Au fond de
soi-même on sent monter progressivement chaque jour une répugnance indicible à devoir
subir le joug des creuseurs méticuleux de l'abîme collectif.
***
Il ne faut pas
chercher très loin les raisons des opinions changeantes des hommes. Le
conformisme et le suivisme que nous observons autour de nous suffisent à les
expliquer dans la majorité des cas.
***
Estomaqué après
la lecture du livre de Christophe Nobili sur les tripes déréglées du volatile. Longtemps
abonné au journal j’ai eu mal à digérer toutes ces informations et je crois que
la réaction des lecteurs en général aura été la colère, mêlée au dégoût. Après l’affaire
Fillon, quand même ! Les lecteurs du Canard Enchaîné vont sans
doute se raréfier désormais. Le volatile perdra petit à petit des plumes. Je ne
l’achète plus. Fini.
***
Ma mère soutenait
mordicus, l’expliquant à sa façon, que la plupart des actions faites par notre
corps le sont à notre insu. Si l’homme devait décider de lui-même de chaque
processus métabolique, chimique, électrique ou hormonal de son organisme, il
passerait sa vie à ne penser qu’à ça, et cela l’empêcherait de vivre. Qu’on
songe seulement aux battements de notre cœur … C’est la vie elle-même qui
s’organise de manière spectaculairement efficace, sans que nous ayons à y
penser. Dès que l’homme met les mains dans cette fabuleuse machine qu’est un
corps, il dérègle le système en croyant l’améliorer, par impuissance et manque
d’humilité.
***
Communiquer de façon inclusive ? La langue sait bien plus et bien mieux que nous comment
elle doit s’y prendre pour que sens et son enfantent d’une manière
satisfaisante, ne s’agressent pas, ne s’annulent pas mutuellement, laissent le
singulier venir à la conscience que nous partageons avec les autres. La
difficulté est donc de ne pas trop la déranger, de l’accompagner, plutôt que de
vouloir la commander, de ne pas faire écran à ce qu’elle dit à travers nous, de
la laisser parler.
***
Ma vie a été émaillée
de confiances accordées, puis trahies. De projets en l’air. Certaines choses
qui auraient pu compter, j’ai senti très vite qu’il fallait que je les abandonne,
que je les laisse derrière moi avec le très vague rêve que leur reprise serait possible
à un autre moment plus favorable, plus déterminant, plus signifiant. C’est
toujours par des retours en arrière que la vie vaut d’être vécue, d’avoir été
vécue. Je dis rêve car, justement, tout se passait en sorte de ne pas
pouvoir rien reprendre en main après mon réveil. Je me conduisait de telle
manière que les chemins imaginés s’interrompaient sans qu’on puisse en
retrouver trace. Au réveil, la végétation (la vie après le rêve) avait tout
recouvert. Le plein (la vie) recouvrait le vide (le rêve, la fumée). Ma
mémoire insuffisante, insuffisamment préparée, indisciplinée, indomptée, ne me permettait
plus de soulever le vif exubérant de la réalité qui se jetait sur des voies improbables
que j’avais fantasmées pour les recouvrir de sa masse vigoureuse et
inébranlable. Je perçois de temps à autre, loin dans mon intérieur, le murmure
d’un ruisseau souterrain, mais je n’y ai plus accès, je ne peux plus m’y
abreuver. Le temps est passé dessus rendant ces rêves-là défigurés et difficiles.
Cette impossibilité me blesse extrêmement d’avoir laissé disparaître des
morceaux de moi pour rien et leur absence vient me hanter comme un membre
amputé ne nous laisse pas tranquilles. Des cicatrices sont encore là, et certaines
douleurs (liées à des trahisons injustes, par exemple) deviennent encore plus
douloureuses de ne plus avoir la possibilité de recouvrer un sens profond, un
contexte explicable. Je me vois lourd et gauche, moi qui me voulais adroit et
léger. Mes parents m’ont fait ainsi, et mon temps, et les morts avant moi, et
les astres, et Dieu et mes désirs. J’ai cru un temps pouvoir être acteur, alors
que je n’ai été que spectateur, mais ce n’est pas faute d’avoir souvent et mal
joué la comédie. J’ai le souvenir de bien beaux moments, mais ces souvenirs
sont de plus en plus évanescents, inconsistants et aléatoires. Les bons moments
et les moins bons viennent encore habiter de temps en temps mon sommeil avant
que le vrai grand sommeil emporte tout, et alors, sans doute, je les
regretterai, car même la cruauté de certains d’entre eux aura été aimable si on
la compare à l’oubli définitif.

***
C’est seulement
lorsque ce qu’on écrit n’intéresse plus personne que l’on peut écrire vraiment,
c’est-à-dire dans la liberté et la solitude inconditionnelles. Si ce que
j’écris n’intéresse personne, c’est sans doute parce que je n’y suis pas. Sauf,
par moments. Il arrive ça et là que mes phrases ne soient pas complètement
dénuées d’être et de nécessité, mais c’est rare, et quelqu’un forcé de me lire n’y
percevrait qu’absence et vacuité. Il suffit de lire n’importe quelle page de
Céline prise au hasard pour savoir ce que c’est qu’une phrase pleine d’être et
de nécessité. Il n’écrit jamais en vain ! Il n’a que faire de l’« écriture » !
