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mardi 23 juin 2020

Catastérismes : les mythes sculptés au ciel ...

 


Il faut donc fuir le monde et se retirer en soi. Quoique nous soyons séparés par la mer, je m’efforcerai de te diriger au but meilleur, en te prenant souvent par le bras. Et pour que tu ne souffres pas de la solitude, d’ici j’engagerai avec toi des conversations. Nous serons réunis par la meilleure partie de nous-mêmes.

Sénèque, A Lucillius, Questions naturelles, 60

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Comme les morts ont bien de l’esprit, ils devroient voir bientôt le bout de toutes les matières. Je croirois même sans peine qu’ils devroient être assez éclairés, pour convenir de tout les uns avec les autres, et par conséquent pour ne se parler jamais. Mais on ne pourroit pas se persuader ici, que les Morts eussent changé de caractères jusqu’au point de n’avoir plus de sentiments opposés.

Fontenelle, Dialogue des morts anciens, 1683

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silence

is

a

looking

bird: the

turn

ing, edge of

life

E. E. Cummings, Inquiry before snow, 1958

 

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Points de départ du parcours de lecture

 

Consultez d’abord les Catastérismes d’Érathosthène de Cyrène. À collationner avec les très érudits commentaires, pour chaque constellation, du texte espagnol : Catasterismos, pp. 470-487 (Antonio Ruiz de Elvira). Et pour en finir, lentement, lire le magnifique texte de Claude Simon La chevelure de Bérénice. Avant, après ou pendant, cette lecture, quelques éclaircissements disponibles ici.

Et laissez-vous transporter au ciel par le passage du temps …

 

 

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Catastérismes. Catasterismos. Καταστερισμοί

Se llama catasterismo a la conversión en constelación de un personaje o ser mitológico, y también a la constelación misma que así resulta, y que por su nombre, forma y cualidades se admitía que seguía siendo el mismo personaje o ser en cuestión, transformado en astro pero conservando de algún modo, más aún que en las metamorfosis ordinarias, su antigua personalidad o individualidad peculiar (sobre el término catasterismo v. Homenaje al Profesor Cayetano de Mergelina pp. 754 s.; sobre la mitografía catasterística, ANUM XXII 1963-1964, pp. 95-103). Para la sumaria exposición que sigue nuestro guía es, naturalmente, Eratóstenes, Catasterismos, con los Utilísimos datos adicionales de Higino Astron. II y de los escolios a Germánico.

 

La Grande Ourse

Hésiode dit qu'elle était fille de Lycaon, et qu'elle habita l'Arcadie, mais que sa passion pour la chasse l'entraînant à la suite de Diane dans les montagnes, elle fut séduite par Jupiter ; elle n'en dit rien à cette déesse, mais sa grossesse avançant, et prête d'accoucher, elle fut découverte dans le bain par la déesse qui, furieuse, la changea en ourse ; qu'ainsi changée, elle mit au monde un fils qui fut nommé Arcas. Elle fut rencontrée avec cet enfant dans les montagnes, par des bergers qui la menèrent à Lycaon. Peu de temps après, elle se réfugia dans le temple de Jupiter où il n'était pas permis d'entrer. Son fils Arcas et les Arcadiens l'y poursuivirent pour la punir d'avoir enfreint la loi ; mais Jupiter se ressouvenant de son amour, la plaça au ciel : cette constellation a sept étoiles obscures, deux à la tête, deux à chaque oreille, une brillante à l'épaule, deux à la poitrine, une belle à l'épine, deux aux jambes de devant, deux à celles de derrière, deux au bout du pied, trois à la queue, en tout vingt-quatre.

 Osa Mayor (Ἄρκτος μηγάλη, Ursa maior).

Es Calisto, hija de Licaón, cuya metamorfosis en osa hemos visto en § 1. En griego se llama de ordinario Osa Grande; también Hélice y Carro. Esta última denominación evoca una cierta forma de carro que puede verse en la constelación, y con ella tiene cierta similitud también el arado que evoca la denominación latina de este catasterismo, que es Triones, significando los Bueyes de Labor, que por otra parte son siete como las siete estrellas principales de la Osa Mayor (y también de la Menor, a la que también se aplica a veces esta denominación de Triones), y así generalmente se le antepone el numeral Septem, resultando Septem Triones, de donde, a veces, también en singular y en una sola palabra, Septentrio, término que ha dado lugar a nuestros Septentrión y septentrional. No hay variantes para la identificación de este catasterismo, es decir, en ningún texto se lo identifica con ningún otro personaje que no sea Calisto. (v. más detalles en mi edición de las Metamorfosis tomo I pp. 210 s.).

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La petite Ourse

On l'appelle aussi la Phénicienne. Diane l'aimait beaucoup, mais apprenant que Jupiter avait abusé d'elle, cette déesse la métamorphosa aussi en ourse, mais Jupiter lui fit le même honneur qu'à l'autre en la plaçant également au ciel. Aglaosthène dans ses Naxiaques, dit que Cynosure, nourrice de Jupiter, était une des Nymphes du mont Ida. Nicostrate établit en son honneur un port à Istes, ville de Crète, à laquelle il donna le nom de Cynosure. Aratus l’appelle Hélice, nourrice de Jupiter, et pour cela honorée d’une place parmi les astres. Elle a une étoile brillante à chaque angle du quadrilatère, trois brillantes à la queue ; en tout sept. Sous la seconde des étoiles occidentales est une autre étoile qu’on nomme pôle, sur laquelle il paraît tourner.

 Osa Menor (Ἄρκτος ἡ μικρά, Ursa minor).

El comparativo, como en la Osa Mayor, es latino; en griego se llama Osa Pequeña. Es Fenice, compañera de Ártemis, seducida por Zeus y convertida en osa por Ártemis, que ignoraba que era Zeus el seductor, y, al saberlo, trasladada al cielo por ella como catasterismo; o bien es Cinosura, ninfa del Ida y una de las nodrizas de Zeus, convertida en osa y catasterizada de la manera que vimos en II 3.

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Le Dragon

Ce grand serpent s’étend au loin entre les deux ourses. On dit que c’est celui qui gardait les pommes d’or. Il fut tué par Hercule. Junon qui lui avait confié la garde des Hespérides le mit au ciel, parce que, dit Phérécyde, quand Junon épousa Jupiter, entre les présents que la terre lui offrit, elle admira surtout les pommes d’or qu’elle fit planter dans le jardin d’Atlas. Mais les filles de celui-ci les volant et les mangeant, elle y plaça ce grand serpent pour tes garder. Il a 3 étoiles brillantes à la tête, 12 au corps jusqu’à la queue, proches les unes des autres, mais séparées par les ourses ; en tout, 15.

 Dragón (Δρακον, Serpens).

Se llama también Serpiente: en latín indistintamente Anguis, Draco y Serpens, pero hay que distinguirla cuidadosamente del Serpentario (que es la que más comúnmente se llama en latín Serpens) u Ofiuco, y de una tercera serpiente cuya confusión con alguna de esas otras dos es más rara o difícil, pero a la que se llama también a veces, como a las otras dos, Anguis, a saber, la Hidra o Serpiente de agua. Mientras la Serpiente, más generalmente llamada Serpentario u Ofiuco (significando ambas designaciones ‘El que tiene sujeta a la serpiente', pues, en efecto, es un hombre con una serpiente  en las manos, sobre cuya identificación v. infra 6) es una constelación boreal todavía, pero muy próxima al Ecuador de la esfera celeste (a 10° de declinación Norte aproximadamente), en cambio el Dragón, constelación boreal, es una de las más próximas al Polo Norte de la misma esfera, encontrándose entre la Osa Mayor y la Osa Menor y a unos 70° de declinación o 20° de distancia polar, aproximadamente la misma que las cuatro estrellas de la Osa Menor que están más alejadas de la actual Estrella Polar (no llamada así, esta última, hasta el siglo XV, pues sólo desde entonces, en virtud del movimiento de precesión de los equinoccios o retrogradación del Sol respecto de las constelaciones zodiacales, es ella la estrella más próxima al Polo Norte de la esfera celeste), y a poca distancia horaria también de estas últimas. En cuanto a identificación, se trata del dragón custodio de las manzanas de oro del jardín de las Hespérides, y al cual, en una de las versiones que vimos en IV 7, habría dado muerte Hércules, siendo a continuación catasterizado por Hera. Hay dos variantes: es una serpiente que durante la Gigantomaquia arrojaron los Gigantes contra Minerva, y que ésta a su vez arrojó violentamente al cielo, fijándola allí (así en Higino astron. II 3 y en schol. Germán. BP p. 60, 15-17); o la forma de serpiente que adoptó Zeus, cuando aún reinaba su padre Crono, para escapar a la persecución de éste, a la vez que convertía en osas a sus nodrizas, y que luego, después de destronar a su padre, habría el propio Zeus catasterizado, a la vez también que a las osas (así sólo en schol. Arat. 46).

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L’homme à genoux

On dit que c’est Hercule foulant le serpent sous ses pieds. Il se tient fièrement debout, avec sa peau de lion. Parti pour aller cueillir les pommes d’or, il tua le serpent qui les gardait, et que Junon avait placé là pour le combattre C’est pourquoi Jupiter jugeant que la mémoire de cette victoire périlleuse méritait d’être conservée, mit son image parmi les astres. Ce serpent et représenté élevant la tête, et l’homme qui le foule aux pieds, plie un genou, et de l’autre lui écrase la tête. Sa main droite avancée est armée de la massue comme pour frapper, et la gauche est enveloppée de la peau du lion. Une étoile brillante à la tête, une autre au bras droit, et une belle à chaque épaule ; une l’extrémité de la main, une à chaque aine, la plus claire à l’aine gauche, deux à la cuisse droite, une au genou, une au jarret, deux à la jambe, une au pied, une à la main droite, appelée la massue, quatre dans la peau du lion ; en tout, dix-neuf.

 El Arrodillado ('Ο ἑν γόνασιν, Engonasin, Nixus genu).

Es Hércules, que se encuentra de rodillas, con la mano derecha, en la que tiene la maza, extendida como para golpear al Dragón. Este catasterismo no parece compatible con la residencia ordinaria de Hércules en el Olimpo después de casarse con Hebe, pero no parece haber más intento de aclaración que el de Eratóstenes, que parece dar a entender que se trata no de Hércules, sino sólo de su imagen en la actitud en que dio muerte al Dragón, y para inmortalizar esta hazaña de Hércules durante su undécimo trabajo. Pero Higino en astron. II 6 menciona hasta otras siete opiniones diferentes sobre la identificación de este catasterismo: Ceteo hijo de Licaón; Teseo levantando la piedra que ocultaba en Trecén la espada de su padre Egeo; Támiris, famoso músico, hijo de Filamón, cegado por las Musas por haber competido con ellas; Orfeo muriendo a manos de las mujeres tracias; Hércules, pero no luchando con el dragón, sino con los Lígures, que intentaban robarle las vacas de Gerion; Ixíon con los brazos atados (a la rueda, debe ser); y por último, Prometeo encadenado en el Cáucaso

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La Couronne

C’est, dit-on, celle d’Ariadne. Bacchus la mit au ciel, lorsque les dieux célébraient ses noces dans l’ile de Délos. Elle servait à couronner la nouvelle mariée dès que celle-ci était agréée de Vénus et des heures. C’était un ouvrage de Vulcain, elle était d’or et de pierres précieuses de l’Inde, et si éclatante, qu’à sa lueur Thésée sortit du labyrinthe. On dit aussi que la chevelure est celle qui brille sous la queue du lion. Elle a 9 étoiles en rond, dont 3 sont brillantes, vers la tête du serpent qui rampe entre les ourses.

 La Corona (Στέφανος, Corona).

Es la corona de Ariadna, que ésta recibió, ya fuera de las Horas y de Afrodita como regalo de boda al casarse Ariadna con Baco en Día, ya, como vimos en VI 6, de Teseo, ya del mismo Baco. Hay que añadir aún que cabe combinar (y así lo hace Barrett en su comentario al Hipólito v. 339, p. 223, de modo sumamente inseguro aunque atractivo) la versión homérica de Ariadna muerta en Día por obra de Ártemis con el abandono de Baco por Ariadna para imirse a Teseo que vimos en la Fedra de Séneca, y también con el dato, en Eratóstenes catast. 5 y, más confuso, por estar el texto con una abreviatura y quizá lacunoso, en schol. Germán. BP p. 62, 6 s., de que Teseo se salvó del Laberinto gracias a esta corona, por el fulgor que emitía y que habría guiado a Teseo por los tenebrosos recovecos del Laberinto: de esa combinación resultaría que Ariadna, ya casada con Baco, de quien había recibido la corona como regalo de boda, se enamora de Teseo, le da la corona para que le ilumine el Laberinto, huye luego con él, y al llegar a Día la mata Ártemis atendiendo a la denuncia hecha contra ella por Baco. Pero es inseguro, como decimos, porque cabe también que se entendiera que Teseo utilizó para iluminar el Laberinto la corona que, como vimos, le había dado Anfitrite (o Tetis) en el fondo del mar, sin perjuicio de que antes o después de su hazaña en el Laberinto regalara a Ariadna la corona.

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Le Serpentaire

Au-dessus du scorpion est l’homme qui tient un serpent de ses deux mains. On dit que c’est Esculape placé au ciel par Jupiter à la prière d’Apollon. Il rappela les morts à la vie par le secours de la médecine, et entre autres Hippolyte, fils de Thésée. Jupiter irrité le tua d’un coup de tonnerre, et ensuite le transporta au ciel. Il est très remarquable à cause d’une grande étoile qui est dans le scorpion, et qui le fait reconnaître par son voisinage. Une étoile brillante à la tête, une autre à chaque épaule, trois à la main droite, quatre à la main gauche, une à chaque hanche, une à chaque genou, une belle au pied droit, deux au bout de la tête du Serpent, en tout, 17.

 Serpentario ('Οφιοῦχος, Anguitenens)

'El que tiene sujeta a la serpiente'). Se trata del Ofiuco o Serpens de que hemos hablado en el número 2. Es Asclepio, fulminado por Zeus por efectuar varias resurrecciones, entre ellas la de Glauco, hijo de Minos (sólo en Higino II 14 y en Ameleságoras ap. schol. Ale. 1) y, sobre todo y en último lugar, la de Hipólito que vimos en VI 6; pero después el propio Zeus catasteriza a Asclepio por consideración a su padre Apolo. La serpiente que lleva en las manos se explica como símbolo habitualmente adscrito a Asclepio rodeando su bastón o cetro (Ovidio Met. XV 659 s., etcétera), y también por la forma de serpiente que adoptó Asclepio (lat. Aesculapius) cuando, ya divinizado, fue trasladado a Roma según hemos visto en § 1.

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Le Scorpion

Ce Signe est partagé en deux à cause de sa grandeur, car d’un côté sont ses serres, et de l’autre son corps et son dard, On dit qu’il est sorti d’une montagne de l’île de Crète, par l’ordre de Diane, et qu’il piqua et fit mourir Orion, parce que celui-ci étant à la chasse voulait faire violence à la déesse. Jupiter a mis ce Scorpion au nombre des astres brillants, afin que les hommes pussent ensuite connaître ses qualités nuisibles. Il a deux étoiles à chaque serre, dont les deux premières sont bruyantes, et les deux autres obscures, 3 au front, 2 au ventre, 5 à la queue, 5 à l’aiguillon. La précédente (occidentale) de la serre boréale, est la plus éclatante de toutes ; en tout, 19.

 Escorpión (Σκορπίος, Scorpius).

