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dimanche 27 septembre 2026

Après les djihadistes, le covid, plus tard, les Russes, maintenant l’Intelligence Artificielle ! « On tourne en rond dans la nuit et on est consumés par le feu »



L’affaire Ariana Denise Harwicz. Je voudrais réagir à chaque vacherie sous forme d’article de G. Albiac, bouffi de suffisance comme à l’accoutumée, quant au caractère génocidaire ou non du martyre palestinien à Gaza. Il va sans dire que, pour G.A., malgré toutes les lumières de la Providence dont il est orné, il n’est pas clairement établi que l’eau mouille et moins encore que le feu brûle. G. A., indéboulonnable « penseur », ne pond ses articles dans El Debate que mercredi et jeudi. Sans questionner son abyssale culture, Dieu m’en garde, on pourrait dire qu’il s’agit, là, d’un philosophe à la petite semaine, puisqu’il ne partage ses cogitations que deux jours sur sept. Ses « analyses » nous alertent inlassablement du danger islamiste, alors que nous baignons aveuglément en plein dans l’islamogauchisme rampant. De temps à autre, quelques coups de pied de l’âne au pire des ayatollahs, J.-L. Mélenchon, affublé de tous les noms d’oiseau qu’on puisse imaginer. Mais passons. Ce qui nous intéresse, c’est son « analyse » de l’antisémitisme. Qui n’est pas une dissection objective, soit dit en passant, puisque les sémites ... C’est vraiment fatigant de revenir toujours aux mêmes poncifs à propos des « sémites », des djihadistes, du « pogrom » du 7 octobre ! Alors qu'il serait plus honnête et plus juste de compléter : « Après le pogrom du 7 Octobre... perpétré principalement par Tsahal ». Le journal Haaretz a levé le lièvre mais n’a trouvé aucun écho ni aucun relais parmi nos sommités intellectuelles, actives ou à la retraite. Un oubli, sans doute. Même Alain Bauer a affirmé que Le Hamas a été financé et créé par le Qatar, à la demande des États-Unis et d’ « Israël »… Alors, génocide ou pas… La Shoa/Catastrophe a bien eu lieu. À Gaza. « Shoah » est un terme inventé par Claude Lanzmann comme titre de son fameux film Shoah qui a été diffusé à l’envie à la télé et dans toutes les écoles de la planète jusqu’à plus soif, pour exprimer en hébreu « la catastrophe ». C’est le titre d’un article d’Alain Finkelkraut, dans Le Monde, il y a dix ans. Où il signifie, en parlant de Gaza d’avant le 7 octobre comme une catastrophe, que le génocide de date pas d’hier. Il a donc bien raison, G. Albiac, d’être obsédé par ce qu’il considère comme une progression de l'antisémitisme et l'islamogauchisme, cela veut dire qu’une bonne partie de l’opinion publique est capable de réagir. Et depuis bien longtemps. Sauf que pour « le 7 octobre », il n’y a pas eu l’avant et l’après, il y a bien eu le toujours pareil depuis 1948. Rappel pour mémoire : « Le génocide est un crime reconnu par le droit international qui désigne l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. » Alors, cent fois oui, il est clair que le peuple palestinien subit un génocide et que celui-ci est perpétré par l’entité sioniste, par des judéo-nazis (sic) comme les qualifie le chimiste philosophe juif de nationalité "israélienne" Yeshayahou Leibowitz. En assassinant des milliers d’enfants d’une balle en pleine tête ou en plein cœur, en faisant violer des hommes par des chiens, en pratiquant la torture sur des prisonniers détenus dans leurs infâmes geôles depuis des années sans le moindre procès, en privant les survivants d’eau, de nourriture, d’un toit solide et de l’aide humanitaire réduite à sa plus simple expression. Encore faut-il, peut-être, pour comprendre cela, faire partie des êtres humains dotés de ce qui s’appelle une tête équilibrée, ce qui n’est pas donné à tout le monde, hélas, surtout venant des prêcheurs professionnels issus du tout-à-l’égout universitaire. Tout comme le vociférateur FJL fut un mercenaire de la Conferencia Episcopal Española, l’ex-althusserien G. Albiac est une plume aux ordres de l’Asociación Católica de Propagandistas, déjà bien affaibli par ses positions pro-israéliennes. Le lobby est en bien mauvais état, mais il faut dire que son niveau médiatico-politique est en crise. Ils ne peuvent plus faire face à l’effet de masse, qu’on peut illustrer par certains commentaires en dessous de chaque article. La supercherie des complices et des sionistes qui assimilent antisionisme et antisémitisme ne fonctionne plus.
Ariana Denise Harwicz​ a été boycottée pour avoir nié la souffrance des Palestiniens (négationnisme non coupable, celui-ci, au contraire de l'autre, protégé par des lois ?), pas parce qu’elle est juive. Parce qu’elle est pour des colons meurtriers et l’armée qui les protège, niant aux Palestinies la codition de victimes. Niant le régime d’apartheid, colonial, fondé sur la ségrégation, avec un nettoyage ethnique et un vol de terres, qui envoie des tireurs d’élite tuer des enfants de 5 et 6 ans, s’acharne sur les femmes et les enfants, comme l’ont dénoncé les médecins occidentaux bénévoles à Gaza. S’il fallait compléter la scène, il y a Gugusse avec son violon qui apparaît en compagnie de William le conquérant : F. Savater en personne ! Sa
prédication dominicale prône l’équilibre : « Aujourd’hui, Israël et sa politique au Proche-Orient sont devenus un prétexte inquisitorial (sic), un sujet qui ne sert pas à dialoguer et à développer de nouveaux arguments (re-sic), mais à écraser les adversaires dialectiques. Une tendance sinistre pour ceux d’entre nous qui connaissent l’histoire tragique du peuple juif. Plus nos adversaires sont mis au ban de la société, plus nous devrions faire preuve de délicatesse lorsque nous polémiquons avec eux, croyez-moi. » Délicatesse et tendre amour que l’entité sioniste prodigue sans cesse depuis qu’elle existe à tous ses adversaires, surtout femmes et enfants. Vous voulez « dialoguer et développer de nouveaux arguments » ? Contactez l’AIPAC, l’ACOM, voire, si la simple défense vous semble quelque chose de mou et que vous êtes plutôt baroudeur, Ligue de défense juive (LDJ), le B'nai B'rith ou carrément le Betar. Au moins, ils n’ont pas, eux, de dangereux penchants inquisitoriaux, comme cette funeste et inquisitoriale islamogôôôche de nos malheurs.
Soldat de l'armée la plus morale au monde en lutte contre la menace islamiste :

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24 septembre. 49e anniversaire de mariage, ce jeudi. Hier, transports en commun gratuits. Aujourd’hui, menace de grève sauf le tram. De quoi perturber nos déplacements déjà assez propices au stress. La journée commence par un petit souci : un disjoncteur de prises qui saute sans qu’on arrive à en savoir la cause. C’est la quatrième fois en un mois. On téléphone à l’entreprise qui avait rénové l’appartement et on attend. Très belle journée, comme celle d’hier. Des tas de souvenirs. Je reprends un long moment Les deux étendards et quelques minutes, une très vieille Pléiade avec l’Odyssée. Courses assez lentement, après. Beau ciel bleu au-dessus de nous et tranquillité totale. Playa San Juan semble à l’abri du monde fou et incertain : on ne croise presque jamais de voyous à la petite semaine, de clochards ou de punks à chiens. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait des caméras de surveillance sur le long de la plage. Pas question, après les courses, d’aller aux calanques pour cause de pentes trop raides pour nous. On se contentera d’une vue magnifique sur de multiples recoins, de bons gros rochers calcaires avec plein d’irrégularités typiques du terrain karstique, des dolines, des puits, des saillants et, au loin, des bateaux au mouillage. Et des pentes raides où s’agitent des sportifs et des cyclistes chevronnés (peut-être fous ?). Le phare, tout récemment restait accessible pour nous, mais à l’heure actuelle on préfère les surfaces faciles.