D’une écriture qui ne serait pas reliée à l’être, qui n’en serait pas emplie. Des
lignes sans-être ne sont que des lignes mortes.
***
J'ai gaspillé mes
cartouches sur des cibles qui n’étaient pas les miennes. Combien de fois ai-je tiré
sur la bonne cible ? Je ne sais plus. Je n’aurais pas pu changer une
virgule à une destinée écrite avant moi, sans moi et sans mon consentement. Le
fait d’être insignifiant, impuissant, s’avère le résultat frappant d’une leçon
bien adaptée à son objet et qui reste pour la vie, sans feinte : aucune
fumisterie, aucune embrouille, aucun détour, une économie parfaite. Nous
recevons dans l’existence beaucoup de leçons, qu’elles viennent des autres ou
de la vie elle-même, mais très peu d’entre elles ont un sens clair et
indiscutable : celle de l’insignifiance, presque quadragénaire, m’avait marqué
à jamais, car elle m’avait fait toucher du doigt cette vérité incontestable,
point cardinal de toute une existence.
***
« Lorsque
Staline a accordé une audience en octobre 1948 aux trois dirigeants du PC d'Espagne,
Ibarruri, Carrillo et Antón, pour leur répéter avec insistance « terpenie,
terpenie, terpenie » (patience, patience, patience), à la fin de la
séance liturgique, Fernando Claudín, le leader jeté aux oubliettes, a interrogé
Santiago Carrillo, son ami à l’époque : « À quoi ressemble Staline ? Et le
grand manipulateur a fièrement répondu : « Il a une stature inférieure à
la mienne. » C'est ainsi que l'histoire devrait s'écrire et nous aiderions
à célébrer les anniversaires pour ce qu'ils sont : une parodie nécessaire pour
notre humilité et notre honte. »
https://www.vozpopuli.com/opinion/aniversario-oculto.html/comentarios#comments
***
Aussi inconcevable
que cela puisse paraître, les proches de P. Sanschaise, cette merde
au soleil, le disent « obsédé par sa trace dans l’Histoire » (!). Dès le début
de son accession au pouvoir, P. Sánchez entend laisser son propre récit,
son propre roman, selon le bref Maxim Huerta, son ministre de la culture
et des sports. Sa trace dans l'histoire, c'est quelque chose qui lui
parle. Avant on affirmait que le ridicule tuait ! Pour alimenter son ego, ce
chef de rayon lingerie-maillots de bain, de culture au-dessous de zéro
(boulettes à foison devant micros et caméras), « auteur » d’une
espèce de thèse de doctorat que d’autres ont plagié pour lui sur commande et
d’un culot en béton armé, ambitionne (sans rire !) laisser un vrai bilan
d’homme d’état. Il ne se voit pas un président des crises : Covid, loi catastrophe
« seul un oui est un oui », inflation, chômage, multiplication de la
dette et explosion de la pauvreté, loi atténuant la portée du détournements de
fonds publics, suppression du délit de sédition pour contenter les séparatistes
catalans, mais un président des résultats et qui aura su réformer son pays.
L'important pour lui, c'est l'idée que la toile d’araignée sanchiste s’éternise
au pouvoir en sa personne, en assumant le risque de tout faire exploser si la
corruption qui ronge son parti de l’intérieur, longtemps minimisée ou tout
simplement soumise au silence des médias largement complices des escroqueries
qu’ils relayent, parvenait à détruire le moral de son électorat.