Es un escorpión (σκορπίος, lat. scorpius, nepa, y, más raramente, scorplo) gigantesco que Ártemis hizo brotar de una colina de la isla de Quíos y matar a Orión, extraordinario cazador que había intentado violar a la diosa durante una cacería; y Zeus lo catasterizó para que se admirase su fuerza y poderío. Así en Eratóstenes catast. 7 y en schol. Arat. 636; en cambio Higino en II 26 y, con menor precisión, schol. Germán. BP p. 63 y Sangerman. p. 122 dan otra motivación de este catasterismo: que Orión se había vanagloriado de ser capaz de cazar y matar a todo animal con que se encontrase; la Tierra entonces hizo surgir este inmenso escorpión, que dio muerte a Orión burlando a la vez su jactancia; Zeus, sin embargo, admirado del valor de ambos, catasterizó al Escorpión; y Ártemis pidió a Zeus que al aparecer  el Escorpión por Oriente se pusiera Orión (que también fue catasterizado, como veremos en el número 32) por Occidente (esto último, también en schol. Arat., que además precisa que Orión era compañero de caza de Ártemis y que fueron catasterizados tanto Orión como el Escorpión). El tamaño gigantesco del escorpión, ya cuando salió de la tierra y mató a Orión, queda indicado en el catasterismo por el hecho de que esta constelación llamada Escorpión ocupa el espacio de dos signos del Zodíaco o casas del Sol, a saber: el cuerpo y el aguijón del animal ocupan el primero de esos dos signos, el que aun ahora sigue llamándose Escorpión; y los brazos o pinzas del mismo (llamados Quelas, Χηλαί, lat. Chelae) ocupan el segundo signo, llamado en latín habitualmente Libra ('Balanza'), que sigue siendo el nombre actual del signo equinoccial de otoño; Virgilio en Georg. I 33-35 le dice a Octavio que el Escorpión está ya encogiendo los brazos para dejar sitio a Octavio si éste quiere ocupar un lugar en el cielo, y que este lugar será el que se extiende entre la constelación Virgo (v. infra núm. 9) y las Quelas o brazos del Escorpión; por eso éste los retira, dejándole a Octavio incluso algo más de la duodécima parte justa que necesitaría para ser él a su vez uno de los doce signos del Zodíaco (v. Emérita 35, 1967, 46-53, y mi edición de las Metamorfosis, tomo I pp. 211 s.).

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Le gardien de l’ourse

On dit que c’est Arcas fils de Jupiter et de Callisto, qu’il fut mis en pièces par Lycaon qui le servit en morceaux à Jupiter logeant et mangeant chez lui. Jupiter à cette vue renversa la table, de laquelle la ville prit le nom de Trapézus, et reprochant aux hommes leur cruauté, il consuma par la foudre la maison de son hôte : mais il rassembla les membres épars du fils qu’il plaça au ciel; cette constellation a deux étoiles à la main droite, qui ne se couchent point, une brillante à la tête, une à chaque épaule, une à chaque mamelle (1) et sous la droite, une obscure; une belle au coude droit, une très brillante, nommée Arcturus, entre les genoux, et une claire à chaque pied; en tout 14 étoiles.

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(1) C’est une preuve que toutes ces figures sont censées vues par devant, dans la concavité de la voûte céleste, dont la convexité représentée par les sphères artificielles ne montre ces figures, que par derrière. 

 Artofílace (Ἀρκτοφύλαξ, Arctophylax).

Significa 'El guardián de la Osa', y es, en efecto, Arcas, el hijo de Calisto, catasterizado juntamente con su madre. La constelación se llama también el Boyero o Bootes (Βοώτης, lat. Bootes), y su estrella más brillante se llama Arturo (Ἀρκτοῦρος, Arcturus), que también significa 'El que cuida de la Osa’. Pero hay más detalles y variantes. Común a Eratóstenes catast. 8, Higino II 4, schol. Germán. BP p. 64 y Sangerm. p. 123 es el dato de que Arcas, hijo de Zeus y de Calisto, nieto por tanto de Licaón, es la víctima que éste sirvió a la mesa de Zeus (por arrogancia y ferocidad, como vimos en § 1), y que Zeus recompuso su cuerpo y lo catasterizó luego. Schol. Arat. 91, schol. Germán. BP y Sangerm. y, sobre todo, con la máxima explicitud, Higino, añaden que Zeus, después de resucitar y recomponer el cuerpo de Arcas (y de incendiar la mansión de Licaón a la vez que convertía a éste en lobo), se lo dio a cuidar a un cabrero. El niño creció, y, siendo ya un adolescente y dedicándose a la caza, se encontró con una osa que no era otra que su madre Calisto, pero, no reconociéndola, intentó darle caza (así también, pero sólo hasta aquí y añadiendo sólo el catasterismo, en Ovidio Met. II 496-507); huye la osa y penetra en el templo de Zeus Liceo, y allí entra también, persiguiéndola, Arcas; ahora bien, estaba ordenada la pena de muerte para quien entrase en aquel recinto, por lo que se disponían los nativos a inmolar a ambos, cuando he aquí que Zeus, compadecido de su amada y su hijo, los catasterizó a los dos. Higino añade después una variante de mucha consideración, que es la historia de Erígone, hija del ateniense Icario (Icaro en Higino astron. II 4, Tibulo panegyr. Mess. v. 10, Propercio II 33, 29 s., Ovidio Met. X 450, Servio Georg. I 68, etc.; Icario en Apolodoro III 14, 7, Higino fab. 130, Luciano dial. deor. XVIII 2, de saltat. 40, Hesiquio Atcópa, schol. II. XXII 29, etc.), y de su perra Mera. Icario recibe de Baco la enseñanza del cultivo de la vid y de la obtención del vino, y el vino mismo, ya fabricado, en cierta cantidad, con la que llena unos pellejos que coloca en su arado; ya por esto recibió Icario el nombre de Bootes. Icario enseña y da a probar el vino a algunos pastores, que se embriagan. Los demás, al verlo, creen que se trata de un veneno, matan a Icario y lo arrojan a un pozo, o bien lo entierran al pie de un árbol. Al despertar los que se habían embriagado, se manifiestan agradecidos a Icaro, con lo que los asesinos de éste, aterrorizados, huyen y se refugian en la isla de Ceos, donde se establecen. Entretanto Erígone, que ha echado de menos a su padre, encuentra al fin su cadáver gracias a la perra Mera, que la conduce hasta él; Erígone se suicida colgándose del mismo árbol. También la perra muere, arrojándose al pozo, que se llamó el pozo Anhigro ('Seco'). Zeus, o bien Baco, los catasteriza a los tres: a Icario en el Boyero, a Erígone en la Virgen (v. núm. 9), y la perra Mera en la Canícula (v. núms. 33 y 42). Pero Erígone había pedido a los dioses, antes de suicidarse, que hasta que no fuese vengada la muerte de su padre las jóvenes atenienses muriesen de la misma muerte que ella se proponía darse a sí misma; y así empezó a suceder: las jóvenes atenienses se ahorcaban, y aquello se estaba convirtiendo en una calamidad pública. Un oráculo comunica a los atenienses que no cesará el mal si no dan satisfacción a Erígone. Lo que hacen instituyendo la Aiora o Fiesta de los Columpios (también llamada Alétide 'Fiesta de la Vagabunda’), en la que, en recuerdo del ahorcamiento de Erígone, las jóvenes atenienses se columpiaban en columpios colgados de los árboles, y colgaban además figurillas (lat. oscilla, de donde oscilar) que igualmente se columpiasen al viento. Por otra parte la Canícula castigaba también a los habitantes de Ceos con calores excesivos que producían sequía y enfermedades; el rey de Ceos, que era Aristeo, hijo de Apolo y de la ninfa Cirene, consulta a su padre, y por consejo de éste expía la muerte de Icario con múltiples sacrificios, obteniendo al fin de Zeus que durante el tiempo del orto heliaco de la Canícula, por espacio de cuarenta días, soplen los vientos llamados etesias refrescando un poco los ardores de aquélla. Así en Higino; otros detalles y variantes, en otros textos citados para el nombre de Icario.

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 La Vierge

Hésiode a dit dans la Théogonie, que cette Vierge était fille de Jupiter et de Thémis, et qu’elle s’appelait Dicé, Justice. Aratus a répété cette histoire d’après Hésiode, en disant que d’abord elle fut immortelle, et qu’elle habitait sur la terre avec les hommes qui l’appelaient Dicé. Mais que lorsqu’ils changèrent de mœurs, et qu’ils n’observèrent plus là justice, elle ne demeura plus avec eux, mais se retira dans les montagnes ; qu’ensuite des séditions et des guerres s’étant allumées entre eux, par l’effet de leur iniquité générale, elle les abandonna pour se fixer dans le ciel. On dit d’elle beaucoup d’autres choses encore : les uns, qu’elle est Cérès, à cause de l’épi qu’elle tient ; les autres, qu’elle est Isis ; d’autres, Atargatis ; d’autres, la Fortune, parce qu’ils la représentent sans tête. Mais elle a sur la tête une étoile obscure, une à chaque épaule, deux à chaque aile, celle de l’extrémité de l’aile droite est nommée la Vendangeuse, une à chaque coude, et une au bout de chaque main. Mais la brillante qui est à la main gauche est nommée l’Épi, six au bord inférieur de sa robe, une à chaque pied ; en tout, 19.

La Virgen (Παρθένο, lat. Virgo).

La identificación que parece más canónica para este catasterismo es con la Justicia, esto es, Dike, una de las tres Horas, conforme quedó explicado con todo detalle en II 5 B y II 7. Una segunda versión lo identifica con Erígone (en Higino II 4 y 25, Virgilio Georg. I 33 y Servio etc., Tibulo paneg. v. 11, Ovidio Met. X 451, etc.), conforme ha quedado expuesto en el número 8 (v. también Emérita 35, 1967, 46-53). Otras variantes (en Eratóstenes 9 y, más incompletos, en Higino y schol. Germán.) lo identifican con Deméter, Isis, Atárgatis, y, por último, con Tique o la Fortuna.

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Les Gémeaux

Ce sont, dit-on, les Dioscures (Castor et Pollux) ; ils parurent en Laconie où ils avaient été élevés. L’amour de ces deux frères l’un pour l’autre n’eut jamais d’égal. Car ils ne se disputèrent ni pour le commandement, ni pour quoi que ce soit. Jupiter voulant que le souvenir de leur union se conservât, les nomma gémeaux, en faisant des deux ensemble une seule constellation de toutes les étoiles qui la composent ; une brillante est à la tête de celui des gémeaux qu’on voit au-dessus du cancer, une à chaque épaule, une au coude droit, une à la main droite, et une à chaque genou. Le gémeau suivant (oriental), a sur la tête une étoile brillante, une à chaque mamelle, une au coude gauche, une à l’extrémité de la main, une au genou gauche, une à chaque pied, et sous le pied gauche une autre nommée Propus (avant-pied) ; en tout, 17

Los Gemelos (Δίδυμοι, lat. Gemini)

Debe, pues, decirse Gémini, en nominativo de plural, no Géminis, híbrida deformación en la que ni siquiera es seguro que se haya sentido un plural). Son Cástor y Pólux, los Tindáridas o Dióscuros, en catasterismo no claramente conciliable con la mortalidad alternativa que para ellos vimos en VII 2. Un intento de conciliación, sin embargo, se encuentra en Higino II 22, para quien lucen un día uno y otro el otro en el cielo, lo que abonaría la interpretación (de Segalá, Colonna y Stanford) que para dicha muerte alternativa hemos rechazado en CFC VI 115, a saber, «un día está el uno vivo y el otro muerto, y el día siguiente al revés», puesto que nosotros, con schol. X 303, Ameis-Hentze-Cauer, Murray, Bérard y Weiher, interpretamos «un día están vivos los dos, y el siguiente muertos los dos».

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L'Écrevisse, les ânes, et la Crèche

L'écrevisse parait avoir été placée au ciel par Junon, non comme étant la seule (pendant que les autres combattaient avec Hercule lorsqu'il détruisait l'Hydre), qui fut sortie du marais pour le piquer au pied, à ce que dit Panyasis dans son Héraclée. Hercule en colère l'écrasa sous son pied, et ce cancer fut honoré d'une place parmi les douze signes. Quelques-unes de ses étoiles sont nommées les ânes, mis au nombre des astres par Bacchus, et avec eux est aussi la crèche, dont voici qu'elle est l’histoire : lorsque les dieux combattaient contre les géants, Bacchus, Vulcain et les satyres montés sur des ânes partirent pour le combat. Ils n'étaient pas encore arrivés à la vue des géants, que les ânes se mirent à braire, avec un tel bruit que les géants s'enfuirent de peur. Service qui fut récompensé par l'honneur qu'on fit à ces ânes de les mettre au ciel. L'écrevisse a sur sa tête deux belles étoiles qui sont les ânes. L'amas nébuleux qu'on voit auprès est nommé la crèche auprès de laquelle ses ânes paraissent placés. Les pattes du côté droit ont chacune une étoile. Le côté gauche en a deux belles à la première patte, ainsi qu'à la seconde, à la troisième et à l'extrémité de la quatrième ; trois à la gueule et à la serre droite, et aussi deux grandes à la serre gauche ; en tout, 17.

El Cangrejo (Καρκίνος, lat. Cáncer).

Es constelación zodiacal. Se trata del cangrejo que apareció, como vimos en IV 7, por obra de Hera, como un atacante más de Hércules durante la lucha de éste 476 V III. Metamorfosis y Catasterismos con la Hidra, y mordió a Hércules en un pie, siendo aplastado por el pie de Hércules; fue catasterizado por Hera. En la cabeza del Cangrejo se encuentran unas estrellas que forman como una constelación aneja al Cangrejo, y que se llaman los Asnos (Ὅνοἰ, Asni) o el Pesebre (Φάτνη, Praesepe o Praesepium), para cuyo catasterismo hay dos historias diferentes: o son unos asnos que aparecieron y facilitaron a Baco, que montó en uno de ellos, el paso por una laguna que Baco tenía que atravesar cuando, vuelto loco por obra de Hera, se dirigía al oráculo de Dodona (habiendo Baco dado voz humana al asno que a él le llevó, que luego compite con Priapo en un certamen acerca de la longitud del miembro viril de ambos, saliendo vencedor el asno, al que mata Priapo; o, en schol. Germán. BP p. 71, Priapo mata a otro asno que Zeus pone en lugar de aquél), catasterizados luego por Baco; o son otros asnos que durante la Gigantomaquia sirvieron de montura a Baco, Hefesto y los Sátiros (Higino añade los Silenos, pluralización de Sileno que difícilmente puede distinguirse de los Sátiros, no siendo el propio Sileno sino un Sátiro más, aunque especialmente notorio), y que, al acercarse los Gigantes, rebuznaron con tanta fuerza, que los aterrorizaron y pusieron en fuga, y fueron por eso, juntamente con su pesebre, catasterizados por los dioses.

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Le Lion

Cette constellation est surtout remarquable entre toutes les plus belles. Le Lion semble avoir reçu cet honneur de Jupiter, parce qu'il est le roi des animaux. Quelques personnes disent qu'il fut celui contre qui Hercule exécuta le premier de ses travaux. Car avide de gloire, ce héros ne se servit pas d'armes pour le tuer, mais il l'étouffa dans ses bras. Pisandre de Rhodes dit qu'il prit ensuite la peau de l'animal, comme marque de sa victoire. C’est le lion qui fut ainsi tué par Hercule dans la forêt de Némée. Il s trois étoiles à la tête, deux à la poitrine, (dont l’une est Régulus), une brillante au pied droit, nue au milieu du ventre, une au-dessous, une au flanc, une au jarret postérieur, deux au cou, trois à l’épine, une au milieu de la queue, une à l’extrémité et une au ventre ; on voit sept autres étoiles obscures en triangle au-dessus de lui près de la queue ; on les appelle la chevelure de Bérénice Euergète (bienfaisante), en tout dix-neuf.

León (Λέων, Leo). Es el león de Nemea, estrangulado por Hércules en su primer trabajo, y catasterizado por Zeus, ya fuera en recuerdo del mismo, ya por ser el soberano de los cuadrúpedos.