On n’est sortis manger dehors qu’une seule fois, après le départ des enfants. Sans réserver ni rien, au pif. Nous sommes passés, par notre apparence, dans la catégorie des habitués, pour qui l’on trouve une solution. R. avait appris d’un autochtone l’existence d’un restaurant à proximité qui prépare des spécialités au riz dans un cadre de détente, loin des attroupements touristiques. Il n’est accessible qu’après des semaines d’attente. On a laissé tomber, par morosité, une énième fois. On a pris une table à El Salitre, face à la mer. On demande une salade assez baroque, de la friture et deux verres de blanc. À côte, des gens de tout âge, tatoués. L’engouement pour le tatouage est relativement récent. Comme les mascottes et la prolifération du poulpe sur les cartes de tout restaurant qui se respecte. On en voit partout, du poulpe, des tatoués et des mascottes. Faut bien faire avec. Le dessert, nos petits cafés et nos glaces habituelles, on les prend ailleurs. Conseillé par M., je rouvre un Boulgakov, Le Maître et Marguerite, mais je ne me laisse pas tenter par le diable, moi. J’avais complètement oublié ce roman dont je relis rapidement la fin car je n’ai pas envie de m’éloigner ou me distraire de mes « études rebatiennes ». Cela avec la vue sur l’ensemble de terrasses blanches échelonnées, que j’appelle « notre Santorini miniature », à l’est de nôtre balcon. Plus loin, entre chaque bloc d’immeubles, quelques fragments de mer calme où les rares embarcations ne bougent jamais. S’y trouve aussi un vieil édifice rénové orné du nom de GOYA à son sommet, une sorte de silhouette flottante comme celle de l’emblématique Taureau Osborne, mais adaptée à l’immobilier.

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Souvenir de Bordeaux
. Dans une artère importante de Bordeaux, Cours du Médoc, on trouve en sortant de la rue Gaston Marchou, le nom commercial et les enseignes superposées d’un « bar restaurant maritime » fermé depuis longtemps dont les lettres peintes semblent défier le temps. Passant à côté très souvent, je me souvenais, voyant cette façade parlante, d’un beau livre (Roland Mortier, La poétique des ruines en France : ses origines, ses variations de la Renaissance à Victor Hugo, Droz) que j’avais lu pour travailler quelques textes de Claude Simon, qui considérait que le temps et les mutilations confèrent aux édifices et aux choses une « majesté durable » que l'état neuf ne possède pas (Claude Simon. Album d’un amateur, Rommerskirchen, 1988).

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« L’hystérie russophobe occidentale, qui fantasme sur le désir d’expansion de la Russie en Europe, est tout simplement risible pour un historien. Le choc psychologique qui attend les Européens sera la prise de conscience que l’OTAN a été créée non pas pour nous protéger, mais pour nous contrôler. Notre russophobie n’a rien à voir avec la Russie elle-même. C’est un fantasme, une pathologie des sociétés occidentales, un besoin interne d’imaginer un monstre russe.  Quand ils parlent de la Russie, les dirigeants de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne ou de la Suède parlent avant tout d’eux-mêmes. La russophobie est, sans aucun doute, une pathologie. Mais surtout, la Russie est devenue un test projectif impressionnant. Son image est similaire au test psychologique de Rorschach. Le sujet dit au psychiatre ce qu’il voit dans des formes aléatoires ou symétriques. À ce moment-là, il projette des traits profonds et cachés de sa personnalité. La Russie est notre test de Rorschach ».  Source : https://brunobertez.com/2026/09/08/on-devrait-faire-du-todd-plus-souvent/ 

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Émanations de fumier. Les manipulations du fumier lors de sa collecte, de son transport et stockage doivent être limitées au maximum pour ne pas aérer la matière au risque d’accélérer la dégradation de la matière sèche. Règles de stockage et d'épandage du fumier.

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« Le combat est père de toute chose, de toutes les lois ; les uns, il les porte à la lumière comme dieux, les autres comme hommes ; les uns, il les fait esclaves, les autres, libres. », Héraclite, Fragments, 53, trad. Jean-François Pradeau, Garnier-Flammarion

 

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vendredi 18 septembre 2026

Une femme sans homme est comme un poisson sans byciclette


Le jour se lève mais point de soleil en ce commencement de mercredi. Bientôt commencera le concert des criquets. Et les vols fous des étourneaux. Alertes diverses pour forte pluie et des vents violents. Pourtant, on n’a pour le moment, rien de tout cela. Il n’a fait que pleuviner, cette dernière nuit. On n’ira pas se plaindre ! Pas de promenade en bord de mer, mais visite au centre de santé pour qu’on nous attribue un généraliste, en tant que personnes en déplacement. On voit la mer, au loin de nos fenêtres sans avoir à se poser la question à propos de la marée, haute ou basse. Hier on avait fait une longue promenade à pied en bord de mer pour parcourir les calanques du Palmier, des Juifs et du Cantalar. Quand on avait un peu plus la pêche, on continuait jusqu’au Cap de l’Horta en faisant le tour complet et on descendait sur la plage assez fréquentée encore malgré la rentrée et le retour des gens au bercail. De très belles vues jusqu’au large, couleur argent. On est moroses pour faire le déplacement à Alicante maintenant que le tram et les lignes de bus sont moins vites pleins. Après le centre de santé et l’appli de la sécu autonome mise à jour, on regagne la maison. Non sans avoir esquivé de justesse un quidam qui risquait de nous souler avec son baratin sur Oxfam. « Vous avez l’air de collaborer ou d’avoir collaboré avec une ONG ! » me dit-il tout sourire. « Jamais de la vie ! Et ça ne me tient pas tant que ça à cœur » Silence dans les rangs. On se souhaite une excellente journée. Tout comme moi, il a laissé tomber son enthousiasme pour la noyade du poisson à neuf heures trente du matin. Faut quand même du courage pour aborder les gens qui sortent des différentes consultations médicales sous le poids de leurs soucis et s’imaginer qu’ils ne vont pas ressentir la douleur de l’hameçon à la première tentative d’approche. On petit-déjeune donc très tard. J’y retrouve mes Cantos, collationnant les versions espagnole et française pour mieux passer le reste du temps jusqu’à midi … Magnifique crépuscule derrière le château de Santa Barbara ce jeudi, mélange de l’orange cru du soleil et du noir-gris des nuages.

