En raison du déclin de la population basque et de ses effets économiques vérifiables, le déficit en Espagne des pensions contributives en 2022 a été de plus de 4 000 millions d'euros, doublant le déficit de 2013. Ainsi, il s'avère qu'actuellement le Pays Basque est responsable du 11 % du déficit national, alors que sa population ne représente que 4,5 % de l’Espagne. Cela s'explique par le fait que la population basque est plus âgée (près de 25% des citoyens basques ont 65 ans ou plus) et que leurs pensions de retraite sont les plus élevées du système général de la sécurité sociale espagnole, avec une moyenne actuelle qui dépasse 1 900 euros/mois. En 2022, le coût annuel des retraites au Pays Basque a dépassé les 10 000 millions d'euros. De ce montant, 45% des pensions proviennent du reste de l'Espagne dans son ensemble. Et le pourcentage de ce déficit basque augmente progressivement d'année en année.
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mercredi 31 mai 2023
Il faut aimer la pluie ...
En raison du déclin de la population basque et de ses effets économiques vérifiables, le déficit en Espagne des pensions contributives en 2022 a été de plus de 4 000 millions d'euros, doublant le déficit de 2013. Ainsi, il s'avère qu'actuellement le Pays Basque est responsable du 11 % du déficit national, alors que sa population ne représente que 4,5 % de l’Espagne. Cela s'explique par le fait que la population basque est plus âgée (près de 25% des citoyens basques ont 65 ans ou plus) et que leurs pensions de retraite sont les plus élevées du système général de la sécurité sociale espagnole, avec une moyenne actuelle qui dépasse 1 900 euros/mois. En 2022, le coût annuel des retraites au Pays Basque a dépassé les 10 000 millions d'euros. De ce montant, 45% des pensions proviennent du reste de l'Espagne dans son ensemble. Et le pourcentage de ce déficit basque augmente progressivement d'année en année.
mardi 16 mai 2023
« Pour la première fois, j’entends quelqu’un venir »
Nuits d’hôpital. Ce qu'ils peuvent m'énerver, avec leur « courage, il faut aller de l’avant » ! Dans un lit d’hôpital, on ne se demande pas s’il faut aller de l’avant. Le lit flotte dans les ténèbres de la nuit et la malade, sans sommeil, subit du violent tangage de son corps immobile et du roulis électronique des engins qui la maintiennent en vie. Mon cerveau fait des phrases courtes et intermittentes qui amènent avec elles autre chose que le sens, elles s'appuient sur des béquilles sans lesquelles elles seraient incompréhensibles parce que trop singulières : il leur faut créer une sorte de matière souple et gluante qui les rend assimilables en même temps qu'elle les éloigne de la catastrophe aux aguets. Comme pour les rêves qu'on tente de raconter au réveil, la réalité accélérée de chaque nuit raide se dérobe sous la pensée, au fur et à mesure que les mots s'ajoutent aux mots. Alors l'accompagnateur de la malade se console en constatant que ce qu’il pense, ce qu’il fabrique dans son cerveau est plus intéressant que la réalité. Il se pense lui-même pour avoir un instantané de lui-même en train de veiller, et son immobilité se confond avec la matière inénarrable du rêve. Alors, il se décrit ce qui se passe et ce qui pourrait se passer et ajoute à ses phrases purement mentales le mouvement de la vie reconstituée ou anticipée et c'est ce mouvement ajouté qui lui donne le sentiment de protéger les deux vies, la sienne et celle de la malade. Mais c'est précisément cette sensation qui pose problème… Au fil des heures, on tourne en rond ! De quelque côté que la volonté du veilleur se porte, celle-ci ne rencontre que des chemins barrés ou impraticables. Ne pas se perdre reste la seule voie envisageable. D'elle ne peuvent sortir que des barres de fer rouge qui s'allongent et se tordent sur le sol comme des serpents. Il faut constamment éviter que le moi se repose où qu’il pense avoir la paix, assuré qu'il est de faire ce qu’il faut et comme il faut. « Elle est là, pourvu que demain elle soit toujours là ! » Et l’accompagnateur passe son chemin, comme un chien qui aurait peur des médecins qui repasseront à l’aube. Et il se livre à un exercice qu’il aime tout particulièrement : écouter tous les sons qui le parviennent, en les découpant en tranches, du plus proche au plus lointain — c'est un contrepoint topographique. Il essaie de les entendre tous simultanément, conscient de chacun de leurs origines et alors la réalité prend un aspect mystérieux. C'est peut-être simplement son inattention ordinaire qui produit cet effet d'étrangeté. Il essaie de garder le regard ouvert, il passe et repasse par les mêmes lieux à travers le volet roulant, jusqu'à ce qu'un autre point attire son attention à l'intérieur du même espace exploré déjà mille fois. C'est un dévoilement en perpétuelle évolution pour faire barrage à la moindre