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Le Cocher

C’est Erichthonius, fils de Vulcain et de la Terre. Jupiter, dit-on, voyant qu’il avait le premier attelé des chevaux à des chars, admira qu’il eût ainsi imité le char du soleil, car c’étaient des chevaux blancs. Il fut le premier qui fit une procession et un sacrifice dans la citadelle d’Athènes en l’honneur de Minerve. Euripide raconte sa naissance, en disant que Vulcain aimant Minerve, voulut en jouir. Elle le repoussa, préférant sa virginité, et se cacha dans un lieu de l’Attique qui fut pour cela nommé Héphaestion. Mais Vulcain dans l’espérance de la forcer, lui tendant des pièges, elle le frappa de sa lance, et le contraignit de se guérir de sa passion par un moyen sale et honteux, d’où naquit un enfant qu’on nomma Erichton, et qui, devenu grand, inventa les chars par lesquels il s’attira l’admiration universelle dans les combats. Il fut aussi le premier qui célébra les fêtes panathénées. Il eut pour conducteur de son char Héniochus, qui portait un petit bouclier et un triple panache sur sa tête, et de là vient le spectacle nommé apobate. On trouve dans cette constellation la chèvre et les chevreaux. Musée écrit que Jupiter, dès qu’il fut né, fut confié par Rhée à Thémis, qui le remit à Amalthée, et que celle-ci, qui avait une chèvre, la fit téter par l’enfant. Or cette chèvre était fille du Soleil, et tellement hideuse à voir, que les Titans ou géants, compagnons de Saturne, eurent peur d’elle, et prièrent la Terre de la cacher dans quelque autre de l’île de Crète ; la Terre la cacha donc et en donna le soin à Amalthéc, qui fit allaiter Jupiter par cette chèvre. L’enfant étant devenu grand et fort, et voulant faire la guerre aux géants, mais n’ayant pas d’armes, l’oracle lui conseilla de prendre pour bouclier la peau de la chèvre, tant elle était horrible à voir, parce que son dos présentait la tête de la Gorgone. Jupiter le fit, et semblant par cet artifice avoir doublé de force, il revêtit les os de la chèvre d’une autre peau, la ranima, la rendit immortelle, et la plaça, dit-on, au ciel parmi les astres. D’autres disent que ce cocher fut Myrtile, fils de Mercure. Il a une étoile à la tête, une à chaque épaule, celle de la gauche est brillante et se nomme la chèvre, une à chaque coude, une à la main droite, deux à la gauche, nommées les chevreaux ; en tout huit.

El Auriga ('Ηνίοχος, Auriga).

'El que tiene las riendas'. 'Conductor' o 'Cochero'. Es el catasterismo de Erictonio, el autóctono rey de Atenas, inventor de la cuadriga, y catasterizado por Zeus, que le admiraba por haber rivalizado con el Sol, el primer dios que usó de la cuadriga. En el hombro izquierdo del Auriga hay otro catasterismo, el de la Cabra y sus hijos los Cabritos (Αἴξ y Ἔριφοι, Capra o Capella y Haedi); nada se indica en especial de los Cabritos^ sí de la Cabra, que es la Cabra Amaltea, o la Cabra de Amaltea, que, con las diversas variantes que vimos en II 3, dio sus ubres a mamar al niño Zeus, y cuya piel, la égida, utilizó luego Zeus como protección corporal en la Titanomaquia; después Zeus la revistió de un nueva piel, la resucitó y, por último, la catasterizó. Para el Auriga hay otras identificaciones, al parecer muy aisladas: Mirtilo el cochero de Enómao (en Eratóstenes catast. 13, Higino II 13, Germán. Arat. 159 s., schol. Germán. BP p. 74, 2, schol. Arat. 161 y Aratus latinus p. 210 Maass), Tróquilo, Belerofontes, Cilas y Enómao en schol. Arat. 161, y, por último, Hipólito en Pausanias II 32, 1.

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Le Taureau

Le taureau fut mis au ciel pour avoir amené par mer Europe, de la Phénicie dans l’île de Crète, à ce que dit Euripide dans Phrixus, et que Jupiter leu récompensa par cet honneur. D’autres disent que ce bœuf est l’emblème d’Io, en faveur de laquelle Jupiter l’honora d’une place au ciel. Les étoiles nommées hyades occupent la partie antérieure de ce taureau, et à la section du dos est la pléiade où l’on compte sept étoiles, ce qui l’a fait nommer heptastère, septastre. On n’en voit pourtant que six, mais la septième est très obscure. Le taureau a sept étoiles à la partie antérieure de ce signe sort et monte par sa partie postérieure, et il détourne la tête. Il a une étoile à chacune de ses cornes, à la racine desquelles en est une autre. La plus éclatante est celle de la gauche. Il a une étoile à chaque œil, une aux naseaux, une à chaque épaule; on les nomme hyades. Le genou antérieur gauche porte une étoile, le cou deux, le dos trois, dont la dernière est brillante; le ventre une, et la poitrine une belle; en tout dix-huit.

El Toro (Tαῦρος, Taurus).

Es la forma de toro que Zeus asumió para raptar a Europa; o bien la vaca en que fue convertida lo. El testuz del Toro está rodeado por otra constelación, las Híades (Ὑάδες, lat. Hyádes, ‘Las Lluviosas', también llamadas en latín Suculae 'Cerditas', por confusión según Plinio n. h. II 106, XVIII 247), siete en total (llamadas Ambrosia, Eudora, Fesile, Corónide, Polixo, Feo y Dione según Higino II 21 y schol. Germán. BP p. 75, con atribución a Ferecides 3 F 90), consideradas como ninfas de Dodona y nodrizas de Baco, que huyendo de Licurgo entregaron el niño Baco a Ino y fueron catasterizadas por Zeus; o bien, en Ovidio Fast. V 165-182, siete hijas del Océano y de su esposa Tetis, y hermanas de un Hías o Hiante que murió devorado por una leona, y catasterizadas por sus padrés; esto también, si bien con variantes (león, jabalí o serpiente en vez de leona; las Híades mueren de pena por la muerte de su hermano; uno y otras son hijos de Atlas; hermanas de las Pléyades y sólo cinco las Híades; catasterizadas por Zeus; hijas de Cadmo), en Higino, schol. Germán. BH p. 75, y schol. Arat. 172 (v. también mi edición de las Metamorfosis de Ovidio, tomo II p. 210).

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Céphée

Cette constellation est mise la quatrième en rang. Le cercle arctique la contient depuis les pieds jusqu’à la poitrine. Le reste atteint jusqu’au milieu de l’intervalle de ce cercle au tropique d’été. C’était, dit Euripide, un roi d’Ethiopie, père d’Andromède qu’il exposa, dit-on, à un monstre. Mais Persée, fils de Jupiter, la sauva, et fut mis pour cela au nombre des astres par la protection de Minerve. Cette constellation a deux étoiles brillantes à la tête, une à chaque épaule, une à chaque main, une à chaque coude, trois obliques et obscures à la ceinture, une brillante au milieu du ventre, une au flanc droit, une au genou, et une au bout du pied ; en tout, quinze.

Cefeo (Κεφεύς, Cepheus).

El padre de Andrómeda, rey de los Etíopes, catasterizado por voluntad de Atenea, después del salvamento de Andrómeda por Perseo.

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Cassiopée

Sophocle, auteur tragique, dit dans sa tragédie d’Andromède, que Cassiopée disputa de beauté avec les Néréides, ce qui fit son malheur, car Neptune envoya un monstre qui ravagea la terre. C’est pourquoi Cassiopée est représentée assise devant ce monstre. Elle a une belle étoile à la tête, une obscure au coude droit, une à la main, une au genou, une au bout du pied, une obscure à la poitrine, une brillante à la cuisse gauche, une belle au genou, une sur le siège carré, une à chaque angle de son siège ; en tout, treize.

Casiopea (Κασσιέπεια, lat. Cassiepta, Cassiopta o Cassiopea).

La madre de Andrómeda, sentada en un trono sobre un cojín.

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Andromède.

Elle a été placée parmi les astres par la faveur de Minerve, en mémoire de ce qu’elle fut délivrée par Persée, du monstre auquel elle avait été exposée. C’est pourquoi elle ne voulut plus demeurer avec son père ni avec sa mère, mais elle partit courageusement pour Athènes avec Persée. C’est ce qu’Euripide raconte dans la tragédie qu’il en a composée. Elle a une étoile brillante à la tête, une à chaque épaule, deux au pied droit, une au gauche, une au coude droit, une belle au bout de la main, trois à la ceinture, quatre dessous, une brillante à chaque genou, une au pied droit, deux au gauche; en tout, vingt.

 Andrómeda (Ἀνδρομέδα, Andrómeda). La esposa de Perseo, por él salvada de ser devorada por el cetáceo. No quiso permanecer con sus padres y marchó a Argos con Perseo. Fue catasterizada por Atenea, y tiene las manos en cruz, como cuando fue expuesta al cetáceo.

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Le Cheval.

On ne voit que sa partie antérieure jusqu’au nombril. Aratus écrit qu’il est le même qui fit jaillir d’un coup de pied la fontaine dite pour cela Hippocrène. Quelques uns prétendent que c’est Pégase qui s’envola au ciel après la chute de Bellérophon, chose qui paraît incroyable à d’autres, parce que ce cheval n’a pas d’ailes. Euripide veut que ce soit Mélanippe, fille de Chiron, qui fut séduite par Éole, et qui, étant enceinte, s’enfuit dans les montagnes, où pendant qu’elle enfantait, elle fut trouvée par son père qui la cherchait. Surprise, elle pria de ne pas être reconnue, et elle fut changée en cavale. Sa piété et celle de son père la firent placer par Diane au nombre des étoiles, voilà pourquoi elle demeure toujours invisible au centaure, que l’on croit être Chiron. Sa partie postérieure ne paraît pas, pour que son sexe ne soit pas connu. Elle a deux étoiles obscures sur le front, une sur la tête, une à la mâchoire, une obscure à chaque oreille, quatre au cou, desquelles la plus proche de la tête est la plus brillante, une à l’épaule, une à la poitrine, une à l’épine, une belle au nombril, deux aux genoux de devant, une à chaque sabot ; en tout, dix-huit.

El Caballo (Ἵππος, Equus). Hay hasta tres versiones para este catasterismo. O es un caballo innominado que vivía en el monte Helicón y que con una coz de su pezuña hizo brotar la fuente Hipocrene (‘Fuente del Caballo': Ἵππου κρήνη, lat. Hippocrene, como Κωνσταντινού πóλις, lat. Constantinopólis, y Ἄρειος Πάγος, lat. Areopăgus); o es Pegaso, a quien Higino II 18 y schol. Arat. 208, entre otros textos, atribuyen la coz que hizo brotar la fuente Hipocrene, y que, tras la muerte de Belerofontes, habría volado al cielo (con los detalles que vimos en V 5 y en II 2), si bien esta identificación es considerada poco verosímil por Eratóstenes, por carecer de alas la figura de esta constelación; o, finalmente, no se trata de un caballo, sino de una yegua, y es el catasterismo de Hipe (o de Melanipe, variantes que vimos en V 5), también llamada Ocírroe, hija del Centauro Quirón, y que, seducida por Eolo, de quien tuvo una hija, Melanipe, y perseguida por su padre, habría sido catasterizada por Artemis, que la colocó en el cielo donde no pudiera verla su padre (el Centauro, núm. 40); y su figura no es visible más que hasta el ombligo, permaneciendo ocultas las partes posteriores para que no se sepa que es hembra.

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Le Bélier.

On croit que c’est celui qui porta Phrixus et Hellen au travers de la mer. Il était immortel, et il leur fut donné par leur mère Nephéle. Sa peau était dorée, suivant ce qu’ont dit Hésiode et Phérécyde, pendant qu’il les transportait sur cette mer étroite qu’on nomme l’Hellespont, il jeta Hellen dedans, et perdit une de ses cornes. Mais elle fut sauvée par Neptune qui, ayant eu ensuite commerce avec elle, en eut Paeon; il sauva Phrixus et le transporta au-delà du Pont-Euxin, chez AEëte, à qui il donna la peau d’or, qui fut mise dam le temple de Jupiter pour en conserver le souvenir. Il a une étoile sur la tête, trois aux naseaux, deux au cou, une belle au bout du pied de devant, quatre à l’épine, une à la queue, trois au ventre, une à la fesse, une au bout de chaque pied de derrière; en tout, 18.

El Carnero (Κριός, Aries). Constelación zodiacal. Es el carnero de piel de oro que llevó a Frixo a la Cólquide, y que, desollado por Frixo después de sacrificárselo a Zeus y para dejar a Eetes el vellocino de oro (o, en Eratóstenes 19 e Higino II 20, habiéndose el propio carnero despojado del vellocino regalándoselo a Frixo), emigró al cielo, donde fue catasterizado (en Higino, por la madre de Frixo y Hele, Néfele o Nube, que otorgó a Aries, como tal constelación, el tiempo del año en que se siembra el trigo, en recuerdo de la siembra de semillas tostadas hecha por Ino y que dio lugar a que Néfele proporcionara a sus hijos el carnero de oro, si bien esto no parece tener sentido como tiempo de la siembra, sino sólo como inicio del curso zodiacal anual del Sol, aquí identificado con el comienzo del año agrícola). Aries es constelación de poco brillo precisamente por carecer del vellocino de oro, que quedó en la Cólquide y fue después llevado a Grecia por los Argonautas.

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Le Triangle.

Cette constellation est au-dessus du bélier, et on la dit un peu plus obscure. Elle a la forme de la première lettre du mot que Mercure lui a donnée quand il a figuré les astres. Il y a des gens qui disent que ce triangle céleste représente la forme de l’Egypte (basse) embrassée, défendue, et fertilisée tout à la fois par le Nil. Il a trois étoiles brillantes à ses angles.

El Triángulo (Δελτωτόν, Deltoton, Triangulum). Está por encima de la cabeza de Aries; en vista del poco brillo de Aries, Hermes colocó encima unas estrellas que compensasen tal oscuridad, a las que dio la forma de la primera letra del nombre (en genitivo: Διός) de Zeus, es decir, de la letra delta. Otra versión indica que se trata de la figura geográfica de Egipto, circundada, en forma de delta o triángulo, por el Nilo: el delta del Nilo, pues, aunque con no poca imprecisión geográfica.

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Les Poissons.

Ce sont les petits du grand poisson dont nous donnerons l’histoire quand nous en serons à lui. Ils sont dans différents hémisphères. L’un est boréal, l’autre austral. Ils ont un lien qui commence au pied antérieur du bélier. Le poisson boréal a douze étoiles, et l’austral quinze. La bande qui les lie en a trois dans sa partie boréale, trois dans l’australe, et trois vers l’orient; en tout, poissons et lien, 39.

Los Peces ('Ιχθύες, Pisces; está en nominativo de plural, y es una injustificada deformación llamar Piscis, en singular, a este catasterismo zodiacal, que, por otra parte, en modo alguno puede confundirse con el verdadero Piscis en singular, que es el núm. 38 y no es ya zodiacal). Son dos nietos (en Eratóstenes 21 y 38, schol. Germán. BP 81, 13, schol. Arat. 386 y schol. Germán. Sangerman. 176, 17) o hijos (en Higino II 30 y II 41) o descendientes (sin mayor especificación: así en schol. Arat. 239, schol. Germán. BP 99, 2) del Pez (núm. 38) llamado Grande (así en todos los textos indicados menos en Higino II 41, que le llama el Pez Notio, esto es, el Pez del Sur). Ahora bien, existen diversas variantes y gran número de detalles, que relacionan este catasterismo de los Peces con Venus, con la Tifonomaquia y con el mito oriental de la «diosa Siria» o Dérceto, variantes y detalles que sistematizaremos en los siguientes seis apartados:

 A) Dérceto (Atárgatis en Plinio n. h. V 81 y en Estrabón XVI 4, 27, 785), madre de la reina Semíramis, se arroja al lago de Ascalón y se transforma en pez (con cabeza de mujer en Diodoro II 4, 2): Diodoro II 4, 3, y Tzetzes Chil. IX 506 s. (en el lago de Miris). En Janto 765 F 17 Atárgatis se arroja, al lago de Ascalón, con su hijo Pez, y es devorada por los peces. En Luciano de dea Syria 14 Dérceto tiene en Fenicia una estatua en que es mujer hasta los muslos y cola de pez desde los muslos hasta los extremos de los pies (siendo, con Eurínome, las dos únicas divinidades femeninas terminadas en cola de pez de que haya noticia en la mitología clásica, y sin que haya la menor constancia de que hayan podido influir en la figura híbrida de mujer-pez que, sólo desde el Líber monstrorum, se popularizó para las Sirenas en las Edades Media, Moderna y Contemporánea), mientras que en Hierápolis es enteramente mujer; y se abstienen (al parecer los sirios en general) de tocar a los peces por tener Dérceto forma de pez (hay muchos otros datos, en los más diversos textos, sobre reverencia oriental a los peces en general, pero ya sin referencia alguna a Dérceto ni a la constelación de los Peces).