L'affaire
Mediador ne devrait pas être la
fin de l’exécrable sanchisme mais plutôt la fin du Parti socialiste dans
sa totalité. Formation politique sinistre, criminelle et corrompue comme on en
trouverait peu en Europe, sous prétexte de représenter une gauche juste et
immaculée, ce parti s’est cru légitimé pour se situer, avec un mélange d’arrogance
et d’audace, moralement et intellectuellement au-dessus de tout le monde. Ce titre
auto-proclamé de phare indiscutable de la justice et du progrès se voit néanmoins
considérablement terni, pour peu qu’on se donne la peine de réviser sa sombre
histoire, pleine à ras bord d'événements déplorables. Sous des sigles qui se
réclament, inexplicablement, de la classe ouvrière et de l’Espagne, un coup
d'État pitoyablement préparé, se prétendant « révolution », a été
déclenché contre la République (1934) ; la tentative de renversement du
gouvernement légal devenue guerre civile, l’étroite collaboration avec l’URSS au
prix de la réserve d’or et d’ingérences politiques d’une Union soviétique qui
ne défendait en Espagne que ses propres intérêts ; son stupide et criminel
« Lénine espagnol », Largo Caballero, avait collaboré sans scrupules
particuliers à la dictature de Primo de Rivera pour prôner sans sourciller
« la révolution » au moment où il aurait fallu plutôt de
l’intelligence, juste ce qu’il lui manquait, comme il l’a largement démontré lors
de son passage par le ministère de la guerre de septembre 36 à mai 37 ; le
conflit entre les clans rivaux de J. Negrín et d’I. Prieto, âprement chamaillés
sur la gestion des fonds et des trésors ramassés en catastrophe au moment de la
défaite (affaire du yacht « Vita ») ; l’organisation du terrorisme d'État avec le Groupe Antiterroriste de Libération ;
la corruption généralisée (FILESA, MALESA, Time Export, etc.). Nous croyions
que la corruption en Andalousie était l'exception et c'était la norme, et
maintenant certains (surtout l’âne sans domestiquer qui fait de manière
continue preuve d’impolitesse et d’hostilité comme porte-parole du
gouvernement) préfèrent voir les aventures du parrain Tito Berni comme un
cas isolé, alors qu'en réalité c'est le modus vivendi et operandi d'un parti habitué
à utiliser des fonds publics pour des fins aussi nobles que la prostitution, la
drogue et les fêtes entre copains : la politique la plus basse sous prétexte de
faire le bonheur « des gens », le pillage sans scrupules sous les
apparences de la vertu, un discours avec lequel cette organisation a tissé
pendant des décennies un réseau puant de corruption sans fin, à travers lequel
il achète des volontés, fait taire les consciences et intoxiqué les réalités.
Avec le projet d’abolition de la prostitution, comme avec le reste, le sanchisme
n'est pas hypocrite, il est cohérent. Conformément à leur façon de vivre, de
penser et d'argumenter : faites ce que je dis, pas ce que je fais. Les chaînes
télé et la presse aux ordres, toujours fidèles, prêtent main forte dans
l'ignominie, en faisant silence sur les pratiques honteuses des députés en
goguette nocturne avec l'argent du contribuable. Leur truc n'a jamais été de
dire la vérité au citoyen, mais de l'envelopper de doctrine et de tourner ces
pratiques « en positif » : la droite, c’est pire encore. Il faut
donc leur faire toujours confiance. Le fait que près des dizaines de ses
députés au Congrès soient impliqués dans la prostitution indique à quel point
l'impunité et l'immunité du socialisme est une garantie de perversion en tout
genre. Pour cette raison, je crois que le locataire du palais de La Moncloa(que)
devrait être chassé des lieux à coups de pieds au cul. Mais, il n’en sera rien,
l'obsession de ce parti et des séparatistes en général pour le contrôle de l'éducation
et des médias portera encore ses fruits. Ils savent parfaitement, grâce à
l’achat des consciences et à l’ignorance généralisée transformée en fanatisme que,
quoi qu'ils fassent, leurs péchés seront pardonnés. Le énième scandale d'un
gouvernement sans boussole et d'un parti sans pudeur devrait faire réfléchir
l'opinion publique. Il n’en sera rien. Tout porte à croire, hélas, que ces crapules
s'en tireront à bon compte.***
Motion de censure au milieu du festin des porcs. Au vu des évènements du moment, après une motion de
censure dans laquelle un vieux professeur (Ramón Tamames) a eu l’occasion
d’appeler un chat un chat et un gangster de la politique un voyou mais sans
aucune possibilité de suites institutionnelles, il est utile de faire un
instantané de la situation politique et la personnalité du détraqué que nous
avons au Palais de La Moncloa. Les porcs, la gueule enfarinée de fadaises, ont
eu du mal à répondre à des questions bien concrètes. Passons rapidement en
revue le bilan du « Docteur », le goret en chef, permettant d'évaluer
sa compétence : 1. Sur le plan
économique :
- Déficit
budgétaire abyssal alors que les prélèvements fiscaux n'ont jamais été aussi
hauts et les services publics aussi mal rendus.
- Endettement
record du pays.
- Fraude fiscale
endémique (y compris chez les membres du gouvernement, Huerta, Duque… la lutte
infatigable et exemplaire contre la fraude fiscale s’est vue historiquement
illustrée par deux amnisties socialistes : en 1984, M. Boyer aux
commandes, et Carlos Solchaga, qui voyait l’Espagne comme « le pays le
plus facile pour s’enrichir », en 1991), fraude sociale de grande ampleur
(avec, à titre de simple exemple, cité par M. Tamames dans son discours, un
nombre de chômeurs exponentiel au moment même où des immigrés hispaniques ou
marocains trouvent du travail assez rapidement ...).
- Déficit
commercial record. Même le secteur alimentaire est aujourd'hui touché : on
importe plus de produits agricoles qu'on en exporte !
- Record du taux
de la population sous le seuil de pauvreté.