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Lire, relire et rerelire. « [Or] la lecture démultiplie notre réalité forcément limitée, et nous permet de pénétrer les époques éloignées, les coutumes étrangères, les cœurs, les esprits, les motivations humaines, etc. Comment s’arrêter alors que s’annonçait là une chance d’échapper à un environnement par définition limité ? La liberté se trouvait à portée de main, il s’agissait de lire, de lire encore et encore, pour espérer échapper à son destin. Il a suffi d’adjoindre à cette curiosité infinie un certain esprit de système poussant à lire tous les livres d’un écrivain, puis les livres sur lui, puis ceux d’un autre écrivain, et aussi tous les ouvrages consacrés à un sujet et la littérature d’une certaine époque, ou d’un pays, et de vouloir, au fur et à mesure, conserver les livres lus, et d’y ajouter les nouveaux parus s’y rapportant, et avec le temps d’accumuler les sujets d’intérêts, pour devenir un lecteur-bibliomane. S’instaurent alors des rapports étranges entre le bibliomane et ses milliers de livres. Les mêmes rapports qu’entre le jardinier et une plante grimpante envahissante : la plante se développe d’elle-même, d’une manière invisible à l’œil nu mais avec un progrès néanmoins constatable au bout de quelques semaines ; l’homme, à moins de la couper, ne pouvant qu’indiquer la direction qu’il souhaite lui voir prendre. Ainsi, les bibliothèques prolifiques s’autonomisent, deviennent des êtres vivants (...). Nous avons choisi ses thèmes et ses axes de développement mais ne pouvons qu’observer qu’elle a envahi tous les murs de la pièce, grimpé jusqu’au plafond, annexé une à une les autres pièces en expulsant tout ce qui la dérange. Elle élimine les tableaux qui se trouvaient aux murs et les objets gênant sa consultation, se déplace avec les acolytes indispensables et encombrants que sont les escabeaux et les échelles, oblige à des réaménagements constants car sa progression n’est pas linéaire et réclame des répartitions nouvelles. En même temps elle est indéniablement le reflet, le double de son maître. Pour qui saurait la décoder avec subtilité apparaîtrait au fur et à mesure des rayonnages la nature profonde de son bibliothécaire. D’ailleurs aucune bibliothèque d’une certaine importance ne ressemble à une autre, ne possède la même personnalité. »

Des bibliothèques pleines de fantômes, Jacques Bonnet, Arlea Éditions

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Comment ne pas les aimer ? Un peu comme au temps du covid en 2020, où il suffisait d’apparaître sans masque ou d’ouvrir la bouche pour se faire traiter d’assassin, là, il suffit de parler de l’apartheid en Israël, de sa politique d’extermination des Gazaouis, de montrer les images des colons fous de Cisjordanie, de maudire les déplacements de populations avant, pendant et après des bombardements fous, d’écouter ce psychopathe, vrai sac à merde sur pattes, de Ben-Gvir et, hop, on devient antisémite. Vivement qu’on soit débarrassés au plus vite des Iraniens fanatiques, des Chinois totalitaires, des Russes « envahisseurs » ! Longue vie aux négationnistes du génocide des Palestiniens ! Vive le « démocrate » Netanyahou ! Mort aux enfants palestiniens antisémites ! Finissons le boulot à Gaza avec l’armée la plus humaniste au monde ! Nous sommes environnés de tant d’ignobles personnages et de complices du pire qu’il devient sinistre de continuer à vivre parmi eux, lorsqu’on n’est pas doté soi-même des qualités nécessaires pour leur faire face. Pourtant, j’aime bien me compliquer la vie, « me prendre la tête », dans les mains, en la trouvant trop lourde, trop encombrée de mauvaises pensées et de petites morales, de remords et d’impasses et je voudrais pouvoir ignorer l’existence de ces humains si évidemment dignes d’entrer au paradis des grandes âmes triomphantes, toujours du bon côté de l’histoire. On ne peut que s’éloigner de la réalité puisqu’on ne peut pas la transformer sauf si, comme quand on était jeunes, on devient des victimes aveugles d’une surestimation illusoire de soi, ce qui n’est en aucun cas une réussite mais une compensation fictive, une espèce de solde de la propre impuissance.
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Je rectifie mon titre en gras ci-dessus:  « ... les enfants de Gaza n'ont aucune place dans le monde, production effrénée excédentaire, surnuméraire. »
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Et pour le carnage de Gaza en direct, il nous faudra patienter. Je doute fort que Naza, le film de Yuval Abraham et de Rachel Szor soit distribué dans les salles de cinéma et sur les plateformes. Sans oublier un autre film courageux, La voix de Hind Racab, de la tunisienne Kaouther Ben Hania. 

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Rebelles heureux et champions de la caisse enregistreuse. Parfois, on pense que des journalistes, des intellectuels, des artistes sont des rebelles et des marginaux, presque des modèles. Puis arrive une arnaque monumentale, et on découvre que les individus en question sont en réalité ultra-conformistes et ont un discours au service du pouvoir. Le dénommé Grand Wyoming fait partie de ces très nombreuses personnes qui m’ont profondément déçu. Il avait la langue bien pendue. Il l'a toujours, mais a force de la promener dans le derrière de la mouvance progressiste actuelle. Je salue néanmoins l’habile machine à sous que son génie fait fonctionner depuis des lustres et adresse mes condoléances à ses suiveurs et fans. J'en ai fait partie, je m'y connais.

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Affaires délicates. Descente nocturne à l’Hôtel Marigny, en janvier 1918, dans « un lieu servant de refuge à des homosexuels et où l’on consomme après les heures réglementaires » dont le résultat s’avère surprenant. Des hommes en couple dans les chambres, certains âgés seulement de seize ans, « se livrant à la beuverie », le propriétaire de l’Hôtel et trois clients dont un certain « Proust Marcel, 46 ans, rentier, 102 boulevard Haussmann ».

Dans les archives secrètes de la Police. Quatre siècles d’Histoire, de crimes et de faits divers, Sous la direction de Bruno Fuligni, Folio, Paris 2011

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Réalite structurelle, insécurité subjective et la multiplication des pains et des votants. L’inquiétant personnage qui exerce la fonction de ministre de l’Intérieur espagnol déclare que la population de Ceuta exagère visiblement quand elle pleurniche à propos de ses conditions de vie quotidienne après l’invasion de l’enclave. Ce n’est que du bruit sans fondement. Il admet au plus une petite « insécurité subjective » (sic) de rien du tout. Ajoutez, si vous le voulez bien, que Sánchez, le chef de la bande, continue de dire aux habitants de Ceuta qu’ils doivent accepter sans broncher « une réalité structurelle ». Voilà le fruit de sa rumination mentale, où l’indigence intellectuelle mène directement à la nullité morale, pendant ses vacances dignes d’un roitelet de pacotille. Ni plus ni moins. Ils ont de la chance, les Sebtiens, ramassis de racistes, de xénophobes, de fachos, voilà le mot… Ils ignorent la chance qu’ils ont, les veinards, de vivre, grâce à l’inqualifiable premier ministre que les manigances de l’oligarchie espingouine a imposé (faute d'avoir gagné une élection de toute sa stupide vie) au pays depuis huit ans, une réalité structurelle capable de générer de l’insécurité purement subjective.

