Déshonoré partout
par ses crimes et son incompétence, le communisme, jouissant d’une étonnante
santé posthume, ne finit pas de disparaître. Les plus abjects scélérats,
souvent en marge de la condition humaine – de Pol Pot à la ridicule caste nord-coréenne
ou au capitalisme d’état (mafieux) cubain – ont pu survivre à leurs échecs économiques
de cauchemar et à leurs crimes imprescriptibles grâce aux pitres sinistres de
la politique et de la « culture » (des pétulants universitaires, des
fidèles suppôts médiatiques… des esclaves de la pensée). Tous, des chantres infatigables de l'égalité ...
Ces apôtres du
mensonge

On devrait être pourtant bien avertis !
Depuis Ante Ciliga
à Soljenitsyne les témoignages ne manquent pas !
L’égalité !
Constamment évoquée, cette idée fonctionne comme un appât inusable qui fait
visualiser à nos sociétés un horizon imaginaire jamais atteint, ce
qui lui assure un interminable usage. Les hommes sont condamnés à faire rouler
éternellement, comme Sisyphe, ce rocher de « se penser égaux ». Attention ! tout
juste « se penser », s'imaginer égaux. Dès qu’on s’installe dans les faits, que peut
faire d’autre, le « pauvre réel » face au « riche réel »,
sinon s’imaginer son égal ? Car
l’inégalité démocratique recommence, elle aussi, sans cesse ! Tous les
régimes sont anciens, il n’y a plus d’Ancien
Régime …
Enfonçons ensemble quelques portes ouvertes : nous sommes
tout juste des individus et, malgré le bourrage de crâne des propriétaires des idées, la seule
garantie du lien social du productivisme utilitariste se base sur l’argent, qui
fait riches à certains et pas à d’autres. L’argent ne témoigne forcément de la
vertu ni du travail. Il a pu être acquis sur le travail des autres, par
cupidité, par des activités criminelles, etc. Que vient donc faire l’égalité
dans tout ça ? Ah ! l’égalité est bien le socle de la liberté, qui
permet la démocratie, fondement de la libre entreprise cautionnement de
légalité des hommes ! Quel enchaînement de certitudes fallacieuses !
Quand on essaie de la concrétiser dans la vie
de chaque jour, on voit quels en sont les effets, de cette géniale idée
abstraite … Ce n’est qu’une promesse, jamais tenue dont le très lointain
accomplissement se voit dissimulé par des révoltes programmées ou par des
ersatz : la solidarité, la fraternité, la poursuite de la distinction symbolique
la plus minime… Immanquablement, la « liberté » produit toutes les
formes imaginables d’inégalité et la « fraternité » tant aimée par
toute sorte de bourreaux bien intentionnés n’est qu’un leurre bien attaché
depuis des siècles à la ligne (valable que pour des mots, incapable d’attraper
des poissons réels) des utopies religieuses …
Ante Ciliga
Qu'en reste-il, d'une génération sur l'autre, de ces promesses de bonheur à l’œil ?
" L’unique souvenir
qui nous reste, général et fort juste, est celui d’une pourriture, d’un espace
totalement envahi par la putréfaction. Et des dizaines d’années plus tard, une
fois passé les accès de haine et de rancune, nos cœurs rassis conservent
toujours la même impression : des êtres vils, sans foi ni loi, heureux de
faire le mal – peut-être des hommes fourvoyés" (Archipel du Goulag)

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