Éclipse. À Hendaye Plage la luminosité en pleine éclipse a
baissé et pris une insolite teinte jaunâtre, le phénomène était spectaculaire,
on a passé un bon moment. Aujourd’hui, treize août, il fait lourd. Le vent tord doucement les
branches et ne peut emporter la lourdeur grise qui s’entête à nous oppresser dans
nos après-midi moroses, immobiles. Je lève les yeux vers les arbres et
j’entends le bruit de l’autoroute qui traverse la forêt sans se perdre dans la
moiteur suspendue aux feuillages. Tout est calme retenant la lenteur du ciel
gris récemment transparent ... Heure idéale pour se laisser gagner par le
découragement.
***
Le plus haut phare du progressisme en panne après avoir été frappé par la foudre d'un juge d'instruction. L’éclat du tartuffe Zapatero, un phare
dont les feux ont toujours été faibles, éclaire de moins en moins et, par
conséquent, les navires qui suivaient sa mauvaise lumière finiront par
s'écraser sur les rochers de la falaise. ***
Le flirt Trump-Delcy Rodriguez nous
cache-t-il l’idylle Mohammed VI-P. Sanchez ? On attend que les
burnes poussent … Des « incidents » comme l’invasion de Ceuta se sont déjà produits à de nombreuses
reprises, entraînant des dégâts irréparables. Le chef de bande qui dirige le
gouvernement déteste tous ceux qui n’ont pas voté pour lui. Il n’a jamais gagné
une élection, même à l’intérieur de son « parti » et pourtant, c’est
lui qui les gouverne. Il les déteste et les gouverne. Il n’y a qu’en politique
que cette quadrature du cercle est possible. Comment est-il possible que
Sanchez, à la fois larbin et sbire de Rabat, se présente comme un leader
mondial « woke » et anti-Trump, alors que le Maroc est un fer de lance de Trump
et de l’entité sioniste ? Comment cela peut-il passer inaperçu ? Quand on voit
cette marche « spontanée » qui par ses objectifs n’est pas sans
rappeler la marche verte de 1975 soutenue par le pouvoir sioniste, au moment
même où ce pouvoir place ses pions coloniaux de Gaza à la Cisjordanie, et de
Bab-El-Mandeb à Ormuz, en passant par le Somaliland, on a du mal à s’étonner
que les notions de contrôle sioniste sur les détroits et projet de canal Ben
Gourion soient couverts par les habituels du grand chœur politique et
médiatique de la mouvance immigrationniste Soros sans aller au-delà.
***
« En politique, il n'y a pas de
règles. Tout est déloyal, tout est mensonge. C'est la jungle. [...] La
politique est l'école de l'arrogance » Arnauld Montebourg
Né dans les sociétés avancées au sein de
groupes politiques marginaux, le « progressisme woke » issu des campus
américains visant à « s'éveiller » aux injustices et discriminations touchant
les minorités (raciales, sexuelles, de genre), se prétend une continuation des
luttes émancipatrices et devient culturellement dominant depuis la fin des
années 1990 à la suite de l’effondrement du socialisme réel. Il s’agit d’une
idéologie de substitution, formée des cendres des grands mouvements de masse
structurants au XXe siècle. Le progressisme « woke » propose une interprétation
radicale de « la réalité », dans un projet de transformation totale
des sociétés humaines et de leur organisation. Bien davantage qu’un courant de
pensée, il émane de la modernité tardive et du capitalisme terminal. Il se fortifie
en cas de crise, lorsque le système, sous le poids de l’accumulation, la
surproduction, la surconsommation, la sur-organisation et la surpopulation se
lézarde et se met à craquer. Par sa généalogie, ses adeptes, ses visées et ses
pratiques, nous pouvons mettre à jour le type de société qu’il prépare, sous le
contrôle des lobbys anglo-saxon-sionistes dans l’UE, son protectorat européen, par
les normes sociales de soumission qu’il impose, les changements de mentalités, l’épouvantail
du changement climatique et les interventions technologiques ou écologiques
visant à diriger un réseau d’interactions sur les écosystèmes et l’assujettissement
de l’ex-citoyen devenu un pantin avaleur de consignes vides. On qualifie
souvent de « progressistes » woke les vestiges de la ruine de la gauche historique,
formée par les partis socialistes et surtout communistes de l’après-guerre européenne.
Passée la période de pauvreté et de violence causée par la seconde guerre
mondiale et l’Union européenne stabilisée sous contrôle américain, le courant
dit social-démocrate « de marché », une manière de faire référence au
socialisme sans les aspects autocratiques propres aux pays à régime communiste
et rallié aux politiques dites libérales, est devenu tout à fait superflu. Sa mission
apparemment accomplie, la social-démocratie a évolué vers des formules
identitaires et profondément réévalué son approche des liens familiaux, tandis
que les communistes déboussolés se sont dilués dans une multitude d’acronymes
formant, avec des vestiges chrétiens, le « supermarché » électoral. Chaque
marque américanisée s’est mise à défendre son produit, destiné en vrac aux
pauvres et aux malheureux de manière mercantile, obsédée par l’idée de
rassembler la poignée de voix capable d’assurer une survie lucrative à son
appareil bureaucratique.
Le groupe politique majoritaire en Espagne, électoralement
ancré, continue d’exploiter la marque « PSOE », bien qu’il ne reste plus rien
de l’ancien Parti socialiste classique d’avant la guerre civile. Ce sont des
sigles vidées de sens, mais capables de rassembler des millions d’électeurs peu
informés et dotés d’une culture politique très particulière. Il s’agit d’un
produit de marque concocté par les cerveaux de l’administration américaine et du
SPD allemand, parfaitement obsolète, mais capable toujours de se vendre par
millions d’exemplaires auprès d’une clientèle orientée médiatiquement dans la
bonne direction, nostalgique, captive ou, très souvent, intéressée car malade
de clientélisme. Or, il faudrait bien afficher clairement dans la notice la liste
d'ingrédients précisant la composition de cette marchandise idéologique frelatée,
au cas où on trouverait encore un benêt hésitant à l’acheter électoralement. Etant
des produits de consommation comme les autres, achetés pour un usage personnel,
les partis dits politiques devraient préciser clairement leurs ingrédients, sans
tolérer, à l’instar d’autres denrées dangereuses, qu’ils dissimulent également
leurs éléments socialement cancérigènes ou nuisibles à la santé publique. Mais
cela relève de la pure chimère. Tâche impossible, on s’enfoncerait de plus en
plus dans l’impasse totale. En effet, connaître la réalité des organisations
autodésignées progressistes, établir clairement l’écart entre l’image qu’elles
projettent et ce qu’elles font dans la vie réelle, entre le paraître et l’être,
relève de l’impossible : le progressisme woke en général et le sanchisme en
particulier exigent une adhésion totale et une confiance inconditionnelle en
leur structure ou en leurs dogmes pour fonctionner, ayant pour socle le
mensonge, la dissimulation et la tromperie. Il ne faut surtout pas croire qu’il
s’agit d’exigences morales, il s’agit bien d’exigences immédiatement pratiques
et radicales. Quiconque dit la vérité est exclu de la famille, comme cette
responsable de l’appareil « sanchiste » qui a révélé le nombre d’immigrants
ayant envahi Ceuta, promptement sanctionnée. C’est une obligation qui s’exerce
toujours au nom d’un droit sacré d’intouchabilité, de ce qui ne peut être
atteint, critiqué ou enfreint, comme c’est le cas en Catalogne, d’où on ne
verra plus jamais sortir la moindre information véridique, que ce soit
concernant l’immigration illégale, l’état de santé des finances publiques ou
l’effondrement de son système éducatif. Sans le mensonge, l’actuel gourou du «
sanchisme », l’intouchable Pedro Sánchez en personne, n’aurait pas tenu un an.