2. Sur le plan du
fonctionnement du pays :
- Le secteur de
la Santé est à la ramasse. L'Hôpital est à l'agonie, avec manque de personnel,
manque de lits, manque de matériel. La Recherche est au point mort. De plus en
plus de gens interrompent leur suivi médical pour raisons économiques. L’Espagne
avait un secteur de la Santé des plus performants du monde il y a encore très
peu d’années...
- Effacement dans
le domaine de l'énergie nucléaire et désormais très en retard dans cette
technologie.
- L'éducation est
devenue une usine à crétins : le pays plonge dans les profondeurs du
classement PISA mondial. De surcroît, le ministère et les conseils des communautés
autonomes s'occupent aujourd'hui davantage de ce que les enfants ont dans la
culotte que de ce qu'ils ont dans leur tête.
- La délinquance
est à la hausse sur tous les plans : vols, cambriolages, agressions, meurtres,
viols, squats. La part des affaires non résolues est vertigineuse, par manque
de moyens et de personnel et tout simplement parce que ces affaires se
multiplient.
- La Justice,
vérolée par l'idéologie, joue allègrement avec la règle du deux poids deux
mesures selon que le coupable est national ou immigré : sévère ou peut-être
juste dans le premier cas, mais laxiste dans le second. Elle est désormais
décrédibilisée aux yeux de l’opinion publique qui ne lui fait plus confiance. La
grève des greffiers au niveau national depuis janvier n’as pas arrangé les choses…
- Le patrimoine historique
et culturel part en lambeaux, à la fois pour des raisons idéologiques de
désintérêt et des raisons économiques, les deux étant liées. Des monuments
historiques ne sont pas entretenus, le patrimoine naturel (abandon du fauchage
et des pâturages, etc.) est souvent à l’abandon et la biodiversité sans
protection.
- Une immigration
sans contrôle réel : ça bascule entre l’euphorie gouvernementale et des estimations plus en contact avec la réalité, après la pandémie.
- La liberté
d'expression n'existe presque plus. La autocensure est partout, les médias
mainstream, les privés comme ceux du service public, sont à la solde du
gouvernement grâce à la manne des subventions.

Il est clair que
ce bilan interne n'est pas de nature à enjoliver l'image de l’Espagne dans le
monde. Pour ce qui est de notre politique étrangère, celle qui concerne
directement les pays étrangers, partenaires politiques et/ou commerciaux, il y
aura très peu à dire : soumission totale et asservissement sans limite au tyran
du Maroc, capable d’humilier notre fringant chef du gouvernement jusqu’au
ridicule et la caricature. D’ailleurs, l’Espagne ne se distingue pas de la
politique à vocation hégémonique de l'OTAN, donc de celle des USA. Le suivisme
de l’Espagne à l'égard de l'UE, qui fait elle-même preuve de suivisme total à
l'égard de l'Amérique, résume ce qu'on pourrait appeler « la politique
étrangère » de l’Espagne. Il est donc inutile de se demander pourquoi les eurodéputés
socialistes votaient au Parlement européen avec Mme Le Pen, en janvier dernier,
pour protéger le Maroc, déjà au cœur du scandale du
Qatargate surgi en
décembre 2022, des accusations portées contre lui pour atteinte aux droits
humains et aux libertés. L’abandon des Saharaouis et une politique stupide avec
l’Algérie ont chassé définitivement L’Espagne, déconsidérée aussi bien en
Algérie qu’au Royaume du Maroc, du nord de l’Afrique. Et ce n'est pas le
dernier « sommet » hispano-marocain, catastrophique, de Sanchez en février
dernier qui changera quelque chose, si ce n'est en pire. Le bilan affligeant de
ce président et de son gouvernement de coalition est donc sans appel. Il serait
vain de trouver un seul domaine où l’Espagne a trouvé le moindre bénéfice à
l'avoir à La Moncloa. Venons-en maintenant sur sa personnalité, non pas en tant
que gestionnaire de pays, mais en tant qu'individu. Passons rapidement sur le
fait que le locataire de La Moncloa a un parcours académique qu'on qualifiera,
pour être gentil, de problématique, qui l'a conduit à se prévaloir du titre de
docteur sans être réellement l’auteur de sa thèse à cent pour cent. Alors que
se passe-t-il pour qu’un titre universitaire aussi prestigieux, chèrement
acquis aux prix de l’intellect, et du sacrifice d’années entières d’une vie de
recherche souvent difficiles, et durement passées, puisse aujourd’hui devenir
un colifichet qu’un politicien sans scrupule peut s’offrir sur commande ou
carrément plagier ? Ceux qui seront les plus lucides mais néanmoins
utilisateurs de novlangue l'appelleront cela de la interdisciplinarité, mais en bon langage de toujours, P. Sánchez est