tentation de sommeil. Il vit comme on vit, dans le vide. En pure perte. Sa pauvre vie s'allonge et se tord sur le sol comme des feuilles qu'on piétine sans même s'en rendre compte. Ses sentiments font en s'allongeant des ombres gigantesques qui recouvrent la silhouette de la malade aimée et des proches qui les font disparaître au regard. C'est le temps lui-même qui s'épaissit, qui rend ces sentiments invisibles, légers ou inconsistants, après l'accident, la surprise, la maladie. Car il y a toujours un inattendu qui vient rompre nos vies ordinaires, les faire bifurquer brutalement au moment où l'on s'y attend le moins. Alors l'autre n’apparaît plus comme autre, ce qu'il n'a pourtant jamais cessé d'être, quelqu’un d’inopportun venu saccager nos quiétudes insouciantes avec ses gros sabots crottés de souffrance, d’inquiétude et de malheur mais comme une partie essentielle de nous même qui accourt nous appeler à l’aide au moment même où la sagesse des moins proches en appelle au courage discret, à la sagesse distante, à la patience pour pas cher. Juste au moment choisi par cette personne aimée pour nous signifier qu’elle a besoin de nous, que nous nous sommes rencontrés un jour pour quelque chose, qu’un fil nous a liés dans un espace commun pour que nous nous y ébattions jusqu’à la fin des temps. Quand je ferme les volets de la partie arrière de mon bureau, ma poitrine déchire souvent sans même y prendre garde le fil invisible qu'une araignée a tissé consciencieusement d'un bord à l'autre de la terrasse. Personne n'a expliqué aux araignées qu'il est parfaitement déraisonnable de produire autant d'efforts car les espaces ont été faits pour être traversés. C'est pas pour une éternité que les araignées tissent leurs toiles, et pourtant, elles vont refaire sans cesse cet effort. Elles ne cesseront jamais de les tisser, elles ne cesseront pas de tisser des fils invisibles reliant des bords de la réalité. Cette réalité que nous traversons sans la voir. Autant nous les déchirons facilement, autant elles reviendront sans défaillance jusqu'à l’épuisement. Il faut être fou pour aimer en sachant que notre amour va être immanquablement déchiré par la poitrine inattentive du temps, ce passant anonyme. Mais l'accident était prévu dès l'origine…
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Anniversaire. Cinquante ans ensemble. Personne dans ces années-là n'aurait imaginé que les bistrots seraient un jour remplacés par les réseaux sociaux, qu'on se marierait entre hommes, qu'on parlerait sérieusement de « narratif de la réalité », que le lien-social était quelque chose qu'il fallait sans cesse réparer, que le sexe serait remplacé par le genre, qu'on aurait peur d'une grippe, que la plus haute ambition des jeunes gens serait d'être influenceurs, qu'il était urgent de « canceler » la culture et que la littérature serait bientôt une chose qui n'intéresserait plus personne. Comment ce monde-là a-t-il pu être englouti sous nos yeux en si peu d’années sans laisser de trace ?
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lundi 17 avril 2023
Constats intemporels et véridiques.
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La bonne traduction du ricain qu’on voit dans les films « To serve and protect », c'est « SE servir et SE protéger ».
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L’abjecte engeance des ministres Frankenstein. C'est une des denrées dont nous sommes le mieux pourvus. Nous en avons je ne sais pas combien au juste, car je n'occupe pas mon esprit de ces balivernes. Je sais seulement que, de temps à autre, on en nomme de nouveaux. A part trois ou quatre qui sont chers au public en raison de leur physique et des polémiques imbéciles (et criminelles, comme la loi d’excarcération systématique des violeurs et des pédophiles) qu’ils suscitent, leurs noms sont ignorés du peuple. Sont-ils gros, maigres, chauves, ventrus, bigles, costauds, malingres ? On l'ignore, comme on ignore à quoi ils servent, à part encaisser des salaires de rêve que rien ne justifie. Des gens bien renseignés qui donnent dans la politique m'assurent qu'un certain nombre n'a rien à foutre toute la sainte journée. Cette oisiveté eût été bienfaisante pour la chose publique, mais par malheur, pour faire comme les autres, ces excellences se donnent un directeur de cabinet, un sous-directeur, des attachés, des conseillers par centaines, presque tous sortis de lieux où l'on enseigne que le temps n'est plus où les fonctionnaires servaient l'Etat, mais tout au rebours, qu'ils doivent se servir de l'Etat pour asservir les citoyens qui, par définition, sont imbéciles et incapables de se conduire seuls. Et puis ils font des décrets pour apprendre aux autres ce qu'ils ne connaissent pas eux-mêmes et pour leur enjoindre de se plier à des obligations dont ils ne savent ni la raison, ni l'effet.