Le nombre de mensonges de cet individu à l’esprit détraqué, investi d’un destin
spécial de forces en haut, proférés devant micros et caméras, défie toute énumération.
Il a menti pour accéder au contrôle de son parti, pour accéder au pouvoir avec
un nombre ridicule d’élus et pour mieux organiser un réseau de corruption fondé
sur des liens interconnectés, redoutablement efficaces mais impuissants, malgré
leur impunité, face à la perte de crédibilité morale et politique aux yeux
d'une partie de l’opinion publique. Ses subordonnés, d’une ineptie sans bornes,
suivent l’exemple et les consignes de leur boss avec une soumission parfaite. Son
ministre de transports, O. Puente, par exemple, affirmant sans sourciller que
le réseau ferroviaire espagnol qu’il dirige est le meilleur du monde (!), juste
après la catastrophe d’Adamuz ayant fait des dizaines de morts. Ou son ministre
de l’intérieur, F. Grande Marlasca assurant sans la moindre hésitation n’avoir
reçu aucune information sur l’invasion marocaine. Mentir le sourire aux lèvres,
telle semble la consigne. Cet attachement au mensonge et à la dissimulation du
progressisme est normal. Le marécage politique est ainsi fait. Les membres de
l’exécutif de Sánchez ne sont pas idiots (certains, si, hélas, mais c’est une
autre histoire), ils savent que personne, absolument personne, ne croit à leurs
mystifications mais ils s’en moquent. Pour eux, l’essentiel est de conserver le
pouvoir et de contrôler des flux financiers massifs, des sommes colossales, des
milliards d’euros alloués depuis des années sous forme de subventions,
d'exonérations ou de niches fiscales, à toute sorte d’organisations conformant le
tissu d’influence d’une toile d’araignée patiemment construite dans l'impunité,
après des années d’une machination lente et complexe, mise en place sans être
inquiétée par la justice. Cette impunité garantie par des magouilles couronnées
d’amnisties et des fortunes parties à l’étranger illustre la lente emprise de
rouages cachés et de manipulations qui profitent sans faille au progressisme
sorosien déguisé de progressisme woke pour s'étendre et se perpétuer au
pouvoir. Leurs adversaires redoutables, à savoir, « la droite », en
vrac, et le changement climatique en détail, servent d'excuse facile, de
prétexte commode, répétés à satiété pour se dédouaner, pour échapper à toute
notion de responsabilité après chaque faute, chaque négligence, chaque forfait commis.
ou supporter injustement la responsabilité d'une faute pour se dédouaner. Ils
ont beau dos, ces adversaires !
***
« Connaitre un pays, pour moi, c’est humer
l’air de sa rue, manger sa cuisine, parler sa langue et chanter ses chansons »,
Robert Escarpit, Paramémoires d’un
Gaulois, Flammarion, 1968, p. 102-103
***
Le régime politique de la Constitution de
1978 dans lequel nous vivons est sur la fin. L’arrivée au pouvoir de P. S.
n’est pas une erreur de parcours. Elle s’inscrit dans la continuité d’un
pouvoir financier qui domine nos institutions démocratiques déjà vacillantes
afin de les corrompre et de les utiliser à son profit exclusif. Dans l’histoire
très récente de notre pays, cela s’est écrit en trois actes. D’abord,
l’allégeance de Juan Carlos I aux États-Unis et, de facto, à l’entité
sioniste. Ensuite, la soumission avec F. González (OTAN : pas question !
en 1986 … Sous la direction politique d’un socialiste espagnol, M. Javier
Solana Madariaga, Secrétaire Général de l’organisation, Belgrade a été
sauvagement bombardé entre mars et juin 1999), dont la présidence, en bon
ennemi de la finance qui se respecte, ne fut conçue que pour servir de
marchepied à une reconversion industrielle. Le gauche Zapatero fut vite dépassée
par une crise qui faillit connaître, comme en Grèce, l’intervention financière
conjointe de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). La
faillite du pays fut évitée de justesse, en échange de mesures d'austérité
draconiennes. En été 2005, Zapatero avait légalisé le mariage entre personnes
de même sexe, devenant ainsi le troisième pays au monde à adopter cette réforme
sociétale majeure dont on nous fait toujours tout un flan.
Le message de Monsieur
Solchaga, successivement ministre d’Industrie et des finances, affirmant que
l’Espagne était le pays où « devenir riche est le plus facile, et ce en un
laps de temps record » avait fait son temps. Le troisième acte, c’est l’arrivée
au pouvoir du véreux P. S. et sa bande. Le pacte de corruption qui a mené ce
candidat à être finalement « élu » est le fruit d’une somme de
lâchetés, de renoncements et de trahisons de la part de l’élite économique,
financière et politique de notre pays. Des gens qui n’ont pas été à la hauteur
de leur rang, par peur, par lâcheté, par intérêt, ceux-là sont les traîtres qui
ont vendu l’Espagne à vil prix. Leurs noms sont bien connus, bien avant que P.
S. soit « réélu » en 2023. L’une des missions du gouvernement
Frankenstein était de punir la droite pour sa corruption, pour sa réaction,
lente et parcimonieuse, après la déclaration unilatérale d’indépendance du
gouvernement autonome catalan en octobre 2017. Depuis cette opération
tragi-comique, plus de dix mille entreprises catalanes ont abandonné la
Catalogne. Parmi elles,
des fleurons comme Caixabank, Cellnex Telecom, Freixenet, Bimbo, Idilia Foods,
Abertis, etc. Pendant ce temps, le pays se paupérise à grands pas, tout en
noyant les statistiques défavorables sous un déluge d’euphémismes et de langue
de bois. P. S. est l’homme sans visage, sans identité, sans passé. Il est le
faux nez de la finance branchée. Combien de lâchetés, grandes et petites, ont
été nécessaires pour que cette évidence ne finisse pas par écraser le débat
public ?
***
De quoi P, Sanchez est-il le nom ? Le nom de P. S. est celui d’un serviteur
d’une caste indigne du pouvoir. Et ce n’est pas une fixation subjective. Bien
d’autres sont déjà prêts à remplir ce même rôle. Un rôle de sape,
d’humiliation, de rabaissement aux intérêts du sionisme et de l’empire
américain qui lui est soumis sans oublier le moins du monde leur propre profit.
Une somme truculente de minorités, sous toutes ses formes, est placée à la tête
du pays, devant la majorité sociologique. L’exception supplante la norme. Le vaurien
sans passé et sans avenir en dehors du cirque politique devance l’honnête homme
qui voudrait servir son pays, le verbiage stérile est préféré au critique fertile.
