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dimanche 14 juin 2026

Les chiens aboient, la caravane passe

Nous reviendrons dès que possible ! Après une nuit perturbée par le stress du départ imminent vers Irun, nous avons le plaisir d’avoir un ciel à peu près couvert, plutôt bleu, souvent gris, au-dessus de nos têtes lorsque nous nous mettons finalement en route. L’absence de poids lourds le dimanche sur une bonne partie de l’autoroute nous fait préférer ce jours pour nos allers-retours comme à l’époque où nous allions régulièrement à Saintes, à Périgny ou, surtout, à Bordeaux. Comme lors de nos précédents passages, nous avons marché jusqu’au bord de la plage et, peu intéressés par la baignade vu nos dossiers médicaux respectifs, nous n’avons pas plongé une seule fois. Or les cafés et les restaurants nous ont vus comme d’habitude. Assis sur notre banc habituel, face aux palmiers et au sable blanc, il nous a été possible de contempler le passage de bébés de toutes sortes au moment où se donnent rendez-vous des familles à poussettes, et d’observer les bruyants jeux des enfants après l’école, infatigables, increvables, pleins de vie chaque fin d’après-midi à des heures qui devraient les faire demander un peu de repos. Jamais de la vie ! Des gens promènent leur mascotte et s’arrêtent pour discuter nourriture pour chiens. C’est l’heure de l’entrée en action des jeunes sportifs qui font surtout du volleyball de côte. Pour nous, celle de rejoindre notre terrasse pour une glace ou un smoothie sans hâte. Un vieux français discute avec un autre pas loin de notre table : « Que se passera-t-il si on fait faillite ? – Déconne pas ! L’État ne fait jamais faillite. Faut pas croire tout ce qu’on raconte à la télé ! – On est bien foutus, je te dis ! » Un petit garçon s’échappe à vive allure quand sa mère vient récupérer son bolide radiocommandé afin qu’il ne l’utilise plus pour emmerder les gens sur les successive terrasses. Du vent toute la nuit, une seule fois, mais toujours le soleil splendide entre deux nuages ou fièrement seul, le plus souvent. M. C. a été quelques jours en Argentine, à Mar del Plata, régler des affaires avec son mari. « On est servi en terrasse ? » demande une charmante vieille vapoteuse à un client. Pour moi, c’est la règle d’or. S’ils sont débordés, ils n’ont qu’à embaucher du monde. Aller chercher ma consommation moi-même et reporter tasse ou verre au comptoir ne fait pas partie de mon programme. Simple principe. Lecture des mémoires de Jean-Jacques Pauvert. Je poursuis également ma fréquentation d’Ezra Pound. On appréhende un peu la bétaillère du tram (qui céderait sa place à Rosa, malgré ses béquilles bien visibles ?) et on visite l’Esplanade d’Espagne en voiture. Parking au prix du caviar mais comment stationner autrement ? Visite obligée au Mubag, comme d’habitude, rien que pour un tableau qui nous fascine : Rosa Mística. On a fixé entre les tableaux des photos de Pablo Genovés pour lesquelles nous sommes peu sensibles. Il n’y a que les nôtres, des photos, qui nous font plaisir. Certains textes qui les accompagnant sont à pouffer de rire à force d’emphase. Encore une fois, on constante l’épaisseur de l’ennui des gardiens qui se foutent des visiteurs comme d'une guigne. Des voiles à l’horizon vendredi après-midi. Le matin, visite au parc Sergio Melgares. « Bon vendredi, monsieur-dame ! ». Nous saluons à notre tour le personnel de « la brigade des feuilles » qui astique les lieux. Je reprends la traversée du livre en compagnie de M. Pauvert. Descente à pied à la plage et un banc pour observer les petits bateaux à voiles blanches et l’horizon entre le phare du Cabo de las Huertas et Puig Campana.
Au hasard d’une consultation, je découvre dans une vieille rubrique nécrologique, le décès – il y a deux ans ! – d’une personne à laquelle j’ai beaucoup dû : conseils avisés, en tant qu’ami proche, patience, confiance et aide inestimables, en tant que professeur de la plus haute excellence, tant par la maîtrise de sa discipline que par ses qualités humaines. Cher Roberto R.-C., compagnon des meilleurs moments, je t’envoie mon meilleur souvenir, dans l’espoir que tu pourras le recevoir de l’autre côté de la frontière invisible qui, momentanément, nous sépare. Le beau bâtiment, côté Hôtel port Alicante, apparaît plutôt vide et sans l’agitation habituelle aux différents étages. Au septième, à l’une des tables alignées contre le balcon vitré qui donne sur l’avenue de la Catalogne, un monsieur d’un certain âge avec son ordinateur. Souvent, du bon matin, avec un livre. Le temps passe vite à la maison. J’en sors à première heure vers le supermarché et je retrouve la voisine, serveuse, qui part à son travail en trottinette électrique. Entre onze heures trente et midi, le ciel semble nous inviter à aller traîner en bord de mer. Premier paquebot géant s’éloignant de la côte. Gratte-ciel immense qui donne plutôt la déprime qu’autre chose, par sa démesure et par les manœuvres spectaculaires de dinosaure blessé qu’il effectue devant le public médusé. Je me souvenais de l’arrivée d’un paquebot à Bordeaux, au Port de la Lune, en plein centre-ville, quai des Chartrons, et que les gens applaudissaient à l’accostage comme si une semblable manœuvre méritait une couronne de lauriers.
Ainsi philosophe-t-on sous les palmiers de l’esplanade. J'essaie périodiquement de prendre la bonne résolution d'écrire dans mon blog plus long et sans politicailleries. Trop souvent, comme au cours de la semaine passée, pas grand-chose à dire ni à lire. Et la sensation que tout cela est vain. Je commence chaque texte sans trop savoir où il me mènera, d’habitude, et puis un prétexte quelconque m’invite à continuer. Généralement, des souvenirs en vrac, que je note ou de courts brouillons pour réagir à l'actualité de manière féroce et percutante, après consultation assidue des tribunes peu habituelles et des chroniques d'opinion loin des poncifs de la presse apprivoisée. Je suis pris dans un courant puissant, et il m’arrive de sortir la tête de l’eau, un court instant, de jeter un coup d’œil au décor, en essayant de me repérer, de savoir où je vais, de vouloir maîtriser ce que j’écris, ou au moins le travailler pour arriver à quelque chose d’intéressant, ce n’est pas de la prétention, c’est le lot commun de toute personne qui se met à rédiger quelques lignes. Écrire pour se persuader qu’on sera lu par d’autres robinsons, pour faire croire qu’on voit, qu’on entend, qu’on est là, qu’il y a quelqu’un capable de réagir, d’une manière infime, à ce qu’on nommé « réalité ». Regardé Les Prédateurs, téléfilm qui n’a rien à voir avec le film britannico-américain réalisé par Tony Scott et sorti en 1983. Hier soir, Ceux qui travaillent, coproduction belgo-suisse réalisée par Antoine Russbach qui explore l'aliénation professionnelle et le monde du travail à travers l'histoire de Frank, un cadre supérieur dévoué au fret maritime. Il y a quelques jours, Le gâteau du Président, Saddam Hussein, en l’occurrence.

