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samedi 20 juin 2026

Les chèvres de Judas

 


Les « chèvres de Judas » entraînées mènent les moutons à l'abattage, puis sont épargnées et réutilisées. L'expression est le titre original du 6e épisode de la première saison de la série Marvel's The Punisher diffusée sur Netflix. [1, 2, 3, 4]

Des journalistes, abominables et dégoûtants, et un parquet aux ordres : le meilleur rêve d’un despote.  La vérité n’existe pas. La parole est l'arme pour protéger le clan, la tribu, « la famiglia » et, par extension, le parti et l’homme politique qui sont portés par elle. La rumeur nourrie par des larbins au service du pouvoir veut constamment corroder l’information bien étayée pour la substituer par des consignes stupides. Impossible de rester au-dessus de cette mêlée indescriptible qui s’apparente plus au rugby qu’au fonctionnement normal d’une démocratie. C’est d’autant plus troublant que tous les acteurs de la comédie du pouvoir utilisent à merveille le langage politique, partout imposé, du wokisme, du progressisme, du politiquement correct. Les discours incendiaires au parlement, la presse plus ou moins libre, les réseaux sociaux, l’opinion estomaquée font durement écho aux excès de la bande sanchiste et du parti qui lui sert de paravent pour avoir fait « main basse » sur les fonds européens, avoir organisé toute sorte de trafics, d’influences, du pétrole, de l’or, de s’en mettre plein les poches aux dépens des deniers publics, d’avoir infiltré et saccagé toutes les institutions de l’État … Quoi qu’il en soit de l’exactitude des propos d’un public tellement large, quand on voit l’extrême dégradation de notre réseau routier et ferroviaire, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, on ne peut que se poser des questions. Le type au culot en béton armé à la tête de la bande et du parti confondus, devenu par ses soins, pure mafia sans limites, n’a jamais affiché personnellement le moindre regret. L’État est aujourd’hui affaibli par le clientélisme indépendantiste, l’affairisme, la corruption, une politisation outrancière et la gangrène absolue des pouvoirs publics. Les détournements de fonds, la course à l’enrichissement illicite, l’impunité ambiante dans la haute fonction publique, ne semblent pas avoir modifié la routine d’une opinion publique résignée à se laisser déplumer et insulter, à être dirigée vers sa propre perte sans protester. La population est facile à endoctriner. Elle accuse la classe politique de consacrer beaucoup trop de temps à la politique au détriment de l’action publique mais en même temps elle se laisse conduire docilement par les chèvres de Judas, qui guident les moutons l'abattoir tout en étant elles-mêmes épargnées. Des chèvres, bien entendu, « progressistes » : Sumar, ERC, Junts (!?), EH Bildu, PNV (!?), BNG, CC, au service d’un démagogue sans scrupule et d'une bande de complices toujours plus ambitieux qui mettront fin à toute apparence de démocratie sans peur de l’effondrement … Je lis un éditorialiste politique chevronné affirmant qu’il serait grand temps « que la classe dirigeante cesse de ne s’investir que pour elle-même au détriment de l’action publique ». Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites ! Il y en a qui ont de l’imagination. On peut rêver …

Comme il ne leur arrive jamais rien, les envolées lyriques des soixante et un zélateurs stipendiés du sanchisme, ces ordures, ne connaissent pas de limite. Ils publient infatigablement des infos qui tentent de faire croire à la population la bonne foi sinon l’innocence totale du Boss, de sa famille proche, de son clan à l’intérieur de ce que fut, un jour, un parti social-démocrate.  Tout ce qu’ils reprochaient à « la droite au pouvoir » lors de la truculente motion de censure, en 2018, leur tombe dans la gueule sans qu’ils se sentent effrayés de leur propre audace à continuer à défendre au-delà de l’évident et du raisonnable, leur leader adoré – et généreux payeur – envers et contre tout. Contrairement à « la droite », ils ne vantent pas un gouvernement (inqualifiable) parce qu’il fait bien les choses mais parce que c’est le leur. Position digne d’un Escobar, le casuiste jésuite. La bande infiltrée partout, suivant des patrons de conduite et des mœurs propres de la plus rigoureuse mafia, ne répugne pas de recourir à la calomnie, l’extorsion ou le chantage pour arriver à ses fins, soutirer de l'argent, contraindre une signature ou nuire délibérément à la réputation d'une personne. Il faut avouer qu’aucun parti politique, sauf la bande armée suprémaciste basque, n’avait donné plus de prise pour s’éloigner de toute forme de crédibilité à cet égard. L’exemple de l’ancien président Zapatero frôle le ridicule : celui même d’entre eux qui faisait semblant de mener la vie la plus édifiante et la plus exemplaire et enseignait la doctrine la plus sirupeuse, s’avère dans les faits une fripouille de la pire espèce. C’était aux pieds du crucifix que le pieux Sanchez et madame, également connus par l’austérité de leurs mœurs et par le strict de leur morale, accompagnaient il y a quelques jours le vice-dieu à Barcelone. Ils ne reculent devant rien. Ils achètent le ciel bon marché pour eux-mêmes, et le donnent bien cher à la plèbe.


