« Pourquoi diable écrire si ce n’est pas pour dire ce qu’on pense et ce qu’on sent. » Paul Léautaud
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Ignacio
Peyró: « La solitude est une manière de luxe »
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« Nous savons aujourd'hui que, par des procédés
variés, un individu peut être placé dans un état tel, qu'ayant perdu toute sa personnalité consciente, il obéisse à toutes les suggestions de l'opérateur qui la lui a fait
perdre, et commette les actes les plus contraires à son caractère et à ses habitudes. Or
les observations les plus attentives paraissent prouver que l'individu plongé depuis
quelque temps au sein d'une foule agissante, se trouve bientôt placé − par suite des
effluves qui s'en dégagent, ou pour toute autre cause que nous ne connaissons pas −
dans un état particulier, qui se rapproche beaucoup de l'état de fascination où se
trouve l'hypnotisé dans les mains de son hypnotiseur. La vie du cerveau étant paralysée chez le sujet hypnotisé, celui-ci devient l'esclave de toutes les activités inconscientes de sa moelle épinière, que l'hypnotiseur dirige à son gré. La personnalité
consciente est entièrement évanouie, la volonté et le discernement sont perdus. Tous
les sentiments et les pensées sont orientés dans le sens déterminé par l'hypnotiseur. » Gustave Le Bon, La psychologie des foules ***

Après les émeutes qui ont ravagé des
villes européennes, non seulement en France, ces dernières semaines, il faut
toute la stupidité progressiste de la planète pour continuer à prétendre, comme
on nous le serine, que le principal danger menaçant aujourd’hui nos sociétés
est « l’extrême droite ». Il se voit comme le nez au milieu de
la figure que ladite « extrême droite » ne commet pas le millième des
violences auxquelles nous assistons. Il est plus que jamais évident que les
forces nuisibles agissant dans les différents pays sont les milices
gauchistes et les hordes de banlieue, qui sèment le chaos par l’agression, la
destruction, l’incendie et le pillage. L’ampleur des dégâts s’accroissant à
chaque nouvelle occasion, il n’y a hélas pas lieu de s’attendre à ce que les
choses s’arrangent dans le proche avenir. On nous avait promis, pourtant,
« la fin de l’Histoire » ! L’implosion de l’URSS avait laissé
place à un monde avec les États-Unis comme grande puissance unique poussant l’humanité
tout entière à se soumettre à son misérable modèle de darwinisme déchaîné et de
rapacité. Aujourd’hui, cette soumission entre dans une crise terminale, qui
pourrait déboucher sur une guerre mondiale avec des armes nucléaires. Les
guerres impérialistes, impossibles à gagner, en Iran, déclenchée suivant les
intérêts de l’entité sioniste au nom de la démocratie et les droits de l’homme,
et en Ukraine, pour dissoudre et saccager la Russie, bien préparée depuis des
années, mettent les États-Unis, leur maitre, « Israël », les pays soumis de
l’UE et beaucoup d’autres en situation presque incontrôlable. Si on ajoute à
tout cela des vagues d’immigration pratiquement inassimilables, des crises politiques
locales et des protestations proches de la guerre civile au sein même des
sociétés européennes, on obtient un résultat proche du cauchemar. L’Iran, un
pays superbement ignoré, dont on n’écrivait que des inepties et de grossières
mensonges, aguerri par des années d’agressions, d’assassinats télécommandés de
ses dirigeants et scientifiques et par des sanctions, a ouvertement réussi à
tenir tête au sionisme et à ses complices américains modifiant en profondeur le
paysage géopolitique du Proche-Orient, avec des répercussions économiques sur
le reste du monde. Pour compliquer la tâche des israélo-anglo-américains, la
Chine apparaît comme superpuissance économique et militaire capable de
rivaliser avec eux dans tous les domaines, faisant preuve, qui plus est, d’un
expansionnisme pacifique face à la traditionnelle agressivité occidentale. La
Russie, elle, a durement surmonté la situation catastrophique des années 90.
Après des guerres compliquées, de la Tchétchénie à la Syrie en passant par la
Géorgie et des pièges sans nombre, elle est redevenue une grande puissance capable
de faire échouer les plans de l’OTAN et de l’UE visant à la faire s’effondrer
en utilisant l’Ukraine comme bélier. Et comme résultat de tant d’années de
folie et de fourberie à tous les niveaux, nous nous trouvons dans une crise
sans issue, que l’Allemagne a commencé à payer au prix fort et qui finira par
embrasser l’ensemble du continent. Vu le lamentable fonctionnement des
mécanismes bureaucratiques de l’UE et les caractéristiques des élites dépravées
qui dirigent les États-Unis, à commencer par son grotesque président, la
tendance vers un totalitarisme croissant par le biais d’une technologie hors
contrôle semble imparable.