Ces braillards du gouvernement qui postillonnent leurs borborygmes fétides et qui vous écrasent de leur incompétence, toujours à couvert contre tout danger, c’est ça, la triste Espagne du début du XXIe siècle. On nationalise à tour de bras dans l’espoir de fausser les listes électorales. Du demi-million d’exilés après la défaite républicaine (la retirada) dont les estimations réduisent le nombre à cent cinquante mille, après le retour au pays en 1939 de trois cents cinquante mille, la loi des petits-enfants, disposition sur la nationalité incluse dans la Loi sur la mémoire démocratique, adoptée en novembre 2022, compte nationaliser plus de deux millions et demi d’individus ! Rien qu'en Argentine ou à Cuba, destination d’à peine quelques centaines d’exilés, le nombre total de demandes s'élève à plus de 1,3 millions ! Ce n’est pas qu’on nous prenne pour des cons, on est vraiment des cons fieffés … On manigance, on tergiverse, on complote, on conspire, on plume l’honnête contribuable comme jamais dans le passé. En 2027, l’oligarchie remettra finalement le gouvernement aux enchères sans tenir compte des élections. Mais Zélenski peut dormir tranquille, des sous, il y en aura toujours pour lui. Et en abondance. Connaissant les largesses de notre gouvernement de gauche progressiste, on va pas chipoter pour l’argent quand la cause semble juste …

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dimanche 6 septembre 2026

"¡Rusia es culpable!"



 « La Russie est coupable ! » Gouvernement éclipsé après l’éclipse, président en tête. Cet olibrius malfaisant a osé défendre farouchement devant les micros son droit inaliénable à se la couler douce. Quel courage ! Il y a déjà quelques années, quand il brayait ses interventions de façon solennelle en tant que conseiller délégué pour le logement, ou l’urbanisme ou je ne sais plus quoi trop, à la mairie de Madrid, il se distinguait par l’absolue vacuité et la stupidité de ses interventions. Député de rembourrage après le départ de Pedro Solbes, il reprochait publiquement à la maire de l’époque de partir en vacances. Ces obscènes marchands de tapis, censés servir l’État ! Cette bande de dégoûtants maniant avec brio les ficelles pour empoisonner nos vies. C’est leur métier, après tout. Une fois de plus, on peut vérifier sans craindre l’erreur, que le ridicule ne tue pas : les responsables de l’invasion de Ceuta seraient ni plus ni moins que la Russie et l’entité sioniste. N’y a-t-il pas, au milieu du troupeau de conseillers incompétents payés avec nos impôts, une tête pensante capable d’expliquer à cette bande de minables, du premier ministre au pire de ses laquais – qui, avec celui des Travaux publics, est le ministricule des Affaires étrangères –, que, comme par hasard, la criminelle entité sioniste et le Trumpistan sont les principaux alliés et protecteurs du Maroc ? La Russie ! On croit entendre le ministre franquiste des affaires étrangères, le 21 juin 1941, hurlant devant la foule déchaînée : « La Russie est coupable ! » Quel gâchis et quel ridicule ! Et quelle grave accusation, de la part d’un gouvernement sans Parlement, sans Constitution, voire contre elle, et contre la nation elle-même. Sans budget, sans expliquer quoi que ce soit, sans soumettre ni la politique étrangère ni celle de la défense nationale à des débats contradictoires, préférant la confrontation systématique à la recherche d’accords parlementaires, ce gouvernement de clowns a supprimé l’obligation de débattre sur l’état de la nation pour défendre, en bénéfice du robot habillé comme un mannequin qui fait semblent de diriger le troupeau, son droit inexistant à profiter pleinement de son temps libre et des congés pour se détendre et se faire plaisir, alors que l’intégrité territoriale du pays est attaquée et l’immigration échappe à tout contrôle. Une distinction fondamentale s’impose entre le mensonge traditionnel et les formes du mensonge propres au marécage politique, désormais amplifiées par de nouveaux dispositifs technologiques. Si le mensonge classique se contente de dissimuler la vérité et d’en masquer l’existence, le mensonge de la racaille politique actuelle va beaucoup plus loin : il nie le réel lui-même en détruisant toute trace de donnée originale pour lui substituer une réalité fabriquée de toutes pièces. La différence est de taille. On passe sans subtilité aucune de la dissimulation à la négation, de l’effacement discret à la falsification assumée, du silence qui cache à l’audace qui réécrit la réalité en fonction des besoins de chaque moment.
Qulequ'un qui a trop hâte
 pour payer nos retraites 
C’est sûr et certain que demain on rasera gratis : on est entre les mains des gangsters imposés par le pouvoir profond. Des menteurs obsessionnels, faussement populaires, vendus au troupeau sous des couleurs séduisantes par une presse vile et assujettie, en sont la meilleure garantie, forcément. En tout état de cause, Janus à double tête, P. Sánchez est à la fois, pour ses électeurs et fidèles courtisans, un homme politique de haut vol, un homme d'État de premier plan, et pour le commun des mortels, un sinistre connard fou, arrogant, hypocrite, fainéant et mythomane. On ne s’en sortira pas facilement, l’opposition qui réclame à cor et à cri des élections pour l’alternance démocratique est pleinement soumise à l’entité sioniste. On verra comment le « système » s’y prendra pour lui faciliter la tâche. En tout cas, elle ne pêche pas par impatience, l’opposition. Ni par sa radicalité. Elle doit avoir en tête l’adage anglais « donnez-leur assez de corde, ils se pendront eux-mêmes ». Car le tragique cirque sanchiste poursuit ses propres actions sans chercher à l'arrêter ou à la contredire, accélérant lui-même sa propre chute par la révélation publique de ses torts, selon six principes. Premier principe : faire monter en première ligne les responsables d’une catastrophe ou d’un forfait pour leur faire dire tout le bien qu’ils pensent de leur réaction depuis « la minute zéro ». Deuxième principe : imposer à force de propagande que ce qui s’est passé était imprévisible donc inévitable. Troisième principe : dégager toute forme d’une quelconque responsabilité, attribuant à l’incompétence d’autrui les problèmes rencontrés. Quatrième principe : après avoir feint de les reconnaître, minimiser aussitôt la portée de chaque problème « subitement survenu ». Dire qu’il s’agit d’une « crise » temporaire ne remettant nullement en cause la propre responsabilité. Cinquième principe : retourner l’accusation se posant en victime d’une campagne de dénigrement. Sixième principe : faire diversion, quitter le terrain miné des questions concrètes en employant les mots magiques : « changement climatique » capable de passer, ce traître, du réchauffement au refroidissement, « campagne médiatique (bien) orchestrée », « sabotage », « attaque hybride algorithmique » (RTVE), « fake news » ... Cette philosophie du fait accompli est en tout point adéquate à la pratique qu’elle vient légitimer : il est impossible de critiquer le gouvernement puisqu’il est a priori lavé de tout soupçon d'imputabilité sous quelque forme que ce soit. Et après, c’est trop tard, voilà, les jeux sont faits, il est impossible de revenir en arrière, et toute critique de principe sera déclarée stérile, irréaliste, etc. Toute réprobation à l’encontre de l’inaction ou de l’incompétence du gouvernement sera donc présentée comme animée en réalité par de mesquines motivations politiques, caractérisée par un manque de rigueur puisque il a déjà réagi « depuis la première minute ». À ces accusations, il faut en ajouter une troisième, qui portera le coup de grâce : assimiler toutes les critiques à de simples « rumeurs » sans fondement. Une fois le terrain ainsi déblayé et les esprits hébétés par tout ce bavardage, il ne restera plus qu’à porter le coup de pied de l’âne, en accusant l’opposition d’être elle-même responsable du mal dont elle se plaint. Peu importe que ce que l’on lui reproche depuis la motion de censure en 2018, la corruption, soit précisément ce qui le sanchisme pourri dès avant sa naissance avait promis solennellement d’éradiquer. L’important est de retourner l’accusation contre les accusateurs et de maintenir le cap vers le pire.