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On ne va jamais aussi bien que lorsqu’on sait où l’on va. Pourtant une phrase affirmant le contraire est attribuée à Napoléon. Rien que ça. L’aurait-il jamais dite ? Allez savoir. Le fait est que, Ahmed Tommouhi condamné, par erreur, par un crime qu’il n’avait pas commis, devra être indemnisé par l’État. L'Audience Nationale, dans un bref arrêt dont la numérotation n'a pas été clairement indiquée, avait déclaré qu’une peine de 15 ans de prison, par le fait que trois magistrats n'ont pas lu le rapport d'expertise démontrant l'absence de culpabilité, ne pouvait pas être considérée comme une erreur grossière. Sentence avait été validée et signée par l’actuelle ministre de la Défense, détail insignifiant qu’on se garde pourtant soigneusement de nommer dans presque tous les médias qui se font l’écho aujourd’hui de cette nouvelle. Aura-t-elle été, dans ce domaine délicat, « la première femme à » ? Pourtant, dès 1998, l'État disposait des moyens nécessaires pour exonérer et conséquemment réhabiliter le condamné. Les autorités savaient, mais on a préféré le laisser « au frais » jusqu’en 2006. Elle n’est pas belle, la vie ? Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette tragique affaire, on devrait porter une attention toute particulière au texte de Braulio García Jaén, incontournable. Contre vents et marées, il savait bien où il voulait aller, lui. Rare exemple de courage dans la défense de l'honneur d'un homme d'honneur.

                Ahmed TOMMOUHI

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Les ennemis de mes ennemis ne sont pas mes amis. En penchant pour l'univers judéo-chrétien on met l’accent sur la Révélation et des dogmes religieux, un socle qui fonde la morale occidentale sur la foi, la Bible et les valeurs de justice et l'éthique du monothéisme abrahamique. Quand on met l'accent sur les structures politiques, laïques et intellectuelles de l'Occident, de l'humanisme, c’est le socle gréco-latin qui apparaît, où l'homme et sa capacité de réflexion sont au centre. Explorer ces perspectives et comprendre un débat philosophique et historique de cette ampleur exige la consultation patiente des analyses et des tribunes publiées ou approfondir des concepts de l'Antiquité sur des plateformes de référence. Ce qui me laisse perplexe dans les analyses qui parlent abondamment du judéo-christianisme, c’est qu’elles accordent très peu de place à ce que disent les textes fondateurs de la religion chrétienne. Prenons simplement l’épître aux Galates. Si le christianisme était réellement une forme de prolongement ou de conquête culturelle du monde païen par le judaïsme, alors l’attitude de Paul devient incompréhensible. Car toute l’épître est construite contre ceux qui veulent imposer aux croyants d’origine païenne les marqueurs identitaires du judaïsme. Paul ne combat pas des Romains hostiles ni des philosophes grecs.

Il combat précisément ceux qui veulent réintroduire la circoncision, les observances et les distinctions religieuses comme conditions d’appartenance. Il va jusqu’à tancer Pierre publiquement lorsque celui-ci donne l’impression de séparer Juifs et non-Juifs à la table commune. Mieux encore, Paul affirme que « si la justice s’obtient par la Loi, Christ est donc mort en vain » (Galates 2:21). Il déclare également que ceux qui veulent imposer la circoncision annoncent « un autre évangile » (Galates 1:6-9). Ce qui est étonnant, c’est que Paul ne présente jamais son message comme une judaïsation des nations, mais au contraire comme l’abolition des barrières qui séparaient Juifs et non-Juifs. Plus largement, ce qui frappe dans ce type d’analyse, c’est qu’elle part souvent du christianisme impérial pour remonter ensuite jusqu’à Jésus et aux apôtres. Le chemin inverse me paraît plus prudent : commencer par les textes eux-mêmes. Et si l’on objecte que l’histoire du christianisme a effectivement produit bien des dérives, le Christ avait lui-même averti ses disciples par la parabole de la graine de moutarde : une semence minuscule devenue un arbre immense où viennent se loger les oiseaux. Quelques versets auparavant, ces mêmes oiseaux sont explicitement associés à ce qui enlève la Parole semée dans les cœurs (Matthieu 13:4,19). Avant de juger la semence à partir de l’arbre devenu gigantesque, peut-être faut-il commencer par examiner la semence elle-même.

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PECUNIA NON OLET


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