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dimanche 8 mars 2026

En tombant, l’arbre a écrasé le bûcheron qui venait de l’abattre.

 


Des milliers de soldats, des centaines d’avions, deux porte-avions. Face à l’Iran, le plus gros déploiement de forces américaines depuis 2003. Nos médias n’en peuvent plus, nos journalistes sont au bord de la syncope, de l’orgasme : la main dans la main, Netanyahou et Trump, son servile laquais, veulent effacer une fois pour toutes l’Iran de la surface de la terre. Il faut avouer que l’initiative de ces messieurs d’attaquer l’Iran laisse pour le moins perplexe. Cette assurance d’imposer la paix et la démocratie par les bombardements fait penser à ces antifascistes qui « luttent contre la haine » en lynchant à grands coups de pied dans la gueule ceux qui ne pensent pas comme eux. Constatation de fait : qu’il vote pour un démocrate ou un républicain, le peuple américain finit toujours par élire un Netanyahou. Et voilà encore une fois l'exactitude du dicton chinois selon lequel ce serait la queue qui remue le chien, et non l’inverse ! Le but de cette guerre, comme celle en Syrie ou en Lybie, n’est pas de vaincre l’adversaire, une victoire suivie par une occupation, comme en Corée, au Japon, en Allemagne, en Italie, aux Philippines, mais de faire sombrer l’adversaire dans le chaos afin qu’il se détruise lui-même dans des guerres fratricides, comme en Irak, Lybie, Syrie, Somalie etc... On est en plein dans la séquence impériale américano-protestante et dans la séquence sioniste du Grand Israël, cauchemar, rêve pesant où à peine 10 millions d’ « Israéliens » armés jusqu’aux dents éliminent 5 millions de palestiniens affamés et sans armée, et viennent à bout de 90 millions d’Iraniens.

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« Trump et sa bande d'imbéciles, d'ivrognes, d'idiots, de sorcières, de sodomites, de pédophiles, de cabalistes, de lunatiques, d'étrangers, d'usuriers et autres ordures ont assassiné l'honorable martyr, le grand ayatollah Ali Hosseini Khamenei, leader de l'Iran, qu'il repose en paix. » El imperio Epstein contraataca, Perrin Lovett

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Qui pleurera Ali Khamenei ? se demande la très guindée Cantatrice chauve de service du Camp du bien, id est, de l’empire … On est déjà au moins deux avec Mr Perrin Lovett et, j'imagine, bien plus que ça à travers le monde ! L’article de cette star de l'opinion de droite espagnole est une belle illustration de toute la mesquinerie de journaux se prétendant objectifs et indépendants, et lus par des ahuris qui se prennent pour « des intellectuels à qui on ne la fait pas », des penseurs, des analystes ou des experts lucides, expérimentés et critiques, qui ne se laissent pas berner par des discours idéologiques, des manipulations médiatiques ou des fausses évidences, alors qu’ils ne sont que des moutons se laissant doucement tondre. Le lobby exige d’être cajolé par la droite, par la gauche et, particulièrement, comme dans le cas présent, par les ex-gauche qui se réclamaient précédemment du socialisme ou du communisme, et qui s'en sont éloignés pour adopter des positions situées au centre, à droite, voire à l'extrême droite qui, bien que décriée, reste relativement protégée : l’oligarchie a toujours besoin d’épouvantails politiques sur lesquels concentrer son tir afin de manœuvrer l’opinion. En revanche, ce même lobby est plus que jamais virulent avec ceux qui lui tiennent véritablement tête. Je me permets de revenir vers mes éventuels amis avec un vœu déjà formulé le 19 février 2024 : « Ceterum censeo Israel esse delendam » en lieu et place de la même formule proposée par un malin qui écrivait « Irania » au lieu du « Cartago » d’origine.

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Non à la guerre ! Un des principes fondamentaux du structuralisme est « l’arbitraire du signe », l’absence de tout rapport nécessaire et existentiel entre un mot et son référent. Je ne serais pas très ferme dans la défense de ce principe, car les noms qu’on donne à D. Trump et à l’inqualifiable Netanyahu ne sont pas le résultat d’un pur hasard linguistique. Ils évoquent parfaitement bien ce qu’ils évoquent. Les mots dont on les affuble, ces deux-là, servent parfaitement bien à les désigner. Comme disent les paysans, « ce n’est pas pour rien qu’on les appelle cochons ». Je rigole de bonne humeur quand j’entends notre Big Boss se proclamer fervent partisan de la paix refusant la demande américaine d’utilisation des bases de Rota et Moron pour des frappes contre l’Iran, côté cour, et « en même temps » comme dirait l’autre, côté jardin, envoyant sa ministre de la défense (« elle couche en uniforme, quelle rusée, celle-là ! » disait-il récemment à propos de cette ministre) amadouer l’ambassadeur amerloque. Course aux démentis, entre Donald Schtrumph et Sanschaise : Les Marx Brothers au Far West à revoir d’urgence ! Qui aurait pu deviner que P. Sanchez voulait jouer aujourd’hui un rôle similaire à celui de Chirac en février 2003, lorsque Dominique de Villepin, devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en tant que ministre français des Affaires étrangères, a exprimé l'opposition de la France à l'intervention militaire en Irak plaidant pour le désarmement plutôt que pour la guerre !

