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Casa Grande fin 19ème siècle |
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Casa Grande 1981 |
* Villamuriel < Villa Moriel < Villa Maurellus, avec d'autres anthroponymes genre Maurello, Moriel, Morillo, Murillo, Maurillio, etc. D'où la signification du toponyme : « la villa de Maurilio ». Évolution : Villamuriel < villa Maureli, s. XII / Villamoriel, s. XIV – s. XVI / villamuriel, s. XVI / Villa Muriel, s. XVIII / Villamuriel de Cerrato, s. XIX. Sources : Manuel Vallejo del Busto et le blog Amigos del Patrimonio de Villamuriel).
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Quoi de plus apaisant que ce soleil qui
brille chaque matin et qui vers midi, l’heure où il touche la table décorée de
plantes cactées minuscules, est visité par des nuages de plus en plus nombreux,
ce qui ruine mon espoir de continuer ma lecture au jardin. Désagréable froid
persistant d'avril, vraiment froid, presque comme un mois d’hiver
supplémentaire.
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« Les spécialistes en matière de
coercition ne s’y trompent pas, multipliant avec un zèle subit les organismes
nationaux ou internationaux consacrés à la condition féminine, sans pour autant
que la législation change réellement. Ils ne sauraient d’ailleurs beaucoup se
fourvoyer depuis qu’Aragon, chantre de la répression depuis près d’un
demi-siècle, a annoncé que la femme est « l’avenir de l’homme ». J’ai
les plus grands doutes sur cet avenir quand il peut lui arriver de prendre les
traits d’Elsa Triolet. »
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« Pendant que le vieux monde s'essouffle à se rénover, les femmes acquièrent lentement une indépendance, mais une indépendance de consommateurs. Le néo-féminisme sert à les presser d'accéder à ce bonheur, venant les conforter dans une identité de pacotille qui ne vaut qu'à la lumière des échanges marchands et des rapports de force qui les engendrent. » Annie Le Brun, Lâchez tout
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« Entre la droite et la gauche, il y a la différence qu'il y a entre ce qu'on dit de moi et ce que je dis de moi. L'homme de droite, en général, est dit de droite. On le parle. On l'accuse. On le définit. Être de droite, c'est être dans une attitude passive, une situation de défini. Masochisme. L'homme de gauche, en revanche, se dit de gauche. C'est de lui-même que vient sa propre définition. Quand il le dit, il manifeste en même temps une immense satisfaction de son être. Il faut entendre ce qu'il dit de lui-même comme un soupir de satisfaction. » Philippe Muray, Ultima necat II
La morale du troupeau est essentiellement mensonge, ruse, déni du réel et bien sûr, volonté de puissance elle aussi. Puissance sans chefs ? Une société sans chefs ne peut exister ou alors à l’état végétatif comme les rares exemples de peuplades sans ordre et subordination décrites par les ethnologues. Que les responsables devraient rendre des comptes c’est un fait, mais l’exercice du pouvoir devrait aussi être un réel honneur et non une corvée, ou plus exactement une honorable corvée. La responsabilité des gestionnaires ! Il est insupportable que des individus dont l’incompétence nuisible est démontrée puissent encore donner des ordres et des leçons, pour ensuite s’en tirer sans représailles. Cela finit par se payer trop cher… Normalement, l'histoire présente l’addition.
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Étourdis par les gadgets en tout genre de
la société de consommation, épouvantés par les destructions des guerres
mondiales, les peuples riches ont donné une entière liberté de manœuvre aux
hommes politiques pour jouir sans
entraves. Il manque à tous ces sages improvisés beaucoup de compétences,
un brin de modestie et des doses raisonnables d'altruisme pour céder un peu de
leur temps précieusement rétribué au service des autres. La politique dans ce
qu’elle est devenue est à vomir, mais la politique en tant qu’organisation de
la cité devrait être une chose sacrée. Je crois que c’était notre brave Philippe II qui affirmait être un « esclave couronné », tant la pratique du pouvoir s'avérait ingrate pour celui qui a le sens de ses responsabilités. À la
sécurité des ordures des élites autoproclamées, Céline voyait une autre raison
: dans leur immense majorité, les esclaves, mis au pouvoir, n’agissent pas
très différemment des maîtres. La corruption des grands garantit et autorise
celle des petits parce qu’elle l’excuse. Réflexion ignoble, entendue trop
souvent, sous des formes plus ou moins élégantes : « À leur place, on ferait
pareil. » Si les salauds peuvent dormir tranquilles, ce n’est pas parce que la
population est lasse, hypnotisée ou habituée, c’est qu’elle est à l’image de
ceux dont elle a approuvé la désignation. Dans ce crime, tous complices, et
depuis fort longtemps. En juger autrement, c’est aimer la littérature optimiste.
