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vendredi 13 février 2026

Le bonheur dans le crime (à tous les niveaux)


Paraphrasant le Pessoa du Livre de l’intranquillité, « de la hauteur majestueuse de tous mes rêves », me voici à subir la réalité impériale, cuvée 2026, en la noble ville d’Irun. Il y a quelques jours, au restaurant du Casino, derrière son comptoir, la jeune serveuse pilotait sa clientèle avec ses habitués. « Vous avez vu la femme de cinquante-cinq qui a tué son conjoint de soixante-sept à Bilbao ? Et le garçon de quinze ans a qui a poignardé un autre à Getxo ? Et le mec qui a grimpé sur le toit d’un avion l’empêchant de décoller ? Dans quel monde de cinglés on vit ! » D’autres, à côté de notre table, manifestent de l’intérêt par la politique internationale. « Alors Trompe, y va t’y attaquer l’Iran ? Il est fâché avec tous ses copains. Celui qui lui a donné des millions pour qu’il soit élu, comment il s’appelle déjà ? Elon Mosque ! »   

Le bonheur dans le crime, titre d’une nouvelle célèbre de Jules Barbey d'Aurevilly, publiée en 1874 dans le recueil Les Diaboliques. Cela me fait établir, par association d’idées, un lien entre ce titre et notre réalité bien à nous, une comparaison entre la situation actuelle dans laquelle les élites pourries, qu’elles soient locales, européennes ou à échelle impériale explorent la possibilité d'un bonheur absolu et durable, The Great Reset, non pas malgré le crime, mais à travers celui-ci. Il n'y a plus qu'une issue pour l'humanité : se supprimer elle-même dans les plus vastes proportions. Il n'y a plus assez de place sur la terre pour la pullulation humaine. Les bêtes ont de plus en plus peur. Et les hommes ont de plus en plus peur d'eux-mêmes. La nature est saccagée. L'air est irrespirable. C'est une loi divine de salubrité que la haine grandisse parmi les hommes, pour qu'en les faisant s'entre-exterminer, ils rendent sa place à la belle et saine et silencieuse nature. Du Tchernobyl en friche partout et les USA et « Israël » de purs souvenirs … Il y a de l’ingénuité dans tout bonheur véritable !

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Jeffrey Epstein : tous-à l’égout ! raccordement obligatoire. C’est donc avec une délectation non feinte que la presse du jour, qui s’est toujours pincé le nez et les yeux sur le cas particulier pour chaque pays, balance à la foule des millions de documents du dossier Epstein, un bon petit lynchage qui l’exonère de sa malhonnêteté et de sa soumission passées. Enfin, passées, pas tant que ça. La presse mainstream va de manière forcée vers la vérité, mais avec des résistances, des blocages, des pudeurs de vierge. Les « complotistes » ou supposés tels, semble-t-il, n’avaient pas tort, alors ? Une chose semble positive, peut-être, c'est qu'il sera de plus en plus difficile de cataloguer automatiquement de complotiste toute dénonciation rationnellement fondée de systèmes ou de manœuvres manipulatrices. Halte, là ! Toute prudence semble insuffisante.

Et in Arcadia Ego ! 