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Dernier quartier. La lune est en train de nous accompagner longuement chaque nuit, après son beau et lent surgissement, à l’est. Les choses ont l’air de prendre une étonnante lenteur en moi sous la lune, là, tout près, sur les toits… C'est sans doute pour cette raison que j’éprouve une morosité tenace avant de me remettre à lire ou, notamment, à écrire. Je n’ai pratiquement rien écrit, depuis le 18 août. Je me contente d’attendre le retour de la lune. Je me souviens du soir de l’éclipse, la compétition avec le soleil. Ces deux luminosités se faisaient face. L’une finissait pour l’emporter sur l’autre, qui lui cédait, très peu de temps après, la place. La voisine de palier est sortie silencieusement sur sa trottinette électrique, rapide, sans un bruit, j’ai eu à peine le temps de l’apercevoir devant le portail en bas. L’un de ses jumeaux, espiègles, gentils, a récupéré ma bague de mariage, avec la date gravée à l’intérieur, du fond de la piscine. Avec mon amaigrissement d’un joli paquet de kilos, elle coulisse parfaitement sur mon annulaire de la main gauche. Une ancienne croyance romaine disait qu'une veine de ce doigt, la vena amoris, menait directement au cœur. Après l’y avoir portée plus de quarante-neuf ans, je peux assurer que cette croyance est bien réelle, en me basant sur sa propre expérience. Et je me laisse rêver en train de jouir de la nuit, de me tenir debout face au seuil des ténèbres qui s’ouvre sur le monde des esprits. 


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Témoins d'une époque. J’avais dix-neuf ans quand j’ai acheté, dans une grande librairie bordelaise (Mollat, pour ne pas la nommer !), Le Bon usage, un joli Petit Robert et le vénérable Dictionnaire des difficultés grammaticales et lexicologiques. Pure folie pour mes économies. Caprice, mais peut-être aussi intuition. Je n’avais encore les connaissances grammaticales ou linguistiques ni les capacités de me plonger efficacement dans de tels gros volumes. Mais je les ai pourtant achetés, alors qu’ils semblaient hors de portée de mes moyens pécuniaires. Mais je me voyais riche, vu l’état de mes économies avec la récente rémunération des vendanges à Pellegrue. Je les ai toujours, ces livres. Et en très bon état. Ils m’ont été indispensables plus d’une fois, même sans les consulter directement, à savoir qu’ils étaient là, dans ma bibliothèque, qu’ils y bâtissaient lentement mais sûrement une solide construction, par la qualité de leurs fondations et la puissance de leurs éléments. Cet édifice s’est agrandi attirant à lui d’autres formes de connaissance, d’autres moyens, d’autres hypothèses et d'autres désirs, constituant autour tout un savoir qui a pris d’autres chemins que ceux que je pouvais imaginer à dix-neuf ans. Une forte envie subite, comme une espèce d’intuition, même minime, peut constituer le point de départ d’un processus continu de transformation pour tisser un projet personnel capable de donner une forme concrète à des aspirations plus profondes difficiles à formuler en un instant. C'est un cheminement patient qui demande de la volonté (la force de la volonté !) et de la persévérance.

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Un homme juste embastillé

Un analyste digne de confiance, plein de lucidité et d’arguments 

Des salauds impunis



Une cause juste : 

https://www.aljazeera.com/video/investigations/2024/10/7/war-crimes-in-gaza-i-al-jazeera-investigations

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Georges Le Gloupier est décédé. Seul ou à la tête de commandos pâtissiers, il a entarté des personnalités qu’il considérait comme détestables et infatuées. Parmi ses victimes : Bernard-Henri Lévy, Bill Gates, Doc Gynéco, le ministre belge Édouard Poullet, Jean-Luc Godard, Marco Ferreri, Maurice Béjart, Nicolas Sarkozy, Pascal Sevran, Patrick Bruel, Bernard Landry, Hélène Rollès, Patrick Poivre d’Arvor, Jean Charest. (Wikipédia). Noël Godin, alias Georges Le Gloupier, lançait son cri de guerre au moment de l’assaut pâtissier : Gloup Gloup ! Entartons, entartons les pompeux cornichons ! Ou bien : Entartons entartons, le puant pognon ! Il écrivait également des critiques de films qui n’existaient pas. Ce surréalisme rebelle serait à l’heure qu’il est tout à fait impossible. Feuerbach avait écrit « seul possède la puissance de créer du nouveau celui qui a le courage d’être absolument négatif. » (Nécessité d’une réforme de la philosophie).

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mardi 18 août 2026

Éclipse et vacances monstres dans la foire aux monstres

Éclipse. À Hendaye Plage la luminosité en pleine éclipse a baissé et pris une insolite teinte jaunâtre, le phénomène était spectaculaire, on a passé un bon moment. Aujourd’hui, treize août, il fait lourd. Le vent tord doucement les branches et ne peut emporter la lourdeur grise qui s’entête à nous oppresser dans nos après-midi moroses, immobiles. Je lève les yeux vers les arbres et j’entends le bruit de l’autoroute qui traverse la forêt sans se perdre dans la moiteur suspendue aux feuillages. Tout est calme retenant la lenteur du ciel gris récemment transparent ... Heure idéale pour se laisser gagner par le découragement.