 B) El pez grande (en Eratóstenes) o del sur (en Higino) salva a Dérceto («la diosa Siria» en Eratóstenes 38 y, aunque sin llamarla Dérceto, en schol. Germán. 82, 1; 145, 13; 176, 20; 98, 18; y 99, 1), caída en una laguna junto a Bámbice (Hierápolis, junto al Eufrates): Eratóstenes 38 (Ctesias 688 F 1 e |3 p. 424; cf. Atenágoras legat. 30, 1, y anonym. Paradoxogr. Westermann p. 213) y schol. Germán. 98, 17. Dérceto es hija de Afrodita en schol. Arat. 239 (donde cae al mar y la salvan los descendientes del pez grande; pero los manuscritos no tienen Δερκετώ, sino Δερκήν) y (implicado que se trate de Dérceto, pero llamándola siempre dea Syria) en schol. Germán. 99, 3 y 176, 21; y Dérceto es Venus misma en schol. Germán. 145, 13. Los Peces (de los cuales uno es boreal y el otro austral, estando en direcciones opuestas y unidos por una cinta o atadura que se prolonga hasta la pata delantera más avanzada del Carnero) son, como dijimos arriba, nietos, o hijos, o descendientes, del Pez grande. Por haber salvado a Dérceto el Pez grande son catasterizados tanto él como sus nietos o hijos o descendientes en Eratóstenes 38 y en schol. Germán. 99, 2; sólo del Pez grande se indica esa causa de catasterización en schol. Germán. 176, 9 y 21 (y sólo de los nietos del Pez grande, y sólo por haber sacado a la orilla el huevo del que sale la dea Syria, en schol. Germán. 82, 7 y 146, 2). En Higino astron. II 41 (también Ctesias 688 F 1 e |3) es a Isis a quien salva el Pez del Sur, y por ello son catasterizados él y sus hijos.

 C) Venus y Cupido, huyendo de Tifoeo, se precipitan en el Eufrates y toman la figura de peces (o bien sólo Venus toma la figura de un pez: es dudoso el texto de Higino astron. II 30 Diogneto 120 F 2, cf. Knaack en RE V 785 núm. 15; y cabe entenderlo incluso como transformación sólo de Venus, pero en dos peces ella sola, según veremos que parece dar a entender Manilio). O bien madre e hijo montan sobre sendos peces: Ovidio Fast. II 459474, y Myth. Vat. III 15, 12.

 D) Un huevo cae del cielo al Eufrates (la caída sólo en Higino), y, llevado a la orilla por unos peces y empollado por palomas (en Higino; por una paloma en schol. Germán.), de él sale Venus («la diosa Siria»), a petición de la cual son catasterizados los dos peces: Higino fab. 197, schol. Germán. 81, 20 y 145, 9 (Nigidio fr. 100 Sw.), Ampelio II 12, y Dosíteo IV p. 175 Rose; cf. Amobio I 36. E) Venus sola, para esconderse de Tifoeo, se transforma en un pez (Ovidio Met. V 331, Lactancio Plácido narrationes fabularum V 5, Myth. Vat. I 86; y, habiéndose arrojado antes a las «ondas babilonias», en Manilio IV 579 s.; impreciso Manilio IV 800 s.), o bien en los dos peces (sólo en Manilio II 33, pero no es seguro: «que fueron trasladados al cielo... los Peces por la transformación de Citereide»: lo mismo puede ser la transformación de Venus en un pez, y de Cupido, no mencionado aquí, en otro, que de Venus en los dos Peces). Para la transformación de los dioses en animales con objeto de escapar a Tifoeo, que vimos narrada con precisión por Ovidio (supra § 1), y que está igualmente en los citados pasajes de Lactancio Plácido y de Myth. Vat., son también interesantes otros textos: schol. Germán, pp. 87-89 y 156-158, que dicen que la transformación se operó por los dioses siguiendo el consejo de Pan (así también en Higino fab. 196), pero sin precisar en qué animales se transformaron, salvo el propio Pan, de quien dicen que se transformó en cabra; Apolodoro I 6, 3, que tampoco precisa en qué animales; Luciano de sacrif. 14, que no menciona el pez, y habla de la conversión en macho cabrío, carnero, pájaro y fiera, pero sin decir qué dios se convirtió en cada uno de esos animales; Higino astron. II 28, que lo precisa de varios de ellos, y en especial da para Pan la figura híbrida, de macho cabrío terminado en cola de pez, del Capricorno; Porfirio de abstin. III 16 (Píndaro fr. 91), que tampoco precisa en qué animales se convirtieron los dioses; y Antonino Liberal 28, que sí lo detalla, en coincidencia parcial con Ovidio Met. V 326-331, pero sin mencionar a Venus (ni a Pan), y para quien fue Ares el que tomó la forma de escamoso pez.

 F) El más septentrional del grupo de los dos Peces puede tener cabeza de golondrina según schol. Arat. 242.

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Persée.

On dit de Persée, que c’est à sa naissance illustre qu’il doit sa place au ciel. Car Jupiter, changé en pluie d’or, l’ayant eu de Danaé, Polydecte l’envoya contre les Gorgones. Mercure lui mit un casque, et lui attacha aux talons des ailes par le moyen desquelles il traversa les airs. Il reçut aussi de Vulcain un croc de diamant, comme dit Eschyle, dans les Phorcydes, vieilles gardiennes des Gorgones. Elles n’avaient entre elles toutes qu’un seul œil, qu’elles se prêtaient tour à tour pour veiller chacune à son tour. Pendant qu’elles se le passaient, Persée le prit et le jeta dans le marais Tritonis ; puis, pendant que les Gorgones dormaient, il alla couper la tête à Méduse, et il la donna à Minerve, qui la mit sur son sein, et plaça Persée au ciel, où on le voit tenant la tête de la Gorgone. Persée a une étoile sur la tête, une brillante à chaque épaule, une brillante à l’extrémité de la main droite, une au coude, une à l’extrémité de la main gauche, de laquelle il parait tenir la tête de la Gorgone. Mais la tête et le cimeterre courbé se voient nébuleux. Une au ventre, une brillante à la cuisse droite, une à chaque genou, une aux grèves, une obscure à chaque pied, trois à la chevelure de la Gorgone. La tête et le croc paraissent sans étoiles, mais on croit les apercevoir à un amas nébuleux ; en tout, 38.

Perseo (Περσεύς, Perseus). Es el glorioso hijo de Zeus y Dánae, catasterizado por sus hazañas y por lo extraordinario del modo como fue engendrado.

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La Pléiade.

Sur la section du taureau nommée Iombe, est la Pléiade composée de sept étoiles. On dit qu’elles étaient filles d’Atlas, on les appelle Septastre, quoiqu’on n’en voie que six et non sept. La raison qu’on en apporte, est que les six se sont livrées aux dieux, et que la dernière est morte. Trois ont eu commerce avec Jupiter ; Electre, de laquelle est né Dardanus, Maïa de qui est issu Mercure, et Taygéte mère de Lacédémon. Deux se sont données à Neptune, Alcyone mère d’Yriée, Celoeuo mère de Leucus ; Stérope s’abandonna à Mars, dit-on, et en eut Oenomaüs. Mais Mérope s’étant laissée aller à Sisyphe, simple mortel, en est restée invisible. Elles sont toujours fort célèbres chez les hommes, et elles annoncent la température. Elles sont très bien situées, et en forme de triangle, selon Hipparque.

Las Pléyades (ΠλειάδεςPleiasPleíădesVergiliae). En griego se usa también el singular colectivo, la Pléyade (Πλειάς). Son las siete hijas de Atlas y de Pleíone, de las cuales hay una invisible, a saber, Mérope, por ser la única que se casó con un mortal, Sísifo. Las otras seis tuvieron uniones amorosas con dioses: tres de ellas con Zeus, a saber, Electra (madre de Dárdano), Maya (madre de Hermes) y Taígete (madre de Lacedemon); dos con Posidón, a saber, Alcíone (madre de Hirieo) y Celeno (madre de Lico), y una con Ares, Estérope (madre de Enómao). Perseguidas, juntamente con su madre, por Orión, que quería violarlas, durante cinco años (en schol. Arat. 254; durante siete años en Higino astron. II 21), se libraron de caer en su poder suplicando ayuda a los dioses, que las transformaron en palomas (que es lo que sugiere su nombre en griego, pero sólo en el citado escolio a

Arato); por último Zeus las catasterizó, colocándolas en la cola del Toro (schol. Arat. e Higino astron. II 21; este último añade que en el cielo Orión parece perseguirlas todavía cuando ellas se ponen por Occidente)

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 La Lyre.

Cette constellation est nouvellement mise an nombre des autres, mais c’est la lyre des Muses. Mercure l’a faite de la tortue et des cordes tirées des bœuf d’Apollon, elle en a eu sept d’après les Atlantes. Apollon la reçut, et la donna à Orphée pour accompagner ses chants, à ce fils de Calliope, l’une des Muses, lequel a donné des noms aux neuf Muses, et perfectionna tellement la musique parmi les humains, qu’on disait qu’il rendait les bêtes et les rochers sensibles à ses accords. Mais Orphée ne rendait aucun culte à Bacchus. Il n’adorait que le seul Dieu suprême, sous le nom d’Apollon, et souvent, se levant la nuit, il allait s’asseoir sur le mont Pangée, pour y attendre le lever du soleil, et le saluer le premier par ses sons mélodieux. Eschyle raconte que Bacchus irrité envoya les Bassarides pour le déchirer. Mais les Muses rassemblèrent ses membres épars, et les enterrèrent dans la terre des Libéthres; et, avec la permission de Jupiter, elles mirent sa lyre au ciel. Son coucher sert d’annonce, parce qu’il se fait en un temps réglé suivant la saison. Elle a une étoile à chaque corde, une à chaque courbure, et une aussi à l’extrémité, une à chaque épaule, une à la traverse, et une blanche et brillante au pied; en tout, 9.

La Lira (Λύρα, Lyra). Es la lira de las Musas, construida por Hermes y dada por éste a Apolo como vimos en II 5 I. Tenía entonces siete cuerdas, por el número de las Pléyades, entre las que se encontraba la madre de Hermes. Posteriormente Apolo se la dio a Orfeo, hijo de la Musa Calíope, el cual le puso nueve cuerdas. Al ser despedazado Orfeo por las bacantes de Tracia, las Musas enterraron sus miembros, y, no sabiendo qué hacer con su lira, pidieron a Zeus que la catasterizase: así en Eratóstenes 24; en schol. Arat. 269 es Museo, a quien las Musas dan la lira de Orfeo, el que pide a Zeus que la catasterice; en Higino astron. II 7 es Apolo el que pide esto a Zeus, por haber Orfeo honrado y ensalzado especialmente a Apolo; esto último está también, como vimos en II 5 F, en Eratóstenes 24, que indica que Orfeo consideraba al Sol el más grande de los dioses y lo llamaba Apolo, y que fue por eso por lo que Baco, irritado, envió contra él a las bacantes; en Higino esto último fue por haberse Orfeo olvidado de nombrar a Baco cuando ensalzaba a los hijos de los dioses; en todos los casos Zeus catasteriza la lira (cf. Luciano adv. indoct. 11).

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Le Cygne.

C’est ce grand oiseau que l’on assimile au cygne. On dit que Jupiter en prit la forme pour plaire à Némésis qu’il aimait, parce qu’elle prenait toutes sortes de formes pour lui échapper, et qu’elle se changea même en cygne, c’est ce qui la livra à son séducteur qui vola jusqu’à Rhamnus dans l’Attique pour en triompher. Elle mit au monde un œuf d’où est sortie Hélène, selon le poète Cratès ; mais Jupiter s’envola avec elle au ciel sous la forme de cygne l’un et l’autre et l’y fixa sous cette forme. Elle a une étoile brillante sur la tête, une belle au cou, cinq à l’aile droite, quatre au corps, une qui est la plus grande à sa partie postérieure ; en tout, douze.

El Cisne (Κúκνος, Cygnus). Es la forma de cisne que tomó Zeus para unirse a Némesis y engendrar a Helena, y aparece volando porque volando, y en figura de cisne todavía, es como regresó Zeus al cielo.

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Le Verseau.

Le verseau paraît avoir été ainsi nommé, d’après la manière dont on le représente, car il tient un vase à vin, et en verse beaucoup de liquide Quelques-uns veulent que ce soit Ganymède, parce qu’il a l’air de verser du vin, ils en attestent le poète qui dit que Ganymède à cause de sa beauté qui le rendait digne de vivre avec les dieux, fut enlevé pour servir d’échanson à Jupiter, et qu’il en reçut l’immortalité alors inconnue aux hommes. La liqueur qu’il verse est, dit-on, le nectar, boisson des dieux, et marque certaine de ce breuvage. Il a deux étoiles obscures à la tête, une à chaque épaule, l’une et l’autre grandes, une à chaque coude, une brillante à l’extrémité de la main, une à chaque mamelle, une autre au-dessous de chacune, une au flanc gauche, une à chaque genou, jambe droite, une à chaque pied; en tout, dix-sept. L’effusion de l’eau est du côté gauche ayant 32 étoiles, qui sont claires, les autres obscures.

Acuario ('Υδροχόος, Aquarius, Amphora). La identificación es con Ganimedes, a pesar del nombre; Ganimedes escancia el vino de los dioses, esto es, el néctar, y en cambio el nombre de este catasterismo menciona sólo el agua como líquido que vierte la figura en él representada. No parece haber intento alguno de conciliación; podría tratarse de agua para mezclar con el vino o el néctar, pero nadie lo dice. Por otra parte schol. Germán. BP p. 85, y Sangerm. p. 153 explican el nombre Acuario, independientemente de la identificación con Ganimedes, como indicador de las lluvias que suelen menudear en el mes al que corresponde este signo zodiacal.

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Pan.

Le capricorne ressemble à Egipan son père, il a des jambes de bouc et des cornes sur la tête. Cet honneur lui fut accordé, parce qu’il avait été nourri avec Jupiter, selon ce qu’écrit Épimenide dans son histoire de Crète, car il était avec Jupiter sur le mont Ida, quand Jupiter partit pour la guerre contre les Titans. Il paraît avoir trouvé la conque, par le son de laquelle il encouragea ses compagnons. Jupiter étant devenu souverain le plaça au ciel avec la chèvre sa mère, mais à cause de la conque marine il a une marque de poisson. Il a une étoile brillante à chaque corne, deux sur la tête, trois au cou, deux à la poitrine, une au pied de devant, sept à l’épine, cinq au ventre, deux belles à la queue ; en tout, vingt-quatre.

Capricornio (Αἰγόκερως, Πάν, Capricornus, Caper, Pan; Capricornius no existe en latín. Es un hijo de Egipán (Pan transformado en cabra, v. infra); se crió juntamente con Zeus y ayudó a éste en la Titanomaquia, proporcionándole una concha de caracol, por él inventada, que al sonar provocó la huida de los Titanes; se le identifica también con el propio Pan considerándose que la huida de los Titanes fue el primer terror pánico. Su madre, en la primera identificación, es la Cabra (que vimos en el núm. 13; y en cuanto a su figura, mientras su parte superior es caprina y con cuernos, la inferior o posterior termina en cola de pez en recuerdo del invento de la concha de caracol marino; o, en Higino II 28, porque esa figura híbrida es la que tomó Pan para escapar de Tifoeo. 

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Le Sagittaire.

Le sagittaire, que plusieurs disent être le centaure, et d’autres, non, parce qu’on ne voit pas qu’il ait quatre jambes, mais qu’il paraît debout, et tendant son arc, tandis qu’aucun centaure ne s’est jamais servi de l’arc : celui-ci a des jambes de cheval et une queue comme les satyres. Ce qui fait qu’on le regarde comme fabuleux. On croit plutôt qu’il est Crotus fils d’Euphème, nourricier des muses. Celui-ci demeurait sur le mont Hélicon où il vécut longtemps. Ayant inventé l’art de décocher des flèches, les muses le nourrirent dans les bois, dit Sosithée. Vivant avec les muses, et les entendant, il applaudissait à leurs chants ; d’autres hommes joignirent leurs voix à la sienne, et les muses voulant satisfaire son désir, prièrent Jupiter de le mettre parmi les astres comme digne d’y être. Il y fut mis dans l’attitude d’exercer l’art de tirer de l’arc, et qu’il garda chez les hommes, car on le voit de la terre et de la mer, et ceux qui le représentent en centaure se trompent. Il a deux étoiles à la tête, deux à son arc, deux à la pointe de la flèche, une au coude droit, une au bout de la main, une belle au ventre, deux à l’épine, une à la queue, une au genou de devant, une à la corne du pied, 14 en tout. Les sept autres étoiles sont à la cuisse, semblables aux postérieures, toutes ne se montrant pas bien visibles.