N’attisons pas la haine, l’antisémitisme, le lynchage ! Dans l’affaire Epstein, les noms qui figurent dans le dossier, les ignominies auxquelles certains se sont livrés, ne feront faire sauter que quelques fusibles, vieux et usés, mais le manège ne s’arrêtera pas et rien d’essentiel ne se produira, tant les gens s’en contrefichent, trop occupés à surnager dans un quotidien qui se décompose. Ils deviendront encore plus individualistes en se justifiant avec la corruption du monde et encore plus indulgents envers leurs propres turpitudes à la lumière de l’exemple venu d’en haut. L'abjection des élites ne provoque pas de révolte, elle excuse presque tout pour la grande cause : l’instauration de la « société ouverte » programmée par les troupes à la solde des philanthropes autoproclamés. Je voudrais, si j’étais riche, fonder une simple feuille pour les gens que le dégoût de lire la presse subventionnée emplit, avec le sentiment de perdre leur temps, de s’abîmer les yeux et de se salir l’âme aux ordures et aux mensonges qui y sont complaisamment étalés. On lirait : aujourd’hui comme hier, les USA pratiquent le terrorisme comme ils veulent et les « Israéliens » se moquent de la communauté internationale comme ils l’ont toujours fait depuis 1948. Des crédits pour l’Ukraine en détresse. Offrons nos enfants à Arès pour stopper Poutine. Brûlons de l’encens à la gloire des Trois Grâces, CIA, Mi6, Mossad pour la chute des méchants ayatollahs. Au verso, pour fermer le numéro du jour, un discours verbeux, hypocrite et vide d’une ministre espagnole « de gauche » sur l’amélioration des conditions de vie « des gens ». J’utiliserais du papier toilette doux, non parfumé et sans chlore ajouté afin d'éviter les irritations cutanées. 
Le maire de New York, enfant, ne manquait de rien

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Ces gens-là, sans le soutien humanitaire, sur place, de la CIA, ni la solidarité du Mossad, ni le dévouement du MI6, sont aussi le peuple iranien


Les vautours ne sont pas loin... et se démasquent eux-mêmes !


Et là, encore un oiseau nuisible, pilleur de nids et prédateur des cultures 


En Iran, tout est possible pour ces espèces de carnassiers et prédateurs se nourrissant d'êtres vivants


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 « Prêts à passer les déserts et les ondes et chercher ailleurs d’autres mondes. » 

Louis-Ferdinand Céline


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Le mauvais signe n’est pas qu’une poignée de crétins ait eu le mauvais goût de se dénommer progressistes vers la fin du dix-huitième siècle. Le mauvais signe est que ces abrutis n’aient pas été immédiatement chassés à coups de pied au cul. Que de vies épargnées, que de ruines matérielles et morales évitées !

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Dans la société globale et inclusive en devenir, toute discussion tend à viser le plus petit dénominateur commun, d'autant plus réduit que la population est inhomogène, afin de ne léser personne ; d'où le nul intérêt et la vacuité des échanges. Les mots, quels qu’ils soient n’ont aucune valeur.

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« Le noble et l’ignoble sont les deux noms qui distinguent le mieux, à mes yeux, les deux races d’hommes qui vivent sur la terre. Ce sont réellement deux races qui ne peuvent s’entendre en rien et ne sauraient vivre ensemble. » 

Alfred de Vigny, Journal d’un poète

Élections régionales, dimanche huit, en Absurdistan. Résultat pitoyable pour le sanchisme mondialiste. En d'autres termes, Dirty Sanchez (© E. Musk) n'est plus le maître absolu, loin de là, comme le prétendait son laquais, l’incompétent ministre des transports, Oscar Ponts et chaussées, mais un vulgaire et assommant margoulin de la politique politicienne, au pouvoir depuis de longues, d’interminables, années. Sa biographie semble étrangère à tous les mouvements décrits par les moralistes. Il agit en toute impunité et sans conscience morale. Il semble en possession, en effet, d’un estomac particulièrement robuste, rudement armé pour désamorcer le scandale des activités dans les saunas gays et les maisons closes de son beau-père et en tirer parti, se voulant, en prime, le plus féministe d’entre les féministes ; pour réitérer des mensonges à répétition devant n’importe quelle caméra ou micro servilement tendu par les bons soins des laquais à ses pieds qui se conduisent en parfaits serviteurs de la plus totale stérilité politique et se font remercier généreusement en espèces en retour ; pour ignorer les mille et une affaires de corruption qui limitent les cas italiens d’il y a trente ans à de simples peccadilles, s’autoproclamant, gonflé d’orgueil et de vanité, le plus honnête parmi les purs ; pour faire entrer par la petite porte sa propre épouse, sans formation connue autre que celle de gérante des affaires de papa, proxénète de son état, ou faire recruter par favoritisme son frère, musicien de talent possédant des compétences, des capacités et des dons particuliers qui ne sont pas reconnus, valorisés ni mis en lumière par une société ingrate qui méprise le talent ; pour caser une ribambelle d’amis à des tas de postes importants de manière rapide, inattendue ou sans passer par les voies hiérarchiques normales.

