre !

Allez, soyons fair-play au moins une fois dans l'année, et pour Sanchez ... sans rancune :

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Leila Shahid (1949-2026) est morte, le combat pour la Palestine continue ...


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Bloc-notes à petits pas. Petite heure de balade hier après-midi sur le brise-lames de Fontarabie. Beau temps et appel surprise d’A. avant de prendre le train pour descendre de Paris. Beaucoup de déchets sur les blocs de protection (troncs d’arbre, menus débris divers) sans doute par suite des tempêtes récentes, et très peu de pêcheurs. En revanche aussi beaucoup de promeneurs. Ce n’était pas mal. La plage d’Hendaye, en face, était, elle aussi, très fréquentée par les promeneurs, endroit idéal pour promener son chien, mais cette « promenade avec chien » est une activité que je déteste. Au milieu de la nuit j’entends des oiseaux qui gazouillent, il semble que cela annonce le printemps, que bientôt il va faire beau. S’il faisait mauvais, ils chanteraient tout autant. On voit depuis quelques jours fleurir des jonquilles et des fleurs sauvages quand on rentre des courses traversant le jardin public Alai Txoko. Des travaux divers dans les villas alentour qui sont loin d’être terminés. Des voisins affairés passent le karcher sur les tuiles. Vers seize heures, on rejoint le centre-ville pour notre café en terrasse. Frisquet encore, à l’extérieur, on préfère finalement s’installer comme d’habitude. À la terrasse extérieure, des gens discutent en arabe avec un oriental (?) présent dans le chantier du restaurant coréen exotique dont on annonce l’ouverture « prochainement ». Ce restaurant occupe une surface immense, une ancienne succursale de banque et d’autres magasins plus petits, disparus depuis longtemps. La reprise des locaux pour démarrer une salle démesurée de ces caractéristiques risque d’être suivie de fermeture inéluctable. D’autres tentatives antérieures ont déjà échoué. On se demande si ces gens, avant de risquer (bêtement ?) leur argent, se font conseiller ou font collecter et analyser des données à propos du secteur, des consommateurs et des concurrents pour évaluer la faisabilité d'un projet pareil, valider l’idée, etc., avant de se lancer. La restauration bon marché connaît une forte concurrence et celle de qualité a pratiquement disparu.


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Discuter autour du pot. Les rares fois où une discussion à laquelle j'assiste aborde les événements à Gaza ou en Iran, j'attends ou je devine presque systématiquement les mêmes clichés. La bande de Gaza d'avant le 7 octobre n'était qu'un cloaque peuplé de terroristes assoiffés de sang et l’Iran sous les bombes de la civilisation, une sorte d’Afghanistan avec des Talibans encore pires. Indiscutablement, les médias et la paresse intellectuelle font remarquablement bien leur travail. Quelqu'un aura-t-il pensé à prévenir Netanyahou et Trump qu'il était inutile de mettre le Proche-Orient à feu et à sang et de risquer un conflit mondial pour détourner l'opinion publique de l'affaire Epstein ? En réalité, ladite opinion se contrefiche des ignominies des puissants, comme d'à peu près tout, hormis son train-train quotidien. Cela dépend vraiment du milieu que vous fréquentez. Autour de nous, et souvent, sinon à contrecœur en glissant quand même que « Israël » est une démocratie, mot valise pour décliner toutes les variétés de la bienpensance préemballée, Gaza est considéré un pays sans chance, mais plus rarement comme un vrai pays martyr, malmené et meurtri depuis l’installation des « Israéliens », grand remplacement s’il en est ! C'est plus mitigé encore pour l'Iran. Sa civilisation est en effet reconnue, à contrecoeur ou pour la période de l'empire perse, mais supposée être retournée à des âges sombres par rapport à nos « lumières ». On ignore que ce pays forme beaucoup d'universitaires et d'ingénieurs de qualité, alors qu'on en entend beaucoup parler quand on évoque le sujet de l'arme nucléaire, ce qui implique forcément un certain niveau de qualification. Nous sommes tellement bombardés par les bêtises des médias que la modération devient impossible. On finit par choisir exclusivement l'opinion pour laquelle notre raison penche un peu plus, en fonction de nos préférences, dans de nombreux domaines simultanés, et on se convainc en choisissant ce qui nous arrange en puisant dans les sources qui nous sont gentiment proposés par nos maîtres.