juste un plagiaire. En compagnie du Roi, chef de l’État, il cherche toujours à
l’humilier se torchant du protocole et des règles de bienséance. Rappelons-nous
de la mise en scène qu'il s'est concoctée lors de l’inauguration du TGV d’Estrémadure,
qui ne dépassait pas les 80 km/h ! Indices incontestables d'un narcissisme
qui n'a fait que se confirmer et se multiplier par la suite. Cette propension à
se mettre en avant est probablement la raison pour laquelle il serait vain de
trouver dans son entourage une personnalité digne d'intérêt et prometteuse pour
l'avenir. Ce narcissisme l'a poussé à mettre beaucoup de soin à ne s'entourer
que de branquignols peu susceptibles de lui faire de l'ombre. Depuis la récupération
de la démocratie, on n’aura jamais vu un tel défilé de nullités autour d’un président
de gouvernement. Évoquer des noms comme ceux de I. Montero, Salvador Illa,
Belarra, María-Jesús Montero, Garzón, Iceta, Albares … Pour ne citer que ceux-là, donne déjà une idée
de la catastrophe. N’importe quel hurluberlu noyé dans sa médiocrité peut
aspirer à la gloire s’il reçoit l’appel de la « sanchitude ». Si Sánchez
a un seul talent, c'est bien celui de se dégoter des clampins qui brillent par
leur incompétence, leur fadeur, leur sectarisme quand ce n'est pas, à titre
accessoire, par leur totale absence d'honnêteté morale. Rappelons-nous aussi ce
président qui, tel Néron jouissant de voir Rome en flammes, se met à rire quand
il se fait conspuer ou qu’il reçoit une critique (là, il préfère crisper la
mâchoire) alors que les gens (« le gouvernement des gens ! »), à
juste titre, restent profondément émus devant ce charmeur de serpents. A
propos, elle en est où, cette enquête judiciaire à propos du Tito Berni ? Où
sont les journalistes d'investigation qui pourraient se demander comment on met
le feu à des institutions et conchie la Constitution sans une critique, sans
une réaction, sans une égratignure ? Rappelons-nous ce président qui ne
pourrait pas « garder le sommeil » avec Podemos à proximité. Rappelons-nous
ce président affirmant devant les caméras sa ferme volonté face aux
suprémacistes catalans. Rappelons-nous
ce président refusant encore et toujours de pactiser avec les « héritiers
de l’ETA » (« Vous voulez que je vous répète la même antienne cinq fois ? »). Rappelons-nous les gaffes diplomatiques dont s'est
rendu coupable ce clown arrogant et méprisant, comme par exemple, faire
semblant d’ignorer qu’on avait mis le drapeau à l’envers, exprès, quand il
léchait les babouches du roi du Maroc en prétendant que c’était une erreur
involontaire. Ou comme il attaque en public, également en conférence de presse,
les partis de l’opposition. C’est quand même l'hôpital qui se fout de la
charité quand on songe à ce que son invective préférée (à lui !) est celle
d’« indécent » ! Comment avoir la moindre confiance dans un
individu capable de dire tout et son contraire sans sourciller, sans jamais
reconnaître d'erreurs de jugement ou d'action ? Rappelons-nous cette propension
à émailler ses discours de mots creux, dénués de sens, qui témoignent juste de
l'immense vacuité du personnage et de son inculture crasse. Bref, Sánchez
ajoute à son incompétence universelle, une personnalité malade, pétrie
d'arrogance, de narcissisme, d'absence de tout scrupule, de mépris pour ses
concitoyens envers lesquels il ment en permanence, ne défendant jamais
l'intérêt national mais le sien, toujours lié à l'intérêt de l'oligarchie
mondialiste, tout en se prévalant d'une défense « des gens » dont on
se demande sur quoi elle pourrait bien reposer, si ce n'est un ego
surdimensionné mais sans fondation. Alors, la question se pose aux électeurs qui
voter en décembre prochain : Mesdames, Messieurs les électeurs, Sánchez à
La Moncloa, stop ou encore ?
***

Envie de vomir sur
l’infatigable pleurnicherie haineuse de la mouvance podémito-woko-gauchiste
qui s'étale partout dans la vie quotidienne, à l'intérieur de chaque discours,
avec ses roots populaciers. Les pauvres ne sont jamais responsables de
leur pauvreté, c'est toujours la faute aux autres, aux pas-pauvres, surtout aux
vilains bourgeois capitalistes de droite, qui sont très méchants. Même dans des
cas comme ceux des familles Iglésias, Montero, Echenique, Garzon, Díaz, Belarra,
etc. cette évidence ne saute pas aux yeux. Lesdites familles, brochette de
bobos bien lotis, sont certes loin d’être défavorisées, de faire partie
des « damnés de la terré » ou des « forçats de la faim ».