Allez, soyons fair-play au moins une fois dans l'année, et pour Sanchez ... sans rancune :

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Leila Shahid (1949-2026) est morte, le combat pour la Palestine continue ...


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Bloc-notes à petits pas. Petite heure de balade hier après-midi sur le brise-lames de Fontarabie. Beau temps et appel surprise d’A. avant de prendre le train pour descendre de Paris. Beaucoup de déchets sur les blocs de protection (troncs d’arbre, menus débris divers) sans doute par suite des tempêtes récentes, et très peu de pêcheurs. En revanche aussi beaucoup de promeneurs. Ce n’était pas mal. La plage d’Hendaye, en face, était, elle aussi, très fréquentée par les promeneurs, endroit idéal pour promener son chien, mais cette « promenade avec chien » est une activité que je déteste. Au milieu de la nuit j’entends des oiseaux qui gazouillent, il semble que cela annonce le printemps, que bientôt il va faire beau. S’il faisait mauvais, ils chanteraient tout autant. On voit depuis quelques jours fleurir des jonquilles et des fleurs sauvages quand on rentre des courses traversant le jardin public Alai Txoko. Des travaux divers dans les villas alentour qui sont loin d’être terminés. Des voisins affairés passent le karcher sur les tuiles. Vers seize heures, on rejoint le centre-ville pour notre café en terrasse. Frisquet encore, à l’extérieur, on préfère finalement s’installer comme d’habitude. À la terrasse extérieure, des gens discutent en arabe avec un oriental (?) présent dans le chantier du restaurant coréen exotique dont on annonce l’ouverture « prochainement ». Ce restaurant occupe une surface immense, une ancienne succursale de banque et d’autres magasins plus petits, disparus depuis longtemps. La reprise des locaux pour démarrer une salle démesurée de ces caractéristiques risque d’être suivie de fermeture inéluctable. D’autres tentatives antérieures ont déjà échoué. On se demande si ces gens, avant de risquer (bêtement ?) leur argent, se font conseiller ou font collecter et analyser des données à propos du secteur, des consommateurs et des concurrents pour évaluer la faisabilité d'un projet pareil, valider l’idée, etc., avant de se lancer. La restauration bon marché connaît une forte concurrence et celle de qualité a pratiquement disparu.


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Discuter autour du pot. Les rares fois où une discussion à laquelle j'assiste aborde les événements à Gaza ou en Iran, j'attends ou je devine presque systématiquement les mêmes clichés. La bande de Gaza d'avant le 7 octobre n'était qu'un cloaque peuplé de terroristes assoiffés de sang et l’Iran sous les bombes de la civilisation, une sorte d’Afghanistan avec des Talibans encore pires. Indiscutablement, les médias et la paresse intellectuelle font remarquablement bien leur travail. Quelqu'un aura-t-il pensé à prévenir Netanyahou et Trump qu'il était inutile de mettre le Proche-Orient à feu et à sang et de risquer un conflit mondial pour détourner l'opinion publique de l'affaire Epstein ? En réalité, ladite opinion se contrefiche des ignominies des puissants, comme d'à peu près tout, hormis son train-train quotidien. Cela dépend vraiment du milieu que vous fréquentez. Autour de nous, et souvent, sinon à contrecœur en glissant quand même que « Israël » est une démocratie, mot valise pour décliner toutes les variétés de la bienpensance préemballée, Gaza est considéré un pays sans chance, mais plus rarement comme un vrai pays martyr, malmené et meurtri depuis l’installation des « Israéliens », grand remplacement s’il en est ! C'est plus mitigé encore pour l'Iran. Sa civilisation est en effet reconnue, à contrecoeur ou pour la période de l'empire perse, mais supposée être retournée à des âges sombres par rapport à nos « lumières ». On ignore que ce pays forme beaucoup d'universitaires et d'ingénieurs de qualité, alors qu'on en entend beaucoup parler quand on évoque le sujet de l'arme nucléaire, ce qui implique forcément un certain niveau de qualification. Nous sommes tellement bombardés par les bêtises des médias que la modération devient impossible. On finit par choisir exclusivement l'opinion pour laquelle notre raison penche un peu plus, en fonction de nos préférences, dans de nombreux domaines simultanés, et on se convainc en choisissant ce qui nous arrange en puisant dans les sources qui nous sont gentiment proposés par nos maîtres.