Et un long etcétéra à faire vomir, couronné par son olympique mépris du Parlement, qu’il traite avec une morgue totale pour la bonne raison que cette institution n'a pour lui aucune valeur. Mais les maîtres du Pouvoir profond (Deep State clanique des Rockefeller, Rothschild, Gates et surtout des Soros, père et fils) aussi bien que les oligarques locaux du Pouvoir apparent qui l'ont à leur service exclusif semblent assez satisfaits de ses services, lui mettant une médaille en toc ou deux, voire une demi-douzaine, pour son comportement héroïque de rebelle officiel face au « danger fasciste », dans le but de s'amuser, sa soumission au Maroc, monarchie pourrie alliée préférentielle des trumpisto-sionistes, son attachement à Zelenski, etc. Sa sévérité avec « Israël » n’est que du trompe-l’œil, de la pure façade, les contrats de l’État avec l’entité sioniste sont en parfaite santé et les relations diplomatiques tout à fait solides. Je comprends maintenant le visage figé à la Chucky que montre ce farfadet surmaquillé à la tribune. Qui pourrait supporter les assauts impitoyables « des riches de la technostructure », sans montrer signe de faiblesse ou de renoncement ou sans que les yeux ne sortent de leurs orbites ? Non mais de qui se moque-t-on quand prétend que ce sinistre pitre et sa bande sont « de gauche » ? On peut être en accord ou en désaccord avec quelqu’un, qui plus est dans le domaine politique où tout est si fragile ; éprouver de l'hésitation, de la réserve, de la méfiance envers quelqu’un ou une certaine opposition avant d'accepter quelque chose, de prendre une décision ou de s'engager dans une action en compagnie de personnes qui vous semblent peu fiables, manquant de responsabilité ou provoquant un sentiment de malaise ou d'anxiété, incohérentes dans leurs comportements, qui ne tiennent pas leurs promesses et agissent souvent de manière insincère, évasive ou sournoise. Mais un tel degré de répulsion, si intense qui freine toute réflexion sereine, où les frontières entre l’aversion, l’horreur, le dégoût, la répugnance et l’écœurement bloquent le raisonnement au point de le neutraliser, je ne l’avais pas ressentie depuis bien longtemps, même pas à l’époque révolue de mes abhorrées trois Gorgones du Département de Philologie. Quel olibrius, espèce de concentré de Merz, Ursula, Macron et Starmer en méchanceté mais d’un gabarit intellectuel beaucoup plus bas, simpliste, superficiel et médiocre …

Flanqué souvent de sa vice-présidente, ministre des finances (!) agitée, bruyante, surexcitée, se comportant de manière hystérique par des gestes et des mimiques irrationnelles, souvent avec une connotation de ridicule ou d'exagération. D’une syntaxe déstructurée et sans hiérarchies, douée d’une faconde en rupture avec la logique rationnelle, elle s’emploie à fond, secouée par des gesticulation. Et d’autres du même acabit. Vous voyez le parcours personnel, sinon la gueule, de ses plus proches collaborateurs, les Koldo G., J. L. Abalos, S. Cerdan, F. J. Salazar et compagnie, et vous vous formez immédiatement une opinion sur la haute catégorie morale et la compétence irréprochable de ces individus, appelés aux plus hautes fonctions par leur éthique professionnelle et une ligne de conduite exemplaire alliant sens des responsabilités, bienveillance, et une expertise technique sans faille. Ces dons, si rares dans la vie politique, assurent intégrité, confiance, et respect des principes fondamentaux de la dignité humaine. Peu importe que le gouvernement démocratique soit le système politique le plus rationnel et le plus équitable. Ce qui compte, ce sont les compétences et les qualités humaines des gens qui accèdent au pouvoir grâce à ce système-là.
Qui a en lui un principe d’ingénuité, surtout quand on est jeune, doit le rendre de plus en plus ferme, sans le refouler par une espèce de honte devant les biographies et les comportements d’individus à couper le souffle. Normalement, vers la fin de sa vie, ce sont les sentiments non pas de honte mais de rage et d’impuissance devant l’impunité des autoproclamés « honnêtes par définition » qu’on éprouve comme inévitables, ceux qui laissent le plus de regrets d’avoir vu passer l’imposture devant soi sans l’avoir combattu par les réactions nécessaires. Quand on pense que c’est justement ces gens-là, « les honnêtes pas définition », l’engeance la plus pourrie qui existe, qui viennent donner des leçons de morale à tout bout de champ, la main sur les droits de l'homme, la démocratie, le climat et la justice fiscale équitable !

