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dimanche 14 juin 2026

Les chiens aboient, la caravane passe

Nous reviendrons dès que possible ! Après une nuit perturbée par le stress du départ imminent vers Irun, nous avons le plaisir d’avoir un ciel à peu près couvert, plutôt bleu, souvent gris, au-dessus de nos têtes lorsque nous nous mettons finalement en route. L’absence de poids lourds le dimanche sur une bonne partie de l’autoroute nous fait préférer ce jours pour nos allers-retours comme à l’époque où nous allions régulièrement à Saintes, à Périgny ou, surtout, à Bordeaux. Comme lors de nos précédents passages, nous avons marché jusqu’au bord de la plage et, peu intéressés par la baignade vu nos dossiers médicaux respectifs, nous n’avons pas plongé une seule fois. Or les cafés et les restaurants nous ont vus comme d’habitude. Assis sur notre banc habituel, face aux palmiers et au sable blanc, il nous a été possible de contempler le passage de bébés de toutes sortes au moment où se donnent rendez-vous des familles à poussettes, et d’observer les bruyants jeux des enfants après l’école, infatigables, increvables, pleins de vie chaque fin d’après-midi à des heures qui devraient les faire demander un peu de repos. Jamais de la vie ! Des gens promènent leur mascotte et s’arrêtent pour discuter nourriture pour chiens. C’est l’heure de l’entrée en action des jeunes sportifs qui font surtout du volleyball de côte. Pour nous, celle de rejoindre notre terrasse pour une glace ou un smoothie sans hâte. Un vieux français discute avec un autre pas loin de notre table : « Que se passera-t-il si on fait faillite ? – Déconne pas ! L’État ne fait jamais faillite. Faut pas croire tout ce qu’on raconte à la télé ! – On est bien foutus, je te dis ! » Un petit garçon s’échappe à vive allure quand sa mère vient récupérer son bolide radiocommandé afin qu’il ne l’utilise plus pour emmerder les gens sur les successive terrasses. Du vent toute la nuit, une seule fois, mais toujours le soleil splendide entre deux nuages ou fièrement seul, le plus souvent. M. C. a été quelques jours en Argentine, à Mar del Plata, régler des affaires avec son mari. « On est servi en terrasse ? » demande une charmante vieille vapoteuse à un client. Pour moi, c’est la règle d’or. S’ils sont débordés, ils n’ont qu’à embaucher du monde. Aller chercher ma consommation moi-même et reporter tasse ou verre au comptoir ne fait pas partie de mon programme. Simple principe. Lecture des mémoires de Jean-Jacques Pauvert. Je poursuis également ma fréquentation d’Ezra Pound. On appréhende un peu la bétaillère du tram (qui céderait sa place à Rosa, malgré ses béquilles bien visibles ?) et on visite l’Esplanade d’Espagne en voiture. Parking au prix du caviar mais comment stationner autrement ? Visite obligée au Mubag, comme d’habitude, rien que pour un tableau qui nous fascine : Rosa Mística. On a fixé entre les tableaux des photos de Pablo Genovés pour lesquelles nous sommes peu sensibles. Il n’y a que les nôtres, des photos, qui nous font plaisir. Certains textes qui les accompagnant sont à pouffer de rire à force d’emphase. Encore une fois, on constante l’épaisseur de l’ennui des gardiens qui se foutent des visiteurs comme d'une guigne. Des voiles à l’horizon vendredi après-midi. Le matin, visite au parc Sergio Melgares. « Bon vendredi, monsieur-dame ! ». Nous saluons à notre tour le personnel de « la brigade des feuilles » qui astique les lieux. Je reprends la traversée du livre en compagnie de M. Pauvert. Descente à pied à la plage et un banc pour observer les petits bateaux à voiles blanches et l’horizon entre le phare du Cabo de las Huertas et Puig Campana.
Au hasard d’une consultation, je découvre dans une vieille rubrique nécrologique, le décès – il y a deux ans ! – d’une personne à laquelle j’ai beaucoup dû : conseils avisés, en tant qu’ami proche, patience, confiance et aide inestimables, en tant que professeur de la plus haute excellence, tant par la maîtrise de sa discipline que par ses qualités humaines. Cher Roberto R.-C., compagnon des meilleurs moments, je t’envoie mon meilleur souvenir, dans l’espoir que tu pourras le recevoir de l’autre côté de la frontière invisible qui, momentanément, nous sépare. Le beau bâtiment, côté Hôtel port Alicante, apparaît plutôt vide et sans l’agitation habituelle aux différents étages. Au septième, à l’une des tables alignées contre le balcon vitré qui donne sur l’avenue de la Catalogne, un monsieur d’un certain âge avec son ordinateur. Souvent, du bon matin, avec un livre. Le temps passe vite à la maison. J’en sors à première heure vers le supermarché et je retrouve la voisine, serveuse, qui part à son travail en trottinette électrique. Entre onze heures trente et midi, le ciel semble nous inviter à aller traîner en bord de mer. Premier paquebot géant s’éloignant de la côte. Gratte-ciel immense qui donne plutôt la déprime qu’autre chose, par sa démesure et par les manœuvres spectaculaires de dinosaure blessé qu’il effectue devant le public médusé. Je me souvenais de l’arrivée d’un paquebot à Bordeaux, au Port de la Lune, en plein centre-ville, quai des Chartrons, et que les gens applaudissaient à l’accostage comme si une semblable manœuvre méritait une couronne de lauriers.
Ainsi philosophe-t-on sous les palmiers de l’esplanade. J'essaie périodiquement de prendre la bonne résolution d'écrire dans mon blog plus long et sans politicailleries. Trop souvent, comme au cours de la semaine passée, pas grand-chose à dire ni à lire. Et la sensation que tout cela est vain. Je commence chaque texte sans trop savoir où il me mènera, d’habitude, et puis un prétexte quelconque m’invite à continuer. Généralement, des souvenirs en vrac, que je note ou de courts brouillons pour réagir à l'actualité de manière féroce et percutante, après consultation assidue des tribunes peu habituelles et des chroniques d'opinion loin des poncifs de la presse apprivoisée. Je suis pris dans un courant puissant, et il m’arrive de sortir la tête de l’eau, un court instant, de jeter un coup d’œil au décor, en essayant de me repérer, de savoir où je vais, de vouloir maîtriser ce que j’écris, ou au moins le travailler pour arriver à quelque chose d’intéressant, ce n’est pas de la prétention, c’est le lot commun de toute personne qui se met à rédiger quelques lignes. Écrire pour se persuader qu’on sera lu par d’autres robinsons, pour faire croire qu’on voit, qu’on entend, qu’on est là, qu’il y a quelqu’un capable de réagir, d’une manière infime, à ce qu’on nommé « réalité ». Regardé Les Prédateurs, téléfilm qui n’a rien à voir avec le film britannico-américain réalisé par Tony Scott et sorti en 1983. Hier soir, Ceux qui travaillent, coproduction belgo-suisse réalisée par Antoine Russbach qui explore l'aliénation professionnelle et le monde du travail à travers l'histoire de Frank, un cadre supérieur dévoué au fret maritime. Il y a quelques jours, Le gâteau du Président, Saddam Hussein, en l’occurrence.