Sagitario (Τοζότης, Sagittarius). Tiene figura de centauro, ya sea con cuatro patas de caballo y dos brazos y cabeza de hombre, ya con dos patas y cola de caballo y el resto de hombre, pero en todo caso disparando un arco. Eratóstenes se inclina a la opinión de los que niegan que sea centauro y lo identifican con Croto, hijo de Eufeme, nodriza de las Musas, e inventor tanto del arte de disparar flechas como del aplauso con las manos (Croto = ‘Aplauso’); añade que fueron las Musas, complacidas de que con el aplauso mostrara él su admiración por los cantos de ellas, las que pidieron a Zeus que lo catasterizara. El motivo por el que se niega que sea un centauro (tanto en Eratóstenes 28 como en schol. Germán, pp. 89 y 158, y en Higino II 27) es el de que, según los que lo niegan, ningún centauro ha hecho uso de arco y flechas. Pero el porqué de al menos las dos patas de caballo queda sin explicar salvo en Higino, que dice que fue en recuerdo de la afición de Croto a cabalgar, añadiendo que la cola de sátiro se la puso también Zeus al catasterizarlo porque era tan querido de Baco como de las Musas. 

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 L’Arc.

C’est l’arme avec laquelle on dit qu’Apollon tua les Cyclopes qui avoient forgé la foudre de Jupiter par laquelle Esculape avait péri. Apollon la cacha ensuite dans les régions hyperboréennes, où est un temple de plusieurs ailes ; on dit aussi qu’elle lui fut portée lorsque Jupiter l’excusa de meurtre, et le délivra de la servitude où il était chez Admète. Euripide en fit mention dans son Alcestide. Cette flèche parait avoir été transportée au travers des airs avec la moissonneuse Cérès. Elle était fort grande, dit Héraclide de Pont, dans son livre de la Justice, et Apollon la mit au ciel, comme monument de son combat. Elle a quatre étoiles, une à la pointe, une obscure au milieu, deux à l’autre bout, dont l’une est plus apparente que l’autre ; en tout, 4.

Saeta (Τόζόν, Βέλος, Sagitta). Es la flecha con la que Apolo mató a los Cíclopes productores del rayo, en venganza por la fulminación de su hijo Asclepio por Zeus. La flecha la escondió después en el país de los Hiperbóreos; y cuando, después de haber servido Apolo a Admeto, Zeus consideró suficientemente expiado su delito, la flecha volvió por los aires, acompañada de sazonados frutos, y fue catasterizada por el propio Apolo.

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L’Aigle.

C’est l’oiseau qui â transporté Ganymède au ciel, et l’a donné à Jupiter pour lui verser à boire. Mais on dit que les Dieux s’étant partagé les oiseaux, Jupiter prit l’aigle pour lui, et le mit par là au ciel. Il est le seul qui vole contre le soleil, sans en être ébloui, et il est le roi des oiseaux. Il est représenté volant, et les ailes étendues. Aglaosthène dit dans ses Naxiaques, que Jupiter, que l’on cherchait pendant qu’il était élevé dans l’île de Crète, en fut enlevé par l’aigle, qui le porta à Naxos. Jupiter, devenu grand, devint aussi roi, étant parti de Naxos avec son aigle, pour faire la guerre aux Titans, et l’aigle lui ayant été ainsi de bon augure, il se le consacra et le plaça parmi les astres. Telle est la cause de l’honneur qu’il lui fit. Quatre étoiles, dont celle du milieu est brillante.

Águila (Ἀετός, Aquῐla). Es el águila que raptó a Ganimedes llevándolo al cielo, catasterizada por ser la soberana de las aves y la única que vuela de cara a los rayos del sol sin doblegarse; o, según Aglaóstenes, por haberse mostrado a Zeus cuando éste, disponiéndose a empezar la Titanomaquia, estaba celebrando un sacrificio. O fue el águila el ave que cayó en suerte a Zeus (o, en Higino II 16, que éste eligió para sí) al repartirse los dioses las aves.

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Le Dauphin.

On dit qu’il fut mis au nombre des astres, parce que Neptune voulant épouser Amphitrite, elle se réfugia par pudeur chez Adas, pour conserver sa virginité. Les Néréides la tenant cachée parmi elles, Neptune envoya entre autres galants le dauphin pour la chercher. Il la trouva dans les îles atlantiques et l’amena à Neptune qui, l’ayant épousée, rendit à ce dauphin de grands honneurs sur mer, se le consacra, et mit son image au ciel. Ceux qui veulent plaire à Neptune, prétendent que c’est lui qui est représenté tenant par reconnaissance un dauphin à la main. C’est ce qu’Artémidore écrit dans les élégies qu’il a écrites sur l’amour. Le dauphin a une étoile à la bouche, deux au cou, trois aux nageoires du ventre, une au dos, deux la queue ; en tout, 9. On dit que cet animal aime la musique, parce que le nombre des étoiles de sa constellation égale celui des Muses.

Delfín (Δελφίν, Délphin o Delphῐnus). Es el delfín que, habiéndose escondido Anfitrite en las islas de Atlas para escapar a la pretensión de Posidón de casarse con ella, la encontró y se la trajo a Posidón, celebrándose la boda, y honrando en lo sucesivo Posidón al delfín de manera extraordinaria, ya en el mar, y por último catasterizándolo.

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Orion.

Hésiode dit qu’il était fils de Neptune et d’Euryale fille de Minos, et qu’il avait le don de marcher sur la mer comme sur terre. Étant allé à Chio, il abusa de Mérope, fille d’Oenopion, pendant qu’il était ivre. Oenopion irrité lui arracha les yeux et le chassa de l’île. Orion errant alla trouver à Lemnos Vulcain, qui lui donna par pitié un de ses esclaves, nommé Endalion, pour le conduire. Orion le prit sur ses épaules, pour qu’il pût mieux voir sa route. Allant ainsi vers l’orient, il rencontra le soleil qui lui rendit la vue. Alors il retourna sur ses pas pour se venger d’Oenopion, que ses gens cachèrent sous terre. Désespérant de le trouver, il alla en Crète, et se livra au plaisir de la chasse. Avec lui étaient Diane et Latone. Ilse promettait de détruire toutes les bêtes féroces, et la terre indignée envoya contre lui un gros scorpion qui, l’ayant piqué, le fit mourir ; mais Jupiter, à la prière de Diane et de Latone, le plaça au ciel à cause de son courage, avec le scorpion en mémoire de cet événement. Quelques-uns disent qu’Orion, dans sa jeunesse, avait aimé Diane, qui l’en punit par le moyen du scorpion, par lequel elle le fit piquer, mais que les dieux, par commisération, le mirent au ciel avec cet animal, comme monument de ce genre de mort. Orion a trois étoiles obscures à la tête, une claire à chaque épaule, une au coude droit, une à la main droite, trois à la ceinture, trois obscures à son épée, une claire à chaque genou, et une claire également à chaque pied ; en tout, 17.

Orión (Ὸρίων, Orion). Hijo de Posidón y de Euríale, hija de Minos; Posidón le otorgó el don de andar sobre las aguas como sobre tierra. Orion marcha a Quíos, viola allí a Mérope, hija de Enopión (que lo es de Baco y Ariadna: Apolodoro epit. I 9, schol. Ap. Rh. III 997, etc.), y éste lo castiga cegándolo. Orión marcha ciego a Lemnos, donde Hefesto le proporciona como lazarillo a un individuo llamado Cedalión, a quien Orión lleva sobre los hombros para que le guíe. Posteriormente Orión se encamina al Oriente, donde el Sol le devuelve la vista; tras de lo cual vuelve a Quíos para vengarse de Enopión, pero no lo consigue porque a éste sus súbditos lo esconden bajo tierra. Por último marcha Orión a Creta, donde, como ya vimos en el número 7, se dedica intensamente a la caza, en compañía de Ártemis y de Latona, y promete que acabará con todo animal terrestre, por lo que la Tierra hace surgir el escorpión gigantesco que clava el aguijón en Orión matándolo; y Zeus catasteriza a Orión a petición de las dos diosas, y también al escorpión en recuerdo de lo sucedido entre ambos. O bien Orión intenta violar a Ártemis, y es ésta la que hace brotar el escorpión que le da muerte, y los dioses catasterizan a ambos. Hay también otra genealogía de Orión, en Ovidio Fast. V 493- 544, schol. Germán. BP p. 93 (que la atribuye a Hesíodo = fr. 148 b M.-W.; también la anterior historia está atribuida a Hesíodo por Eratóstenes 32 y schol. Arat. 322 = fr. 148 a M.-W.) y en Higino II 34: un individuo de Tebas (llamado Catreo, con variantes, en Higino, Caubrisa en schol. Germán., Hirieo en Ovidio Fast. V 499 y 535 y en schol. II. XVIII 486, Eneo en schol. OcL. V 121; corrupto el nombre, dos veces, en Higino fab. 195) recibe hospitalariamente a los dioses Júpiter, Neptuno y Mercurio (Higino omite a Neptuno), quienes, en premio de su hospitalidad, le prometen otorgarle lo que les pida; les pide él ser padre; ellos le mandan que sacrifique un buey y que lo desuelle (o que desuelle un buey que por propia iniciativa había matado Hirieo para ofrecérselo a sus huéspedes); en la piel del animal orinan los tres dioses, mandando a Hirieo a continuación que entierre aquel cuero: así lo hace Hirieo (o los propios dioses), y a los nueve meses (decem menses, como siempre, en Ovidio v. 534) nace un niño al que Hirieo pone el nombre de Orión (Urión en Higino II 34 y en schol. II.) en recuerdo de la orina (οὖρον, urina) que lo engendró. En schol. Germán. Sangerm. p. 164 es Orión el que sacrifica el buey a los tres dioses, en expiación de un delito (no dice cuál) cometido contra un muchacho, y luego se ordena a Orión que se revista con la piel del buey y beba su orina. En Ovidio vv. 541-544 Orión defiende a Latona del escorpión que había hecho surgir la Tierra, y es Latona la que, agradecida, catasteriza a Orión.

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Le Chien.

On dit qu’il fut donné pour gardien à Europe, avec le dragon. Minos les prit, et les donna à Procris, par qui il avait été guéri. Céphale, mari de Procris, les eut ensuite, et mena le chien à Thèbes contre un renard, que l’oracle avait dit ne pouvoir être tué par personne. C’est pourquoi Jupiter métamorphosa ce renard en pierre, et jugea le chien digne d’être mis au ciel. D’autres disent que c’était le chien d’Orion, et qu’il accompagnait son maître à la chasse, les chiens combattant avec les chasseurs contre les bêtes farouches, et qu’ensuite il fut placé au ciel avec Orion ; ce qui est assez vraisemblable, d’après tout ce que nous avons dit d’Orion. Ce chien a une étoile nommée Isis à la tête, une grande et brillante nommée Sirius à la langue, (c’est ainsi que les astronomes nomment les étoiles étincelantes), une obscure à chaque épaule, deux à la poitrine, deux à l’échine, trois au pied de devant, deux au ventre, un à la hanche gauche, une au bout du pied, une sur le pied droit, quatre à la queue ; en tout, 20.

El Perro (Κύων, Canis, Canicŭla). Es el Can mayor (Κύων ὀ μέγας, Canis maior o, paradójicamente, Canicŭla, esto es, ‘la Perrita') o la Canícula, identificado como el perro Lélape, regalado por Zeus a Europa, y que sucesivamente pasó de ésta a su hijo Minos, de Minos a Procris, y de Procris a Céfalo, y que fue petrificado y posteriormente catasterizado por Zeus durante su persecución de la zorra de Teumeso, como vimos en III 7. Hay variantes: el perro de Orión, y, sobre todo, la perra Mera (que explicaría el femenino Canícula), de Erígone y de su padre Icario, y que hemos visto en el número 8 (v. también Ovidio Fast. IV 939 s., V 723, schol. Ap. Rh. II 517, schol. II. XXII 29); pero ambos suelen también, alternativamente entre ellos, identificarse con el Procion del número 42. A este catasterismo del Perro (núm. 33) es común llamarlo también Sirio (Σείριος, Sirius), que es el nombre de su estrella más brillante (que lo es también de todas las del cielo). 

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Le Lièvre.

Il fut découvert et lancé par le chien dans une chasse, et à cause de sa légèreté, Mercure le mit, dit-on, au ciel. Il parait être le seul des quadrupèdes qui fasse beaucoup de petits à la fois, produisant les uns, et gardant les autres dans son ventre, à ce que dit le philosophe Aristote, dans son Traité des Animaux. Le lièvre a une étoile à chaque oreille, trois au corps, dont celle de l’échine est brillante, et une à chaque pied de derrière ; en tout, 7.

 Liebre (Λαγωός, Lepus). Es una liebre que huye del perro de Orión que intenta cazarla (así sólo en Higino II 33); fue catasterizada por Hermes en atención a su velocidad en la carrera y también a su extraordinaria fecundidad, a la que se adscribe la propiedad de parir unas crías y retener en el vientre a otras (Eratóstenes catast. 34, schol. Arat. 338, schol. Germán. Sangerman. p. 170).

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Argo.

On dit que ce navire est redevable à Minerve d’avoir été mis au nombre des astres. C’est le premier navire qui ait été construit par les anciens. On dit qu’il parla, et qu’il traversa le premier la mer, sur laquelle jusqu’alors on n’avait pas su naviguer, et pour en rendre témoignage à la postérité, on mit au ciel son image, non toute entière, mais seulement les poignées du gouvernail jusqu’au mât, avec les rames, afin que les nautoniers en le voyant s’encouragent à la manœuvre, et pour immortaliser sa place parmi les dieux. Le navire Argo a quatre étoiles à la poupe, cinq à un gouvernail, et quatre à l’autre, trois au haut du mât, cinq sur le pont, six proches les unes des autres aux câbles ; en tout, 27.

Argo (Ἀργώ, Argo). Es la nave de los Argonautas, catasterizada por Atenea, si bien su figura no está entera, sino sólo del timón al mástil.

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La Baleine.

Fut, dit-on, lancée par Neptune, contre Cassiopée, qui disputait de beauté avec les Néréides. Persée tua ce monstre, qui fut transporté au ciel pour conserver la mémoire de cette grande action, rapportée par Sophocle dans sa tragédie d’Andromède. Cette baleine a deux étoiles obscures à la queue, cinq depuis la queue jusqu’à la bosse du flanc, six sous le ventre ; en tout, 15.

Cetáceo (Κητoς, Cetus). Es el monstruo marino enviado por Posidón para devorar a Andrómeda.

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L’Eridan.

Ce fleuve a sa source sous le pied gauche d’Orion. Aratus le nomme Eridan, mais il ne nous dit rien qui puisse le faire connaître. D’autres pensent, avec beaucoup de raison que c’est le Nil, le seul fleuve qui ait son cours du midi au nord. Il est remarquable par plusieurs étoiles. Au-dessous de lui est l’étoile nommée Canobus, proche du gouvernail du navire Argo. On ne voit au-dessus de l’horizon aucune étoile plus australe que celle-ci, qui, pour cette raison, est appelée Périgée. Ce fleuve a une étoile à la source, trois au premier détour, trois au second, sept à la troisième, jusqu’aux extrémités qu’on dit être les bouches du Nil ; en tout, 14.

El Erídano (Ἠριδᾰνός, Eridanus). Identificado con el río en el que cayó fulminado Faetonte, el Po según schol. Germán. Sangerman. p. 174; y, como variante en Eratóstenes 37, schol. Arat. 359, schol. Germán, pp. 98 y 175, e Higino II 32, con el Nilo. No se indica por qué motivo fue catasterizado uno u otro río.

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Le Poisson.

Est celui qu’on désigne par le surnom de grand, et qu’on dit boire l’eau qui sort de l’urne du verseau ; On dit aussi, suivant le rapport de Ctésias qu’on le vit pour la première fois dans un lac près de Bambice, et qui il sauva Dercétone tombée dans la nier pendant la nuit. Les habitants des environs ont nommé Derceto la déesse de Syrie. Ils disent qu’elle engendra deux poissons, et que tous deux ensemble furent honorés et mis au nombre des astres. Il a douze étoiles dont trois brillantes à la gueule.

El Pez ('Ιχθύς, Piscis). En Los Peces (supra) quedó explicado todo lo que hay también sobre este Pez que es el Pez grande o (sólo en Higino) el Pez del sur.

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Le Nectar ou Autel.