Alexander Soros avec papounet et quelques connaissances

                                                                 ***

Nouvelles du front en matière de soins de santé. Lundi neuf février était le jour du rendez-vous de R. avec la docteure de famille pour l’évolution de son arthrose accélérée. Nous étions bien sûr en avance. Tout semblait prêt pour que le traumatologue puisse la recevoir et assumer une éventuelle prise en charge complète en vue de la restauration des articulations, largement touchées par l’usure. L’entrevue avec la nouvelle jeune docteure, compétente et motivée, capable de se pencher sur le cas de R. avec un intérêt non feint et de pure façade mais bien réel, avec une dose immédiate de bonnes ondes, a considérablement remonté notre moral de quelques crans. Déjà rentrés, R. recevait encore, à 20h15 !, un appel qui nous laissait rêveurs : la jeune docteure avait donné également un coup de pouce au mammouth de la bureaucratie sanitaire pour une prochaine révision chez l’urologue, ce charmant médecin économe qui semblait si content, en août dernier, de dériver R. vers l’avis d’un médecin privé, exerçant donc hors du système de santé public, pour le vaccin contre des infections à répétition, hautement dangereuses pour une patiente opérée d’une valve cardiaque. Ce dont il semblait se foutre comme de sa première blouse de travail. Il lui fallait faire du chiffre pour que les listes d’attente – un vrai scandale – s’amenuisent et après des mois d’anxiété et de moult analyses en chaîne, ce stakhanoviste de l’urologie a expédié l’affaire – infections à répétition aggravées – en quatre minutes et demie de verbiage pontifiant autour du vide. Il s’agissait de prescrire un vaccin et ce piètre engrenage du système public de santé n’a pas voulu. Point barre. Quant à mon dernier chapitre médical, rien à signaler. Mon gastroentérologue (bien utile, l’étymologie étudiée il y a un siècle !) semblait satisfait de me voir renoncer à la bibine, d’avoir réduit mon poids considérablement et de me savoir docilement prêt à une prochaine coloscopie. Comme j’entre dans la catégorie des gens à risque par le décès de mon père d’un cancer du côlon, il est recommandé de faire des coloscopies de temps à autre. Ça s’appelle la vieillesse. Le message est clair. Il est temps qu’on pense à laisser la place à d’autres rigolos. Loin, quand même, de la vieillesse dans toute sa caricature : la tête desséchée d'un Jack Lang, par exemple. Voulant y échapper par la chirurgie esthétique, le voilà transformé en fruit confit, rebutant personnage momifié de son vivant.

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Recherche exténuante du silence. On ne nous a pas appris à prier l'Esprit. Nous voulons mordicus que Dieu ait un corps. Nous Lui avons sculpté des figures en marbre, en pierre, en bois. Nous nous adressons à Lui par ces images et à l’impératif ! Principale condition de toute prière, de toute pensée, de toute méditation : le silence. Aujourd’hui, toute pensée libre bannie, morte, toute religion abolie, l'âme froissée, heurtée, salie ou souffrante par la barbarie généralisé n’a d’autre issue que le silence. Mais du bruit, personne ne semble s’en plaindre. Nous sommes greffés au bruit, à une agitation constante qui ne mène nulle part, inséparable de notre existence quotidienne, rendant le silence inconnu ou effrayant.

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Plaisir renouvelé de la solitude. 
Petits sentiers solitaires, le cœur nourri de quelque passion tranquille.

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