Ce n’est donc pas un excès d’égalité qui nous conduit dans le mur, mais bien un
système hiérarchique inversé. Toutefois, l’inversion n’est jamais possible
jusqu’au bout. Le pouvoir financier qui contrôle l’appareil d’État ne peut pas
se présenter entièrement et définitivement tel qu’il est, d’où la nécessité de
maintenir l’illusion démocratique comme garantie. Qui de mieux placé qu’un personnage
fabriqué de toutes pièces par le marketing politique pour jouer ce rôle ?
L’ascension de P. S. repose sur la construction d’un personnage parti de rien
et qui s’est hissé au sommet par ses capacités hors du commun pour la
magouille, l’intrigue et la manœuvre. Inutile de rappeler le rôle d’épouvantail
d’un P. S. député anodin, conseiller municipal à Madrid ou conseiller à
l’assemblée générale de Caja Madrid entre 2004 et 2009. Le point commun, c’est
le pipeau. Du pipeau qui fournit une image en somme très médiocre par rapport à
l’image d’Épinal dans laquelle ce prodige d’homme s’élève grâce à sa capacité de
résistance et son génie.
Chacun de ses personnages truculents dispose ensuite
d’une caution morale : rempart de la gauche (!) de progrès contre les
« extrêmes », philanthrope bienveillant, leader hors pair qui fait
preuve d'un professionnalisme, d'une efficacité et d'un dévouement
exceptionnels, avant que la réalité ne finisse par le rattraper. Car la réalité
finit toujours par s’imposer. En effet, on ne peut être indéfiniment une chose
et son contraire. Les germes à la fois de l’effondrement de notre système dit
démocratique et de son remplacement résident dans une incapacité absolue à dire
le vrai. Il faut faire le constat désagréable qu’il n’y a plus d’opposition en Espagne
capable de tenir tête à cette bande de voyous au pouvoir et d’offrir une
alternative crédible. Le gouvernement actuel du pays étant celui du déshonneur,
c’est peut-être dans la ruine, qui est déjà bien engagée, qu’une nouvelle société
pourra émerger. D’ici là, il nous faudra tenir bon. Au moment où une majorité d’Espagnols, à l'exception de la famille de P. S.. et de ses amis, sont atteints dans leur niveau de vie par l'accroissement vertigineux et insupportable du coût de la vie et dans leur dignité par l’invasion du territoire, le chef Peter Frankenstein et ses suppôts, tentent de déplacer le débat, de divertir le peuple par des tirs groupés contre l'opposition, vraie responsable de tout à leurs yeux. Le Fucking Boss, dans la douceur des vacances à Lanzarote au frais du contribuable, avec ses potes et toute sa smala, méfiant vis-à-vis des agissements des transhumants de Sumar, les plus ingrats de l'équipe, fait à appel au ministre des transports, son sbire préposé aux basses besognes, obligé de donner des gages de loyauté, en tirant à boulets rouges sur le chef de l’État, Felipe VI, devant qui ils se prosternaient tous il n'y a pas si longtemps. Personne d'autre que le roi du Maroc, sur le dos de Pegasus, son fugueux destrier, pour provoquer des rêves humides à ces redoutables républicains.
***
L'humanité trahie, Gaza anéantie. Le sionisme raciste et
génocidaire est en train de perdre sur tous les plans. Il est grossier,
grotesque et acculé en défense, sans aucun moyen de contre-attaquer. Tout est
contre lui : l’histoire, la logique, l’honnêteté, la fraternité, et
l’intelligence des choses. Le 7 octobre a tout changé, tout retourné. Le
pouvoir sioniste est en net recul, il n’a plus les moyens de punir les gens qui
ne supportent plus la politique de son État génocidaire. Sur les réseaux
sociaux, la chose est entendue : il faudrait mettre des milliers
d’activistes en taule. Il reste pour la défense de ce sionisme agonisant les valets des
médias et de la politique, mais ils sont eux aussi, à cause de cette
soumission, détestés partout. Ce n’est donc pas de l’antisémitisme, mais bien
le respect de la droiture, d’une certaine morale en politique, et la défense instinctive
des peuples persécutés. La seule chose à faire, la seule voie de sortie
honorable pour les sionistes serait de reconnaître le génocide, la dangerosité
des dirigeants de Tel-Aviv, et la nocivité d’une lecture de la Torah tournée
vers la prédation, le racisme et la haine. Mais ils ne le feront pas. Voler des
terres arabes et les expulser, violer des Palestiniens, les torturer, les
incarcérer arbitrairement sans jugement, est toujours plus rentable avec
l’appui d’un Gringoland qui semble tout-puissant. On digère difficilement les
guerres, les attentats et toutes les saloperies envers autrui, perpétuels
sacrifices orchestrés par des forces obscures qui agissent depuis la nuit des temps,
mais « le jour vient ; la ruine arrive, le bâton est prêt. Il
est arrogant et violent, et se dresse contre la méchanceté. Il ne restera rien
ni de leur foule bruyante, ni de leur richesse et de leur gloire (Ézéchiel
7.10-11).
Charmant, le rabbin !
***
Vieille maladie mentale occidentale. On ne peut être qu’écœuré par la stupide
russophobie qui pourrit en France l’âme d’une myriade de parasites politiciens
et de journalistes perroquets dans les médias verrouillés, scotchés sur les
plateaux pour donner dans le délire narratif russophobe... Des milliers d’entreprises
françaises vendues aux Américains et autres, ruine presque totale, la pauvreté gagnant
du terrain, la France brûle de toute part mais Putin reste le problème pour ce
gouvernement. Il n’y a que l’Ukraine qui compte pour ces gens. La force
militaire, le pouvoir nucléaire, tout, dans tous les domaines, au service de la
guerre faite à la Russie par le biais de l’Ukraine.
***
Un capitalisme d'État. Le néolibéralisme n’est pas un retour
au marché libre, mais une refonte des règles du jeu par l’État au profit des
grandes entreprises et de la finance. C’est un capitalisme de connivence qui
finit par engendrer sa propre corruption, car les acteurs privés cherchent à
capturer l’État pour verrouiller leurs profits. Dans un vrai marché libre, les
profits ne viennent pas d’un décret ou d’une subvention, mais de la
satisfaction du client. Et là, la recherche d’intérêt n’accompagne pas l’arithmétique
du marché car elle ne pousse pas à l’innovation, à la baisse des prix, à
la qualité. Le néolibéralisme veut un État fort tout en contrôlant le marché.
Résultat : on a le pire des deux mondes, un État qui protège les gros
et un marché qui écrase les petits. Le « libre marché » est une
défense rhétorique, pas une pratique réelle. Parce que le néolibéralisme, dans
les faits, n’a jamais été un libre marché. Il a toujours été un marché
administré par et pour les gros. Le néolibéralisme subventionne les
perdants de la mondialisation (avec des aides massives), renforce les
monopoles (via les brevets et les normes) et socialise les pertes (planche à
billets, rachats d’État). Dans la bouche des néolibéraux, le « libre
marché » devient une incantation. Une "approche" du libre
marché, en Chine mais comme un outil au service d’une vision d’État, et non
comme un principe supérieur de liberté individuelle et d’ordre spontané. C’est
un marché concurrentiel organisé, et nous accumulons un retard fatal, nous
sommes à la traîne voire en déclin. Les Chinois pratiquent un système reposant
sur une dualité revendiquée : la « main visible » de l’État et
la « main invisible » du marché qui doivent fonctionner de concert.