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Dans la guerre menée par l'UE contre la Russie, il existe un facteur idéologique dont on ne parle presque jamais : l'idéologie LGTBI et, ce qui n'est pas un détail anodin, son caractère « sorosien » (Open Society Foundations) et favorable au remplacement démographique. La Russie ne l'accepte pas. Poutine a tenté d'éviter la guerre en insistant pendant sept ans sur le respect des accords de Minsk (2014-2015), violés systématiquement par l'OTAN pour réarmer l'Ukraine et étendre le conflit vers l’intérieur de la Russie. L’opération militaire spéciale déclenchée en 2022 aurait pu être stoppée au bout de trois semaines grâce aux accords préliminaires d'Istanbul, mais l'OTAN s'y est à nouveau opposée de la main des Britanniques sous Boris Jonhson, premier ministre à l’époque, qui voyait des parallèles entre le Président Putin et l'ancien leader serbe Slobodan Milosevic. L’OTAN-UE, en entretenant la guerre en Ukraine, a toujours nourri l’illusion d’épuiser la Russie jusqu’à la plonger dans une crise profonde qui la fragmenterait en plusieurs États faciles à contrôler et ouvrirait de larges voies à l’exploitation de ses ressources. Par ricochet, son pion ukrainien est en train de se vider du sang de sa jeunesse, et c’est l’OTAN-UE qui traverse une grave crise au risque de disparaître. Les fous furieux qui dirigent l’Union veulent étendre la guerre à l’Europe et ils y arriveront en agitant l’épouvantail de la « menace russe ».

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Chronologie de la guerre verbale de Trump contre l'Iran. Variations sur un ton concis, spartiate, intimidant. Appuyées toujours sur des faits fantaisistes, dénigrant l’ « ennemi » et ses messagers, ou mieux, la falsification totale de la réalité, agitée et brouillée à sa convenance, pour faire diversion et contrôler « les marchés ». Bref, du trumpisme à l’état pur, ad nauseam.

- 18 janvier : « Patriotes iraniens, les renforts sont déjà en route. Nous allons entrer en action. »

- 28 février : « Nous lançons une opération décisive. Elle sera très rapide. »

- 2 mars : « Nous allons gagner facilement. »

- 3 mars : « Nous avons gagné la guerre. »

- 7 mars : « Nous avons vaincu l'Iran. »

- 9 mars : « Attaquez l'Iran. La guerre est presque terminée, rapidement et de manière décisive. »

- 12 mars : « Nous avons gagné, mais pas encore tout à fait. »

- 13 mars : « Nous avons de nouveau gagné la guerre. »

- 14 mars : « Nous avons besoin d’aide pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 15 mars : « Nous n’avons pas besoin de l’aide de l’OTAN et nous n’en voulons pas. Nous n’avons pas besoin de l’approbation du Congrès pour quitter l’OTAN. »

- 16 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d’Ormuz. »

- 17 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »

- 18 mars : « Les alliés doivent coopérer pour ouvrir le détroit d'Ormuz. »

- 19 mars : « Les alliés des États-Unis doivent intensifier leurs efforts et aider à ouvrir le détroit. »


- 20 mars : « L'OTAN est lâche. Nous pouvons la quitter progressivement. »

- 21 mars : « Nous n'utiliserons pas le détroit. Ce sont les autres qui en ont besoin, pas nous. »

- 22 mars : « Dernier avertissement. L'Iran a 48 heures. L'Iran est fini. »

- 23 mars : « Encore une semaine, puis nous bombarderons les centrales électriques. »

- 24 mars : « La guerre touche à sa fin. »

- 25 mars : « Nous négocions avec l’Iran. »

- 26 mars : « L'ayatollah et moi-même gérerons conjointement le détroit d'Ormuz. »

- 27 mars : « Nous rouvrirons le détroit dans 10 jours ! »

- 28 mars : « Il y a eu un changement de régime en Iran. »

- 29 mars : « Les négociations avec l’Iran se passent très bien. »

- 30 mars : « Nous sommes prêts à détruire les infrastructures pétrolières et énergétiques de l’Iran et à occuper l’île de Kharg. »

- 31 mars : « Nous sommes prêts à mettre fin à la guerre sans ouvrir le détroit. »

- 1er avril : « La guerre sera terminée dans 3 jours. Nous allons bombarder leurs installations pendant 2 à 3 semaines, les renvoyant à l'âge de pierre. »

- 2 avril : « Nous avons détruit trois ponts principaux. Pourquoi ne nous appellent-ils toujours pas ? »

- 3 avril : « Ouvrez le détroit dans les 48 heures ! »

- 4 avril : « Ouvrez le détroit pour mardi ! »

- 5 avril : « Ouvrez le putain de détroit, bande de tarés ! » (message garni d’insultes et d’une « louange à Allah »)

- 6 avril : « Ouvrez le détroit pour mercredi ! »

- 7 avril : « Tout le pays pourrait être anéanti en une seule nuit »

- 8 juin : « J'annoncerai la victoire dans deux semaines. »

14 juin : « Happy Birthday, Mister President ! » l’anniversaire présidentiel ou la mise en scène d’un pouvoir loufoque empêtré dans la guerre


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Grâce à l’ordure Netanyahou et à ses deux sous-ordures Ben-Gvir et Smotrich, l’entité sioniste a remis au goût du jour le massacre des innocents en tuant des milliers d’enfants palestiniens à Gaza. Et des gens par centaines avec des bombardements intensifs sur des populations du sud Liban qui ont provoqué le déplacement forcé de plus d'un million de personnes vers l'intérieur du pays. Pas dans des accrochages corps à corps, comme dans les films, avec des épées ou des poignards, cela demanderait un courage physique et mental que les soldats de l’entité criminelle n’ont pas : ils préfèrent l'avion de chasse de cinquième génération, le chasseur-bombardier ou le char Merkava. Rassurez-vous, c’est l’armée la plus morale du monde …


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Romans à lire et romans à proscrire/Texte entier






L'été est le moment idéal pour faire le plein de livres, mais cela exige une certaine vigilance. Faites très attention ! Ces lectures peuvent en effet avoir des conséquences « irréversibles », comme devenir accro aux romans « à proscrire », développer des passions folles ou avoir soudainement envie de tomber dans la tentation !



samedi 30 mai 2026

En mai, fais ce qu'il te plaît mais ... sans déplaire aux autorités !

Mai sans Rose, l'âme est morose. Suite de la convalescence de R. à Alicante, sous un ciel beau, une température idéale, un air transparent et les chants des oiseaux chaque matin recouvrant le quartier jusqu’à la plage. C’est la Pentecôte. La voix puissante du curé de la paroisse se fait entendre, au loin, pour porter son message à tous les vacanciers, athées ou croyants, confondus. Il fait tellement beau qu’on a du mal à regarder à l’horizon. La mer semble disparaître sous un brouillard comme un voile de lumière fortement doré. De nombreux touristes devant l’hôtel Port Alicante, en bas, et des filles, élégantes et belles, avec des bagages et cousins de voyage. Je me souviens de ma jeunesse, où il n’y avait qu’une seule belle fille dans toute la ville. J’arpentais infatigable les rues dans l’espoir de seulement la rencontrer. Sa beauté constituait à mes yeux une expérience unique, un événement, au sens propre. C’est devenu quelque chose de normal, du moins face au miroir qu’on promène chacun dans sa propre tête. M’aurait-on dit jadis que mon regard allait exiger d’autres formes d’attraction, que je ne l’aurais pas cru. Cioran l’affirme sans fioritures : « Avec le temps, la beauté devient banale, le génie lassant, et même la sainteté agaçante. » Lorsque la nouveauté et l’éclat de la jeunesse s’estompent, le regard devient plus aigu au second plan. Cette transition vers l’intériorité met en lumière la nécessité de se reposer sur d’autres fondations. Dans une relation qu’on voudrait faire durer, par exemple, cela signifie que l’amour ou l’attachement doivent évoluer vers une connexion intellectuelle ou émotionnelle plus profonde pour survivre à l’usure du temps. Le constat fataliste de Cioran à propos de la capacité humaine de s’habituer à tout, même à l’exceptionnel, qui finit par l’user et le rendre ordinaire à nos yeux, est par trop empreint de pessimisme. Avec le temps, la beauté peut se transformer et gagner en profondeur. Il faut, peut-être apprendre à maîtriser notre temps et à se l’approprier, au lieu de se soumettre fatalement à son usure. Le décalage physique/temps mérite d’être regardé autrement que comme norme qui s’imposerait d’elle-même.  À cœur vaillant rien d'impossible...