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Dans la guerre menée par l'UE contre la Russie, il existe un facteur idéologique dont on ne parle presque jamais : l'idéologie LGTBI et, ce qui n'est pas un détail anodin, son caractère « sorosien » (Open Society Foundations) et favorable au remplacement démographique. La Russie ne l'accepte pas. Poutine a tenté d'éviter la guerre en insistant pendant sept ans sur le respect des accords de Minsk (2014-2015), violés systématiquement par l'OTAN pour réarmer l'Ukraine et étendre le conflit vers l’intérieur de la Russie. L’opération militaire spéciale déclenchée en 2022 aurait pu être stoppée au bout de trois semaines grâce aux accords préliminaires d'Istanbul, mais l'OTAN s'y est à nouveau opposée de la main des Britanniques sous Boris Jonhson, premier ministre à l’époque, qui voyait des parallèles entre le Président Putin et l'ancien leader serbe Slobodan Milosevic. L’OTAN-UE, en entretenant la guerre en Ukraine, a toujours nourri l’illusion d’épuiser la Russie jusqu’à la plonger dans une crise profonde qui la fragmenterait en plusieurs États faciles à contrôler et ouvrirait de larges voies à l’exploitation de ses ressources. Par ricochet, son pion ukrainien est en train de se vider du sang de sa jeunesse, et c’est l’OTAN-UE qui traverse une grave crise au risque de disparaître. Les fous furieux qui dirigent l’Union veulent étendre la guerre à l’Europe et ils y arriveront en agitant l’épouvantail de la « menace russe ».