Le père du mâle dominant avait été militant du FRAP et n'a pas l’apparence
d’avoir été précisément un bourreau de travail. Ce n'est pas parce qu'il a milité
à la Saint-Glinglin chez des fous furieux qu'il a été réellement un exemple
civique, un accoucheur de la démocratie parlementaire. Ajoutons au tableau que
la plupart de ces familles ne manquent toujours pas de ressources ni d'argent. Profondément
traumatisés par la guerre civile, qu’ils veulent gagner quatre-vingt-dix ans
après, ils ne se sont jamais tout à fait remis de la mort (fait biologique
inévitable, pas « fait social » du tout) du vieux général dans son
lit en 1975. Bon. La vilaine société franquiste les a humiliés à jamais. Ce
genre de mentalité m'est tout à fait contraire et m'insupporte. Moi, je suis réellement
issu de la plèbe et je n'ai d'ailleurs pas été fichu de m'en sortir grâce à la
politique, à la démagogie pleurnicharde ni à quelque forme de réparation
que ce fût, je ne crache pas dans gueule aux gens qui ne pensent pas comme moi et,
surtout, je ne demande à personne, encore moins aux plus tricheurs des enfoirés, de refaire le monde à ma place.
***

Seul
correctif à l’actualité depuis des décennies : ce sont les USA qui sont solidement
influencés par l’état d'Israël par l’intermédiaire de ses nombreux relais très
haut placés dans l’appareil d’Etat, dans ses gouvernements, ses médias, etc. Et
cela explique presque tout. Ou bien je me trompe complètement et le vrai pouvoir
ploutocratique a toujours été aux US. Le système bancaire, le soft power et tout le toutim y étant
implantés depuis bien avant l’arrivée de l’électricité ou l’automobile. Cependant
la situation pourrait changer car nous vivons une période historique cruciale
dans l’Histoire dont les livres évoqueront l’impact au même titre que la
Révolution Industrielle. Dans le monde dans lequel nous vivons, un patron
de l’AIPAC a beaucoup plus de pouvoir que le Premier Ministre de
l’entité sioniste occidentale au Moyen-Orient. Mais beaucoup moins que ceux qui
ont réussi à imposer le dollar comme monnaie d’échange internationale. Ceux-ci appartiendront
bientôt au passé. Peut-être pas de notre vivant, mais les capacités insoupçonnées
de certains accéléreront marche…
***

A propos du
prolétariat, Marx n’a jamais dit que le capitalisme ne serait aboli que sous
l’action du prolétariat et jamais théorisé là-dessus. Le prolétariat est
simplement une partie intégrante du capital : s’il se réveille tant mieux,
et s’il se perd ce n’est pas très grave. Bien entendu, dans le Manifeste
il se laisse emporter, le barbu, mais il ne l’a jamais théorisé et c’est une
erreur souvent reprise par les divers courants contre-révolutionnaires et
socialistes, fervents croyants en un capitalisme éternel, qu’il suffit
d’améliorer. Le prolétariat vu comme sujet révolutionnaire est une crotte de
cheval gelée. En revanche Marx théorise que la limite au capitalisme est le
capital lui-même sous le poids de ses impasses et limites et c’est le
capitalisme lui-même qui révolutionne le corps social. Si on analyse de plus
près, les revendications « légitimes » du prolétariat, ce fut
toujours pour obtenir une part de gâteau, jamais pour abolir l’imposture. Ce
type de revendication à l’ancienne existe encore en Chine où le prolétariat est
encore industriel. En occident le prolétariat, ne se reconnaît plus comme
classe, mais il se vit, au contraire, comme un petit capitaliste individuel
modèle réduit, tellement est puissante la réification sur ce prolétariat, une
composante du capital. Pour le reste, ce qu’il y a de sympa chez Karl, c’est
que sa pensée est une pensée ouverte et non pas close sur elle-même, qui amène toujours
la réflexion.
***
Une nouvelle
définition du terme woke le ferait apparaître comme une idéologie fondée
sur une pureté morale intransigeante
centrée sur les questions d’égalité, de justice et de défense des minorités,
dont la sensibilité exacerbée sous l’effet de la propagande médiatique
prégnante et culpabilisante du système, se trouve détachée de toute conscience
critique réfléchie et va directement des émotions individuelles à la pensée. Ce
qui pose problème réellement, ce n’est pas cette prétendue pureté morale
woke, mais la dévaluation culturelle, par le système lui-même, autant de
la parole que de l’écrit réfléchis, et l’imposition politique, par l’oligarchie
supranationale du mondialisme noir déguisé en ange de lumière progressiste, de
la plus abjecte idéologie néolibérale. Les aspects apparemment critiques de
cette bruyante imposture armée de réprobations et d’anathèmes, ne sert
concrètement que les fantasmes des activistes gauchistes de l’éthérée société
ouverte (aux dollars) de Soros. Ce qui, à l’évidence, fait d’eux les idiots
utiles inconscients du chaos pourtant bien réel organisé par le système
néolibéral, toujours effectif depuis près d’un demi-siècle. Au demeurant, c’est
ce rejet de la culture humaniste dans sa dimension critique au service de
l’intérêt collectif qu’une ultra-gauche de pacotille, issue de la politique
culturelle étatsunienne, cherche à prescrire dans l’opinion publique. Les
seules œuvres du wokisme de masse, valorisées urbi et orbe, n’ont qu’une
portée marchande, ne sont que des produits d’une industrie vidée de sens et
stupide qui règne à l’échelle occidentale et que reflètent infatigablement tous
les médias officiels.