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J’aime le vent. Quand il souffle, et fort, comme ces deux derniers jours, une autre âme semble habiter le monde. Nous ne sentons plus seuls. Des pans entiers de nos rêves reviennent et passent en nous à toute vitesse. Nous nous sentons des voyageurs immobiles à côté des arbres qui s’agitent comme des vagues à marée haute. Le vent c’est l’Esprit soufflant partout décollant le moi du moi, remettant le temps à sa place, nettoyant les mauvais présages. Le ciel est gris, noir, bleu par moments très brefs, nos fleurs, les érables japonais, les magnolias, le kumquat magnifique, les pots fraichement réachevés, tournés et préparés trempent partout sous la pluie, et les mésanges boudent un peu les boules de graisse dont elles raffolaient il y a encore quelques jours. Nous sommes seuls et heureux, sauf que les enfants nous manquent.
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J’ai toujours détesté les manifs en vrac, la politique vociférante, quand j’étais encore dans la vie active, c’est plus simple à présent que je vis retraité dans une ville sans histoires, pour le moment, dans le passé, côté rédempteurs professionnels du monde, on était aussi bien servi. Internet se charge de m’instruire de ce à quoi j’échappe. Ça me révulse, cet étalage d’imbécillité moutonnière, satisfaite de se montrer, qui ne varie guère au fil des ans. Et l’insupportable verbiage médiatique qui l’accompagne, parlant de « tensions » pour ne pas dire violences ou agressions, de « dégradations » pour ne pas dire saccage, vandalisme et pillage. Quand on ne peut mentir franchement, tout faire pour amoindrir, édulcorer, minimiser. Le pays voisin s’enfonce dans une spirale délirante, comme si repousser l’âge de la retraite à 64 ans était un crime contre l’humanité, alors que cet âge est déjà de 64-65 à 67 ans dans tous les autres pays d’Europe. L’argument que « les gens » sont mécontents ne vaut rien, on a déjà constaté plus d’une fois que cela ne crée pas forcément une masse plus importante que celle des silencieux. L’argument des sondages serait plus sérieux, si les sondages étaient exacts, ce qui reste à vérifier, et une majorité serait contre cette loi. À Bordeaux, des sauvages ont mis le feu à la porte magnifique de la mairie. Aussitôt certains médias, avec leur sens habituel de l’objectivité, ont accusé « l’extrême-droite », contre toute vraisemblance. En effet les arrestations n’ont pas confirmé du tout ce profil fantasmé. Certains établissements scolaires du secondaire et du supérieur semblent maintenir leurs traditions de pots-de-chambre idéologiques. Une fois de plus, une clique de clowns bloque les bâtiments et les directions se gardent bien de les virer comme il faudrait, c’est à dire à grands coups de pieds au cul. Naturellement côté personnel, enseignant et autre, tous les tire-au-flanc se réjouissent de l’aubaine. Y compris ceux qui, étant ainsi payés à ne rien foutre, ne protestent pas moins contre les rudesses de l’ultra-néo-libéralisme…
mercredi 29 mars 2023
Chantez dans les buissons, le printemps nous attend !
Au fond de
soi-même on sent monter progressivement chaque jour une répugnance indicible à devoir
subir le joug des creuseurs méticuleux de l'abîme collectif.
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Il ne faut pas
chercher très loin les raisons des opinions changeantes des hommes. Le
conformisme et le suivisme que nous observons autour de nous suffisent à les
expliquer dans la majorité des cas.
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Ma mère soutenait mordicus, l’expliquant à sa façon, que la plupart des actions faites par notre corps le sont à notre insu. Si l’homme devait décider de lui-même de chaque processus métabolique, chimique, électrique ou hormonal de son organisme, il passerait sa vie à ne penser qu’à ça, et cela l’empêcherait de vivre. Qu’on songe seulement aux battements de notre cœur … C’est la vie elle-même qui s’organise de manière spectaculairement efficace, sans que nous ayons à y penser. Dès que l’homme met les mains dans cette fabuleuse machine qu’est un corps, il dérègle le système en croyant l’améliorer, par impuissance et manque d’humilité.