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Je voudrais savoir prier avec tous les
ingrédients de la prière efficace pour remercier les grâces qui m’ont été
offertes. À moi, faible et éphémère petit individu. Je frémis d’émotion devant
les faveurs imméritées qui ont fondu sur moi, en bousculant et conduisant ma
destinée. Avec des dons qui bouleverseraient les plus reconnaissants. J’aurais
pu être écrasé par la fatalité, terré sous des tombereaux de pénuries sinon de
misère. Cela a été le cas, pour mes parents. Mais ils avaient, tous les deux, les
épaules assez larges et le cœur intrépide, vivant durement en dehors de mes
grilles de transfuge de classe. Moi, petit étudiant privilégié, je n’étais pas de
la race des forts. Tout semblait se jouer comme si je ne méritais pas ce que
devenait mon existence, alors que maintenant, j’ai plutôt l’impression que la
vie joue une partition basée sur des symboles intraduisibles, un sentiment
profond et souvent lourd à porter. C'est comme si chaque instant de bonheur,
chaque réussite, chaque épreuve ou carrément chaque échec devaient être soumis
à une forme de balance invisible. Je n’ai pas su reconnaître que trop tard tous
« les bienfaits secrets dont j’ai joui », comme le déclamerait un comédien du classique. Il
s’agit d’une pensée qui me revient souvent ces derniers temps, quand mon esprit
en désordre s’accroche aux ténèbres du début d’une nuit sans sommeil et se met à
redessiner des bilans de toute une vie.

Mes yeux dans le noir revisitent chaque
événement comme autant de récompenses ou des punitions, ce qui retarde
considérablement mon envie de dormir et d'accueillir ce qui viendra m’accueillir
une fois franchie « la frontière invisible ». Cette impression de
devoir toujours mériter quelque chose, plus qu’un fardeau ou une injustice, m’a
déjà apporté une motivation pour l’imminent lever du jour. Je me redresse
traversé par le sentiment que sous la faiblesse de mon corps vieilli il y a eu au
moins une ébauche de prière de remerciement, bercé par un lointain souvenir des
meilleurs jours, des meilleurs amis disparus. R. m’a toujours tendu la torche
et inspiré le courage de la passer dans les mains de M. Enfant, j’aurais aimé
être habité d’une âme d’airain, vibrante et indestructible. Ayant vieilli, je
dois me contenter d’une légère besace pour affronter l’éternité, faisant partie
du lot de ceux qui roulent au fossé parce que la route est trop dure, qui
rejoignent leur enclos parce que le voyage se montre trop long et décevant.
Vide comme un tambour, mais jeune, j’ai essayé de battre dessus avec mes grands
principes n’ayant en réalité que de piteuses incertitudes qui semblaient résister
à tous les examens, mais qui n’étaient que des frêles papillons brûlés au
premier feu de l’enthousiasme.
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La cagnotte à un million d'euros, péniblement réunie pour le Premio Planeta, " l’autre Nobel de littérature " pour les médias locaux, a été versée à une jeune promesse de la littérature en espagnol, Isabel-Luz Allende-Ventura, pour son oeuvre La hora antes del alba.
La littérature devient un point magique où convergent les gens qui écrivent (des romans, des nouvelles, des poèmes) pour le plaisir de l'esprit, et les épiciers qui, en général, n'ont pas d'esprit, se contentant du plaisir de leurs ventes. Ils se rejoignent tous, millionnaires désormais !