« On ne peut
toutefois saisir pleinement les enjeux de cette américanisation mentale
continue de la gauche, sans prendre d’abord appui sur l’analyse par Orwell du délire
idéologique stalinien. A ses yeux, en effet, ce dernier trouvait son origine
première dans l’essor massif, depuis la fin du XIXe siècle, de ces nouvelles
classes moyennes urbaines (et donc de l’intelligentsia qui leur est liée)
chargées d’encadrer les progrès du capitalisme sur le plan technique,
managérial et culturel. Soit, en gros, ce qu’André Gorz appelait les
« agents dominés de la domination » et Bourdieu « la fraction
dominée de la classe dominante ». Or, cette nouvelle intelligentsia
dominée/dominante allait très vite comprendre que les partis ouvriers offraient
un tremplin idéal à son « désir secret de tenir le fouet » (Orwell)
et de devenir calife à la place du calife […] Or, peut-on dire, de ce point de
vue, que les choses aient radicalement changé depuis l’époque où Orwell
développait cette analyse ? Oui et non. Oui, bien sûr, puisque la gauche
mitterrandienne a fini par faire sienne la thèse que soutenait Foucault dès
1977 selon laquelle « tout ce que la tradition socialiste a produit dans l’histoire
est à condamner ». Non, en revanche, si l’on s’en tient à la description
donnée par Orwell, dans 1984, de la caste dirigeante d’Oceania (« elle
était surtout composée de bureaucrates, de techniciens, de leaders syndicaux,
d’experts en publicité, de sociologues, d’enseignants et de politiciens de
métier »). Elle anticipe en effet de façon troublante la composition
sociologique actuelle du noyau dirigeant de presque tous les partis de gauche.
A ceci près que, dans l’intervalle, ces partis ont aussi perdu –
métropolisation oblige – l’essentiel de leur base militante populaire. Et avec
elle, ce minimum de bon sens qu’imposait encore aux intellectuels middle-class
de l’époque stalinienne, le fait de conserver un lien avec le monde des
travailleurs. Or, si le ressort ultime du délire idéologique n’est pas tant le
projet socialiste en lui-même que sa confiscation par une intelligentsia
dominée/dominante dont le « progressisme » spontané masque, en
réalité, la volonté de puissance et le désir de régenter en totalité la vie des
autres, on s’étonnera donc moins qu’une gauche réconciliée avec le libéralisme
et plus « gentrifiée » que jamais soit devenue de nos jours aussi
perméable au wokisme. » Jean
Claude Michéa, « L’écologie politique est-elle en pleine déconstruction ? »,
in La Décroissance nº 197, mars 2023

***
J’ai beau
chercher, me récuser, remuer ma mémoire en quête de contre-exemples : je
n’ai jamais connu plus sectaire, plus intolérant, plus obtusément fermé au
dialogue qu’un apparent gauchiste, analphabète et sectaire dans le plus
profond. Les exemples pullulent ; la raison en est simple, quand on y
réfléchit : le sectarisme ne cherche pas la vérité, mais le ralliement.
Ses « opinions » ne relèvent pas d’une réflexion, mais d’une soumission au
dogme rustre et primaire qu’on a semé dans le désert stérile qui lui tient lieu
de cerveau. D’une récitation bien scolaire, bien puérile et parfaitement
servile d’un catéchisme qui lui garantira sa « respectabilité » d’impeccable
mouton (on a les critères de respectabilité qu’on peut). De cette démarche
rigoureusement anti-intellectuelle, il résulte que le sectarisme ne comprend
rien à ce qu’il croit penser. Et qu’il ne peut défendre avec un raisonnement
des « idées » qui, précisément, ne procèdent d’aucun raisonnement. D’où les
esquives pâteuses de ce piteux dès qu’on veut discuter ; d’où sa
sempiternelle et affligeante « tactique » de ricanements, d’indignations et
d’invectives dès que se dessine la perspective d’un impossible échange
argumenté : complotiste, extrême droite, fasciste. Voilà l’arsenal argumentatif
du taré sectaire dans toute son extension. Les points cardinaux de sa boussole
intellectuelle brinquebalante. Voilà à quoi se résume l’activité de son
cerveau. Allumer des contre-feux d’insultes et de quolibets rudimentaires pour
éviter d’être entraîné sur le terrain des idées : le sectaire est voué à
cette vie intellectuelle palpitante. Mais comment peut-il en être
autrement ? Ne pensant jamais mais pérorant énormément sur tout ce qui
bouge, le sectaire ignorant doit impérativement se tenir à l’écart de toute situation
où se révélerait son néant cognitif — c’est-à-dire toute situation où il
devrai expliciter sa prétendue « pensée ». Le terrain des idées est pour
le fanatique sectaire un immense champ de mines. Il le sait. Il sait qu’à