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Communiquer de façon inclusive ? La langue sait bien plus et bien mieux que nous comment
elle doit s’y prendre pour que sens et son enfantent d’une manière
satisfaisante, ne s’agressent pas, ne s’annulent pas mutuellement, laissent le
singulier venir à la conscience que nous partageons avec les autres. La
difficulté est donc de ne pas trop la déranger, de l’accompagner, plutôt que de
vouloir la commander, de ne pas faire écran à ce qu’elle dit à travers nous, de
la laisser parler.
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Ma vie a été émaillée de confiances accordées, puis trahies. De projets en l’air. Certaines choses qui auraient pu compter, j’ai senti très vite qu’il fallait que je les abandonne, que je les laisse derrière moi avec le très vague rêve que leur reprise serait possible à un autre moment plus favorable, plus déterminant, plus signifiant. C’est toujours par des retours en arrière que la vie vaut d’être vécue, d’avoir été vécue. Je dis rêve car, justement, tout se passait en sorte de ne pas pouvoir rien reprendre en main après mon réveil. Je me conduisait de telle manière que les chemins imaginés s’interrompaient sans qu’on puisse en retrouver trace. Au réveil, la végétation (la vie après le rêve) avait tout recouvert. Le plein (la vie) recouvrait le vide (le rêve, la fumée). Ma mémoire insuffisante, insuffisamment préparée, indisciplinée, indomptée, ne me permettait plus de soulever le vif exubérant de la réalité qui se jetait sur des voies improbables que j’avais fantasmées pour les recouvrir de sa masse vigoureuse et inébranlable. Je perçois de temps à autre, loin dans mon intérieur, le murmure d’un ruisseau souterrain, mais je n’y ai plus accès, je ne peux plus m’y abreuver. Le temps est passé dessus rendant ces rêves-là défigurés et difficiles. Cette impossibilité me blesse extrêmement d’avoir laissé disparaître des morceaux de moi pour rien et leur absence vient me hanter comme un membre amputé ne nous laisse pas tranquilles. Des cicatrices sont encore là, et certaines douleurs (liées à des trahisons injustes, par exemple) deviennent encore plus douloureuses de ne plus avoir la possibilité de recouvrer un sens profond, un contexte explicable. Je me vois lourd et gauche, moi qui me voulais adroit et léger. Mes parents m’ont fait ainsi, et mon temps, et les morts avant moi, et les astres, et Dieu et mes désirs. J’ai cru un temps pouvoir être acteur, alors que je n’ai été que spectateur, mais ce n’est pas faute d’avoir souvent et mal joué la comédie. J’ai le souvenir de bien beaux moments, mais ces souvenirs sont de plus en plus évanescents, inconsistants et aléatoires. Les bons moments et les moins bons viennent encore habiter de temps en temps mon sommeil avant que le vrai grand sommeil emporte tout, et alors, sans doute, je les regretterai, car même la cruauté de certains d’entre eux aura été aimable si on la compare à l’oubli définitif.
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C’est seulement lorsque ce qu’on écrit n’intéresse plus personne que l’on peut écrire vraiment, c’est-à-dire dans la liberté et la solitude inconditionnelles. Si ce que j’écris n’intéresse personne, c’est sans doute parce que je n’y suis pas. Sauf, par moments. Il arrive ça et là que mes phrases ne soient pas complètement dénuées d’être et de nécessité, mais c’est rare, et quelqu’un forcé de me lire n’y percevrait qu’absence et vacuité. Il suffit de lire n’importe quelle page de Céline prise au hasard pour savoir ce que c’est qu’une phrase pleine d’être et de nécessité. Il n’écrit jamais en vain ! Il n’a que faire de l’« écriture » ! D’une écriture qui ne serait pas reliée à l’être, qui n’en serait pas emplie. Des lignes sans-être ne sont que des lignes mortes.