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Faire un bilan – avec M. C. et J.-C. C. – après onze ans à la retraite représente un cap majeur. Quelque chose s’était terminé le 10 mars 2015 ou bien quelque chose commençait ? Ça m’était bien égal, au fond, sauf que je me sentais inquiet, aspiré par les temps qui allaient venir, dont j’ignorais tout, le rythme, l’occupation de chaque journée, l’équilibre du nouveau mode de vie. Tout. Actuellement, il m’est bien difficile de découper en tranches de douze mois les années qui passent. À partir du printemps, cette année-là, se sont produits pour moi, comme autour de moi, une suite d’événements, un enchaînement de transformations successives, une chaîne de métamorphoses telle que j’ai du mal à en faire le bilan détaillé. J’étais passé sans transition d’une activité à rythme accéléré, intense, rapide et stimulante, ma journée incluant l’aller-retour à Vitoria-Gasteiz depuis Irun, vers un état de retraité sans conflit majeur dont je ne me rendais pas toujours compte sur le moment. Mon blog et quelques notes éparses rendront assez bien compte, finalement, de la manière dont j’ai vécu cette période de ma vie. Vieillir en apprenant un peu plus chaque jour les petites finesses de ce « statut » bizarre de retraité qui voit se transformer assez rapidement l'euphorie des premiers temps en une routine saupoudrée de surprises et d’échéances incontournables : retraite de R., fin de la scolarité d’A., disparition de beaucoup de proches, amis ou non, apparition de la maladie dans nos vies, choc de la pandémie, vente de la maison de Bordeaux… Aujourd’hui, c'est l'occasion de voir si mes « occupations » actuelles correspondent toujours à mes envies. Ai-je bien rempli ma vie, répondu à ma « vocation », profité de mes chances ? Je n’en sais trop rien et, en réalité, ce n’est plus mon problème. D’autres que moi, s’ils m’ont connu, seraient à même de mieux répondre à ma place. À l’heure qu’il est, je voudrais seulement savoir comment vont se passer la suite et la fin…

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L’entité sioniste en difficulté ? Pourvu que cela soit vrai ! Elle a péché, « l’entité », comme d’habitude, par arrogance. Fallait pas attaquer un pays dix fois plus peuplé, cinquante fois plus ancien, 4 000 ans d’âge contre 80, et mille fois plus légitime. Voilà tout. C’est simple, parfois, la géopolitique. Quand un petit s’attaque à un grand, par derrière et en éliminant ses dirigeants, scientifiques, militaires, leaders politiques, fonctionnaires et population civile en général, bref, qui bon lui semble où bon lui semble, il finit par en payer le prix. Ils agissent avec une telle audace, une telle insolence, une telle conviction qu’ils sont eux-mêmes les victimes et que les véritables victimes sont en réalité les bourreaux, que cela en est presque paralysant. C’est une impudence sadique et sans fin, combinée à un désir d’apitoyer et de rejeter la faute sur des innocents. Et ils se réjouissent ensuite du massacre de ces innocents. « Israël » fait preuve aujourd’hui d’un culot monstre : plus ils tuent d’enfants palestiniens, plus ils crient à la montée de l’antisémitisme dans le monde et se prétendent victimes d’injustice universelle. Plus ils commettent des crimes, plus on entend leurs cris fuser cyniquement. En ce moment même, ils rasent le sud Liban mais dans le respect le plus strict des droits de l'homme. Ils considèrent les Arabes au-dessous des bêtes et leur larbin, l'hominidé que les étatsuniens ont comme président, menace les Iraniens de les rayer de la carte ou de les faire retourner à l'âge de pierre. Normal. C'est la liberté d'expression propre aux démocrates. Pas de tollé médiatique. Tout est dans l'odre. Le régime iranien répond aux grossièretés trumpistes et persiste à rendre à l'entité sioniste la monnaie de sa pièce et c'est l'esclandre, la réporobation universelle, les huées de colère... Elle est belle, la scène internationale.


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15 mai. Journée de la Nakba ! La Nakba n'est plus un récit oublié, mais une question vivante et actuelle au cœur des consciences mondiales, qui a mis à mal le récit sioniste trompeur et mensonger. Commémorer la Nakba signifie contrer le projet sioniste et déjouer ses plans de nettoyage ethnique, à la lumière de ce qui arrive 78 ans après au peuple palestinien qui a définitivement dépassé le stade de « victime soumise » pour embrasser celui de « résistance active », capable de contrecarrer les projets d’extermination. Si sa fermeté à Gaza a empêché les déplacements physiques, alors l’élaboration d’une stratégie nationale unifiée et d’une résistance en Cisjordanie empêchera, malgré le coût en victimes et en souffrances, les déplacements forcés, les expulsions et l’annexion de terres vidées de leurs habitants.

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Quand on voit les suites des Epstein Files, on est effaré : rien. Très exactement rien. Des révélations insupportables, malgré le caviardage et la sélection, qui n'ont pas suscité  grand chose chez les juges, pour d'évidentes raisons, et dans la population, qui devrait éprouver une rage noire à considérer les ordures qui la dirigent. Tout est déjà sans doute dans l'oubli, comme toutes les affaires comparables sur les mafias de la drogue, de la traite des êtres humains, de l'immigration sans contrôle, la criminalité, le changement climatique et la prolifération des nuisibles ONG-gamelle.