l’instant même où il y poserait l’orteil, il se vaporiserait. C’est cela qui
explique son extrême agressivité envers toute personne l’invitant à une
discussion rationnelle. Péril quasi-mortel. Menace existentielle… Les tirs de
barrage frénétiques que déchaîne le fanatique sectaire, surtout dans sa
variante nationaliste, dès qu’il détecte un encéphalogramme éveillé traduisent
son obsession teintée d’angoisse de surtout, surtout, ne jamais se laisser
entraîner sur le terrain des arguments. Quand vous entendez quelqu’un vous
traiter de « fasciste », vous devez donc entendre : « Je n’ai
aucun argument à vous opposer ; et vous allez me le payer cher. » Quand un
bas du front à front de taureau vous beugle « espagnoliste ! », cela
signifie : « Je n’ai jamais réfléchi à ce que je crois penser ; par
conséquent je ne saurais vous porter la contradiction à l’aide d’un
raisonnement articulé. » Quand il vous postillonne un furieux son très
original « colonialiste ! », vous devez le traduire par : « Non, je
ne débattrai pas ! Non, vous ne verrez pas ma vacuité mentale ! » Le
problème étant que l’on ne voit que ça : quand on n’a plus que ces
idioties mongoliennes à asséner à son contradicteur, c’est qu’on a renoncé à
toute intelligence… Le suprémaciste a renoncé à toute intelligence. À tout sens
critique. À tout courage, d’où sa préférence à agir en meute anonyme. Au
plastiquage. Au coup de revolver dans le dos. Pour se trouver toujours en
stricte adéquation avec ce qu’il croit son droit et sa liberté, il jette
par-dessus bord la liberté, la dignité, voire la vie, de ceux qui l’entourent.
Tout ce par quoi l’Homme vit debout. La bête sectaire vit à genoux et, le plus
souvent, à plat-ventre de sa hiérarchie dans le commandement. Sa « vie » n’est
qu’une servitude. Son cerveau et son âme ne connaîtront jamais plus grande
volupté qu’ingurgiter docilement, l’un après l’autre, et quel que soit leur
contenu, les dogmes de sa secte pourrie. Des dogmes édictés par une infime
minorité mafieuse que le caca médiatique et ses prêtres ineptes, producteurs à
jet continu d’évangiles éphémères, de catéchismes jetables, ont décidé
d’imposer. Il se bourre alors
l’encéphale de dogmes drolatiques souvent criminels. Or on n’argumente pas
contre des dogmes. On n’oppose pas de démonstration à des évangiles. On ne
conteste pas une foi avec des raisonnements. Face à ce qui relève du sacré,
l’attitude dialectique n’est pas seulement inutile : elle est hors-sujet.
Elle est surtout dangereuse : se sachant incapable du moindre
développement argumenté, le fanatique en conçoit un sentiment d’étrangeté, donc
d’insécurité, qui le rend très méchant, nuisible. Cela arrive souvent :
alors, nous assistons à ce spectacle délicieusement paradoxal du furibond qui
se veut modéré, du mol invertébré qui d’un coup se redresse énergiquement pour devenir
homme d’État, pas pour longtemps, rassurez-vous… ce n’est pas sa nature. Pour
quelques instants, la limace devient cobra. L’âne bâté devient lion. Le vague
bipède rufian devient une boule de haine. Cet « esprit » flou, dilué, redilué
dans mille fadaises, se rassemble soudain pour agonir d’injures l’ignoble
mécréant. « Fasciste ! Nazi ! » C’est un moment fascinant quand ces
esclaves tournent piliers des droits et des libertés. Quand ces rampants
serviles deviennent respectables. Quand ces ternes moulins à baratin spongieux
prennent des accents héroïques au nom de la planète entière. Et révèlent ainsi
leur nature fanatique : adhérant docilement, sans le moindre examen, à
tout ce qui émane d’une autorité leur secte, ils fustigent rageusement tout ce
qui s’y oppose. Avec d’autant plus de rage qu’il n’y comprennent rien. D’autant
plus de violence qu’il ne savent pas pourquoi on les contredit, eux, qui ont
raison par définition et en toute circonstance. D’où leurs ricanements irrespectueux
au parlement quand l’opposition prend la parole à la tribune. Ou leur ton de
videurs de boîte de nuit devant le peu de journalistes qui osent encore poser
des questions peu commodes pour ces raclures au pouvoir. Ne plus être dupes des
fanatiques. Démasquer leur barbare esprit obscurantiste derrière le baratin
soi-disant l’intellectuel qui leur est habituel. Voilà des tâches pour les gens
qui tiennent toujours à exercer leur droit de vote. Il suffirait d’ouvrir grand
nos yeux sur la réalité : le fanatisme dogmatique n’est qu’un obscurantisme.
Mais dangereux : ces gens-là au pouvoir ont largement démontré être
capables de tout. On voit mal ce qui les empêcherait de manigancer l’organisation
et le fonctionnement de ce qui est toujours régi par le code électoral.