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Le plus haut phare du progressisme en panne après avoir été frappé par la foudre d'un juge d'instruction. L’éclat du tartuffe Zapatero, un phare dont les feux ont toujours été faibles, éclaire de moins en moins et, par conséquent, les navires qui suivaient sa mauvaise lumière finiront par s'écraser sur les rochers de la falaise.                                      ***

Le flirt Trump-Delcy Rodriguez nous cache-t-il l’idylle Mohammed VI-P. Sanchez ?  On attend que les burnes poussent … Des « incidents » comme l’invasion de Ceuta se sont déjà produits à de nombreuses reprises, entraînant des dégâts irréparables. Le chef de bande qui dirige le gouvernement déteste tous ceux qui n’ont pas voté pour lui. Il n’a jamais gagné une élection, même à l’intérieur de son « parti » et pourtant, c’est lui qui les gouverne. Il les déteste et les gouverne. Il n’y a qu’en politique que cette quadrature du cercle est possible. Comment est-il possible que Sanchez, à la fois larbin et sbire de Rabat, se présente comme un leader mondial « woke » et anti-Trump, alors que le Maroc est un fer de lance de Trump et de l’entité sioniste ? Comment cela peut-il passer inaperçu ? Quand on voit cette marche « spontanée » qui par ses objectifs n’est pas sans rappeler la marche verte de 1975 soutenue par le pouvoir sioniste, au moment même où ce pouvoir place ses pions coloniaux de Gaza à la Cisjordanie, et de Bab-El-Mandeb à Ormuz, en passant par le Somaliland, on a du mal à s’étonner que les notions de contrôle sioniste sur les détroits et projet de canal Ben Gourion soient couverts par les habituels du grand chœur politique et médiatique de la mouvance immigrationniste Soros sans aller au-delà.


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« En politique, il n'y a pas de règles. Tout est déloyal, tout est mensonge. C'est la jungle. [...] La politique est l'école de l'arrogance » Arnauld Montebourg

Né dans les sociétés avancées au sein de groupes politiques marginaux, le « progressisme woke » issu des campus américains visant à « s'éveiller » aux injustices et discriminations touchant les minorités (raciales, sexuelles, de genre), se prétend une continuation des luttes émancipatrices et devient culturellement dominant depuis la fin des années 1990 à la suite de l’effondrement du socialisme réel. Il s’agit d’une idéologie de substitution, formée des cendres des grands mouvements de masse structurants au XXe siècle. Le progressisme « woke » propose une interprétation radicale de « la réalité », dans un projet de transformation totale des sociétés humaines et de leur organisation. Bien davantage qu’un courant de pensée, il émane de la modernité tardive et du capitalisme terminal. Il se fortifie en cas de crise, lorsque le système, sous le poids de l’accumulation, la surproduction, la surconsommation, la sur-organisation et la surpopulation se lézarde et se met à craquer. Par sa généalogie, ses adeptes, ses visées et ses pratiques, nous pouvons mettre à jour le type de société qu’il prépare, sous le contrôle des lobbys anglo-saxon-sionistes dans l’UE, son protectorat européen, par les normes sociales de soumission qu’il impose, les changements de mentalités, l’épouvantail du changement climatique et les interventions technologiques ou écologiques visant à diriger un réseau d’interactions sur les écosystèmes et l’assujettissement de l’ex-citoyen devenu un pantin avaleur de consignes vides. On qualifie souvent de « progressistes » woke les vestiges de la ruine de la gauche historique, formée par les partis socialistes et surtout communistes de l’après-guerre européenne. Passée la période de pauvreté et de violence causée par la seconde guerre mondiale et l’Union européenne stabilisée sous contrôle américain, le courant dit social-démocrate « de marché », une manière de faire référence au socialisme sans les aspects autocratiques propres aux pays à régime communiste et rallié aux politiques dites libérales, est devenu tout à fait superflu. Sa mission apparemment accomplie, la social-démocratie a évolué vers des formules identitaires et profondément réévalué son approche des liens familiaux, tandis que les communistes déboussolés se sont dilués dans une multitude d’acronymes formant, avec des vestiges chrétiens, le « supermarché » électoral. Chaque marque américanisée s’est mise à défendre son produit, destiné en vrac aux pauvres et aux malheureux de manière mercantile, obsédée par l’idée de rassembler la poignée de voix capable d’assurer une survie lucrative à son appareil bureaucratique.

 Le groupe politique majoritaire en Espagne, électoralement ancré, continue d’exploiter la marque « PSOE », bien qu’il ne reste plus rien de l’ancien Parti socialiste classique d’avant la guerre civile. Ce sont des sigles vidées de sens, mais capables de rassembler des millions d’électeurs peu informés et dotés d’une culture politique très particulière. Il s’agit d’un produit de marque concocté par les cerveaux de l’administration américaine et du SPD allemand, parfaitement obsolète, mais capable toujours de se vendre par millions d’exemplaires auprès d’une clientèle orientée médiatiquement dans la bonne direction, nostalgique, captive ou, très souvent, intéressée car malade de clientélisme. Or, il faudrait bien afficher clairement dans la notice la liste d'ingrédients précisant la composition de cette marchandise idéologique frelatée, au cas où on trouverait encore un benêt hésitant à l’acheter électoralement. Etant des produits de consommation comme les autres, achetés pour un usage personnel, les partis dits politiques devraient préciser clairement leurs ingrédients, sans tolérer, à l’instar d’autres denrées dangereuses, qu’ils dissimulent également leurs éléments socialement cancérigènes ou nuisibles à la santé publique. Mais cela relève de la pure chimère. Tâche impossible, on s’enfoncerait de plus en plus dans l’impasse totale. En effet, connaître la réalité des organisations autodésignées progressistes, établir clairement l’écart entre l’image qu’elles projettent et ce qu’elles font dans la vie réelle, entre le paraître et l’être, relève de l’impossible : le progressisme woke en général et le sanchisme en particulier exigent une adhésion totale et une confiance inconditionnelle en leur structure ou en leurs dogmes pour fonctionner, ayant pour socle le mensonge, la dissimulation et la tromperie. Il ne faut surtout pas croire qu’il s’agit d’exigences morales, il s’agit bien d’exigences immédiatement pratiques et radicales. Quiconque dit la vérité est exclu de la famille, comme cette responsable de l’appareil « sanchiste » qui a révélé le nombre d’immigrants ayant envahi Ceuta, promptement sanctionnée. C’est une obligation qui s’exerce toujours au nom d’un droit sacré d’intouchabilité, de ce qui ne peut être atteint, critiqué ou enfreint, comme c’est le cas en Catalogne, d’où on ne verra plus jamais sortir la moindre information véridique, que ce soit concernant l’immigration illégale, l’état de santé des finances publiques ou l’effondrement de son système éducatif. Sans le mensonge, l’actuel gourou du « sanchisme », l’intouchable Pedro Sánchez en personne, n’aurait pas tenu un an. Le nombre de mensonges de cet individu à l’esprit détraqué, investi d’un destin spécial de forces en haut, proférés devant micros et caméras, défie toute énumération. Il a menti pour accéder au contrôle de son parti, pour accéder au pouvoir avec un nombre ridicule d’élus et pour mieux organiser un réseau de corruption fondé sur des liens interconnectés, redoutablement efficaces mais impuissants, malgré leur impunité, face à la perte de crédibilité morale et politique aux yeux d'une partie de l’opinion publique. Ses subordonnés, d’une ineptie sans bornes, suivent l’exemple et les consignes de leur boss avec une soumission parfaite. Son ministre de transports, O. Puente, par exemple, affirmant sans sourciller que le réseau ferroviaire espagnol qu’il dirige est le meilleur du monde (!), juste après la catastrophe d’Adamuz ayant fait des dizaines de morts. Ou son ministre de l’intérieur, F. Grande Marlasca assurant sans la moindre hésitation n’avoir reçu aucune information sur l’invasion marocaine. Mentir le sourire aux lèvres, telle semble la consigne. Cet attachement au mensonge et à la dissimulation du progressisme est normal. Le marécage politique est ainsi fait. Les membres de l’exécutif de Sánchez ne sont pas idiots (certains, si, hélas, mais c’est une autre histoire), ils savent que personne, absolument personne, ne croit à leurs mystifications mais ils s’en moquent. Pour eux, l’essentiel est de conserver le pouvoir et de contrôler des flux financiers massifs, des sommes colossales, des milliards d’euros alloués depuis des années sous forme de subventions, d'exonérations ou de niches fiscales, à toute sorte d’organisations conformant le tissu d’influence d’une toile d’araignée patiemment construite dans l'impunité, après des années d’une machination lente et complexe, mise en place sans être inquiétée par la justice. Cette impunité garantie par des magouilles couronnées d’amnisties et des fortunes parties à l’étranger illustre la lente emprise de rouages cachés et de manipulations qui profitent sans faille au progressisme sorosien déguisé de progressisme woke pour s'étendre et se perpétuer au pouvoir. Leurs adversaires redoutables, à savoir, « la droite », en vrac, et le changement climatique en détail, servent d'excuse facile, de prétexte commode, répétés à satiété pour se dédouaner, pour échapper à toute notion de responsabilité après chaque faute, chaque négligence, chaque forfait commis. ou supporter injustement la responsabilité d'une faute pour se dédouaner. Ils ont beau dos, ces adversaires !