Sur lequel les dieux se prêtèrent un serment mutuel, quand Jupiter parut contre Saturne ; et après leur victoire, objet de leur vœu, ils en perpétuèrent la mémoire en le plaçant avec les astres. Car les hommes l’invoquent dans leurs festins, et sacrifient sur un autel, en se jurant réciproquement fidélité dans leurs associations, et en se touchant de la main droite, en signe de bienveillance. Il a deux étoiles au foyer, et deux à la base ; quatre en tout.

El Altar (Θυτήριον, Ara). Es el altar en que se conjuraron los Crónidas para destronar a su padre iniciando así la Titanomaquia. Fue construido por los Cíclopes según schol.  Arat. 402 e Higino II 39.

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Chiron.

Il paraît que c’est le Chiron qui, habitant sur le mont Pélion, fut réputé surpasser tous les hommes en zèle pour la justice, et qui instruisit Esculape et Achille. On dit qu’Hercule le visita par amitié et rendit avec lui un culte à Pan dans son antre ; il n’épargna que lui de tous les Centaures, et il l’écouta assidument, au rapport d’Antisthène, disciple de Socrate, dans son Hercule. Après avoir vécu quelque temps ensemble, Hercule laissa tomber une de ses flèches sur le pied du Centaure, qui en mourut, et il fut transporté au ciel par Jupiter, qui voulut réparer ce malheur par cette grâce, et récompenser sa piété ; en signe de sa vertu, il tient près de l’autel un animal qu’il a l’air de vouloir sacrifier. Il a trois étoiles obscures au-dessus de la tête, une claire à chaque épaule, une au coude gauche, une à l’extrémité de la main, une au milieu de la poitrine du cheval, une à chaque pied de devant, quatre à l’épine, deux claires au ventre, trois à la queue, une claire à la croupe du cheval, une à chaque jarret postérieur, et une à chaque sabot des jambes de derrière ; en tout 24. Il tient dans la main gauche un petit animal, d’autres disent que c’est une outre de vin dont il fait des libations aux dieux, et dans la gauche, un thyrse. La queue de l’animal a deux étoiles, le bout du pied de derrière, une claire, et une au-dessous, trois sur la tête ; en tout huit.

El Centauro (Χείρων, Κένταυρος, Centaurus). Es el centauro Quirón, y su catasterización parece haber sido una tardía compensación otorgada por Zeus a sus méritos, después de su muerte que vimos en IV 7, y sobre la cual los textos catasterísticos no dicen que la visita de Hércules a Quirón, durante la cual una caída accidental de una flecha de Hércules en el pie de Quirón le produjo la muerte, fuera durante el trabajo cuarto de Hércules, sino sólo que éste visitó a Quirón, a quien amaba y escuchaba.

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Le Corbeau.

Cette constellation est évidemment commune à plusieurs, car Apollon lui a fait cet honneur. Chaque dieu n son oiseau propre. Les dieux sacrifiant ensemble, le corbeau fut envoyé chercher de l’eau à quelques sources. Il vit un figuier qui portait des fruits. Il se reposa près de la fontaine pour attendre que les figues fussent mûres. Plusieurs jours après, et quand elles le furent, il les mangea. Enfin, se repentant de sa faute, il tira de la fontaine un serpent avec une coupe, disant qu’il absorbait l’eau à mesure qu’elle jaillissait ; mais Apollon, qui savait le vrai de la chose, l’en punit en le condamnant à ne pas boire, suivant Aristote dans son Histoire des Animaux, et pour marque de la punition divine cause de la soif du corbeau, il mit au ciel une hydre (une cruche), et un corbeau qui ne peut ni en approcher, ni boire. L’hydre a trois belles étoiles à la tête, six au premier repli, et une claire qui est la dernière, trois au second, quatre au troisième, deux au quatrième, neuf obscures au cinquième jusqu’à la queue ; en tout, vingt-sept. Le corbeau est perché sur la queue, tourné vers l’occident. Il a une étoile obscure au bec, deux à l’aile, deux au croupion, une au bout de chaque patte ; en tout sept. Auprès du corbeau, depuis le repli, est la coupe penchée vers le genou de la vierge. Elle a deux étoiles obscures à son bord, deux au milieu, et deux au fond ; en tout, 6.

 El Cuervo (Κόραξ, Corvus). Es el cuervo sagrado de Apolo. Habiéndolo enviado éste a buscar agua, vio el cuervo junto a la fuente una higuera (o varias) con los higos todavía verdes, y decidió esperar varios días hasta que madurasen. Una vez maduros, los comió, llenó de agua su cratero, se apoderó de un hidro que había en la misma fuente, y con el cratero y el hidro se presentó a Apolo, diciéndole que había tardado tanto porque el hidro se bebía toda el agua de la fuente (o, en schol. Arat. 449, porque el hidro no 1c dejaba coger agua); Apolo, que sabía la verdad de lo ocurrido, castigó al cuervo haciéndole pasar sed durante los días del otoño, pero catasterizó tanto al cuervo como al hidro y el cratero, juntos los tres astros: así en Eratóstenes 41; hay variantes en el mencionado escolio a Arato, en schol. Germán. Sangerm. p. 180, y en Higino II 40 (estos dos últimos llaman hidra al hidro; schol. Germán. BP p. 100 lo llaman anguis).

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Procyon.

Procyon précède le grand chien, d’où lui vient son nom. C’est le chien d’Orion qui, ayant beaucoup situé la chasse, prit ce chien près de lui. Ou y voit aussi un lièvre et d’autres bêtes. Il a trois étoiles dont la première se montre très brillante dès son lever, comme le chien (Srius), c’est pourquoi on l’appelle le précurseur du chien (c’est la canicule ou petit chien), car il monte et descend avant le grand. Les autres constellations après celles-là sont dans le zodiaque, cercle que le soleil parcourt en douze mois, c’est pourquoi il y a le même nombre de signes.

Procion (ΠροκύονPrócy̆on, AntécănisCanis minor) En el número 33 quedó explicado todo lo referente a este catasterismo del Perro de Orion o Perro Delantero.

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Les cinq Planètes.

Ces cinq astres nommés planètes (errans), parce qu’ils ont un mouvement propre, ont reçu des noms de divinités. Le premier qui parait grand, Phainon, est Jupiter. Le second qui est moins grand, est nommé Phaéthon, à cause du soleil. Le troisième, qui est Pyroïs, couleur de feu, peu brillant, comme dans l’aigle. Le quatrième, qui est celui de Vénus, est le phosphore (Lucifer), porte-lumière de couleur blanche, la plus grande de toutes ces planètes, avant-coureur de l’Aurore. Le cinquième, nommé Stilbon, est l’astre de Mercure, brillant, mais petit. On l’attribue à Mercure, parce qu’on croit que celui-ci a décrit le monde et a déterminé les positions des astres et les températures, ainsi que les temps où les étoiles présagent, et on l’appelle Stilbon, parce qu’il se montre en effet très éclatant.

Los Planetas (Πλανήταί, Planetae = 'Estrellas Errantes', por sus movimientos peculiares y no acompasados a los de las constelaciones; la palabra planeta es masculina en griego, y también en latín, salvo cuando es adjetivo y va con stella). Son cinco estrellas, y no propiamente catasterismos, pues no se indica que antes de ser estrellas fueran otra cosa, sino estrellas de la propiedad, cada una, de uno de los cinco dioses siguientes: Zeus, Crono, Ares, Afrodita y Hermes, esto es, estrella de Júpiter, estrella de Saturno, estrella de Marte, estrella de Venus y estrella de Mercurio, estando casi siempre en genitivo y no, como es usual en la actualidad, en el nominativo de los dioses propietarios. Tienen también las cinco estrellas sus nombres propios, menos usuales, a saber, Fenonte (v. CFC I 106) y Faetonte, respectivamente (pero con variantes), las de Júpiter y Saturno, y Piroente (identificado, al parecer, con Hefesto), Fósforo (= Héspero y Lucífero, hijo de la Aurora y Céfalo según variante indicada por Higino II 42) y Estilbón, respectivamente, las estrellas de Marte, Venus y Mercurio.

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Le Cercle lacté.

Il est un des cercles visibles. On l’appelle lacté ou voie lactée ; les fils de Jupiter ne pouvant recevoir aucun honneur avant que d’avoir sucé la mamelle de Junon, on dit que Mercure amena Hercule enfant, le fit allaiter par cette déesse. Quand elle l’apprit, elle le chassa, et elle répandit tant de lait, que le cercle lacté s’en est formé.

Vía Láctea (Κύκλος γαλαζλας, Circulus lacteus, Via lactea, 'Círculo de leche', 'Camino de leche'). Es la leche que se derramó del pecho de Hera del modo que dijimos en IV 6; o, en Aquiles Tacio in Arat. p. 146 e, como variante, al tirar, no ya Hércules, sino Hermes, en su lactancia, fuertemente del pecho de Hera; o, en schol. Germán. BP p. 104 e Higino II 43, también como variante, entre otras, sería la leche de Rea (Ops), que ella misma habría hecho salir de su propio pecho, por indicación de Crono (Saturno), al no aceptar éste como hijo suyo la piedra que Rea le mostró en lugar de Zeus.

 

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lundi 15 juin 2020

Ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace !


Cher lecteur fortuit ou assidu, j’ai le regret de t’informer qu’une grande majorité de nos dirigeants politiques n’a pas, hélas, le gaz à tous les étages. Ajoute à cela que le torrent médiatique quotidien charrie peu de pépites et tu auras de quoi être triste encore pour un bon bout de temps … 
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Monsieur,
Nous complimentons le peuple américain à l'occasion de votre réélection, à une forte majorité. Si la résistance au pouvoir des esclavagistes a été le mot d'ordre modéré de votre première élection, le cri de guerre triomphal de votre réélection est : mort à l'esclavage ! Depuis le début de la lutte titanesque que mène l'Amérique, les ouvriers d'Europe sentent instinctivement que le sort de leur classe dépend de la bannière étoilée. La lutte pour les territoires qui inaugura la terrible épopée, ne devait-elle pas décider si la terre vierge de zones immenses devait être fécondée par le travail de l'émigrant, ou souillée par le fouet du gardien d'esclaves ? Lorsque l'oligarchie des trois cent mille esclavagistes osa, pour la première fois dans les annales du monde, inscrire le mot esclavage sur le drapeau de la rébellion armée; lorsque à l'endroit même où, un siècle plus tôt, l'idée d'une grande république démocratique naquit en même temps que la première déclaration des droits de l'homme qui ensemble donnèrent la première impulsion à la révolution européenne du XVIII° siècle - lorsque à cet endroit la contre-révolution se glorifia, avec une violence systématique, de renverser « les idées dominantes de l'époque de formation de la vieille Constitution » et présenta « l'esclavage comme une institution bénéfique, voire comme la seule solution au grand problème des rapports, entre travail et capital », en proclamant cyniquement que le droit de propriété sur l'homme représentait la pierre angulaire de l'édifice nouveau - alors les classes ouvrières d'Europe comprirent aussitôt, et avant même que l'adhésion fanatique des classes supérieures à la cause des confédérés ne les en eût prévenues, que la rébellion des esclavagistes sonnait le tocsin pour une croisade générale de la propriété contre le travail et que, pour les hommes du travail, le combat de géant livré outre-Atlantique ne mettait pas seulement en jeu leurs espérances en l'avenir, mais encore leurs conquêtes passées. C'est pourquoi, ils supportèrent toujours avec patience les souffrances que leur imposa la crise du coton et s'opposèrent avec vigueur à l'intervention en faveur de l'esclavagisme que préparaient les classes supérieures et « cultivées », et un peu partout en Europe contribuèrent de leur sang à la bonne cause. Tant que les travailleurs, le véritable pouvoir politique du Nord permirent à l'esclavage de souiller leur propre République; tant qu'ils se glorifièrent de jouir - par rapport aux Noirs qui, avaient un maître et étaient vendus sans être consultés - du privilège d'être libres de se vendre eux-mêmes et de choisir leur patron, ils furent incapables de combattre pour la véritable émancipation du travail ou d'appuyer la lutte émancipatrice de leurs frères européens. Les ouvriers d'Europe sont persuadés que si la guerre d'Indépendance américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes bourgeoises, la guerre antie-sclavagiste américaine a inauguré l'époque nouvelle de l'essor des classes ouvrières. Elles considèrent comme l'annonce de l'ère nouvelle que le sort ait désigné Abraham Lincoln, l'énergique et courageux fils de la classe travailleuse, pour conduire son pays dans la lutte sans égale pour l'affranchissement d'une race enchaînée et pour la reconstruction d'un monde social.
Signé au nom de l'Association internationale des travailleurs par le Conseil central.
































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Que les nations disparaissent dans l'indifférence générale, que ce que furent les pays de ma jeunesse (France/Espagne) ne soient plus qu'un souvenir de plus en plus flou, que tout ce que j'aime s'étiole sans que je ne puisse rien y faire, que beaucoup trop de mes concitoyens soient devenus de parfaits étrangers pour moi, que tous ceux qui prétendent parler au nom de l’Espagne ou de la France me soulèvent le cœur à leur simple vue sur les écrans, j'arrive à le supporter, sinon à l'accepter. Après tout c’est le triste sort de ceux que l’arrogance médiatique considère des anonymes. Mais que chaque jour des imposteurs, des abrutis et des ordures nous salissent, crachent sur nos morts et nous donnent des leçons de morale je ne m'y ferai jamais … 
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Vice-Machin, second couteau du gouvernement de coalition de Monsieur Trucmuche, alias Costumevide. Progressiste. De gauche. Fier comme Artaban d’un papa sans intérêt, adhérent insignifiant d’une louche organisation marginale, panacée maoïste des malheurs universels, montée de toutes pièces par des gens louches et d’obscures officines dans le cadre confus des derniers sauve-qui-peut du franquisme mourant… mais hélas toute fière retrospectivement, cette bâtarde, d’exhiber à son palmarès le massacre – rivalisant en sordidité aberrante – de cinq policiers. Le fait qu’une personne soit arrachée à la vie par la décision arbitraire, meurtrière et sanglante de quelques misérables sera toujours pour moi une absurdité. Retour des vieux discours haineux (retour des vieilles ordures) oblige… Ce que Murray Bookchin (El anarquismo en la sociedad de consumo, Kairós) appelle « les vieilles pourritures des années trente ». Il est impossible de me sortir de la tête cette pensée terrible d’Herbert Marcuse (Éros et civilisation) : « … même l'avènement ultime de la liberté ne peut racheter ceux qui meurent dans la douleur ». Comment ne pas être d’accord avec les frères Vaïner sur l’importance des « deux lois fondamentales de notre existence : la loi du Mensonge Généralisé - développé par l’Absurde - et la loi de la Conservation la Haine ? : « Personne n’a contesté jusque-là le principe de la conservation de l’énergie. L’énergie de la lumière, de la chaleur, de l’électricité ne disparaît pas, elle ne fait que changer de forme. Où est-elle passée, alors, l’incalculable énergie de la douleur, de la peur, de la honte de millions de victimes ? Disparue ? Envolée ? Ensevelie ? Et pourtant, ne demeure-t-elle pas en sa quantité ? N’est-elle pas éternelle ? Indestructible ?
Elle s’est transformée. On ne peut pas la mesurer en watts, en joules, en lux. Elle s’est dissoute dans les hommes. L’énergie sans limite du mal et de la haine. Personne n’est capable de calculer ses réserves, elle n’est pas programmable par les ordinateurs, et comment, d’ailleurs, une calculatrice pourrait-elle donner la formule de la haute mathématique de la souffrance, qui nécessiterait de multiplier les dizaines d’années par les millions de morts, d’ajouter les millions de victimes, de diviser par la rage impuissante, d’élever au cube de l’épouvante permanente, intégrer depuis le paysan analphabète ruiné jusqu’à l’académicien exécuté, le tout au carré de la misère perpétuelle, moins tous les droits et possibilités ; puis extraire la racine du sens de la vie, différencier l’humiliation, l’obéissance, la résignation, diviser encore une fois par la gueule de bois universelle, tirer la constante des milliards de larmes versées pour présenter le peuple sous forme de rangs logarithmiques marchant au pas dans les tableaux absurdes des statistiques ? La haute mathématique de la souffrance. L’énergie inhumaine de la haine. Ses flammes terribles et meurtrières encore sous le boisseau. Des fumerolles s’en échappent déjà sous la forme des querelles furieuses dans l’autobus, des chamailleries hystériques dans les queues, des intrigues de bureau, lugubres et ineptes, de l’aigreur généralisée et de la fatigue, de l’hostilité infondée et mystérieuse à soi- même pour tous les autres peuples, des expressions de soucis, de suspicion et de dépit ne quittant jamais les visages. Les gens sont éreintés par l’énergie de la haine dissoute en eux, son fardeau pesant les a privés de toute force. Inconsciemment, ils espèrent s’en débarrasser. C’est ainsi qu’un jour elle jaillira, la flamme de cette haine, elle éclipsera le soleil de ses furieuses langues de feu. La haine viendra, baignée de sang, se jettera sur les gens en hurlant. L’histoire de la cruauté humaine s’éclipsera, car l’énergie de la haine ne revêt pas d’autres formes avant d’avoir tout brûlé sur son passage. Le lieu où habitera cette énergie insoupçonnée sera un désert. La fin du monde. C’est à cela que ressemblera Armageddon, probablement. » 
Et c’est cette grande épouvante devant la destruction universelle qui donne la force et la détermination suffisantes pour devenir un enragé.
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Michel Onfray vient de sortir une plateforme mixte (mook) "magazine" + "book". Qui est à l’origine de diverses éruptions urticaires : Jean-Pierre Chevènement, Éric Raoult et Philippe de Villiers apparaissent dans l'épigraphe "collaborateurs" ! ... Ce n’est pas une mince affaire. Chaque jour, davantage de pages chez Big recenseur-censeur des médias classent cette formule sous l’étiquette de feuille d’"extrême droite", une de plus. Tout comme ses lecteurs. Certaines critiques du personnage et de son œuvre répondent à des critères sérieux. D’autres préfèrent se reposer confortablement dans l'exagération ou dans la disqualification simpliste. Surtout, quand les critiques ne s’attaquent qu’à la personne. Pour ce qui est de son travail, c’en est tout autre chose : il faut lire, comprendre et raisonner avant de pousser des gémissements ou de se contenter de braire. D'autres ne méritent même pas le temps qu’on perdrait à essayer de les réfuter. C’est fou, ce que compliquent les choses ces "contextes" qui changent tout le temps ! Certaines personnes tentent de mettre en parallèle le Front national (mouvement patriotique créé par le PCF en 1941) et le Rassemblement national (d'aujourd'hui, récemment Front national) poussant la comparaison, sans proportion garder, bien sûr, avec ce Front populaire de Onfray et le vieux Front populaire (gouvernement de coalition en France de 1936 à 1938). Le fait que près d'un quart de l'électorat français confie son suffrage à l'extrême droite qui se revendique comme telle ne semble pas inquiéter ceux qui s'opposent farouchement au traitement des causes qui poussent cet électorat à choisir cette option ... Je laisse ici le lien pour les curieux qui pourraient être intéressés. Ce qui s'est passé avant la pandémie avec les Gilets Jaunes semble déjà vieux et pas grand-chose. 
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Je ne défends aucune paroisse, tout particulièrement celles qui ont plus à voir au domaine souvent parasitaire de la politique dans lequel, comme chacun sait, pendant que certains agissent d'autres sont payés à chercher comment le mieux s'astiquer la nouille pour légitimer leurs revenus… 
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Humberto Quino Márquez : «La mémoire, cette meute qui nous attaque la nuit, me fait mal et me brûle. Et nous savons que la mort est la seule vérité. » 
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Fatigué de toutes les conneries qu’on lit sur les réseaux sociaux, fatigué de tous ces (pourtant) bons amis qui brusquement deviennent experts médicaux ! Fatigué des polémiques genre pour ou contre Raoult ! Fatigué des donneurs de leçon, qui expliquent comment il aurait fallu faire et qui refont l’histoire ! Bref fatigué de la connerie ambiante qu’engendre la peur ! Donc j’écoute, je lis les comptes rendus quotidiens et surtout, à chaque info, vais faire un tour sur les sites de vérification des infos ! 