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Thucydide et Sun Tzu


Lors du sommet entre les présidents américain et chinois au Palais de l'Assemblée du Peuple à Pékin, Xi Jinping a invoqué la prophétie de Thucydide devant Donald Trump. Il souhaitait peut-être donner une leçon d'histoire à son hôte, dont la culture générale est loin d'être étendue, mais le message était clair : nous savons que nous pourrions tous deux tomber dans ce piège, mais choisissons ensemble de l'éviter. Le dirigeant chinois a invoqué un historien grec au cœur d'une démonstration visuellement impressionnante de la civilisation chinoise, mais n'a pas invoqué le plus célèbre théoricien de la guerre dans la tradition chinoise, Sun Tzu, à un moment où la situation difficile de son adversaire américain en Iran est sur le point de se transformer en une perte stratégique. La logique tacite de Sun Tzu consistait à gérer l'ambiguïté : laisser l'adversaire mal interpréter sa position, le rassurer sans bruit, sans exagération. L’échec anglo-sioniste attaquant l’Iran n’a pas provoqué l'effondrement militaire américain. Mais la résistance iranienne a suffi pour qu'ils ne parviennent pas à le faire plier, pour permette à l'Iran d'agir comme une force de perturbation régionale capable de paralyser l'économie mondiale grâce au pouvoir de contrôle des détroits. En ce sens, les Iraniens ont leur propre leçon de Thucydide : les plus faibles n'ont pas besoin de gagner pour modifier l'équilibre des pouvoirs. Il leur suffit de résister et d'empêcher les plus forts de crier victoire. La guerre contre l'Iran était, dans une de ses dimensions stratégiques les plus profondes, une tentative de contenir la montée en puissance de la Chine sur le plan énergétique. L’Iran soumis aurait signifié un détroit d'Ormuz ouvert selon les conditions de Washington, le pétrole du Golfe sous l'égide américaine et un marché de l'énergie moins propice à faciliter l'ascension de la Chine en dehors du contrôle américain. Trump voulait signifier à Xi, en renversant Téhéran, qu'il détenait les clés de l'énergie qui alimente les usines chinoises, mais ce message a échoué avant même son arrivée à Pékin. Ici, la logique de Sun Tzu est à l'œuvre : la guerre ne consiste pas à écraser son adversaire, mais à le pousser à mal évaluer sa position


Sunzi, El arte de la guerra, Trotta "Pliegos de Oriente", (magnifique édition avec traduction d'Albert Galvany saluée par la critique)
Sun Tzu, L'art de la guerre, Hachette Pluriel, traduction de Jean Lévi (recommandée sur le site référencé ci-dessus) 
Sun Tzu, Gerraren antzea, Txalaparta (version basque de Xabier Izaga)

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« … tout mot est carrefour, tout voyage est occasion de chemins de traverse, toute phrase est arborescence, toute lecture est incitation à regarder par la fenêtre, à consulter le dictionnaire, à tirer un autre livre des rayons de la bibliothèque. Pas d’ici qui ne frémisse d’ailleurs, nul maintenant qui ne soit en silence bruissant d’autres époques, d’autres visages, d’autres lumières. Tout être est aleph. L’Aleph est l’Être. »

Renaud Camus, Journal

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« Il est possible que le livre soit le dernier refuge de l’homme libre. Si l’homme tourne décidément à l’automate, s’il lui arrive de ne plus penser que selon les images toutes faites d’un écran, ce termite finira par ne plus lire. Toutes sortes de machines y suppléeront : il se laissera manier l’esprit par un système de visions parlantes ; la couleur le rythme, le relief, mille moyens de remplacer l’effort et l’attention morte, de combler le vide ou la paresse de la recherche et de l’imagination particulière ; tout y sera, moins l’esprit. Cette loi est celle du troupeau. »

André Suarès, Art du livre, Paris, Fata Morgana

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Néocons et paléodéprédateurs. J.-L. R. Zapatero sous les feux de la rampe. Ses inconditionnels ne croient pas à une quelconque forme de culpabilité quand ils apprennent par la télévision la cataracte de nouvelles sur les exploits de l’ancien président. Un incendie réputationnel. Sous ses airs de crétin débonnaire et bavard se cachait apparemment, le dossier du juge après la levée du secret de l'instruction semble accablant, un vrai requin du pot-de-vin, un champion de la commission, une personne impitoyable, agressive et opportuniste dans le monde des affaires ou de la spéculation, prêt à tout pour maximiser ses profits, quitte à user des pratiques limites ou à profiter de sa condition d’ancien chef de l'exécutif pour flairer les bons coups, même dans la détresse des autres ou les retournements de marché. Sans états d'âme, froidement, en adoptant une mentalité de prédateur, avec le rendement pour unique boussole et le bénéfice pour lui et les siens, souvent au détriment de l'éthique. Inutile de vouloir faire comprendre ça aujourd’hui à la troupe fidèle des électeurs sanchistes, aux journalistes plus ou moins vendus, à tous les bénéficiaires de la manne socialiste tombant généreusement de la poche des contribuables. Mais cette fois-ci, on voit tout de suite, à leurs têtes, devant caméras et micros, qu’ils ont compris quelque chose. Comme ça leur arrive rarement, ça laisse des traces indéchiffrables sur leurs visages débiles. Les étrons remontent à la surface. Lès personnes malhonnêtes, les individus toxiques ou les situations scabreuses finissent toujours par ressurgir, peu importe les efforts faits pour les étouffer ou les cacher.

El Roto@
 La corruption est un phénomène naturel :
soyez confiants. 
La corruption agit comme une pression excessive et anormale qui finit par distendre, puis détruire complètement tout mécanisme de défense. Une fois qu’on a fait sauter les coutures, le système implose, perd sa cohésion et le seuil critique de tolérance est dépassé faisant imminente une refonte du système sans laquelle l’effondrement menace d’être total. Mais comme l’affirme un dicton traditionnel corse « i bastimenti si ni fallini à u fondu è i stronzi collini à gallu ». En clair, les plus beaux bateaux finissent par couler au fond tandis que les vrais salauds flottent toujours à la surface. C'est une façon cynique de dire que les racailles de la pire espèce s’en sortiront toujours. Triste et déprimant, cynique et sinistre, le socle sur lequel les partisans, souvent complices, de ces salauds-là font reposer l’argumentation de leur défense: cela leur est arrivé parce quils sont progressistes, de gauche, etc. Alors quon na pas pu découvrir l’ombre d’un centime des tonnes d’argent et de biens pillés, subtilisés, volés, en bénéfice d’une cause altruiste aussi modeste soit-elle. Ce petit jeu de dissimulation et de cachoteries remonte à bien d’années en arrière pour bien comprendre que tout le monde savait, dans les milieux politico-sociaux moyennement renseignés. Mais la norme à respecter, le précepte qui les lie tous, c’est la loi du silence. Comme cela a été le cas, un demi-siècle, avec l’infâme Juan-Carlos I le Débonnaire. Pourquoi l’information n’est-elle pas passée au grand public? Parce que la barrière des journalistes mainstream, et la solidarité du milieu ont parfaitement joué leur rôle. Zapatero «tout le monde savait!» mais tout le monde fermait sa gueule «ah mais cest parce quil était intouchable!» intouchable parce que champion des médias ? Parce que champion du camp du bien? Parce que champion de la gauche de progrès contre le néolibéralisme et « la droite » ? Intouchable à cause de quoi? La question qui fâche mais dont tout le monde se fait une idée : parce qu’on peut amener le troupeau où lon veut.La gauche a trahi les siens : les pauvres, la classe ouvrière et les classes moyennes pour s’américaniser, d’autres plus jeunes en retrouveront la trace ou le goût, et le Big Boss, le Chef Suprême, Dieu, the One (bref, el Puto Amo) garde, sans aucun sens moral ni la moindre idéologie, malgré tout ce qu’il pourrait lui tomber dessus, lamour aveugle de ses fans. Peu importe que les personnalités critiques et les lanceurs dalerte, systématiquement taxés de cerveaux malades et de complotistes, aient vu leurs avertissements confirmés par les faits. Malheureusement, il s'agit, là, d'une maigre consolation, puisqu’on ne pourra jamais se faire rembourser, récupérer un kopeck des sommes rapinées, pas plus qu’on ne verra pas un seul de ces pourris crever en prison : un coupable chasse lautre, comme les clous. Ceux et celles qui avaient été plus ou moins effacés, « cancellés » parce qu’ils disaient la vérité en dénonçant ces faits reviennent un peu dans le jeu. Il faudra se contenter de cette remise à niveau. Il faudra bien des décennies pour que la vérité se fraye un chemin sous les paupières des éblouis. D’abord l’évidence, puis la critique de l’évidence, puis la dialectique, puis l’oubli, puis la reprise. Et ce sera trop tard. On ne peut rien espérer mais on espère tout de même. Heureusement, sinon, on serait heureux. 