L’objectif est que le marché joue un rôle décisif dans l’allocation des
ressources, mais que l’État « joue mieux son rôle ». Cela se traduit
par plusieurs réalités pour les entreprises : un terrain de jeu vaste,
mais des règles précises. La Chine cherche à construire un marché national
unifié pour fluidifier les échanges, avec des lois anti-monopole et un système
d’examen de la concurrence loyale. L’objectif affiché est de créer un
environnement compétitif et ordonné. Un État stratège, pas seulement arbitre.
L’État intervient activement via des plans quinquennaux, des subventions
ciblées, et des politiques industrielles pour soutenir des secteurs jugés
stratégiques. Parfois, des entreprises en difficulté peuvent être laissées à
leur sort, tandis que d’autres reçoivent un soutien massif. Une concurrence par
le bas : dans certains secteurs, la rivalité est si forte que l’État doit
intervenir pour éviter des dérives, comme des guerres des prix destructrices.
Le succès se mesure souvent moins au profit d’une entreprise qu’à l’avantage
compétitif global acquis par le pays. En d’autres termes : le marché a
toujours eu besoin de l’État pour exister. Il n’a pas été corrompu par
lui ; il a été constitué par lui. En réalité, le débat économique n’a
jamais été entre « État contre marché », mais entre différentes
manières d’organiser le marché. Quelles règles ? Quels privilèges
pour qui ? Quelle répartition des coûts et des bénéfices ? Adam
Smith, finalement, n’était pas un idéologue rêvant d’un monde sans État et la
tâche du législateur devrait veiller à servir l’intérêt général et non les
intérêts particuliers. L’idée d’un âge d’or du libre marché qui aurait existé à
l’état pur, avant d’être progressivement corrompu par l’intervention de l’État, est un mythe historique.
« Ne gâche pas ta carrière de raté pour un succès de merde. » Javier Ortiz
« Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. Ou mieux plus mal.
Rater plus mal encore. Encore plus mal encore. Jusqu’à être dégoûté pour de
bon. »
Samuel Beckett, Cap au pire
« Écrire, et plus encore écrire en français, semble être la projection de l’échec absolu de soi-même. »
Dominique De Roux, La mort de L.-F Céline
Ces nuages silencieux que personne ne regarde. La véritable question ne
porte pas sur ce qu’un service secret ou un groupe quelconque a pu espionner
chez P.S., ce grotesque individu, après avoir piraté son téléphone portable avec le
fameux spyware Pegasus, mais sur les informations dont il dispose concernant un
très grand nombre de personnes haut-placées, y compris au sein de son propre parti, grâce
aux caméras d’espionnage installées dans les maisons closes du père de sa
femme. C’est là que réside essentiellement la source de son immunité et
l’explication de la survie de son gouvernement de bras cassés. Son bilan, ce
n’est pas de l’impréparation. La mission des parasites incompétents et
corrompus de cette administration tient, à mon sens, en deux points : d’abord,
mener une belle vie, imméritée, que les – très – modestes talents dont ils font
preuve interdiraient à presque la totalité de ses membres dans un monde normal ;
ensuite, dévaliser tout ce qui reste de ce pays, au profit d’eux-mêmes et de
leurs marionnettistes, quelles que soient les obscures raisons de l’utopie
technique délirante de leurs maîtres de Davos et d’ailleurs. Pour le reste,
c’est la politique du chien empoisonné, abandonné dans une eau stagnante et
croupie. Et comme une partie considérable de la population n’y voit aucune
objection, ces gens-là auraient tort de s’interdire toutes les saloperies et
dingueries qui les confortent dans l’idée qu’ils sont la démocratie assiégée,
la digue inébranlable contre « la droite », « l’extrême
droite » et le dérèglement climatique.
Bilan pré-vacances : humiliation
sans broncher à Ankara, des incendies sauvages, l’invasion de la frontière marocaine
par les foules envoyées directement par leur « ami » Mohammed VI, le
milliardaire corrompu guignol du Mossad et de la CIA … Ils s’en foutent
« royalement » ! Vaine tentative, donc, manquant d’une
indispensable boussole, pour toute personne qui chercherait à y voir clair dans
un brouillard idéologique et politique de plus en plus épais. Lutter contre la
désinformation ! Si l'information ne vient pas des médias qui
appartiennent au gouvernement, elle est probablement fausse. Voilà tout, c’est
facile à comprendre. Allez, partez en vacances, rompez, circulez, il n’y a rien
à voir ! Il faut aussi ne pas être beaucoup sorti de chez soi pendant le
dernier demi-siècle pour considérer encore la social-démocratie et le sanchisme,
qui s’en réclame, comme une pensée neuve et dangereuse pour « les riches »,
« les possédants », « les classes dominantes » alors que
cette salade idéologique est, depuis sa naissance, un lieu commun de l’impérialisme
anglo-américain et du sionisme, seriné à tout bout de champ, avec tous les moyens,
toutes les ressources et plateformes imaginables, du cinéma à la presse people,
de l’université à la crèche. Il me
paraît difficile de croire que le groupe de 61 « journalistes » laquais
du gouvernement ne s’en soient pas rendu compte. C’est pourquoi je pense qu’il
ne s’agit de leur part que d’un comportement purement rhétorique, contre
espèces sonnantes et trébuchantes, visant tout simplement à orner des rutilants
atours intellectuels la vieille, puante et corrompue, idéologie capitaliste de
gauche, ce fameux « capitalisme de partage » (surtout entre eux !).
***
Après le démantèlement de la Russie et le pillage systématique de ses
ressources, ce sera au tour de l’Iran, de la Turquie, du Pakistan et même de la
Chine, qui sait …
***
Face à moi, au nord, de beaux nuages gris pâle de plusieurs épaisseurs en forme
de masses de coton, effrangés de blanc par le soleil au-dessus. Au-dessous, du
bleu timide qui se laisse voir par moments. Parti à jamais le beau soleil d’Alicante !
Il est bien là-haut, le soleil, ce matin, en train de se lever, tout á fait propre
et aoûtien par contraste avec le piteux état de la végétation et des
pelouses, récemment tondues mais desséchées et jaunies suppliant un peu de
pluie. Tout semble paisible et en silence dans le quartier. Les gens sont
partis. Pratiquement pas de voitures et déjà loin, oubliés, semble-t-il, les problèmes
d’années précédentes à cause de l’accès au réseau autoroutier français, récemment
coupé à cause des incendies, mais pas à cause de la station de péage de
Biriatou, pour une fois. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles, autrement :
ne parler qu’au silence, à la fraîcheur du jardin et encore, car silence total
impossible par l’attention constante portée à l’écoute des dialogues
intérieurs, des vieux ressassements qui depuis l’enfance occupent ma tête comme
un essaim de drones.
***
Fixation des feux. Le feu est un ennemi invincible, infatigable, immortel, que l’on peut
toutefois tenir en respect et faire reculer, temporairement. L’Espagne
calcinée. Une fois de plus. Nouvelles alarmantes de Bordeaux des médias
mainstream. Fort heureusement, le désagrément s’est borné à des odeurs
désagréables et à la fumée provoquée par les feux prochains. Pour ceux qui sont
confrontés directement aux flammes ou aux évacuations, c'est une autre paire de
manches. Tristes aussi, que cette région voisine et qui nous est familière soit en
feu, tout pareil de chez nous. Les incendies, côté espagnol, continuent à y faire rage illustrant qu’on
n’apprend pratiquement rien des catastrophes précédentes.