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« Connaitre un pays, pour moi, c’est humer l’air de sa rue, manger sa cuisine, parler sa langue et chanter ses chansons », Robert Escarpit, Paramémoires d’un Gaulois, Flammarion, 1968, p. 102-103

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Le régime politique de la Constitution de 1978 dans lequel nous vivons est sur la fin. L’arrivée au pouvoir de P. S. n’est pas une erreur de parcours. Elle s’inscrit dans la continuité d’un pouvoir financier qui domine nos institutions démocratiques déjà vacillantes afin de les corrompre et de les utiliser à son profit exclusif. Dans l’histoire très récente de notre pays, cela s’est écrit en trois actes. D’abord, l’allégeance de Juan Carlos I aux États-Unis et, de facto, à l’entité sioniste. Ensuite, la soumission avec F. González (OTAN : pas question ! en 1986 … Sous la direction politique d’un socialiste espagnol, M. Javier Solana Madariaga, Secrétaire Général de l’organisation, Belgrade a été sauvagement bombardé entre mars et juin 1999), dont la présidence, en bon ennemi de la finance qui se respecte, ne fut conçue que pour servir de marchepied à une reconversion industrielle. Le gauche Zapatero fut vite dépassée par une crise qui faillit connaître, comme en Grèce, l’intervention financière conjointe de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI). La faillite du pays fut évitée de justesse, en échange de mesures d'austérité draconiennes. En été 2005, Zapatero avait légalisé le mariage entre personnes de même sexe, devenant ainsi le troisième pays au monde à adopter cette réforme sociétale majeure dont on nous fait toujours tout un flan.

Le message de Monsieur Solchaga, successivement ministre d’Industrie et des finances, affirmant que l’Espagne était le pays où « devenir riche est le plus facile, et ce en un laps de temps record » avait fait son temps. Le troisième acte, c’est l’arrivée au pouvoir du véreux P. S. et sa bande. Le pacte de corruption qui a mené ce candidat à être finalement « élu » est le fruit d’une somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de la part de l’élite économique, financière et politique de notre pays. Des gens qui n’ont pas été à la hauteur de leur rang, par peur, par lâcheté, par intérêt, ceux-là sont les traîtres qui ont vendu l’Espagne à vil prix. Leurs noms sont bien connus, bien avant que P. S. soit « réélu » en 2023. L’une des missions du gouvernement Frankenstein était de punir la droite pour sa corruption, pour sa réaction, lente et parcimonieuse, après la déclaration unilatérale d’indépendance du gouvernement autonome catalan en octobre 2017. Depuis cette opération tragi-comique, plus de dix mille entreprises catalanes ont abandonné la Catalogne. Parmi elles, des fleurons comme Caixabank, Cellnex Telecom, Freixenet, Bimbo, Idilia Foods, Abertis, etc. Pendant ce temps, le pays se paupérise à grands pas, tout en noyant les statistiques défavorables sous un déluge d’euphémismes et de langue de bois. P. S. est l’homme sans visage, sans identité, sans passé. Il est le faux nez de la finance branchée. Combien de lâchetés, grandes et petites, ont été nécessaires pour que cette évidence ne finisse pas par écraser le débat public ?

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De quoi P, Sanchez est-il le nom ? Le nom de P. S. est celui d’un serviteur d’une caste indigne du pouvoir. Et ce n’est pas une fixation subjective. Bien d’autres sont déjà prêts à remplir ce même rôle. Un rôle de sape, d’humiliation, de rabaissement aux intérêts du sionisme et de l’empire américain qui lui est soumis sans oublier le moins du monde leur propre profit. Une somme truculente de minorités, sous toutes ses formes, est placée à la tête du pays, devant la majorité sociologique. L’exception supplante la norme. Le vaurien sans passé et sans avenir en dehors du cirque politique devance l’honnête homme qui voudrait servir son pays, le verbiage stérile est préféré au critique fertile. Ce n’est donc pas un excès d’égalité qui nous conduit dans le mur, mais bien un système hiérarchique inversé. Toutefois, l’inversion n’est jamais possible jusqu’au bout. Le pouvoir financier qui contrôle l’appareil d’État ne peut pas se présenter entièrement et définitivement tel qu’il est, d’où la nécessité de maintenir l’illusion démocratique comme garantie. Qui de mieux placé qu’un personnage fabriqué de toutes pièces par le marketing politique pour jouer ce rôle ? L’ascension de P. S. repose sur la construction d’un personnage parti de rien et qui s’est hissé au sommet par ses capacités hors du commun pour la magouille, l’intrigue et la manœuvre. Inutile de rappeler le rôle d’épouvantail d’un P. S. député anodin, conseiller municipal à Madrid ou conseiller à l’assemblée générale de Caja Madrid entre 2004 et 2009. Le point commun, c’est le pipeau. Du pipeau qui fournit une image en somme très médiocre par rapport à l’image d’Épinal dans laquelle ce prodige d’homme s’élève grâce à sa capacité de résistance et son génie.