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Valeur étymologique du mot "érudition" : ex - ruditio > sortie de la barbarie. 

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Ce qui frappe, dans les propos des spécialistes ou des techniciens de l’Éducation ou journalistes, c’est qu’on ne trouve jamais mis en cause le manque de volonté, d’effort, de violence sur soi-même, des uns et des autres : tout doit être fait dans le plaisir et la bienveillance, dans l’esprit du surfeur qui glisse sur la vague hédoniste et fraternitaire qui submerge tout. 

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« Un ennemi, c'est quelqu'un qui ne vous connaît pas et qui vous déteste quand même. » Hervé Lauwick 
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Y'a les bonnes minorités, et y'a les mauvaises ; celles qui tirent et s'en tirent, et celles sur lesquelles on tire. Surtout quand toutes les bonnes minorités, unies dans les mêmes sentiments d'amour, de tolérance et de paix, forment une majorité. 
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Il faut absolument éviter toute promiscuité virtuelle, surtout avec les peigne-culs qui se trimballent un peu partout sur toutes les chaînes télé et se déchaînent sur tous les réseaux sociaux ! 

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Gouvernement (espagnol) démission ?! Dans le cas où il y aurait des élections, quel que fût le score et le nombre de députés de leur formation, Maigrichon Queue-de-cheval, Madame et Couthon siègeraient toujours au prochain gouvernement. Les sociaux-démocrates espinguoins entre les mains du beau Grande-Gueule-de-baudet constitueraient toujours des alliances biscornues style carpe et lapin, juste pour cisailler les pattes à « la droite ». Les lois électorales étant conçues – contrairement au système français à double tour – pour mettre des obstacles aux formations les plus votées sans majorité absolue, il apparaît plus clairement que jamais que les partis qui pensent comme la plupart des braves gens n’arriveront au gouvernement. Le pouvoir est tout autre chose …
 
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Questionnaire du confinement 
Qu’est-ce qui vous manque le plus dans ce confinement ? 
Quelque chose de positif dans cette période ? 
La boisson du confinement ? 
C’est comment le télétravail ? 
La chanson du confinement ? 
La série du confinement ? 
Votre coupe de cheveux ? 
Le livre du confinement ? 
Des stocks de bouffe ? 
Des symptômes du Coronavirus ? 
Surinformé ou sous-informé sur l’épidémie ? 
Optimiste ou pessimiste ? 
Une citation pour illustrer la pandémie ? 
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Je n'ai pas la discipline de travailler chaque jour aux textes du blog. Je manque du désir de m'absorber dans une tâche, dans un sujet. J'ai le désir inverse, celui de faire changer de direction mon attention, d'où la multitude d’idées, d’aphorismes, de notes éparses, de trucs. Quelle impression intense d'une occupation inutile ! Premières courses depuis le déconfinement. Des gens plus heureux, plus détendus, mais pas plus nombreux. Très bonnes cerises ! 
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La notion de « réussite ensemble » appartient à cette sphère communautariste puante où on trouve des concepts comme « l’intérêt général », « le bien commun », « la société », « le public », « le groupe » … Toutes, entités dépourvues du moindre référent, tous, épouvantails dont les preuves d'existence relèvent de l'adhésion mystique, au même titre que les égrégores ou les ectoplasmes. Personne n'ayant jamais vu l'intérêt général ou le bien commun il faut donc que leur présence dans les discours relève de phénomènes analogues aux hallucinations collectives. « Nous en sommes sortis plus forts ! » affirme solennellement le discours débile de Très-beau Gueule-de-baudet qui fait semblant de gouverner en Lapinoland, comme si la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes était une chance pour les survivants ! 
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L’Espagne est devenue un sinistre conglomérat opaque et poisseux, un puant tas de fumier sous le charlatanisme des docteurs Pandémie (Diafoirus) et Podémie (son fils Thomas). 
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Nous sommes devenus des moutons, nous avons peur du loup qui n'existe plus alors que c'est le berger qui nous emmène à l'abattoir. 
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Masque ou pas masque, je me remets à baratiner les caissières : j'ai conservé tous mes vices d’avant le confinement ! 
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« Quand vous avez dix-sept ans, vous tombez sur Céline, ou bien vous êtes voué à demeurer toujours un grand niais qui ne ressent rien, ou bien vous vous retrouvez secoué de fond en comble. Tous les autres, c’étaient des « pfut-gens-de-lettres », lui c’était vrai, c’était plein, solide, au fond du gouffre, mais ferme. Après lui, autour de lui, il n’y avait rien. Et Sartre même dans "La Nausée", pourtant bien nourrie de Céline, n’apparaissait que comme un petit prof académique. […] Céline n’est pas triste. Son comique est irrésistible. C’était enfin l’écrivain que rien n’arrête. L’individualisme poétisé au possible, opprimé certes, mais se posant en frêle héros, face à tous les collectivismes y compris le « standarisationnisme » capitaliste. Je dis que, depuis 1950, personne n’échappe à Céline. Je parle des écrivains et pas des écrits-vains. » (Jean-Claude Albert-Weil, Antaios n° 13, « Figures et Éveilleurs », Bruxelles, 1998). 
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Je ne pense pas que quiconque doué d’un discernement suffisant puisse, à la lumière des données disponibles en 2020, se déclarer communiste et prendre à son propre compte l'idéologie la plus criminelle, répressive et génératrice de misère que l'histoire de l'humanité ait subie, bien au-dessus de toute autre. Il y a encore du baba cool branché flottant dans le brouillard de l'ignorance, souvent subventionnée, flanqué de la caste inqualifiable de petits artistes de seconde zone, sans oublier des fielleux soi-disant intellectuels, quelques déchets « universitaires » et des individus purement sauvages, primitifs, invariablement troublés par l’absence d’affliction des gens, avec une vocation en germe de bourreau, perfectionnée, pluriséculaire et trop souvent héréditaire. L’effondrement de l'URSS, règne du pompeux socialisme réel, non pas à cause de l'effort de l'ennemi mais sous les effets dévastateurs du tsunami provoqué par l’éruption du volcan de son propre caca, n'a pas suffi à décourager les fidèles de la secte. Trente ans déjà ! Le lent réveil européen constitue une réalité inconnue pour cette gauche des nantis au portefeuille bien replet. Lorsque la chute du mur de Berlin ouvrait le rideau sur le drame et la réalité criminelle de ces régimes, des crimes horribles, du racket mafieux, des enlèvements et j’en passe continuaient de plus belle en Espagne. Forfaits presque toujours impunis, trop souvent sans une réponse ferme du corps social, en tout cas, loin des unanimités curieusement majoritaires quand les tragédies sont loin. Quand ça nous arrange, il est préférable d’ignorer ce qui arrive au nez et à la barbe de chacun, de se mettre dignement à défendre les droits inaliénables des inconnus éloignés, de déverser sans complexe la poubelle puante de nos idées … au prix d’étouffer la vie d'autrui juste à côté de nous. Ça peut aller de l’idiotie totale au crime le plus abject. Si, au lieu de trouver un solide mur de rejet – qui ne s'effondrerait pas, comme l'autre – vous avez pour vous la compréhension du public, les applaudissements de vos proches et amis, des subventions publiques, que voulez-vous de plus ? Tant pis pour ceux qui conçoivent la vie en société comme un effort partagé dans l’intérêt commun ! Des anormaux et des criminels qui depuis l’antiquité la plus reculée n’arrêtent pas de massacrer tout ce qu’ils trouvent à portée de main ne vont pas commencer à avoir des états d’âme parce que des « renégats » protestent plus ou moins fort … 

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« Le progressiste prétend s'émouvoir de toutes les injustices et de tous les malheurs dans le monde. Il n'en prospère pas moins sur leur dos comme des asticots sur un cadavre. Son but n'est certainement pas le bonheur de l'autre. Le but de la bonne conscience n'est pas la vérité. C'est de jouir de soi. Du pouvoir que cette morale supérieure procure. C'est de mettre bien en règle ses papiers vis-à-vis de sa classe sociale. La bonne conscience ne s'interroge pas. Sinon elle détecterait son hypocrisie, et s'autodétruirait instantanément. » (Laurent Obertone, La France interdite). Si la bonne conscience s'examinait, elle deviendrait de la mauvaise conscience, et serait donc encore plus nuisible et méchante sans cesser d'être hypocrite, parce qu'elle se découvrirait une faiblesse – d'ailleurs peu exploitable. La bonne conscience n'est que la satisfaction du pouvoir exercé sur autrui au mépris des compétences. Le médiocre aime à s'entourer d'autres médiocres, parce que c'est une manière d'humilier les vrais talents qu'il jalouse ; qu'il le sache sourdement doit même lui être un bonheur supplémentaire, car c'est la marque du pouvoir, que d'imposer partout des crétins. Satisfaction minable pour des esprits minables, c'est-à-dire pour tous ceux qui ont la folle prétention de diriger le monde, à condition de ne jamais subir les conséquences de leurs décisions imbéciles ou mortifères. « J'assume » est le mot favori de ces menteurs. À de rares exceptions près, les affaires publiques n'intéressent pas les bons esprits sauf quand ils y sont contraints par le malheur des temps ou pour tenter de remédier aux dégâts provoqués par les cons et les criminels. 
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En rajeunissant le personnel politique et en contribuant à l’éjection d’une bonne partie de la vieille classe politique, le sanchisme a mis en lumière l’extraordinaire effondrement du niveau intellectuel des couches instruites dans notre pays. La bêtise crasse, la vulgarité, l’absence de tout sens moral et l’incompétence accablante dominent ces nouvelles recrues, cette classe des « crétins éduqués » … ou de ruffians non éduqués du tout. Chaque jour, pres­que chaque heure, un des personnages haut placés du gouvernement profère quelque énormité qui va alimenter les réseaux sociaux et nourrit la haine ou le mépris, faute de pouvoir ravitailler les populations en ce qu’on est convenu d’appeler la « bonne gouvernance ». 
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Conduis, soutiens nos bras vengeurs.
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire ! 
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Marre de chez marre des termes gauche bolivarienne, gauche identitaire ou d’islamo gauchisme, autant de fantasmes de certains journalistes pour décrédibiliser toute idée de gauche. Le miroir aux alouettes. En réalité, au-delà des termes galvaudés de droite ou de gauche (en juin 2020 !) il y a un clientélisme politique généralisé concernant les politiques sociales, l’immigration, la sécurité avec toutes les nuances qu’on voudra. Il faut bien acheter la paix sociale. Le fameux monde de la finance, protéiforme, sait arroser généreusement qui il veut malgré les apparences radicales et la férocité rhétorique lancée à la cantonade par les intéressés des deux bords … Le mot gauche aussi bien que le mot droite avilissent, salissent, déprécient et détournent les substantifs liberté et démocratie qui nagent dans la bave de pourriture des grandes gueules du système. On se demande s'il s'agit d'une bataille longue et éternelle contre la même meute des loups dans laquelle il faut continuer à se battre avec l'entêtement résigné et stoïque d'un Maqroll ou si la défaite devant les vrais maîtres et possesseurs de tout le cirque social est un fait auquel il faut rendre les armes. 
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Des conseils pour le télétravail 