***
On m’a appris la semaine dernière la mort de J. Gil Diez-Conde, que j’avais
connu à l’époque où nous étions à la Fac de Philosophie, il y a une
cinquantaine d’années, sans avoir, depuis cette époque si reculée, cessé le
contact. Il faisait partie de la mouvance plus ou moins maoïste dans l’agitation
des années 80. Après le concours de 1979 on a été nommés au lycée d’Irun où on
a été collègues de longues années. Il s’y occupait principalement, avec
ténacité et vraie vocation, de l’animation d’un groupe de théâtre, Katamitus, créé par lui.
C’était un homme de convictions où transparaissait un tempérament remuant. Je
me souviens d’avoir discuté avec lui à cause du vrai socialisme, à l’époque où nous
prenions encore cette religion au sérieux et, plus amplement, de littérature et
de langue (basque). Nous nous sommes rapprochés au moment où j’ai été chef
d’établissement et reçu son soutien à chaque initiative de notre équipe. Sa
femme, Ch., a failli être mon élève à la Fac de lettres de Gasteiz mais elle a
dû changer d’avis au dernier instant et je ne l’ai pratiquement jamais revue.
Je savais qu’il était très lié à José-Luis Cancho, un autre maillon d’une chaîne de connaissances
perdue dans le brouillard des quotidiens distants. Selon les thèses de Von
Hayek, Popper ou Friedman, l'utopie communiste était à la fois une erreur, un
échec et un crime. Ils ont crevé, ces génies-là, sans connaître la revanche géopolitique,
historique, de la Chine, s'articulant principalement autour du développement
technologique, de la puissance militaire et du contrôle des chaînes
d'approvisionnement mondiales. Je pense à des tas de choses de cette eau-là,
j’ai soixante-douze ans et tout l’essaim de mes juvéniles espérances s’est
envolé. Je me suis, donc, considérablement trompé sur le passé mais je pourrais
difficilement m’abuser sur le sort qui nous attend : l’isolement
progressif au fil des temps à venir, la rumination mentale, la nostalgie
réveillée grâce à des pensées qui relient notre quotidien aux souvenirs de
jeunesse, la disparition progressive de gens qu’on a connus : une lente course
en direction du désert. A-t-on encore devant soi quelques années, quelques mois
ou quelques heures seulement ? Un affaiblissement graduel, une fin de vie progressive, marquée par la maladie, ou un renversement
accélérée ? Comment supportera-t-on les inévitables temps difficiles et
comment les vivra-t-on ? On essaiera, en dépit de tant d'incertitudes, de faire sur scène en sorte que notre numéro se termine avec
calme et dignité ...
***
Ils sont de retour ? Ils n'étaient jamais partis ! Au Pays Basque (Bilbao) et en Navarre espagnole (Berriozar, dont le maire a condamné les "violences"), certaines localités sont en tête du martèlement
médiatique, semblant décidément être des lieux privilégiés pour l'expression sociale
de la poésie et de l'humanisme de la part de nos amis patriotes basques radicaux, de vrais
socialistes nationaux puisque les nationaux-socialistes, c’est des fachos, et c’est
pas bien, faut pas confondre. Des soutiens « patriotes » (abertzaleak),
solides, à fond, sans fissures, à Madrid, de la constellation de bandes
mafieuses du sanchisme proliférant qui prétend gouverner. Le Système et ses
laquais sentant que la construction de leur monde va échouer tentent le chaos
contrôlé à travers la peur – tous contre tous – avec les bêtes sauvages
déchaînées comme seuls recours, en oubliant que le propre du chaos est de
n'être pas contrôlable. On en vient à espérer que la famille suprémaciste crève
dans son coin, qu’elle éclate comme un bouton de fièvre. On n’a plus guère
envie de discutailler avec cette engeance-là, tant on sait que c’est vain après
tant d’années d’ergotages inutiles. La simplification gagne à tous les coups,
dans ce genre de discussions. Cette question est un trou noir dans lequel on
tombe dès qu’on essaie d’en parler calmement, sans sacrifier la complexité. C’est,
à force de temps, comme un aspirateur à poncifs. C’est une société folle et
insupportable que ces affaires à répétition (agressions, hommages à des
assassins, intimidations en tout genre) nous révèlent, en tout cas. Et, à ce qu’il
paraît, on n’a rien vu encore, car les intentions de vote les donnent gagnants aux
prochaines élections. Omniprésents toujours sur les réseaux sociaux, ce repère
favori des cinglés de toute espèce. Finkielkraut a bien
raison de dire qu’ils sont la poubelle du monde. Et ce pays est devenu un
claque-merde puant où chacun épie son voisin par les persiennes numériques pour
sonner l’hallali « pour que la bête espagnole ne relève pas la
tête ». On a encore revu ça pendant la coupe du monde, la rage déchaînée contre
des gamins exhibant le tee-shirt de la sélection espagnole. C’était terrifiant.
« Il y a encore dix ans, t’avais trois balles dans la tête ! » lâchait
un brave hominidé à un de ces gosses après le lui avoir arraché avec férocité. Pas
de réaction, ah, ça, non ! Le gouvernement a beau jeu, avec de pareils
citoyens, qui vont eux-mêmes quémander toutes les muselières existantes, implorer
toute l’impunité qu’on veuille imaginer, pour se donner l’idée qu’on est sorti
vainqueurs de la lutte contre l’ETA et ses fidèles sbires toujours actifs. Absorbé
par ces idées qui me donnent le tournis, j’ai failli ignorer une surprise de
taille qui m’avait fait sourire sur place. Dans le comptoir 100 Montaditos,
j’ai face à moi un garçon serveur à cheveux gominés, tatoué partout où on peut
regarder, aux yeux et à la bouche maquillés, aux longs ongles vernis et à
l’épaule dénudée. Manifestement, ma gueule de vieux ringard ne lui fait aucun
effet.