Quand on est confronté à ce qui donne le vertige on cherche à se mettre à l'abri, on recherche la sécurité sans contradiction. Les lois de la physique s'appliquent à tous, quel que soit le QI, parce qu'elles existent, elles, et qu'elles sont universelles ; les lois de la manipulation mentale, si elles existaient, interdiraient aux méchants d'agir et de persévérer dans leurs manœuvres maléfiques. Suffit de voir la qualité du personnel politique européen pour retomber rapidement dans la déprime. Comment ils sont arrivés aux commandes, ces gens-là ? Grâce à des campagnes médiatiques stupides. Il est évident que ce Merz, ce Macron, ce Starmer, ce Sanchez sont des cervelles creuses sans idéologie connue déclarée, objective, informée, simplement personnelle, puisqu'on la leur procure par le biais des myriades de conseillers et qu'ils s'en contentent, heureux de croire que « les gens » leur veulent du bien, même si leur « popularité » démontre l'exact contraire.  On aurait du mal à citer en Europe une seule loi réellement destinée à faciliter la vie « des gens » depuis cinquante ans de bureaucratie folle. Et l’empire est devenu fou. Ce Trump qui fait des discours enfantins avec une stupide casquette blanche devant le monde entier, sans qu’on distingue bien ses traits, c’est quoi exactement ? De l’IA ? Un acteur ? Sont-ils réels, tous ? Sont-ils des acteurs dans une comédie écrite par les lobbys sionistes ? Assiste-on à la meilleure des cérémonies des Goya ou des Césars ? Sont-ils des êtres vivants ? Ce pitoyable étalage de nullités politiques ressemble comme deux gouttes d’eau à l’autre du show-biz grassement subventionné, dans les deux cas ils s’auto congratulent pour des navets inregardables. Si on avait un tant soit peu de dignité on ne consacrerait pas son temps à tant de bassesse. Pathétique serait un euphémisme pour ce qui est la marque d’une fin de civilisation.
L’Iran a détruit des réserves d’armes stratégiques des US dans des pays comme l’Arabie Saoudite, Oman, Koweït, le Qatar. Il a également atteint la base britannique de Chypre censée aider les US dans leurs attaques. Ils ont abattu des avions. Ils ont ciblé le porte avion USS Gerald Ford avec des missiles hypersoniques et une floppée de drones. Le successeur pressenti de Khamenei ne croit plus à la doctrine de l’interdiction de l’arme atomique, son assassinat n’a servi qu’à supprimer une voix de sagesse et d’expérience. La réponse iranienne sur « Israël » utilise un cocktail d’armes de toutes sortes, ses villes servent de zone de test d’anciens stocks d’armes, mêmes les abris ne sont plus sûrs. Après avoir simulé son assassinat, le sinistre Netanyahou a finalement fuit quelques jours vers l’Allemagne. Trump annonce que la guerre va durer un petit plus longtemps que leur petit faux coup d’état au Venezuela, il aurait demandé des pourparlers pour des négociations que les Iraniens, qui en ont marre de ces micmacs de traîtres, ont refusé. Le détroit d’Ormuz est fermé officiellement, sauf aux Chinois et aux Russes, par une annonce des gardes de la révolution, action qui touche également l’économie Iranienne mais affecte au moins le cinquième du commerce mondial. Le Qatar annonce l’arrêt de sa production de gaz pour un cas de force majeur et les prix ont augmenté de 50% ces derniers 24 heures et ce n’est que le début. Le Yémen et le sud Liban se sont officiellement joint au conflit. Les premiers gardent le golfe d’Aden et projettent d’étrangler d’avantage le trafic maritime. Les Libanais attaquent les colonies au nord d’« Israël ». Le bilan réel en soldats US tombés est actuellement loin d’être connu, les chiffres officiels sont loin de la réalité. L’Arabie Saoudite a arrêté des agents du Mossad sur le point de commettre des attentats sur leur territoire. Ouf ! Je ne vois vraiment pas comment qualifier tout cela de victoire israélo-américaine ! Au mieux, ce n’est que le début d’un conflit majeur. Par ailleurs, le seul dôme de fer fonctionnel et celui des médias en occident.