Chacun de ses personnages truculents dispose ensuite d’une caution morale : rempart de la gauche (!) de progrès contre les « extrêmes », philanthrope bienveillant, leader hors pair qui fait preuve d'un professionnalisme, d'une efficacité et d'un dévouement exceptionnels, avant que la réalité ne finisse par le rattraper. Car la réalité finit toujours par s’imposer. En effet, on ne peut être indéfiniment une chose et son contraire. Les germes à la fois de l’effondrement de notre système dit démocratique et de son remplacement résident dans une incapacité absolue à dire le vrai. Il faut faire le constat désagréable qu’il n’y a plus d’opposition en Espagne capable de tenir tête à cette bande de voyous au pouvoir et d’offrir une alternative crédible. Le gouvernement actuel du pays étant celui du déshonneur, c’est peut-être dans la ruine, qui est déjà bien engagée, qu’une nouvelle société pourra émerger. D’ici là, il nous faudra tenir bon. Au moment où une majorité d’Espagnols, à l'exception de la famille de P. S.. et de ses amis, sont atteints dans leur niveau de vie par l'accroissement vertigineux et insupportable du coût de la vie et dans leur dignité par l’invasion du territoire, le chef Peter Frankenstein et ses suppôts, tentent de déplacer le débat, de divertir le peuple par des tirs groupés contre l'opposition, vraie responsable de tout à leurs yeux. Le Fucking Boss, dans la douceur des vacances à Lanzarote au frais du contribuable, avec ses potes et toute sa smala, méfiant vis-à-vis des agissements des transhumants de Sumar, les plus ingrats de l'équipe, fait à appel au ministre des transports, son sbire préposé aux basses besognes, obligé de donner des gages de loyauté, en tirant à boulets rouges sur le chef de l’État, Felipe VI, devant qui ils se prosternaient tous il n'y a pas si longtemps. Personne d'autre que le roi du Maroc, sur le dos de Pegasus, son fugueux destrier, pour provoquer des rêves humides à ces redoutables républicains.

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L'humanité trahie, Gaza anéantie. Le sionisme raciste et génocidaire est en train de perdre sur tous les plans. Il est grossier, grotesque et acculé en défense, sans aucun moyen de contre-attaquer. Tout est contre lui : l’histoire, la logique, l’honnêteté, la fraternité, et l’intelligence des choses. Le 7 octobre a tout changé, tout retourné. Le pouvoir sioniste est en net recul, il n’a plus les moyens de punir les gens qui ne supportent plus la politique de son État génocidaire. Sur les réseaux sociaux, la chose est entendue : il faudrait mettre des milliers d’activistes en taule. Il reste pour la défense de ce sionisme agonisant les valets des médias et de la politique, mais ils sont eux aussi, à cause de cette soumission, détestés partout. Ce n’est donc pas de l’antisémitisme, mais bien le respect de la droiture, d’une certaine morale en politique, et la défense instinctive des peuples persécutés. La seule chose à faire, la seule voie de sortie honorable pour les sionistes serait de reconnaître le génocide, la dangerosité des dirigeants de Tel-Aviv, et la nocivité d’une lecture de la Torah tournée vers la prédation, le racisme et la haine. Mais ils ne le feront pas. Voler des terres arabes et les expulser, violer des Palestiniens, les torturer, les incarcérer arbitrairement sans jugement, est toujours plus rentable avec l’appui d’un Gringoland qui semble tout-puissant. On digère difficilement les guerres, les attentats et toutes les saloperies envers autrui, perpétuels sacrifices orchestrés par des forces obscures qui agissent depuis la nuit des temps, mais « le jour vient ; la ruine arrive, le bâton est prêt. Il est arrogant et violent, et se dresse contre la méchanceté. Il ne restera rien ni de leur foule bruyante, ni de leur richesse et de leur gloire (Ézéchiel 7.10-11).


Charmant, le rabbin !

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Vieille maladie mentale occidentale. On ne peut être qu’écœuré par la stupide russophobie qui pourrit en France l’âme d’une myriade de parasites politiciens et de journalistes perroquets dans les médias verrouillés, scotchés sur les plateaux pour donner dans le délire narratif russophobe... Des milliers d’entreprises françaises vendues aux Américains et autres, ruine presque totale, la pauvreté gagnant du terrain, la France brûle de toute part mais Putin reste le problème pour ce gouvernement. Il n’y a que l’Ukraine qui compte pour ces gens. La force militaire, le pouvoir nucléaire, tout, dans tous les domaines, au service de la guerre faite à la Russie par le biais de l’Ukraine. 


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Un capitalisme d'État. Le néolibéralisme n’est pas un retour au marché libre, mais une refonte des règles du jeu par l’État au profit des grandes entreprises et de la finance. C’est un capitalisme de connivence qui finit par engendrer sa propre corruption, car les acteurs privés cherchent à capturer l’État pour verrouiller leurs profits. Dans un vrai marché libre, les profits ne viennent pas d’un décret ou d’une subvention, mais de la satisfaction du client. Et là, la recherche d’intérêt n’accompagne pas l’arithmétique du marché car elle ne pousse pas à l’innovation, à la baisse des prix, à la qualité. Le néolibéralisme veut un État fort tout en contrôlant le marché. Résultat : on a le pire des deux mondes, un État qui protège les gros et un marché qui écrase les petits. Le « libre marché » est une défense rhétorique, pas une pratique réelle. Parce que le néolibéralisme, dans les faits, n’a jamais été un libre marché. Il a toujours été un marché administré par et pour les gros. Le néolibéralisme subventionne les perdants de la mondialisation (avec des aides massives), renforce les monopoles (via les brevets et les normes) et socialise les pertes (planche à billets, rachats d’État). Dans la bouche des néolibéraux, le « libre marché » devient une incantation.  Une "approche" du libre marché, en Chine mais comme un outil au service d’une vision d’État, et non comme un principe supérieur de liberté individuelle et d’ordre spontané. C’est un marché concurrentiel organisé, et nous accumulons un retard fatal, nous sommes à la traîne voire en déclin. Les Chinois pratiquent un système reposant sur une dualité revendiquée : la « main visible » de l’État et la « main invisible » du marché qui doivent fonctionner de concert. L’objectif est que le marché joue un rôle décisif dans l’allocation des ressources, mais que l’État « joue mieux son rôle ». Cela se traduit par plusieurs réalités pour les entreprises : un terrain de jeu vaste, mais des règles précises. La Chine cherche à construire un marché national unifié pour fluidifier les échanges, avec des lois anti-monopole et un système d’examen de la concurrence loyale. L’objectif affiché est de créer un environnement compétitif et ordonné. Un État stratège, pas seulement arbitre. L’État intervient activement via des plans quinquennaux, des subventions ciblées, et des politiques industrielles pour soutenir des secteurs jugés stratégiques. Parfois, des entreprises en difficulté peuvent être laissées à leur sort, tandis que d’autres reçoivent un soutien massif. Une concurrence par le bas : dans certains secteurs, la rivalité est si forte que l’État doit intervenir pour éviter des dérives, comme des guerres des prix destructrices. Le succès se mesure souvent moins au profit d’une entreprise qu’à l’avantage compétitif global acquis par le pays. En d’autres termes : le marché a toujours eu besoin de l’État pour exister. Il n’a pas été corrompu par lui ; il a été constitué par lui. En réalité, le débat économique n’a jamais été entre « État contre marché », mais entre différentes manières d’organiser le marché. Quelles règles ? Quels privilèges pour qui ? Quelle répartition des coûts et des bénéfices ? Adam Smith, finalement, n’était pas un idéologue rêvant d’un monde sans État et la tâche du législateur devrait veiller à servir l’intérêt général et non les intérêts particuliers. L’idée d’un âge d’or du libre marché qui aurait existé à l’état pur, avant d’être progressivement corrompu par l’intervention de l’État, est un mythe historique.