***
Puta España. La mouvance nationaliste n’aurait pas trop à se plaindre de la société espagnole,
dans laquelle dès l’époque de l’après-guerre elle fut bénéficiaire d’aides et
d’investissements variés avant de mener une trajectoire de fusée se détachant
de l’ensemble espagnol si honni. Malgré quoi, la réaction de toute la mouvance
nationaliste, y compris les secteurs « Dieu et vieilles lois » fut d’une
extrême virulence, après la disparition de Franco. Il était parfaitement
légitime, surtout à l’époque, de protester contre les méfaits ou les rudesses du
régime prêt à disparaître, cela n’autorisait pas à raconter n’importe quoi. Le
nationalisme indépendantiste présente toujours une vision manichéenne où tout
est soit noir soit blanc, sans nuance. Pour lui, l’appartenance à une même nation
est une chimère sans aucun aspect positif, il refuse de considérer, ou juge
négligeables, les « privilèges » fiscaux, propres d’une société d’Ancien
Régime, l’équipement du pays en toute sorte d’infrastructures, etc. Il mêle, en
un tout diabolique, le reste du territoire avec la langue commune, qu’il
assimile à Franco, pour idéaliser l’indigène, ou l’assimilé, résumé admirable
de perfection citoyenne. Il ne tient pas compte visiblement des aspects fâcheux
(les sacrifices humains les plus lâches, lors de la « lutte armée » mafieuse,
en une seule direction, contre des gens sans armes, à la différence de
l’Irlande où il y avait deux groupes armés se faisant face, le rackett
patriotique, l’enlèvement contre rançon pour financer « la cause », les
vendettas sans fin contre les proches des victimes, la profanation systématique
des tombes et des lieux commémoratifs, etc) ou ne veut rien en savoir. Il est toujours avantageux de
prendre la pose en lançant des anathèmes, plutôt que d’étudier sérieuse et
loyalement les problèmes que créent inévitablement les contacts entre régions
au développement inégal. Une grande part de l’argumentation, côté
« souverainiste », consiste à présenter des poncifs racistes,
méprisants ou condescendants, destinés à prouver la malveillance fondamentale
de l’espagnol. Il en existe aussi de positifs et bienveillants, mais ils ne
font pas le poids d'un équilibre impossible. Cette médiocre marchandise qui se veut discours politique ne
vaut même pas ce qu’elle coûte. Elle s’en vend paraît-il très bien lors des campagnes
électorales. Ce succès tient plus, je pense, à la mentalité moutonnière d’une
petite société fanatisée qu’à l’intérêt, l’originalité ou la portée pratique d’un
discours véhiculant une pensée politique fondée sur une quelconque forme de
réel. Sur une question aussi difficile que celle de « la
souveraineté », par exemple, il est toujours décevant de lire de telles
balourdises. C’est encore un numéro contre la tyrannie étatique et marchande, de
capitalisme-patriarcal-qui-explique-tout et de socialisme-qui-résout-tout. Le
tout imbibé d’un wokisme épais, qui sans cesse le porte à faire cas des plus
accablantes sottises : la République anale basque, que sais-je encore … Que l’on transporte
les crétins où l’on voudra, ils pataugeront dans la sottise, ils mettront
partout l’ânerie et le bruit. Au moins, le Président Ibarretxe, s’y connaissait
un peu en préhistoire : il nous expliquait que jadis, il y a au moins sept mille
ans, les Basques déjà un brin supérieurs, ont vécu dans un état paradisiaque, avant que ces salauds d’Espagnols (et de Français !) ne viennent les
corrompre, ce qui est très méchant.
Retraité coriace. Je discutais avec deux amis, il y a quelques semaines, à propos de ma vie de pensionné par l’État. Cette année a marqué l’onzième anniversaire de mon départ à la retraite. Un anniversaire que je fête toujours avec discrétion. Il n’est pas toujours bien vu de dire que l’on a cessé de travailler à l’âge de soixante et un ans. On passe pour un privilégié. Ce « privilège » était bien légiféré et cadrait parfaitement avec ma situation administrative. Lauréat de trois concours de l’éducation nationale (secondaire, école de langues, supérieur) ayant débuté très jeune, j’aurais pu partir avant mais j’ai préféré prolonger ma situation pour répondre à certains engagements avec la vice-présidence aux relations internationales de mon université. C’est une des raisons qui faisait que j’hésitais avant mon départ définitif. L’autre étant le « privilège » d’avoir beaucoup de vacances, progressivement grignotées vers la fin. Justement, pour abolir toute sorte de « privilèges » la figure magique de P.S. est sortie du néant du marigot politique. Avant la chute de cette météorite progressiste, devenir maître de conférences ou, plus encore, professeur des universités relevait d’un parcours semé d’embûches, d’une série d'étapes, de démarches et d'épreuves à franchir pour arriver à bon port avant d’atteindre l’objectif précis. En un tour de passe-passe, qu'il s'agisse d'une formalité administrative, d'une reconversion professionnelle ou d'une procédure de concours dans des marchés publics, ce qui demandait généralement de la publicité, de la méthode et de la persévérance à travers une série d'étapes, est devenu sous ce grand homme d'État aux démêlés judiciaires retentissants carrément simplissime. La volonté de ce rabelaisien Maître Hydrocureur absolu supplée à tout. Son auguste épouse, Gargamelle,riche d’un niveau d’études d’à peu près bac moins dix, s’est vue récompensée d’une promotion miraculeuse à l’Universidad Complutenseen guise de distinction valorisante pour sa condition de conjointe du Conducator : Professeure des Universités ! Qui dit mieux ? À celles et ceux qui la jalousaient de jouir de ce filon, titre prestigieux régi par des textes officiels précis pour le commun des mortels, je réponds sur ce que je répondais à celles et ceux qui jalousaient son mari Grandgousier d’être reçu docteur sans avoir fait de thèse (ce sont les mêmes haineux et envieux) : « Que n’as-tu fait comme eux ? » Il suffisait d’avoir des connaissances bien placées pour passer une commande de thèse, vite fait de bric et de broc fait et, avec le feu vert d’un jury complaisant, se voir investi d’un titre marquant l'aboutissement du plus haut grade universitaire. « Qui peut le plus, peut le moins », Big Bossest bien capable de ce genre d’exploits complexes et exigeants et, à plus forte raison, de réaliser des actions plus simples : trouver un poste de chef suprême du Bureau des arts du Spectacle pour son frérot, incapable, à l’heure qu’il est, d’expliquer distinctement où pourrait bien se trouver ce mystérieux bureau de malheur ou de manifester de vive voix ce qu’il était censé y branler chaque jour que Dieu fait. À quoi bon continuer ? Ma « dose périodique de râle » n'étant pas une mesure médicale ou scientifique qualifiée, devrait être interprétée comme un besoin de décompression. En réalité, rien ne vaut une bonne bouffée d'air iodé pour évacuer les tensions : direction la Playa de San Juan ou la Playa de la Almadraba pour une promenade revigorante face à la mer. Onze ans de retraite, ça se fête mais sans trop de tambours et encore moins de trompettes, vu le prix à payer : une calamité nommée vieillesse.
***
Du bon côté de l'Histoire ? Comme le disait un certain Léonard, « radical chic », de
nationalité canadienne portant le nom de Cohen : « Parfois, on choisit son camp
simplement en regardant qui se trouve de l’autre côté. »
***
Cherchez les sept différences. Moi je n’en vois
pas. Entre le
politicaillon le plus proche de vous et un homme d’honneur. L'expression
"un homme d'honneur" désigne une personne dont la droiture, la
loyauté et le respect de la parole donnée sont les piliers de son comportement.
C'est quelqu'un sur qui l'on peut indéfectiblement compter, qui ne trahit
jamais ses engagements et qui privilégie toujours l'intégrité morale plutôt que
son intérêt personnel.
Quelle est la différence entre un pigeon ?
Quel âge avait Rimbaud ?
Le russe Ichlakof a fait 8 mètres au saut en longueur, pouvez vous dire mieux ?