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 Gala des Césars, des Prix Goya, les Academy AwardsCela paraitra peut-être exagéré à certains, mais quand même... à bien y réfléchir, qu’est devenu le cinéma depuis qu’il a été récupéré par la puissance industrielle yankee ? Chaque fois qu’un individu s’installe dans un fauteuil de cinoche (cinéma-moche), il n’en est pas conscient mais il s’auto inflige un traitement à l’Orange mécanique, la fameuse séquence où le personnage principal, Malcolm McDowell alias Alex Delarge, immobilisé sur un fauteuil, paupières maintenues ouvertes, se voit obligé de mater une litanie d’images plus ou moins violentes et anarchiques. Méthode de lessivage de cerveau imaginée par l’auteur du livre du britannique Anthony Burgess. La seule différence aujourd’hui, c’est que le sujet/assujetti, s’y installe de lui-même et à la place des fixations et écarteurs de paupières, il a son litre de popcorn, sa glace à sucer ou son coca-cola, qu’il il paye cher, de surcroit. Les organisateurs du Grand Lessivage de cervelle ramollie ne pouvaient mieux imaginer. Beaucoup répondront qu’on peut quand même se faire plaisir ! Et ils auront raison. Mais pourquoi sommes-nous devenus aussi accros à ces offres culturelles alors que nous subodorons tous que sous chaque produit « offert » gît bel et bien une machine redoutablement efficace pour formater, conditionner, téléguider, crétiniser et dénaturer ? La profonde humaine nature est sans doute câblée selon la recherche sans fin du plaisir, de la jouissance et de la diversion. Toute l’industrie du divertissement repose là-dessus ainsi que celle de l’économie basée sur la jouissance d’objets (R. Girard). Pourtant, se passer de tout cela est tout à fait faisable, bien qu’extrêmement difficile. Si demain internet venait à disparaître, l’humain ne retrouverait pas facilement le plaisir inouï de la contemplation des beautés du monde. Encore faudrait-il qu’il se rappelle qu’il a des yeux.

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 L'ALLIANCE EPSTEIN Juan Manuel de Prada

L'Alliance Epstein n'a pas atteint ses objectifs avec l'agression de l'année dernière (où l'Iran les a intimidés par sa réponse) ni avec la récente insurrection « féministe » contre les ayatollahs (en réalité un drapeau plus faux que Judas ourdi par la CIA et le Mossad), Elle tente donc maintenant pour la troisième fois avec cette « attaque préventive » qui alterne la destruction des arsenaux iraniens (qu'elle croit avoir localisés) et les hécatombes les plus bestiales. Mais si elle s'est trompée dans ses calculs et que l'Iran stocke des armes dans des endroits inconnus, Israël subira des dommages dévastateurs.

L'« attaque préventive » de l'Alliance Epstein est menée par une hyène assoiffée de sang et un charlatan devenu sa marionnette, après avoir été filmé en train de violer des fillettes. Le charlatan devenu marionnette a remporté les élections en se présentant comme un promoteur de la paix et en promettant de mettre fin à toutes les guerres latentes ou déclarées que ses prédécesseurs avaient déclenchées. Nous savons maintenant que cette campagne était en réalité une supercherie des mêmes chiens « néoconservateurs » qui avaient contrôlé les mandats des républicains et des démocrates au cours des décennies précédentes et qui, pour passer inaperçus, s'étaient alors déguisés avec les colliers du populisme le plus fanfaron et le plus bruyant. Ainsi, avec un charlatan devenu la marionnette du sionisme après avoir été filmé en train de violer des fillettes, les « néoconservateurs » peuvent continuer à commettre les exactions de toujours, mais sans aucune gêne.

Bien sûr, la justification première de « l'attaque préventive » de l'Alliance Epstein - le programme nucléaire iranien - est, tout comme les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, un prétexte grossier pour dévaster une nation qui ne se plie pas aux desseins sionistes et ne se résigne pas à être asservie (si l'Iran possédait réellement des armes nucléaires, personne n'oserait lui faire de mal, tout comme on ne fait pas de mal à la Corée du Nord). Et, bien sûr, la deuxième justification de l'« attaque préventive » - favoriser  une « démocratisation » du pays - est une farce pour les attardés mentaux : aucune des guerres menées au cours des dernières décennies par l'anglo-sionisme n'a favorisé la « démocratisation » des pays attaqués, mais plutôt le pillage le plus rapace de leurs richesses et la dévastation de leurs défenses matérielles et spirituelles ; et dans tous ces pays, des régimes islamistes ont ensuite été mis en place, qui ont massacré les communautés chrétiennes qui y étaient établies et provoqué des avalanches migratoires qui ont favorisé l'effondrement du cadavre européen et sa conversion en une mare de grenouilles génuflexes et cipayes. Naturellement, cette guerre aberrante provoquée par l'Alliance Epstein ne fera qu'aggraver encore ce processus dégénératif. Comme l'écrivait avec ironie le défunt Epstein, alma mater de l'Alliance : « C'est ainsi que le Juif gagne de l'argent... en laissant les goyim supporter le poids du monde réel ».



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