Au passage, on voudrait bien d’un site pareil pour l’ ensemble de l’« Etat espagnol » ! https://casier-politique.fr/

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Un maigre groupe de personnes, sur l’Esplanade d’Espagne, remercie le soutien des Espagnols à la cause ukrainienne et demande la mobilisation « contre le terrorisme russe » (sic). Ils s’y connaissent, en terreur, les ukraino-fascistes sous tutelle de l’OTAN. Mais la terreur ne les mènera pas à la victoire. L'attaque contre l'école normale de Starobelsk, vrai  crime de guerre, porte une marque indéniablement familière. Tout comme l'attentat de Beslan, tout comme l'attaque contre l'école de filles en Iran. Derrière toutes ces tragédies se cachent probablement les mêmes commanditaires anglo-saxons. Toutes ces attaques n'ont aucun sens sur le plan militaire. Il ne s'agit ni d'unités militaires, ni de dépôts d'armes, ni de quartiers généraux, ni d'infrastructures militaires. Les attaques contre ces cibles ne peuvent pas changer la situation sur le front. Il ne s’agit même pas d’une administration civile, dont l’attaque pourrait être considérée comme une action politique. Ce sont des attaques contre des enfants. Cependant, ces attaques peuvent s’expliquer de manière plus simple. La doctrine militaire américaine s’appelle « Shock and Awe ». Elle prescrit des attaques visant à semer la terreur, à paralyser la volonté de résister, à briser et à forcer à la reddition. Elle a été développée pour les Américains après la Seconde Guerre mondiale par les généraux de la Wehrmacht. Ceux-ci l’ont eux-mêmes utilisée contre la population civile soviétique sans que cela leur serve à grand-chose : ils ont perdu leur guerre. Les sionistes s’en sont servis sans complexe avant même la création de leur « entité », avant même le Plan de Partition de novembre 1947. Cela n’a jamais fonctionné. Ni au Vietnam, ni en Irak, ni en Afghanistan, ni aujourd’hui en Iran, encore moins en Palestine ou au Liban, ni ailleurs où ils ont tenté de l’appliquer. Même dans le Donbass avant et après 2014. Quand ils tuent des civils, surtout quand ils tuent des enfants, ils n’intimident pas, ils provoquent la colère. Ce qui, à son tour, alimente la haine et le désir de vengeance. C’est ce que les Anglo-Saxons et les sionistes ne parviennent absolument pas à comprendre. Toutes les attaques terroristes du régime sioniste génocidaire et criminel contre l’Iran ou la population civile palestinienne ou libanaise ne brisent pas la volonté de résistance. Elles ne font qu’étoffer les rangs de ceux qui souhaitent les combattre. Après chaque tir de missile, après chaque attaque de drone, le nombre de volontaires augmente.

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Dans quelques jours on rappellera la débâcle de 1940. Juste au moment où les trompettes otanistes à l’unisson appellent à la guerre contre la Russie. La vieille rengaine de la lutte de l’Occident contre la barbarie ? On revivra donc les jours glorieux où la nourriture était rare, les prix montaient vertigineusement, les restrictions et le marché noir mobilisaient les imaginations faute de mobiliser l’enthousiasme militaire. Cela retournera en couleurs et enrichi d’IA s’il n’y a pas un basculement des forces, l’UE se retourne contre les USA, ses « alliés » de la veille, et on arrive à rétablir avec la Russie des relations de bon voisinage. Événement presque impossible, je sais, mais on a du mal à croire que l’Europe veut décidément se suicider et les rumeurs les plus surprenantes, dûment alimentées par le stupide fou furieux, complètement maboul, qui codirige l’étrange artefact israélo-étasunien, circulent à un rythme inattendu, dans tous les domaines, et le couvercle risque de sauter au moindre incident. Je relis un éternel « politiquement incorrect », condamné par l’Histoire, mais je n’y peux rien, mon esprit cherche à compliquer ce qui est, souvent, au fond, très simple. Trop, peut-être. Sans précautions à prendre afin d'éviter le soupçon d'avoir obéi à une secrète complicité en citant quelques lignes de son œuvre la plus connue, pièce essentielle pour la connaissance détaillée de l’époque. Qui rédigera une nouvelle version des Décombres pour nos dirigeants va-t-en-guerre d'aujourd'hui ?

Les Décombres, j’avançais dans ce brûlot, il y a des années, à grandes enjambées. On croit presque unanimement qu’à chaque seconde de son existence, Rebatet, condamné à mort à la Libération mais gracié par De Gaulle, qui n'avait pas épargné Brasillach, n’a été que noirceur et crime. Le lecteur persévérant de certains de ses textes en arrive à d’autres conclusions. Personne ne naît bourreau ou tyran, traître ou héros, on le devient, selon le veut une tradition philosophique forgée de maximes. Cela relève de plusieurs réalités selon le contexte et les choix de vie. Ces « décombres » et débris ramassés par Rebatet ont fourni la matière d’un best-seller, incontournable, sous l’occupation allemande, et son impact fut considérable. François Vinneuil, son pseudonyme comme critique, fut capable d’imposer le cinéma dans les colonnes de L’Action française, et on lui sera toujours redevable d’une histoire de la musique réimprimée à répétition. J’avais ces temps-ci l'intention de relire Les Deux Etendards, mélange de théologie et de sensualité, dont j'ai déjà écrit dans ce blog, mais le courage me manque, vu sa longueur. Il faut un peu plus que du temps disponible quand on affronte un roman d’une telle profondeur. Et avant les citations, revoilà l'énigme qui, par nature, résiste à toute tentative de résolution : pourquoi certains individus “maudits” ont-ils reçu ce don d’écriture pour coucher des idées et des émotions sur le papier que, en tant qu’individus, on se tue à répéter qu’ils ne méritent pas, étant donné leurs “impardonnables fautes” ?

Les Décombres, lu par Galtier-Boissière : « 15 Août. Lu Les Décombres. Je déteste Lucien Rebatet « SA d’élite » et ses idées, mais je reconnais qu’il a écrit un pamphlet d’une verve extraordinaire. Je note : La drôle de guerre : « Le gouvernement se donnait pour tâche essentielle d’ajuster la guerre aux mœurs électorales, de l’« arranger sur mesures » pour le peuple « qui méprisait les servitudes nazies, qui cultivait les libertés humaines, à savoir les quarante heures et le pernod ». « Le 3 septembre au soir, il (Laubreaux) avait une fois pour toutes affiché prophétiquement ses vœux : « Il n’y a plus qu’un seul espoir pour la France ; une guerre courte et désastreuse ». « … Dans la valetaille du régime, les généraux et les prêtres ont pu se disputer la palme de la servilité » (p. 574). Les militaires : « … Voilà le comble des combles. Gugusse reçoit au cul une bottée mirifique. Il déguerpit au galop en se tenant le derrière. Mais c’est pour revenir en piste décoré jusqu’aux couilles, marquant glorieusement le pas, traînant au bout d’une ficelle un canon pour soldats de bois » (p. 586). « … Les iniquités accumulées par Vichy appellent plus encore que celles de Quarante, l’échafaud et le gibet » (p. 654). »