***
"SPAIN IS BACK IN FULL FORCE": Trump
subjugates Pedro ... En
l’absence de toute volonté d’élections qui risqueraient un changement de
majorité électorale, le chef du gouvernement espagnol, fort de l’appui de la
gauche idéologico-bobo la plus blette et des souverainistes périphériques
prédateurs, complices complaisants, s’enferme dans son bunker en attendant la
fin de l’orage. Il est redevenu ami de l’Orang-outan Orange qui occupe la
Maison Blanche ! Il a fallu faire amende honorable et les affaires pour
donner des sous directement à l’OTAN en vue de financer ses opérations
militaires et ses infrastructures semblent florissantes. Et vous croyiez que rien
n’allait plus avec l’entité sioniste ? Au contraire, tout roule, on
s’entend à merveille, en parfaite synergie ! Et si les chavistes
vénézuéliens ont plié l’échine, eux, qui se considéraient avec suffisance les lumières guidant le peuple, alors qu’en réalité ils n’étaient que la pompe
à finances, la vache à lait, pardon, à pétrole, de l’internationale socialiste, que voulez-vous que fasse sa version ibérique !
On
a tout de même une broutille à déplorer, « un tout petit rien, un incident, une bêtise », car la branche espagnole de cette internationale, véritable caverne d'Ali Baba qui joue à se faire peur en tant que fléau attitré de la droite et de
l’extrême droite, s’est laissé prendre les doigts dans un alambiqué système généralisé
de corruption à plusieurs bandes, pas toujours très amies les unes des autres, qui
aurait dû être extirpé depuis des années comme tant d’habitudes systémiques de
la mouvance « progressiste ». Mariano Rajoy s’était fait jeter comme
une vieille serpillère par une motion de censure où les poires s’étaient
mélangées aux cochons, tant il est vrai que c’était en rejoignant les indignés qu’on
croyait laver plus blanc à l’époque et qu’il était plus facile de passer pour
ce qu’on n’était pas. Aussi sec, Pedro Sanchez prit les manettes du PSOE avec
un gouvernement d’estrade qu’il présentait lui-même comme « le
reflet du meilleur de la société espagnole » (défense de rire) … Amen. Ainsi soit-il. Pour quoi en causer encore et dans le vide ?
Parce que c’est l’occasion, une fois de plus, d’illustrer la manière dont le président
aborde, en dépit de tout, les sujets d’actualité. Il vocifère depuis sa tribune
au parlement incapable d’expliquer quoi que ce soit. Peut lui chaud d’informer
ses (derniers) électeurs sur les vrais enjeux de chaque affaire qui explose à
la vitesse d’un drone hypersonique chaque jour, sur l’analyse et la mise en
perspective de ses prises de position sur le plan international, sur leur
impact, etc. Arrogant, manouvrier et ignare, la réalité complexe découle trop
loin de sa conduite de petit manitou de la politique politicienne et il serait
inutile de trop demander au niveau de compétence de son entourage le plus
proche. P.S. prouve une fois encore qu’il n’est capable d’interpréter les
évènements qu’au travers du prisme de ses fantasmes masturbatoires de
gaucho-bobo copain de Soros fils … Arrivé au pouvoir par effraction,
relevons-le quand-même au passage, il dispose aux Cortes du soutien assuré d’une quantité variable et fragilede députés sur 350. Il ne dispose
pas vraiment d’une majorité stable pour agir vraiment. Il dépend
donc, pour chaque vote, du bon vouloir, à la fois, de la gauche
radicale, des nationalistes basques et des indépendantistes
catalans… Et volte-face diplomatique final, avec les bénédictions du
Primate-Président de Gringoland, capable de passer en quelques heures de la
férocité de l’invective (« allié horrible », « cause
perdue » … il avait même ordonné à son administration d'interrompre le
commerce bilatéral !) à la louange disproportionnée, saluant la
« générosité » espagnole (« l’Espagne s’est complétement
rédimée… »). Passer d’ennemi déclaré de Trumpette, à l’échelle
planétaire, à bonne à tout faire, genre Delcy, révèle un « estomac à toute
épreuve » capable de recadrer-digérer n’importe quel événement qui se
présente, pourvu qu’il se présente favorablement.
***
Voiture électrique ? J’ai accompagné trois fois N. pour la recharge de sa voiture électrique. Il
faut d’abord qu’il repère sur son application une borne de recharge accessible.
La première fois, il m’avait dit « je t’offre un petit café au bar du coin
le temps de la recharge ». C’est assez impressionnant la recharge d’une
voiture électrique ! Il faut deux cartes, celle de l’abonné, la carte
bancaire pour payer, mais aussi l’application du téléphone portable pour
vérifier que tout fonctionne bien. Et je le regardais faire, taper des choses
sur un clavier, passer une carte, puis une autre, pour enfin brancher une lourde prise
électrique qu’il avait dans son coffre, capable d’assommer un bœuf. Rien que
cela a pris pas loin de 10 minutes, quand enfin, il me dit triomphant « on
peut y aller ». Cela n’exclut pas la possibilité, après le petit café ou
la cannette, que la charge n’ait pas fonctionné, la borne étant hors d’usage ou
fonctionnant de travers. On essaie toujours de me vendre une Puma électrique.
Primes de ceci, déductions de cela, reprise du vieux véhicule. Mais je reste
réticent, je pense que la voiture électrique « propre » est une
légende. De plus, c’est bourré d’électronique invasive qui surveille vos
moindres faits et gestes. Insupportable pour moi.
***
Mélancolies. Je reste profondément marqué par les préceptes inviolables qui ont jalonné
mon enfance. Poser le pain à l'envers sur la table portait malheur selon la croyance populaire. Chaque jour me révèle à quel point je suis encore habité par les
impératifs intouchables de mes parents. Aujourd'hui encore, je ne puis
croiser un morceau de pain posé à l’envers, dans le panier d’un restaurant ou
partout ailleurs, sans éprouver le besoin spontané de le retourner la croûte vers le haut. J’ai gardé
de l’enfance ce rapport sacré au pain, héritage d’un temps difficile et révolu
où mes parents et ses proches ne mangeaient pas tous les jours à leur faim.