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Chronologie de la guerre verbale de Trump contre l'Iran. Variations sur un ton concis, spartiate, intimidant. Appuyées toujours sur des faits fantaisistes, dénigrant l’ « ennemi » et ses messagers, ou mieux, la falsification totale de la réalité, agitée et brouillée à sa convenance, pour faire diversion et contrôler « les marchés ». Bref, du trumpisme à l’état pur, ad nauseam.

- 18 janvier : « Patriotes iraniens, les renforts sont déjà en route. Nous allons entrer en action. »

- 28 février : « Nous lançons une opération décisive. Elle sera très rapide. »

- 2 mars : « Nous allons gagner facilement. »

- 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »

- 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »

- 9 mars : « Attaquez l'Iran. La guerre est presque terminée, rapidement et de manière décisive. »

- 12 mars : « Nous avons gagné, mais pas encore tout à fait. »

- 13 mars : « Nous avons de nouveau gagné la guerre. »

- 14 mars : « Nous avons besoin d’aide pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 15 mars : « Nous n’avons pas besoin de l’aide de l’OTAN et nous n’en voulons pas. Nous n’avons pas besoin de l’approbation du Congrès pour quitter l’OTAN. »

- 16 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 17 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »

- 18 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d'Ormuz. »

- 19 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »


- 20 mars : « L'OTAN est lâche. Nous pouvons la quitter progressivement. »

- 21 mars : « Nous n'utiliserons pas le détroit. Ce sont les autres qui en ont besoin, pas nous. »

- 22 mars : « Dernier avertissement. L'Iran a 48 heures. L'Iran est fini. »

- 23 mars : « Encore une semaine, puis nous bombarderons les centrales électriques. »

- 24 mars : « La guerre touche à sa fin. »

- 25 mars : « Nous négocions avec l’Iran. »

- 26 mars : « L'ayatollah et moi-même gérerons conjointement le détroit d'Ormuz. »

- 27 mars : « Nous rouvrirons le détroit dans 10 jours ! »

- 28 mars : « Il y a eu un changement de régime en Iran. »

- 29 mars : « Les négociations avec l’Iran se passent très bien. »

- 30 mars : « Nous sommes prêts à détruire les infrastructures pétrolières et énergétiques de l’Iran et à occuper l’île de Kharg. »

- 31 mars : « Nous sommes prêts à mettre fin à la guerre sans ouvrir le détroit. »

- 1er avril : « La guerre sera terminée dans 3 jours. Nous allons bombarder leurs installations pendant 2 à 3 semaines, les renvoyant à l'âge de pierre. »

- 2 avril : « Nous avons détruit trois ponts principaux. Pourquoi ne nous appellent-ils toujours pas ? »

- 3 avril : « Ouvrez le détroit dans les 48 heures ! »

- 4 avril : « Ouvrez le détroit pour mardi ! »

- 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de tarés ! » (message garni d’insultes et d’une « louange à Allah »)

- 6 avril : « Ouvrez le détroit pour mercredi ! »

- 7 avril : « Tout le pays pourrait être anéanti en une seule nuit »

- 8 juin : « J'annoncerai la victoire dans deux semaines. »

14 juin : « Happy Birthday, Mister President ! » l’anniversaire présidentiel ou la mise en scène d’un pouvoir loufoque empêtré dans la guerre


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Grâce à l’ordure Netanyahou et à ses deux sous-ordures Ben-Gvir et Smotrich, l’entité sioniste a remis au goût du jour le massacre des innocents en tuant des milliers d’enfants palestiniens à Gaza. Et des gens par centaines avec des bombardements intensifs sur des populations du sud Liban qui ont provoqué le déplacement forcé de plus d'un million de personnes vers l'intérieur du pays. Pas dans des accrochages corps à corps, comme dans les films, avec des épées ou des poignards, cela demanderait un courage physique et mental que les soldats de l’entité criminelle n’ont pas : ils préfèrent l'avion de chasse de cinquième génération, le chasseur-bombardier ou le char Merkava. Rassurez-vous, c’est l’armée la plus morale du monde …


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Romans à lire et romans à proscrire/Texte entier






L'été est le moment idéal pour faire le plein de livres, mais cela exige une certaine vigilance. Faites très attention ! Ces lectures peuvent en effet avoir des conséquences « irréversibles », comme devenir accro aux romans « à proscrire », développer des passions folles ou avoir soudainement envie de tomber dans la tentation !