Quand on est confronté à ce qui donne le vertige on cherche à se mettre à l'abri, on recherche la sécurité sans contradiction. Les lois de la physique s'appliquent à tous, quel que soit le QI, parce qu'elles existent, elles, et qu'elles sont universelles ; les lois de la manipulation mentale, si elles existaient, interdiraient aux méchants d'agir et de persévérer dans leurs manœuvres maléfiques. Suffit de voir la qualité du personnel politique européen pour retomber rapidement dans la déprime. Comment ils sont arrivés aux commandes, ces gens-là ? Grâce à des campagnes médiatiques stupides. Il est évident que ce Merz, ce Macron, ce Starmer, ce Sanchez sont des cervelles creuses sans idéologie connue déclarée, objective, informée, simplement personnelle, puisqu'on la leur procure par le biais des myriades de conseillers et qu'ils s'en contentent, heureux de croire que « les gens » leur veulent du bien, même si leur « popularité » démontre l'exact contraire.  On aurait du mal à citer en Europe une seule loi réellement destinée à faciliter la vie « des gens » depuis cinquante ans de bureaucratie folle. Et l’empire est devenu fou. Ce Trump qui fait des discours enfantins avec une stupide casquette blanche devant le monde entier, sans qu’on distingue bien ses traits, c’est quoi exactement ? De l’IA ? Un acteur ? Sont-ils réels, tous ? Sont-ils des acteurs dans une comédie écrite par les lobbys sionistes ? Assiste-on à la meilleure des cérémonies des Goya ou des Césars ? Sont-ils des êtres vivants ? Ce pitoyable étalage de nullités politiques ressemble comme deux gouttes d’eau à l’autre du show-biz grassement subventionné, dans les deux cas ils s’auto congratulent pour des navets inregardables. Si on avait un tant soit peu de dignité on ne consacrerait pas son temps à tant de bassesse. Pathétique serait un euphémisme pour ce qui est la marque d’une fin de civilisation.
L’Iran a détruit des réserves d’armes stratégiques des US dans des pays comme l’Arabie Saoudite, Oman, Koweït, le Qatar. Il a également atteint la base britannique de Chypre censée aider les US dans leurs attaques. Ils ont abattu des avions. Ils ont ciblé le porte avion USS Gerald Ford avec des missiles hypersoniques et une floppée de drones. Le successeur pressenti de Khamenei ne croit plus à la doctrine de l’interdiction de l’arme atomique, son assassinat n’a servi qu’à supprimer une voix de sagesse et d’expérience. La réponse iranienne sur « Israël » utilise un cocktail d’armes de toutes sortes, ses villes servent de zone de test d’anciens stocks d’armes, mêmes les abris ne sont plus sûrs. Après avoir simulé son assassinat, le sinistre Netanyahou a finalement fuit quelques jours vers l’Allemagne. Trump annonce que la guerre va durer un petit plus longtemps que leur petit faux coup d’état au Venezuela, il aurait demandé des pourparlers pour des négociations que les Iraniens, qui en ont marre de ces micmacs de traîtres, ont refusé. Le détroit d’Ormuz est fermé officiellement, sauf aux Chinois et aux Russes, par une annonce des gardes de la révolution, action qui touche également l’économie Iranienne mais affecte au moins le cinquième du commerce mondial. Le Qatar annonce l’arrêt de sa production de gaz pour un cas de force majeur et les prix ont augmenté de 50% ces derniers 24 heures et ce n’est que le début. Le Yémen et le sud Liban se sont officiellement joint au conflit. Les premiers gardent le golfe d’Aden et projettent d’étrangler d’avantage le trafic maritime. Les Libanais attaquent les colonies au nord d’« Israël ». Le bilan réel en soldats US tombés est actuellement loin d’être connu, les chiffres officiels sont loin de la réalité. L’Arabie Saoudite a arrêté des agents du Mossad sur le point de commettre des attentats sur leur territoire. Ouf ! Je ne vois vraiment pas comment qualifier tout cela de victoire israélo-américaine ! Au mieux, ce n’est que le début d’un conflit majeur. Par ailleurs, le seul dôme de fer fonctionnel et celui des médias en occident.