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J'ai gaspillé mes
cartouches sur des cibles qui n’étaient pas les miennes. Combien de fois ai-je tiré
sur la bonne cible ? Je ne sais plus. Je n’aurais pas pu changer une
virgule à une destinée écrite avant moi, sans moi et sans mon consentement. Le
fait d’être insignifiant, impuissant, s’avère le résultat frappant d’une leçon
bien adaptée à son objet et qui reste pour la vie, sans feinte : aucune
fumisterie, aucune embrouille, aucun détour, une économie parfaite. Nous
recevons dans l’existence beaucoup de leçons, qu’elles viennent des autres ou
de la vie elle-même, mais très peu d’entre elles ont un sens clair et
indiscutable : celle de l’insignifiance, presque quadragénaire, m’avait marqué
à jamais, car elle m’avait fait toucher du doigt cette vérité incontestable,
point cardinal de toute une existence.
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« Lorsque Staline a accordé une audience en octobre 1948 aux trois dirigeants du PC d'Espagne, Ibarruri, Carrillo et Antón, pour leur répéter avec insistance « terpenie, terpenie, terpenie » (patience, patience, patience), à la fin de la séance liturgique, Fernando Claudín, le leader jeté aux oubliettes, a interrogé Santiago Carrillo, son ami à l’époque : « À quoi ressemble Staline ? Et le grand manipulateur a fièrement répondu : « Il a une stature inférieure à la mienne. » C'est ainsi que l'histoire devrait s'écrire et nous aiderions à célébrer les anniversaires pour ce qu'ils sont : une parodie nécessaire pour notre humilité et notre honte. »
https://www.vozpopuli.com/opinion/aniversario-oculto.html/comentarios#comments
Aussi inconcevable que cela puisse paraître, les proches de P. Sanschaise, cette merde au soleil, le disent « obsédé par sa trace dans l’Histoire » (!). Dès le début de son accession au pouvoir, P. Sánchez entend laisser son propre récit, son propre roman, selon le bref Maxim Huerta, son ministre de la culture et des sports. Sa trace dans l'histoire, c'est quelque chose qui lui parle. Avant on affirmait que le ridicule tuait ! Pour alimenter son ego, ce chef de rayon lingerie-maillots de bain, de culture au-dessous de zéro (boulettes à foison devant micros et caméras), « auteur » d’une espèce de thèse de doctorat que d’autres ont plagié pour lui sur commande et d’un culot en béton armé, ambitionne (sans rire !) laisser un vrai bilan d’homme d’état. Il ne se voit pas un président des crises : Covid, loi catastrophe « seul un oui est un oui », inflation, chômage, multiplication de la dette et explosion de la pauvreté, loi atténuant la portée du détournements de fonds publics, suppression du délit de sédition pour contenter les séparatistes catalans, mais un président des résultats et qui aura su réformer son pays. L'important pour lui, c'est l'idée que la toile d’araignée sanchiste s’éternise au pouvoir en sa personne, en assumant le risque de tout faire exploser si la corruption qui ronge son parti de l’intérieur, longtemps minimisée ou tout simplement soumise au silence des médias largement complices des escroqueries qu’ils relayent, parvenait à détruire le moral de son électorat.
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Motion de censure au milieu du festin des porcs. Au vu des évènements du moment, après une motion de censure dans laquelle un vieux professeur (Ramón Tamames) a eu l’occasion d’appeler un chat un chat et un gangster de la politique un voyou mais sans aucune possibilité de suites institutionnelles, il est utile de faire un instantané de la situation politique et la personnalité du détraqué que nous avons au Palais de La Moncloa. Les porcs, la gueule enfarinée de fadaises, ont eu du mal à répondre à des questions bien concrètes. Passons rapidement en revue le bilan du « Docteur », le goret en chef, permettant d'évaluer sa compétence : 1. Sur le plan économique :
- Déficit budgétaire abyssal alors que les prélèvements fiscaux n'ont jamais été aussi hauts et les services publics aussi mal rendus.
- Endettement
record du pays.
- Fraude fiscale endémique (y compris chez les membres du gouvernement, Huerta, Duque… la lutte infatigable et exemplaire contre la fraude fiscale s’est vue historiquement illustrée par deux amnisties socialistes : en 1984, M. Boyer aux commandes, et Carlos Solchaga, qui voyait l’Espagne comme « le pays le plus facile pour s’enrichir », en 1991), fraude sociale de grande ampleur (avec, à titre de simple exemple, cité par M. Tamames dans son discours, un nombre de chômeurs exponentiel au moment même où des immigrés hispaniques ou marocains trouvent du travail assez rapidement ...).
- Déficit
commercial record. Même le secteur alimentaire est aujourd'hui touché : on
importe plus de produits agricoles qu'on en exporte !
- Record du taux
de la population sous le seuil de pauvreté.