Plus jeune, quand je polémiquais encore avec mes camarades et amis, j’avais
fait la remarque à un petit magouilleur de ma connaissance, qui avait obtenu je
ne sais plus quel avantage parce qu’il connaissait quelqu’un bien placé, que ce
n’était pas très cohérent de reprocher leur conduite à nos dirigeants pour
faire la même chose à son échelle. Je m’étais entendu répondre que ce n’était
pas pareil que les enjeux n’étaient pas les mêmes, etc. Sous-entendu que l’on
pouvait profiter d’une certaine corruption à petite échelle, mais pas à une
grande. Fallait-il comprendre que le petit magouilleur qui prendrait des
responsabilités deviendrait subitement probe. J’en doute, je suis même persuadé
que le pouvoir peut tourner la tête à d’honnêtes gens. Pour en revenir à la
réflexion de Céline, même si je suis entièrement d’accord avec lui, je suis
convaincu que la multiplication des affaires les banalise, il n’y a qu’à
constater qu’il n’y a plus d’affaires comme autrefois capables de faire déchoir
une personnalité. Les affaires se
succèdent à un tel rythme que les précédentes sont oubliées noyées dans la
fange générale par celles qui suivent avant que le public n’ait le temps de
s’indigner. Même si l’esprit de corruption est devenu majoritaire, pour des
donneurs de leçons il est toujours ennuyeux d’être entachés d’où l’utilité du
procédé.
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Felix qui potuit rerum cognoscere causas,/ Atque metus omnes et inexorabile fatum / Subjecit pedibus, streptitumque Acheronis avari. « Heureux qui a pu connaître les causes des choses et qui a mis sous ses pieds toutes les craintes, et l’inexorable destin, et le bruit de l’avare Achéron ! » (traduction de Maurice Rat)
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Au retour de la rando j'écoute France
inter et tombe par hasard sur la définition de Woke. J'avais vu passer le terme
sur Twitter il y a trois ans et après avoir eu la flemme de chercher pour en
approfondir la portée, j’avais rapidement lu la version espagnole du désopilant
Woke, d’une certaine Titania McGrath au pseudonyme transparent... et on
avait déjà considérablement rigolé avec un ami à qui j’avais offert ce petit
volume. Bref, cela signifie littéralement éveillé.
Il s'agit de prendre conscience d'être blanc et d'expier sa culpabilité face
aux autres couleurs de peau. J'ai peur d'exagérer en retranscrivant ce que j'ai
entendu. Donc je vous laisse le lien pour écouter l'émission. L'invité est Mathieu
Bock-Côté, québécois, auteur de La Révolution
racialiste et autres virus idéologiques. D’après ce que, peu ou prou, j'ai compris,
Bock-Côté salue la résistance de la France à cette idéologie, souligne la « tentation
totalitaire » des démocraties et se fait reprendre par le journaliste qui
identifie totalitaire au nazisme ou
au stalinisme, c'est-à-dire à ses illustrations historiques, et non à son sens,
c'est-à-dire à l'exigence de représenter la seule façon admise de penser et
d'expliquer le monde. Il donne l'exemple de Kamala Harris, soupçonnée de
trahison de la cause parce qu'elle a épousé un blanc « juif de surcroît » (sic).
Il explique que le mouvement venu des USA encourage les descendants d'émigrés
en Europe à s'identifier au sort des descendants d'esclaves aux US. En résumé,
les races n'existent pas. Vous êtes identifiés à et par votre couleur de peau. Les
Blancs sont méchants.
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