En 1946, dans Paris pendant la guerre, Pierre Audiat, écrit encore à propos du même pamphlet-bestseller : « L'ouvrage, qui ne comprenait pas moins de 665 pages d'une typographie serrée - un crédit illimité de papier semble avoir été ouvert, dans la circonstance, par les autorités allemandes à l'éditeur -, se présentait comme un récit des événements auxquels l'auteur avait été personnellement mêlé depuis 1938. Avec une verve rabelaisienne et une virulence verbale dont il avait emprunté les meilleures recettes à Léon Daudet, le chevau-léger du nazisme en France racontait donc la formation de l’équipe de Je suis partout, les batailles qu’elle avait livrées avant et après Munich, ses prises de bec avec les nationalistes que les haines politiques n’amenaient pourtant pas à composer avec l’hitlérisme, puis les aventures tragi-comiques qui lui étaient survenues à lui-même pendant la période nommée la “drôle de guerre”; enfin il exposait et essayait de justifier l’attitude que ses amis et lui-même avaient adoptée depuis l’Occupation : ralliement total au nazisme, condamnation de l’attentisme sous toutes ses formes, reniement de Vichy, de ses prêches, de son paternalisme, de son louvoiement, esquisse -  c’était la partie la plus faible et la plus décevante du livre - de ce que pourrait et devrait être la politique hitlérienne à l’égard de la France. Remplis d’anecdotes, de portraits et de tableaux satiriques, méprisant et cynique, joyeux et féroce, Les Décombres apportaient un aliment de choix à la médisance, à la calomnie, servaient d’exutoire à la bile des mécontents, répondaient au besoin, commun à un grand nombre de Français et à un plus grand nombre de Parisiens, de voir déboulonner des statues, même celles qu’ils ont élevées de leurs propres mains. Les pages concernant les milieux de l’Action française et le vieux félibre dont il avait été longtemps le collaborateur étaient particulièrement bien-venues : le disciple retournait contre le maître les armes les plus acérées qu’il avait prises dans son arsenal. »

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mercredi 13 mai 2026

Un dégoût indescriptible.

Mais d’avoir fait au lieu de ne pas faire

Ce n’est pas là de la vanité

D’avoir, par décence, frappé à la porte

Pour qu’un Blunt ouvre

D’avoir fait naître de l’air une tradition vivante

Ou d’un vieil œil malin la flamme insoumise

Ce n’est pas de la vanité.

Ici-bas toute l’erreur est de n’avoir rien accompli,

Toute l’erreur est, dans le doute, d’avoir tremblé …

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Pero haber hecho en lugar de no haber hecho,

eso no es vanidad.

Haber golpeado, con decencia,

Para que un Blunt abriera la puerta.

Haber recogido del aire una tradición viviente

o de un magnífico ojo antiguo la llama invicta

Esto no es vanidad.

Aquí el error está en lo que no se ha hecho,

en la timidez que trepidó …

Ezra Pound, Cantos Pisans, LXXXI (texte français : Flammarion 2013 / texte espagnol, Sexto Piso 2018)


Orwell : rassurer dans l'horreur. Un dégoût indescriptible, qui rappelle Miguel Sánchez-Ostiz, son titre magistral sculptant l’actualité quotidienne truquée, l'abandon systématique d'une dignité politique élémentaire, l'impuissance du citoyen … Un titre d’il y a quatorze ans (El asco indecible) mais qui ne se démode jamais. Ce qui reste, au moins, ce sera la fierté « d'avoir crié au lieu de ne pas parler », puisque la fierté d'un Ezra Pound, qui avait bel et bien « lutté », lui, exigerait des doses d’engagement, vécues de manière pleine et dévouée, des efforts et des renoncements que nous sommes loin de pouvoir nous permettre. « Ici-bas toute l’erreur est de n’avoir rien accompli » Avoir l'impression de n'avoir rien accompli du tout, lorsqu’on regarde en arrière, doit provoquer des drôles de sentiments, alors qu’un minimum de volonté nous permettrait d’affirmer qu'il n’est jamais trop tard pour agir ou pour racheter le temps éventuellement gaspillé. Réagir devant la terreur et le dégoût qui nous inspirent les maîtres du monde et les démons qui les habitent. Qui poursuivent leur tache criminelle de mort et de spoliation légalisée. Nous, déjà morts, incapables de discuter avec passion, perdus dans des querelles banales, creuses et ineptes : tout dialogue devient impossible parce que nos phrases reconduisent des idées reçues, des mensonges tenus pour vrais, des assertions improbables. Les motifs de nos conversations de café, dénuées de sens, trouvent leur expression la plus achevée dans les infos des différentes chaînes télé. Et partout, l’haleine fétide et menaçante du président étazunien, la sale gueule du premier ministre « israélien », se refusant à mettre fin aux combats et aux carnages interminables, aux crimes de guerre impunis et répétés et aux tueries systématiques d’innocents …

Mais nos conversations ne s’engagent pas sur ces sujets d’actualité en dehors de quelques phrases toutes faites de l’heure qui se croisent les unes les autres dans une valse de lieux communs. La vie ne s’arrête pas. On ne le crie pas assez, notre écœurement. De nos gouvernants, qui ne cessent pas totalement les liens officiels et les échanges économiques avec ces pays de malheur. Tout n’est que boniments et théâtre, gesticulations. Je suis parfaitement conscient que la vigueur de tout ce qu’on pourrait écrire, l'intensité ou l'émotion mises dans les critiques dans la dénonciation infatigable de ces criminels et de leurs violences, n’est rien en comparaison de l’action directe, concrète et physique, la bataille désespérée, menée par des générations de gens courageux  pour défendre leurs terres, leurs vies, leurs foyers et leurs valeurs face à des attaques et des agressions, non-provoquées et de plus en plus meurtrières et sophistiquées, de la part de forces très supérieures. En ce instant, les faits auxquels nous assistons résonnent d’échos prophétiques et non historiques. L’illusion d’appréhender le passé s’efface vite pour laisser se dessiner un avenir terrible. L’imminence de la tyrannie n’est pas un pressentiment. Il nous faudrait revenir à Orwell, à son archiconnu roman 1984, pour pénétrer un monde dangereux qui n’est plus imaginaire et un espace abominable qui n’est plus que fictif. Le sarcasme anagrammatique de ce titre se reflète dans la date de sa composition, 1948. La vie dans l’Angleterre d’après-guerre et l’atmosphère déprimante dans toute l’Europe de l’Est : partout la grisaille, la pénurie, le délabrement. Si la science-fiction nous a depuis longtemps habitués aux conditions de vie invraisemblables, la lecture d’Orwell, qui imaginait l’avenir, nous laisse entendre qu’elles seront très semblables à ce qu’elles sont mais en beaucoup pire. Les règles rationnelles par lesquelles nous ordonnions la vie de tous les jours ont déjà sauté en mille morceaux, de sorte que quand nous avons l’impression de lire un récit dysphorique sombre, centré sur la surveillance de masse, qui dépeint une société cauchemardesque, avec des individus est totalement soumis à un État totalitaire surveillant les masses et manipulant la vérité, nous ne sommes pas en train de rêver : nous nous réveillons à peine ! Et le cauchemar ne fait que commencer. Winston Smith, du moins, ne s’éveille jamais de ce monde où le pouvoir peut décréter que deux et deux font cinq. L'immeuble où se trouve son appartement a dû être construit peu de temps après la fin de la guerre.
Le monde, depuis des années, s'est laissé entraîner dans des guerres intercontinentales incessantes. La poussière et la saleté dans le hall d'entrée suggèrent que les rues et les trottoirs ne sont plus correctement balayés, et la misère et la décrépitude physiques s'accentuent avec les allusions au chou bouilli, aux vieux paillassons de chiffon devant la porte, aux coupures de courant et à l'ulcère variqueux de Winston (Churchill ?). L'allusion à la « Semaine de Haine » et l’affiche colorée avec pour légende BIG BROTHER VOUS SURVEILLE, constituent les deux seuls détails insolites dans ce qui pourrait autrement être la description banale d'une H.L.M. délabrée d’aujourd’hui. Ce qu'ils impliquent du contexte social n'a rien de rassurant, et nous commençons déjà à nous identifier à Winston Smith comme à une victime, dans ce contexte. La Semaine de Haine et Big Brother sont associés par contiguïté à la misère et à la décrépitude physiques du milieu. Les traits de Big Brother font penser à Staline et nous renvoient aussi à une célèbre affiche de recrutement, pendant la Première Guerre mondiale, qui montrait un militaire à grosses moustaches avec pour légende : VOTRE PAYS A BESOIN DE VOUS. Avec la télévision à double voie, qui permet de maintenir le spectateur sous surveillance constante, Orwell s'autorise de la licence de la science-fiction pour imaginer un appareil qui n'existait pas de son temps. Bref. Orwell avait imaginé l'avenir en utilisant, en modifiant et en recombinant des images de ce que ses lecteurs connaissaient déjà. Dans une certaine mesure, c'est toujours le cas.