2. Sur le plan du
fonctionnement du pays :
- Le secteur de
la Santé est à la ramasse. L'Hôpital est à l'agonie, avec manque de personnel,
manque de lits, manque de matériel. La Recherche est au point mort. De plus en
plus de gens interrompent leur suivi médical pour raisons économiques. L’Espagne
avait un secteur de la Santé des plus performants du monde il y a encore très
peu d’années...
- Effacement dans
le domaine de l'énergie nucléaire et désormais très en retard dans cette
technologie.
- L'éducation est
devenue une usine à crétins : le pays plonge dans les profondeurs du
classement PISA mondial. De surcroît, le ministère et les conseils des communautés
autonomes s'occupent aujourd'hui davantage de ce que les enfants ont dans la
culotte que de ce qu'ils ont dans leur tête.
- La délinquance
est à la hausse sur tous les plans : vols, cambriolages, agressions, meurtres,
viols, squats. La part des affaires non résolues est vertigineuse, par manque
de moyens et de personnel et tout simplement parce que ces affaires se
multiplient.
- La Justice,
vérolée par l'idéologie, joue allègrement avec la règle du deux poids deux
mesures selon que le coupable est national ou immigré : sévère ou peut-être
juste dans le premier cas, mais laxiste dans le second. Elle est désormais
décrédibilisée aux yeux de l’opinion publique qui ne lui fait plus confiance. La
grève des greffiers au niveau national depuis janvier n’as pas arrangé les choses…
- Le patrimoine historique
et culturel part en lambeaux, à la fois pour des raisons idéologiques de
désintérêt et des raisons économiques, les deux étant liées. Des monuments
historiques ne sont pas entretenus, le patrimoine naturel (abandon du fauchage
et des pâturages, etc.) est souvent à l’abandon et la biodiversité sans
protection.
- Une immigration
sans contrôle réel : ça bascule entre l’euphorie gouvernementale et des estimations plus en contact avec la réalité, après la pandémie.
- La liberté
d'expression n'existe presque plus. La autocensure est partout, les médias
mainstream, les privés comme ceux du service public, sont à la solde du
gouvernement grâce à la manne des subventions.
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Une nouvelle définition du terme woke le ferait apparaître comme une idéologie fondée sur une pureté morale intransigeante centrée sur les questions d’égalité, de justice et de défense des minorités, dont la sensibilité exacerbée sous l’effet de la propagande médiatique prégnante et culpabilisante du système, se trouve détachée de toute conscience critique réfléchie et va directement des émotions individuelles à la pensée. Ce qui pose problème réellement, ce n’est pas cette prétendue pureté morale woke, mais la dévaluation culturelle, par le système lui-même, autant de la parole que de l’écrit réfléchis, et l’imposition politique, par l’oligarchie supranationale du mondialisme noir déguisé en ange de lumière progressiste, de la plus abjecte idéologie néolibérale. Les aspects apparemment critiques de cette bruyante imposture armée de réprobations et d’anathèmes, ne sert concrètement que les fantasmes des activistes gauchistes de l’éthérée société ouverte (aux dollars) de Soros. Ce qui, à l’évidence, fait d’eux les idiots utiles inconscients du chaos pourtant bien réel organisé par le système néolibéral, toujours effectif depuis près d’un demi-siècle. Au demeurant, c’est ce rejet de la culture humaniste dans sa dimension critique au service de l’intérêt collectif qu’une ultra-gauche de pacotille, issue de la politique culturelle étatsunienne, cherche à prescrire dans l’opinion publique. Les seules œuvres du wokisme de masse, valorisées urbi et orbe, n’ont qu’une portée marchande, ne sont que des produits d’une industrie vidée de sens et stupide qui règne à l’échelle occidentale et que reflètent infatigablement tous les médias officiels.