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 Gala des Césars, des Prix Goya, les Academy AwardsCela paraitra peut-être exagéré à certains, mais quand même... à bien y réfléchir, qu’est devenu le cinéma depuis qu’il a été récupéré par la puissance industrielle yankee ? Chaque fois qu’un individu s’installe dans un fauteuil de cinoche (cinéma-moche), il n’en est pas conscient mais il s’auto inflige un traitement à l’Orange mécanique, la fameuse séquence où le personnage principal, Malcolm McDowell alias Alex Delarge, immobilisé sur un fauteuil, paupières maintenues ouvertes, se voit obligé de mater une litanie d’images plus ou moins violentes et anarchiques. Méthode de lessivage de cerveau imaginée par l’auteur du livre du britannique Anthony Burgess. La seule différence aujourd’hui, c’est que le sujet/assujetti, s’y installe de lui-même et à la place des fixations et écarteurs de paupières, il a son litre de popcorn, sa glace à sucer ou son coca-cola, qu’il il paye cher, de surcroit. Les organisateurs du Grand Lessivage de cervelle ramollie ne pouvaient mieux imaginer. Beaucoup répondront qu’on peut quand même se faire plaisir ! Et ils auront raison. Mais pourquoi sommes-nous devenus aussi accros à ces offres culturelles alors que nous subodorons tous que sous chaque produit « offert » gît bel et bien une machine redoutablement efficace pour formater, conditionner, téléguider, crétiniser et dénaturer ? La profonde humaine nature est sans doute câblée selon la recherche sans fin du plaisir, de la jouissance et de la diversion. Toute l’industrie du divertissement repose là-dessus ainsi que celle de l’économie basée sur la jouissance d’objets (R. Girard). Pourtant, se passer de tout cela est tout à fait faisable, bien qu’extrêmement difficile. Si demain internet venait à disparaître, l’humain ne retrouverait pas facilement le plaisir inouï de la contemplation des beautés du monde. Encore faudrait-il qu’il se rappelle qu’il a des yeux.

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 L'ALLIANCE EPSTEIN Juan Manuel de Prada

L'Alliance Epstein n'a pas atteint ses objectifs avec l'agression de l'année dernière (où l'Iran les a intimidés par sa réponse) ni avec la récente insurrection « féministe » contre les ayatollahs (en réalité un drapeau plus faux que Judas ourdi par la CIA et le Mossad), Elle tente donc maintenant pour la troisième fois avec cette « attaque préventive » qui alterne la destruction des arsenaux iraniens (qu'elle croit avoir localisés) et les hécatombes les plus bestiales. Mais si elle s'est trompée dans ses calculs et que l'Iran stocke des armes dans des endroits inconnus, Israël subira des dommages dévastateurs.

L'« attaque préventive » de l'Alliance Epstein est menée par une hyène assoiffée de sang et un charlatan devenu sa marionnette, après avoir été filmé en train de violer des fillettes. Le charlatan devenu marionnette a remporté les élections en se présentant comme un promoteur de la paix et en promettant de mettre fin à toutes les guerres latentes ou déclarées que ses prédécesseurs avaient déclenchées. Nous savons maintenant que cette campagne était en réalité une supercherie des mêmes chiens « néoconservateurs » qui avaient contrôlé les mandats des républicains et des démocrates au cours des décennies précédentes et qui, pour passer inaperçus, s'étaient alors déguisés avec les colliers du populisme le plus fanfaron et le plus bruyant. Ainsi, avec un charlatan devenu la marionnette du sionisme après avoir été filmé en train de violer des fillettes, les « néoconservateurs » peuvent continuer à commettre les exactions de toujours, mais sans aucune gêne.

Bien sûr, la justification première de « l'attaque préventive » de l'Alliance Epstein - le programme nucléaire iranien - est, tout comme les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, un prétexte grossier pour dévaster une nation qui ne se plie pas aux desseins sionistes et ne se résigne pas à être asservie (si l'Iran possédait réellement des armes nucléaires, personne n'oserait lui faire de mal, tout comme on ne fait pas de mal à la Corée du Nord). Et, bien sûr, la deuxième justification de l'« attaque préventive » - favoriser  une « démocratisation » du pays - est une farce pour les attardés mentaux : aucune des guerres menées au cours des dernières décennies par l'anglo-sionisme n'a favorisé la « démocratisation » des pays attaqués, mais plutôt le pillage le plus rapace de leurs richesses et la dévastation de leurs défenses matérielles et spirituelles ; et dans tous ces pays, des régimes islamistes ont ensuite été mis en place, qui ont massacré les communautés chrétiennes qui y étaient établies et provoqué des avalanches migratoires qui ont favorisé l'effondrement du cadavre européen et sa conversion en une mare de grenouilles génuflexes et cipayes. Naturellement, cette guerre aberrante provoquée par l'Alliance Epstein ne fera qu'aggraver encore ce processus dégénératif. Comme l'écrivait avec ironie le défunt Epstein, alma mater de l'Alliance : « C'est ainsi que le Juif gagne de l'argent... en laissant les goyim supporter le poids du monde réel ».