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A quel moment le conflit arabo-sioniste débute-t-il ? Il est aussi difficile de répondre à cette question que de savoir qui est apparu en premier, l’œuf ou la poule. L'évolution semble avoir tranché pour la solution selon laquelle le premier œuf de poule a été pondu par un ancêtre qui n'était pas tout à fait une poule. À coup sûr, il est rare que l’instigateur d’un conflit de ces dimensions le commence en annonçant à tout le monde qu’il en est seul responsable. Cela arrive après un long contexte préliminaire préparé méticuleusement pendant des années, composant des prétextes et des arguments pour l’intrigue, établissant un développement, apportant des idées, des projets, des décors, dans un réservoir où ils iront puiser au fur et à mesure de la composition d’un « récit » en même temps changeant, selon des événement et des détails spatio-temporels, et inaltérable, car fondé sur une vérité absolue, immuable qui ne doit en aucun cas être modifiée. Chaque participant a sa propre façon d’agir. De quelque manière que ce soit mais sans hésiter à séparer le monde réel, dans lequel tout le monde vit, du monde que son propre camp a imaginé. Néanmoins, le déséquilibre entre les versions adverses en présence montre, d’une part, une partie hyperpuissante, surarmée, qui agit toujours à travers la force brute, la terreur et la guerre impitoyable contre une autre partie trompée à dessin par les puissances impériales souvent dans des contextes politiques, des débats ou des rivalités étrangères représentant des intérêts divergents du sien et sans être jamais réellement soumis à une "opposition contrôlée" par une tierce partie. Les résolutions de l’ONU à propos de ce « conflit » ont toujours été prises comme une bonne blague, une plaisanterie, une boutade, par la partie qui se réserve le droit d’accaparer pour elle tous les droits, dans une habile manœuvre de dissimulation active, de manipulation et de propagande hypocrite qui tend à imposer, sans accorder à personne le bénéfice du doute, une image de victime universellement reconnue afin de masquer sans vergogne son statut observable de bourreau. Elle a dépensé, cette « partie », des centaines de milliards en vain, détruisant l'histoire d'institutions arabes établies de longue date après les avoir soumises à ses lois. Voyez ce qui est arrivé aux différents pays autour de ses aléatoires frontières depuis qu'elle a eu le droit de remplacer les populations locales et considérez le calibre des intellectuels, des politiciens, des journalistes, des « historiens », des chercheurs et commentateurs travaillant dans son intérêt et en complicité avec ses insatiables visées impérialistes. Examinez les qualifications et les compétences de ceux qui ne se laissent pas berner ou tout simplement acheter, qui refusent de travaillent pour eux, professeurs, juges ou chercheurs … Tous ces individus ont été, de fait, réduits au silence ou à l'impuissance dès leur entrée en action contre l’ignoble entité sioniste et sont désormais désarmés devant l’incroyable machine à broyer de la chair humaine de Beyrouth à Téhéran. La moindre critique est assimilée au délit d’antisémitisme ou perçue comme une attaque terroriste. Plus consternant encore est le fait que les dirigeants des pays arabes attendent des dégénérés étatsuniens qu'ils insufflent la vie au désert, qu'ils leur inventent une identité et une histoire à leur convenance, et qu'ils exigent des prétendues « élites » de gouverner selon leurs caprice, et non selon l’intérêt de leurs propres populations, souvent soumises aux pires esclavages. De plus, la partie sioniste attend de la communauté internationale qu'elle récite quotidiennement une ode à la gloire de sa petite nation prospère, heureuse, florissante et développée, et de son armée, « la plus morale au monde », pour ensuite, lucide, mesurée, objective, cracher sur le monde arabo-musulman, hommes ou femmes, les pires insanités, prétendant que la démocratie, la civilisation, le succès sont synonymes de l’État d’« Israël ». Tenez-vous bien : la seule démocratie dans la région ! Le bétail occidental, américain ou européen, peu importe, qui tolère depuis des années tous les crimes perpétrés contre la Palestine depuis des décennies, contre les Arabes, musulmans ou chrétiens, aussi bien par les ordures locales que par les ordures au niveau supranational, aura largement mérité tout ce qui est sur le point de lui arriver, tout ce qui lui est arrivé et tout ce qui lui arrivera. En haut lieu, ils sont pleinement conscients de leur abjection, et le peuple ne décide jamais. C'est la grande arnaque de la démocratie.
Si jamais elle tombe sur un leader capable c'est qu'il aura été capable de se hisser par son intelligence et son courage, non grâce au peuple. Au mieux, celui-ci donnera-t-il sa bénédiction quand il faudra y mettre les formes. Les pessimistes les plus lucides auront ont eu toujours raison sur toute la ligne : le Mossad, la CIA, le MI6 tirent les ficelles de la marionnette, le clivage gauche droite est une illusion créée par les éternels Rothschild/Epstein, « Israël » trucide aussi sans complexe les chrétiens au Liban. Les USA sont un magma putride qui ne représente désormais que tout ce qui est laid, sale, déliquescent, mensonger, fuyant, lâche, confondant de bêtise et de traîtrise, abject, avilissant, ignoble. À l’exacte image de l’hominien qu’il se sont donnés comme Président. La « civilisation occidentale » décadente est constituée d’un triptyque, ou d’une hydre à trois têtes : « Israël », les États-Unis et l’Union européenne. « Israël » dicte ses volontés à Gringoland qui dicte ses volontés à l’Europe de Bruxelles. L’Occident n’existe pas. L’Occident ce n’est qu’une chimère, une création artificielle : l’Amérique est une création des Européens biblistes puritains chassés d’Europe ; l’Union européenne est une création des Américains à la fin de la deuxième guerre mondiale ; « Israël » est une création anglo-américaine, surtout britannique à ses débuts, à la fin de cette même guerre. Cette entité sauvage et criminelle, dont se sont emparé les bandits de la pire espèce, rassemble une triste troupe de zombies et de morts-vivants qui fait encore illusion parce qu’elle est recouverte de paillettes et d’artifices. Trois croyances, trois rejets, trois rancœurs et un État voyou, les USA, qui agite le cocktail. Ces trois croyances se réclament d'une origine commune en tant que religions abrahamiques convergeant dans la figure d'un ancêtre commun, Abraham, la figure fondatrice. L’une des trois, le judaïsme, a inspiré les deux autres, christianisme et islam. La religion musulmane est complètement écartée aujourd'hui de cette association ; elle est leur ennemie. Le christianisme est plus une religion occidentale que talmudique, influencé par les bribes de paganisme (Gibbon) qu'il a préféré intégrer à son corpus religieux, faute d’avoir pu les éliminer radicalement. 