« On ne peut toutefois saisir pleinement les enjeux de cette américanisation mentale continue de la gauche, sans prendre d’abord appui sur l’analyse par Orwell du délire idéologique stalinien. A ses yeux, en effet, ce dernier trouvait son origine première dans l’essor massif, depuis la fin du XIXe siècle, de ces nouvelles classes moyennes urbaines (et donc de l’intelligentsia qui leur est liée) chargées d’encadrer les progrès du capitalisme sur le plan technique, managérial et culturel. Soit, en gros, ce qu’André Gorz appelait les « agents dominés de la domination » et Bourdieu « la fraction dominée de la classe dominante ». Or, cette nouvelle intelligentsia dominée/dominante allait très vite comprendre que les partis ouvriers offraient un tremplin idéal à son « désir secret de tenir le fouet » (Orwell) et de devenir calife à la place du calife […] Or, peut-on dire, de ce point de vue, que les choses aient radicalement changé depuis l’époque où Orwell développait cette analyse ? Oui et non. Oui, bien sûr, puisque la gauche mitterrandienne a fini par faire sienne la thèse que soutenait Foucault dès 1977 selon laquelle « tout ce que la tradition socialiste a produit dans l’histoire est à condamner ». Non, en revanche, si l’on s’en tient à la description donnée par Orwell, dans 1984, de la caste dirigeante d’Oceania (« elle était surtout composée de bureaucrates, de techniciens, de leaders syndicaux, d’experts en publicité, de sociologues, d’enseignants et de politiciens de métier »). Elle anticipe en effet de façon troublante la composition sociologique actuelle du noyau dirigeant de presque tous les partis de gauche. A ceci près que, dans l’intervalle, ces partis ont aussi perdu – métropolisation oblige – l’essentiel de leur base militante populaire. Et avec elle, ce minimum de bon sens qu’imposait encore aux intellectuels middle-class de l’époque stalinienne, le fait de conserver un lien avec le monde des travailleurs. Or, si le ressort ultime du délire idéologique n’est pas tant le projet socialiste en lui-même que sa confiscation par une intelligentsia dominée/dominante dont le « progressisme » spontané masque, en réalité, la volonté de puissance et le désir de régenter en totalité la vie des autres, on s’étonnera donc moins qu’une gauche réconciliée avec le libéralisme et plus « gentrifiée » que jamais soit devenue de nos jours aussi perméable au wokisme. » Jean Claude Michéa, « L’écologie politique est-elle en pleine déconstruction ? », in La Décroissance nº 197, mars 2023
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J’ai beau
chercher, me récuser, remuer ma mémoire en quête de contre-exemples : je
n’ai jamais connu plus sectaire, plus intolérant, plus obtusément fermé au
dialogue qu’un apparent gauchiste, analphabète et sectaire dans le plus
profond. Les exemples pullulent ; la raison en est simple, quand on y
réfléchit : le sectarisme ne cherche pas la vérité, mais le ralliement.
Ses « opinions » ne relèvent pas d’une réflexion, mais d’une soumission au
dogme rustre et primaire qu’on a semé dans le désert stérile qui lui tient lieu
de cerveau. D’une récitation bien scolaire, bien puérile et parfaitement
servile d’un catéchisme qui lui garantira sa « respectabilité » d’impeccable
mouton (on a les critères de respectabilité qu’on peut). De cette démarche
rigoureusement anti-intellectuelle, il résulte que le sectarisme ne comprend
rien à ce qu’il croit penser. Et qu’il ne peut défendre avec un raisonnement
des « idées » qui, précisément, ne procèdent d’aucun raisonnement. D’où les
esquives pâteuses de ce piteux dès qu’on veut discuter ; d’où sa
sempiternelle et affligeante « tactique » de ricanements, d’indignations et
d’invectives dès que se dessine la perspective d’un impossible échange
argumenté : complotiste, extrême droite, fasciste. Voilà l’arsenal argumentatif
du taré sectaire dans toute son extension. Les points cardinaux de sa boussole
intellectuelle brinquebalante. Voilà à quoi se résume l’activité de son
cerveau. Allumer des contre-feux d’insultes et de quolibets rudimentaires pour
éviter d’être entraîné sur le terrain des idées : le sectaire est voué à
cette vie intellectuelle palpitante. Mais comment peut-il en être
autrement ? Ne pensant jamais mais pérorant énormément sur tout ce qui
bouge, le sectaire ignorant doit impérativement se tenir à l’écart de toute situation
où se révélerait son néant cognitif — c’est-à-dire toute situation où il
devrai expliciter sa prétendue « pensée ». Le terrain des idées est pour
le fanatique sectaire un immense champ de mines. Il le sait. Il sait qu’à
l’instant même où il y poserait l’orteil, il se vaporiserait. C’est cela qui
explique son extrême agressivité envers toute personne l’invitant à une
discussion rationnelle. Péril quasi-mortel. Menace existentielle… Les tirs de
barrage frénétiques que déchaîne le fanatique sectaire, surtout dans sa
variante nationaliste, dès qu’il détecte un encéphalogramme éveillé traduisent
son obsession teintée d’angoisse de surtout, surtout, ne jamais se laisser
entraîner sur le terrain des arguments. Quand vous entendez quelqu’un vous
traiter de « fasciste », vous devez donc entendre : « Je n’ai
aucun argument à vous opposer ; et vous allez me le payer cher. » Quand un
bas du front à front de taureau vous beugle « espagnoliste ! », cela
signifie : « Je n’ai jamais réfléchi à ce que je crois penser ; par
conséquent je ne saurais vous porter la contradiction à l’aide d’un
raisonnement articulé. » Quand il vous postillonne un furieux son très
original « colonialiste ! », vous devez le traduire par : « Non, je
ne débattrai pas ! Non, vous ne verrez pas ma vacuité mentale ! » Le
problème étant que l’on ne voit que ça : quand on n’a plus que ces
idioties mongoliennes à asséner à son contradicteur, c’est qu’on a renoncé à
toute intelligence… Le suprémaciste a renoncé à toute intelligence. À tout sens
critique. À tout courage, d’où sa préférence à agir en meute anonyme. Au
plastiquage. Au coup de revolver dans le dos. Pour se trouver toujours en
stricte adéquation avec ce qu’il croit son droit et sa liberté, il jette
par-dessus bord la liberté, la dignité, voire la vie, de ceux qui l’entourent.