***
Faire preuve : comment nos sociétés
distinguent le vrai du faux ?Il réside en nous une passion pour la vérité qui nous
consume mis le sensationnel se propage beaucoup plus vite qu'une recherche
factuelle rigoureuse. Les approches post-vérité s'apparentent à des
constructions autonomes où l'intuition, l'émotion ou des croyances non
vérifiables, fuyant la réfutation, l'esprit critique et la reproductibilité
propres à la démarche scientifique remplacent fougueusement l'autorité des
"maîtres" ou des "sachants". Le mot « maître » vient du
latin magister : magis (plus) et stare (se tenir debout). La
reconnaissance de la prééminence du maître était universelle : le nom «
Confucius », vénéré en Chine, signifie « roi des maîtres ». Les Grecs
réservaient le nom de « maître » aux philosophes les plus sages : didaskalon,
celui qui enseigne la sagesse. Dans la République romaine, il était réservé au
magistrat qui venait en dignité après le dictateur. Les Juifs appelaient
également « maître » les hommes les plus éminents. Et Jésus-Christ lui-même,
reconnu comme Fils de Dieu, était appelé « Maître ». Au Moyen Âge, avec
l’apparition des universités, « maître » équivalait à docteur, le grade suprême
dans l’enseignement. C'est aux XIXe et XXe siècles, à partir du mouvement
pédagogique inspiré par Rousseau, qu'apparaît un mépris manifeste envers
l'autorité du maître. Dans toutes les cultures, la transmission de la
sagesse s’est toujours faite par le biais de l’institution du disciple : la
personne en relation directe avec le maître. Le maître incarnerait la meilleure image de la fenêtre qui, elle-même, ne donne pas de lumière mais la laisse simplement passer. La
métaphore d’Augustin d’Hippone : « Ce n’est pas le maître qui éclaire de sa
lumière l’âme de l’élève. De la même manière que quelqu’un éclaire une maison
en ouvrant ses fenêtres, ainsi le maître, en laissant passer la lumière de la
vérité, fait en sorte que ce soit la vérité elle-même qui éclaire l’âme de
l’élève » (Discours sur les Psaumes, 118, 18, 14). Celui qui enseigne doit aussi écouter un « maître intérieur », nous dit-il : « Pourquoi aimes-tu tant parler
et si peu écouter ? Tu es toujours hors de toi-même, et tu refuses de revenir à
toi. Celui qui enseigne véritablement est à l’intérieur ; en revanche, lorsque
tu essaies d’enseigner, tu sors de toi-même et tu vas à l’extérieur. Écoute
d’abord celui qui parle en toi, puis, de l’intérieur, parle ensuite à ceux qui
sont à l’extérieur » (Discours sur les Psaumes, 139, 15). L’acte éducatif (< éduquer
< educare, lui-même fréquentatif du verbe educere, composé du
préfixe ex- « hors de » et du verbe ducere, « tirer », « conduire »)
reposerait sur des propositions d’interprétation d’un réel contextuel dans la
réalité totale. Il se justifierait par la nécessité de chaque personne de
combler trois besoins fondamentaux : celui de vivre, celui de comprendre, et
celui d’aimer et d’être aimé. Pour la « pensée molle » (Finkielkraut), il est vain de se demander si ce
que l’on pense est vrai ou faux : chaque opinion et son contraire ont la même
valeur. Toutes les opinions doivent être respectées. Mais la passion pour la
vérité qui habite le commun des mortels restera toujours la plus forte. Cette
passion s’éteint lorsqu’on introduit dans son cœur le soupçon que ce qu’il
désire n’existe pas : que la vérité n’a pas de sens parce qu’elle est vide de
contenu. Cela se produit aussi lorsqu’on affirme qu’il n’existe pas de véritable
distinction entre justice et injustice, car il n’y a que l’utilité et l’intérêt
; lorsqu’on affirme qu’il n’y a pas de vérité, mais seulement des opinions ;
lorsqu’on affirme que tout lien social est utopique et que la relation entre
les personnes ne peut se configurer que comme une coexistence d’égoïsmes
opposés. Avoir la passion de la vérité à l'ère des fakes (infox, deepfakes)
est devenu un acte de résistance intellectuelle.
Dans un monde inondé de
contenus conçus pour manipuler les émotions, cette quête exige une vigilance de
tous les instants, un croisement systématique des sources et une saine méfiance
envers les titres sensationnalistes. La culture actuelle est dominée par la
négation de ce rapport originel à la réalité : il n’existe pas de réalité à
interpréter. Il n’existe que des interprétations de la réalité, sur lesquelles
il est impossible de porter un jugement de vérité, dès lors qu’elles ne
renvoient à aucune signification. Est-il possible d’éduquer dans ce contexte ?
Tel est le défi qui se présente à nous aujourd’hui. Est-il possible de
transmettre à nouveau la passion pour la vérité, le goût de la liberté, la joie
d’interpréter la réalité ? Regardant autour de moi, les seules paroles d’un
peu de valeur et d’utilité viennent du silence et de la contemplation ; sinon,
elles ne font que contribuer à l’inflation des discours du monde situé du
bon côté de l’histoire, qui recherche le consensus de l’opinion commune. «
Contemplation » est un mot à la signification vaste, qui englobe tant le monde
naturel que le surnaturel. En tant qu’activité naturelle, contempler, c’est
considérer attentivement, avec soin, examiner avec diligence. La contemplation,
même lorsqu’elle se rapporte aux faits naturels, revêt toujours une dimension
de noblesse par rapport à d’autres types d’activités humaines. Elle tente de
pénétrer l’essence des choses.
***
Manoeuvres sionistes aux XVIIIe siècle ?« Quoi ! la nature de la propriété n´est pas la même partout, partout
fondée sur la prise de possession par le travail, et sur une longue et paisible
jouissance ! Européens, pouvez-vous nous apprendre à quelle distance de votre
séjour ce titre sacré s’anéantit ? Est-ce à vingt pas ? Est-ce à une lieue ?
Est-ce à dix lieues ? - Non, dites-vous. - Eh bien ! ce ne serait donc pas à
dix mille lieues. Et ne voyez-vous pas que ce droit imaginaire que vous vous
arrogez sur un peuple éloigné, vous le conférez à ce peuple éloigné sur vous ?
Cependant que diriez-vous, s’il pouvait arriver que le sauvage entrât dans
votre contrée, et que, raisonnant à votre manière, il dît : "Cette terre
n´est point habitée par les nôtres, donc elle nous appartient" ? Vous avez
l´hobbisme en horreur dans votre voisinage, et ce funeste système, qui fait de
la force la suprême loi, vous le pratiquez au loin. » Diderot, Histoire des deux Indes
***
Canicules. A. de retour à Madrid après le ouiquende ensemble. Je suis au balcon, seul,
dans le chaud d’un après-midi d’été hyper-chaud. C’est le moment que je
préfère. R. courageuse, assiste à la réunion des copropriétaires. Je suis seul
avec mes bouquins et mes vieilles revues, la collection FMR surtout, qui étalent
une actualité artistique déjà périmée. Il fait bon, ci-haut (10e étage), quand l’air rafraichissant
prête un peu secours aux victimes de la chaleur dont tout le pays se plaint.
J’ai le soleil dans mon dos, qui se fraie un chemin vers l'horizon entre les toits et les
arbres. J’ai le sentiment que je ne pourrais jamais finir mes lectures
simultanées, que je dois absolument finir, surlignant au passage certains
extraits comme quand on grave ses initiales sur le tronc d'un arbre, pour garder
dans ma tête l’essentiel pour plus tard : Pierre Gripari (Critique et autocritique), hier ; Frithoj Schuon (Sentiers de Gnose), depuis
mars ; Sophie Bessis (Anatomie d’une imposture), petit à
petit ; Ilan Pappé (El final de Israel) dévoré d’une traite, sans
arrêt ni pause. J’avais repris Jaime Semprun (Précis de récupération) la
semaine dernière et je l’ai laissé tomber après relecture des profils de quatre
ou cinq « récupérateurs et autres agents ou officines du spectacle »
(Aragon, Castoriadis, Deleuze, Gauche prolétarienne, Guattari, Lévy
Bernard-Henri, Sartro-Ponty) selon le précise l’Index. Souvent à pouffer de
rire. Il m’arrive de plus en plus fréquemment d’abandonner des essais en cours
de route, quand je repère les choses que je n’ai pas envie de lire car je sais
où elles vont. Je voudrais bien avoir le temps de tout lire mais le temps passe
vite et l’avenir immédiat se présente riche d’embûches.
Profil de deux "récupérateurs" renommés (échantillons brevetés de la French Phylosophy of twentieh century tout de même !) intégralément tracé par J. Semprun :