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L'espion libérateur. En 1917, la Grande-Bretagne était au bord de l'effondrement financier. Sa dette nationale avait explosé, passant de 650 millions de livres à près de 8 milliards. Son découvert auprès de JP Morgan avait atteint 400 millions de dollars. Woodrow Wilson utilisait l'argent américain comme une arme, menaçant d’en couper les prêts qui permettraient aux Alliés de survivre à l'effort de guerre. Alors la Grande-Bretagne fit ce que font les empires aux abois : elle conclut des accords. Elle promet la Palestine aux Arabes en échange de la révolte arabe. Elle s'entendit secrètement avec la France pour placer la Palestine sous administration internationale. Puis, deux ans plus tard, elle promet ce même territoire au mouvement sioniste – une promesse remise personnellement à Lord Walter Rothschild, le banquier le plus puissant du monde – en échange d'une influence financière, d'un outil de propagande et d'un point d'appui au Moyen-Orient d'après-guerre. Trois promesses. Trois destinations incompatibles. Un seul lopin de terre. Et aucun des habitants n'a été consulté une seule fois.


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Le comportement inné des dirigeants politiques de droite, aux moments décisifs, est invariable et se range toujours du côté de l'impérialisme américain, de la suprématie israélienne et des intérêts des élites industrielles, financières et technologiques. Autour d’une idée de liberté, de plus en plus floue, difficile à concrétiser, subordonnée toujours au Marché, le seul dieu qui subsiste dans le panthéon désertique de la droite réelle, la droite politique n’a que peu de ressemblance avec sa demi-sœur cadette, la droite culturelle, un leurre social, moral et civile, quelque chose d'illusoire, de trompeur et de faux, qui affecte les piliers de la vie en communauté : une illusion dangereuse, sapant le lien social, détournant les valeurs éthiques et trahissant le contrat citoyen.


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Que des fous furieux du zoo politique à échelle internationale avec certains adeptes des sectes évangéliques en collusions avec le sionisme désignent aujourd’hui l’islam comme une menace pour la civilisation ne peut que faire rire. Parce qu’il ne s’agit pas de pointer du doigt les sectes salafistes et wahhabites proto-terroristes implantées en Europe et financées par le Mossad, la CIA ou le MI6. Non, ils pointent du doigt l’islam dans son ensemble ... Là, le but est uniquement de faire de l’idéologie, l’idéologie qu’on veut imposer aux masses. On s’égosille pour agonir l’Iran, dont on ignore tout, on se tait pour l’Arabie Saoudite. Les bouddhas de Bâmiyân, victimes des Talibans, c’était un acte de terrorisme culturel qui a touché le monde entier. L'église orthodoxe Saint-Porphyre (Gaza), endommagée par une frappe aérienne israélienne en octobre 2023, avec des victimes parmi les personnes réfugiées à l'intérieur, le couvent et l’école des sœurs dans le village de Yaroun (Liban-Sud) détruits par la courageuse armée « israélienne », l'église byzantine Saint-Georges, à Taybeh, dernier village chrétien de Palestine, incendiée en juillet 2025 par des colons démocrates et civilisés n’ont touché pratiquement personne. Quant au nombre de journalistes tués par « Israël », la liste s'allonge, mais il n’y a pas de souci à se faire : probablement, c’était de dangereux provocateurs …


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Je ne sais pas où nos « dirigeants » européens vont chercher que la Russie veut envahir l’Europe. La Russie n’en a jamais exprimé le souhait. Elle a déjà fort à faire en Ukraine.  La Russie, c’est 140 millions d’habitants, l’Europe 500. Derrière l’Europe il y a les USA avec l’OTAN et la fourberie britannique. La Russie a tout ce qu’il lui faut chez elle : énergie, ressources, etc. Et de (bons) voisins qui représentent l’avenir plutôt qu’un quelconque paradis woke : La Chine, L’Inde, les puissances du Pacifique. Elle voudrait exactement quoi, La Russie, d’un continent de vieux, envahi de partout, gangréné par les pires stupidités idéologiques et toutes les tares imaginables importées allégrement de l’empire anglo-américain ? L’intérêt pour la Russie serait de reconstruire un rideau de fer à l’ouest et le laisser cuire à feu lent comme la bonne fricassée.


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Praise of Cultural Imperialism ou identité dans la culture dominante.  « It is in the general interest of the United States to encourage the development of a world in which the fault lines separating nations are bridged by shared interests. And it is in the economic and political interests of the United States to ensure that if the world is moving toward a common language, it be English ; that if the world is moving toward common telecommunications, safety, and quality standards, they be American ; that if the world is becoming linked by television, radio, and music, the programming be American ; and that if common values are being developed, they be values with which Americans are comfortable. »

"Praise of Cultural Imperialism?", in Foreign Policy, Number 107, Summer 1997

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« Il y va de l'intérêt général des États-Unis à encourager le développement d'un monde où les lignes de séparation entre les Nations soient reliées par des intérêts communs. Et il y va de l'intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l'anglais ; que, s'il s'oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s'élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se sentent à l'aise. »


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Identité nationale ? Et, flottant dans l’air, la citation de De Gaule, mille fois reprise dans les médias et la littérature pour introduire une certaine idée d’identité nationale : «C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne». (Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, t. 1, Éditions de Fallois/Fayard, 1994, p. 52). Or, dès qu’on parle d'identité nationale, on ne sait pas trop à quoi cela fait référence. Notion floue, semblant se rapporter à la nationalité – mais il n'y a plus d'États-nations –, à la nébuleuse « conscience nationale ». On a détruit les nations au profit des multinationales, on a détruit les langues au profit du wokisme globish ; on veut maintenant détruire les consciences individuelles par l'abêtissement des réseaux sociaux et la propagande politiquement correcte. L'identité nationale fait partie de ces concepts vides de sens, sans âme, sans esprit, sans réelle culture. Comme l’adjectif identitaire. La mouvance identitaire, mouvement politique en faveur de l'identité/nationalité française. Cet adjectif, identitaire, peut avoir un sens différent qui serait celui de « relatif à sa propre identité » sentiment de soi. Dans la même logique de déplacement du sens des mots, le verbe identifier, qui signifie normalement déclarer identique, reconnaître quelqu'un ou quelque chose au vu de certains traits ou signes, ou établir l'identité de ... signifie aussi reconnaître, découvrir, trouver, voire comprendre : identifier un problème, identifier les priorités d'action etc. Il s'agit, dans ce cas-là, d'un triste anglicisme.


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