01 Être à l’heure. Commencez les réunions au maximum avec deux minutes de retard, tant pis pour les absents. Vous n’avez pas le droit de faire perdre leur temps aux présents parce que quelqu’un est en retard. 
02 Savoir finir une réunion. Quand vous constatez que l’heure de fin prévue de la réunion arrive dans cinq minutes, dites-le. Si un sujet n’a pas été traité dans un temps imparti, c’est qu’il faut prévoir une autre séance. 
03 Ne traiter que les points qui intéressent tous les participants. Si vous constatez une dérive, dites-le. Si au cours d’une réunion où vous traitez tous les aspects l’un d’entre eux dérive, demandez l’organisation d’un groupe de travail spécifique. 
04 N’inviter que les personnes utiles. Dites clairement qui est concerné dans l’invitation, que vous invitez des gens pour qu’ils soient utiles, pas que pour être présents mais dans le mutisme des simples témoins. 
05 Faire attention aux outils de conversation instantanée. Avec Teams, par exemple, des participants ont découvert le « chat » qui va avec mais oublient qu’ils ne sont pas avec des potes dans Messenger. Ils n’arrêtent pas de jacasser. La conversation instantanée doit servir pour des choses utiles. 
06 Dans les messageries, éviter les listes de diffusion ou boites génériques. On ne sait plus à qui on s’adresse. Elles sont destinées à être un point d’entrée unique avec des destinataires précis qui s’assureront que le mail est traité. Les destinataires principaux des mails doivent être ceux dont vous attendez une action (une réponse, la bonne prise en compte dans le service ou l’entreprise). Vous pouvez mettre en copie qui vous voulez (vos collègues, les collaborateurs des destinataires principaux). Pensez au temps que vous allez employer si des discussions s’engagent (c’est un peu pareil avec les blogs. Il y a une exception : les mails d’information. Si vous mettez trop de destinataires à un mail sans intérêt, tout le monde pensera que vous perdez votre temps et que vous le faites en perdre à pas mal d’autres. Mettez en « copie cachée » si vous voulez des collègues ou des supérieurs informés de votre démarche, ils ne seront pas gênés par les réponses et pourront éventuellement vous désavouer. Ne les mettez en copie visible que si vous pensez qu’il faut faire savoir qui cautionne le mail, quand vous écrivez à quelqu’un placé plus haut dans la hiérarchie. Ne faites pas de « répondre à tous » si ce n’est pas justifié ou s’il y a plus d’une demi-douzaine de destinataires en copie. Quand vous faites un « répondre à tous » malgré tout mais que vous supprimez quelques personnes ou en ajoutez, dites-le explicitement pour pas que ça soit vu comme une manœuvre bizarre. 
07 Commencer les mails en exposant les sujets clairement. Si vous avez un mail assez long à faire, disons plus d’une dizaine de lignes, commencez par un résumé de vos propos sinon les interlocuteurs qui ne seront pas concernés directement ne liront pas et ceux qui le sont remettront la tâche à demain et oublieront. Vous ferez perdre du temps à tout le monde. Quel que soit le mail. 
08 Apprendre à utiliser les outils de partage des fichiers, ceux qui permettent de travailler à plusieurs sur le même document. 
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European puzzle. C’est surtout l’insignifiance qui caractérise aujourd’hui la majorité des représentants de la social-démocratie espagnole. Ces gens ne sont rien. Ils ont le charisme d’une huître sur un rocher. Que peuvent-ils connaître à la réalité économique, eux qui n’y ont jamais été véritablement confrontés ? Du coup, leur vision n’est fondée que sur des représentations étriquées du monde réel. Sur l’Europe, leur vision est affligeante, pour autant qu’ils en aient une. Si l’euro, la BCE et le marché européen sont une réalité, l’Europe reste un nain politique avec une monnaie et des normes au service des pays du Nord et plus particulièrement de l’Allemagne. Avec une monnaie forte qui permet d’acheter à bas prix, l’Europe a contribué à tuer activement nos industries. C’est plus facile d’acheter et de revendre que de fabriquer. Le marché-paradis après le rite de l’intégration ! Le discours de Cohn-Bendit (miracles de l’aptonymie, comme dans le cas de Rufian, en Espagne !) en 2009 sur la nécessaire intégration de la Turquie dans l’Europe racontait déjà n’importe quoi, alors qu’on affirmait depuis un demi-siècle se battre pour la démocratie et plus récemment pour l’écologie. Ce vieux lascar baragouineur et bon à rien apparaissait en décalage total avec la vision que tous les citoyens européens avaient de la réalité du régime turc d’Erdogan. Mais l’intégration était imparable ! Triste désenchantement, le monde que nous allons connaître après la pandémie va être marqué par la pénurie de ressources et le réchauffement climatique, le vieillissement de nos populations et peut-être d’autres pandémies. Nous allons devoir vivre différemment si nous ne voulons pas être engloutis par l’individualisme et le consumérisme. Il va falloir apprendre à faire mieux avec beaucoup moins, en produisant plus près de chez nous et dans la sobriété énergétique … 

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Durant cette période de confinement, j'ai réussi à trouver le temps de (re)lire des livres d’un gabarit considérable et des sujets qui me troublent plus que la première fois. Ce sont des livres que je préfère lire à la maison car ils sont beaucoup trop volumineux pour être embarqués dans les bagages des vacances. Ils ont cette fois-ci le point commun de parler de la période communiste et de la comparution de communistes convaincus dans les procès fous voulus par Staline.
Après les incroyable romans des frères Vaïner et le magnifique Le feu rouge de Maxime Kantor qui m’avait littéralement sidéré, de très longs extraits de La maison éternelle de Yuri Slezkine (que je compte bien récupérer en papier, aux éditions de La Découverte, si un jour on rouvre cette foutue frontière et qu’on retourne chez nous à Bordeaux !). Un énorme livre racontant toute l'histoire de l'URSS en suivant des dizaines de familles communistes de premier ordre vivant dans ce bâtiment appelé aussi Maison sur le quai. Il s'agit d'un immense immeuble construit dans un marécage au coeur de Moscou, prévu pour accueillir les plus grands dignitaires communistes. On y apprend par le détail la façon d'envisager l'éducation (pour que les futures générations soient composées que d'hommes et de femmes parfaits), l'amour et la famille (les différents visions sur le mariage, les nombreux divorces, les familles recomposées), la jeunesse, la culture (l'importance de la littérature et du théâtre et leur utilisation politique). Ce livre suivant les traces de grands communistes, il ne peut pas faire l'impasse sur la folie des purges staliniennes (les 2/3 de l'immeuble auraient été visés à un moment ou un autre). Comment certains font actes de repentance pour avoir osé former des courants minoritaires au sein du parti communiste, comment tous ont vécu dans la crainte de l'arrestation, du procès, de l'emprisonnement et surtout de la déportation, l'importance de l'assassinat de Kirov, des premiers procès de Zinoviev et de Kamenev, de Boukharine. On lit aussi les conséquences pour les familles, femmes et enfants, frères et sœurs, de ces traitres à la patrie. C'est un livre grandiose pour quiconque s'interroge sur la vie en URSS selon le modèle communiste car toutes ces personnes n'avaient qu'une seule exigence, vivre et élever leurs enfants comme de bons communistes. Malgré tous ces efforts, ils finissent presque tous coupables, emprisonnés, déportés, exécutés. Je suis toujours fasciné par l'organisation, par la construction de cette volonté de purger tout un pays de ses meilleurs éléments pour asseoir un pouvoir et le rendre incontestable. Je me demande comment les réflexions et les discussions ont évolué pour arriver à un tel résultat. Dans ce livre Yuri Slezkine compare le communisme aux autres grandes religions qu'il appelle "sectes millénaristes" car tous ont en commun la promesse d'un monde meilleur, la création d'un homme parfait et la construction d'un monde meilleur. En suivant cette comparaison, la vitesse de mise en place du communisme en Russie, les progrès atteints en à peine une génération sont incroyables. Les pertes et les sacrifices le sont encore plus. La thèse de Yuri Slezkine, qui est né et a longtemps vécu en Russie, c’est que le règne de la Raison hérité des Lumières était lui aussi, en réalité, une religion. Dans une analyse d’une éblouissante érudition, il montre comment les communautés humaines s’enracinent dans des mythes fondateurs d’une même nature transcendante, même s’ils revendiquent des rationalités distinctes voire antagonistes : pour les personnages cités par l’auteur, le bolchevisme était une foi, et le Parti une église d’un nouveau type. On réalise aussi dans cette première partie que la Révolution de 1917 s’est enracinée dans un terreau occidental : dans l’histoire de l’Occident, dans la culture de l’Occident – la littérature en premier lieu, mais aussi les arts plastiques, lyriques, la musique, et les sciences--, cet ancrage occidental matérialisé dès le déplacement de la capitale impériale de Moscou à Petersbourg en 1712 . Sur cette base – le socle des 400 premières pages, Slezkine relate l’aventure révolutionnaire communiste, laquelle est appelée à s’incarner dans la construction de la ville, car « la tâche de l’architecte de demain (…) n’est pas de construire une maison, mais de ‘construire‘ ou d’aménager les rapports sociaux et les fonctions productives sous forme de bâtiments ». La société socialiste développée sera collective, et les structures conçues entre 1920 et juin 1930 doivent traduire cette grammaire sociale : le bâtiment du Narkomfin, la Maison communale des étudiants d’Ivan Nikolaïev et, dans une moindre mesure, la Maison du gouvernement objet de ce livre – la fameuse Maison du Quai décrite par Youri Trifonov – reposaient sur l’hypothèse où l’unité sociale n’était plus la famille nucléaire « bourgeoise » mais l’individu – ainsi exposé sans aucun recul possible aux feux du Parti. Ces édifices étaient conçus comme de véritables « machines à habiter », offrant une gamme de services collectifs étendue et visant en particulier à libérer les femmes des occupations domestiques : laveries, cafétéria, jardins d’enfants complétaient ainsi des bibliothèques, gymnases, centre médical, foyers et clubs à côté de logements ne comportant parfois aucune cuisine. Ainsi, les bâtiments précités sont une concrétisation de la pensée fonctionnaliste : Le bâtiment est autonome. Aux appartements prévus initialement pour la Maison du quai se sont ajoutés des logements pour les personnels de service et les domestiques car ô surprise, au pays de l’égalité prolétarienne, les dignitaires du régime se font très bourgeoisement servir… Le budget est explosé mais inscrite au programme du premier plan quinquennal, l’inauguration est possible dans le délai prévu pour le XIVe Congrès du Parti. Les 505 appartements reçoivent alors leurs locataires. S’agissant de la Maison du Gouvernement, construite presqu’en face du Kremlin de l’autre côté de la Moskova, ce sont des dignitaires et amis du régime : ministres, hauts apparatchiks, chefs militaires mais aussi des artistes – écrivains, musiciens, les « ingénieurs des âmes » de Staline. Les hauts-gradés de la police politique, organisateurs de la répression et en particulier de la « liquidation des koulaks (paysans riches) en tant que classe » à l’origine des famines en Ukraine, Biélorussie et Kazakhstan, dont un tiers de la population meurt de faim, causant au total plus de dix millions de morts (l’Holodomor), côtoient le directeur de la Bibliothèque nationale, des musiciens et compositeurs, ou des autorités culturelles (responsables de presse, de la censure, des organisations du cinéma, du théâtre…), Nikita Khrouchtchev futur successeur de Staline, le mineur Stakhanov, les propres enfants de Staline… L’on ne voisine pas sans danger avec le soleil rouge du Kremlin : des 2745 Icares du début, un tiers va tomber du paquebot. Dans Le Fracas du temps J. Barnes décrit une scène qui évoque les nuits de la Maison du quai : le compositeur Dmitri Chostakovitch entre brutalement en disgrâce en 1936 et se met alors à passer chaque nuit sur une chaise près de l’ascenseur pour épargner à sa famille le spectacle d’une arrestation qu’il imagine imminente. A l’époque, chaque nuit voit s’arrêter une ou deux voitures noires du NKVD, les « hirondelles », qui viennent chercher une ou plusieurs personnes pour un périple commençant invariablement par un séjour à la Loubianka ou aux Boutyrki, et s’achèvent par une déportation au Goulag ou plus simplement par un arrêt du cœur au cours d’un interrogatoire. Ainsi vont les jours dans la Maison moderne : on change d’appartement en fonction des promotions ; les familles chassées sont remplacées par d’autres et certains appartements verront se succéder jusqu’à cinq locataires durant la période stalinienne. Les dignitaires mangent à leur faim, même en villégiature provinciale, et leurs séjours en sanatorium les exposent au constat des conditions locales : « trois fois par jour, un policier nous apportait un repas préparé dans un sanatorium spécial. (…) Un jour, la femme qui travaillait pour nous nous demanda "est-ce que je peux emporter les restes chez moi ? J’ai trois enfants…" - Bien sûr, dit ma mère. Deux jours plus tard, elle nous fit une nouvelle demande : "est-ce que je peux amener mes enfants pour qu’ils jouent avec les vôtres ?" Elle vint donc chez nous avec son petit garçon et ses deux petites filles. Ils étaient tellement maigres, c’en était choquant. Les côtes du petit garçon, Vassia, saillaient comme celles d’un squelette ». La domestique fait encore venir sa nièce de Kharkov, si faible à son arrivée « que le moindre coup de vent aurait pu l’emporter. Nous étions désormais neuf (…) Le sanatorium commença à livrer des déjeuners pour tout le monde. Ils n’osaient pas nous le refuser. Nous étions une île minuscule au milieu d’un océan de faim. La Maison du Gouvernement était aussi une île (…) ». Les enfants du quartier du Marécage où elle est bâtie sont si maigres qu’ils se faufilent entre les barreaux… 
Tous ces bourreaux sont aussi des parents, des maris, parfois très sentimentaux et attachés à leurs proches tel Molotov, fidèle bras droit du tyran. Et ces beaucoup de ces bourreaux sont à leur tour des victimes. Est-ce cela, « le mal », ces familles que l’on essaie de protéger, ces honneurs qu’il faut craindre, et puis ces ordres qu’il faut exécuter sans discuter et pour lesquels il faut parfois faire preuve d’inventivité et donc s’atteler réellement à la tâche insoutenable, et en même temps se laisser attendrir et donc prendre conscience du mal commis ? Peut-on invoquer ici la « banalité du mal » de Hannah Arendt, pour qui le mal devient banal lorsqu’on s’arrête de penser ? La banalité : ce terme indique aussi que le mal est partout dans la société. Toute une société se met, de façon commune, à accepter une étiquette morale sans entretenir de réflexion à son sujet. La société adhère à un système normatif et cesse de comprendre son contenu. Puis, sous diverses pressions, ce contenu évolue, pouvant même devenir l'inverse de ce qu'il était : « tu tueras ton prochain » pour le IIIe Reich, ou « tu porteras de faux témoignages contre ton prochain » pour l'URSS sous Staline. Cette évolution peut se produire très brutalement : en une nuit, dit Hannah Arendt, et il ne reste plus que l'habitude de tenir fermement à quelque chose. Et donc, que l’on décide de devenir insensible une fois pour toutes, ou que l’on négocie chaque exposition directe aux conséquences en essayant de protéger la sensibilité des proches et de conserver une toute petite parcelle d’humanité, sous contrôle toutefois, n’est finalement que déplacer le problème. La Maison Éternelle, ce sont ces questions d’hier, d’aujourd’hui et de demain car nous savons maintenant que jamais l’homme ne change ; ce paquebot traversant la nuit, c’est tout cela ; mais c’est plus encore. Il y a quelque chose de puissamment romanesque dans ce roman maudit où l’on partage la vie de l’élite damnée d’un empire en construction, que l’on dédiait à l’équité sociale ; les photos de famille illustrent les propos tirés de mémoires, d’ouvrages, d’archives et aussi d’interviews avec ceux qui ont survécu à cette époque et aux suivantes, dont les cruelles et méconnues années 1990. 

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Relectures de Récits de la Kolyma (lente, qui mérite un plus long commentaire, après transcription de moult notes manuscrites) et de l'Aveu (rapide) Artur London, vice-ministre tchécoslovaque des Affaires Etrangères au début du livre, ancien des Brigades Internationales en Espagne, ancien résistant en France puis déporté en Allemagne, explique l'enfer qu'il endurera pendant quatre ans dans les prisons de son pays. On y apprend les tortures subies durant deux ans pour monter de toutes pièces un procès contre un pseudo centre d'espionnage contre l'Etat puis les conditions de détentions effroyables vécues les deux années suivantes en luttant pour sa libération et la sécurité de sa famille. On y voit l'amour et la confiance absolus des militants communistes pour leur parti.
On découvre qu'une femme peut demander le divorce car elle préfère vivre comme une bonne communiste plutôt que de vivre aux côtés d'un traitre. À l'époque le PCF était si influent qu'il était acteur d'une diplomatie parallèle avec les pays frères. Le plus effrayant est que le procès paraît plus vrai que nature : les accusés sont jugés au sein d'un vrai tribunal, avec un véritable juge, un procureur, ils sont défendus par des avocats. Pourtant ce procès est une pièce de théâtre où chaque acteur récite mot à mot le texte choisi par les émissaires soviétiques. Résultat, la presse couvre le procès et personne à l'extérieur ne peut deviner que les aveux sont faux et que l'issue est truquée. En lisant ce récit, on ne peut s'empêcher de penser que si la situation se reproduisait, nous ne pourrions que très difficilement le savoir. Des lanceurs d'alerte crieraient au complot mais seraient relégués au rang de vulgaires hurluberlus. De sages journalistes décrypteraient le tout et prouveraient le faux complot puisque dans les procès-verbaux, dans les récits des journalistes présents, dans les aveux des accusés, tout coïncide. Des hordes de twittos s'acharneraient sur ceux qui reviendraient sur leurs dépositions en ressortant toujours et toujours les mêmes tweets, les mêmes extraits, les mêmes images d'archives... La meute est aujourd’hui plus nombreuse et plus sauvage. 

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