Tout ce par quoi l’Homme vit debout. La bête sectaire vit à genoux et, le plus
souvent, à plat-ventre de sa hiérarchie dans le commandement. Sa « vie » n’est
qu’une servitude. Son cerveau et son âme ne connaîtront jamais plus grande
volupté qu’ingurgiter docilement, l’un après l’autre, et quel que soit leur
contenu, les dogmes de sa secte pourrie. Des dogmes édictés par une infime
minorité mafieuse que le caca médiatique et ses prêtres ineptes, producteurs à
jet continu d’évangiles éphémères, de catéchismes jetables, ont décidé
d’imposer. Il se bourre alors
l’encéphale de dogmes drolatiques souvent criminels. Or on n’argumente pas
contre des dogmes. On n’oppose pas de démonstration à des évangiles. On ne
conteste pas une foi avec des raisonnements. Face à ce qui relève du sacré,
l’attitude dialectique n’est pas seulement inutile : elle est hors-sujet.
Elle est surtout dangereuse : se sachant incapable du moindre
développement argumenté, le fanatique en conçoit un sentiment d’étrangeté, donc
d’insécurité, qui le rend très méchant, nuisible. Cela arrive souvent :
alors, nous assistons à ce spectacle délicieusement paradoxal du furibond qui
se veut modéré, du mol invertébré qui d’un coup se redresse énergiquement pour devenir
homme d’État, pas pour longtemps, rassurez-vous… ce n’est pas sa nature. Pour
quelques instants, la limace devient cobra. L’âne bâté devient lion. Le vague
bipède rufian devient une boule de haine. Cet « esprit » flou, dilué, redilué
dans mille fadaises, se rassemble soudain pour agonir d’injures l’ignoble
mécréant. « Fasciste ! Nazi ! » C’est un moment fascinant quand ces
esclaves tournent piliers des droits et des libertés. Quand ces rampants
serviles deviennent respectables. Quand ces ternes moulins à baratin spongieux
prennent des accents héroïques au nom de la planète entière. Et révèlent ainsi
leur nature fanatique : adhérant docilement, sans le moindre examen, à
tout ce qui émane d’une autorité leur secte, ils fustigent rageusement tout ce
qui s’y oppose. Avec d’autant plus de rage qu’il n’y comprennent rien. D’autant
plus de violence qu’il ne savent pas pourquoi on les contredit, eux, qui ont
raison par définition et en toute circonstance. D’où leurs ricanements irrespectueux
au parlement quand l’opposition prend la parole à la tribune. Ou leur ton de
videurs de boîte de nuit devant le peu de journalistes qui osent encore poser
des questions peu commodes pour ces raclures au pouvoir. Ne plus être dupes des
fanatiques. Démasquer leur barbare esprit obscurantiste derrière le baratin
soi-disant l’intellectuel qui leur est habituel. Voilà des tâches pour les gens
qui tiennent toujours à exercer leur droit de vote. Il suffirait d’ouvrir grand
nos yeux sur la réalité : le fanatisme dogmatique n’est qu’un obscurantisme.
Mais dangereux : ces gens-là au pouvoir ont largement démontré être
capables de tout. On voit mal ce qui les empêcherait de manigancer l’organisation
et le fonctionnement de ce qui est toujours régi par le code électoral.



















