Chacun suit son propre chemin, mais dans la même forêt ...
Paisajes en tartana de hojalata
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mercredi 5 septembre 2018
La pétaudière en folie, l’inertie et la décomposition de l’État ...
L’immense nausée de
Baudelaire + le dégoût de Flaubert en
1848 = profonde répugnance pour la gangrène séparatiste.Pour le bordel imparable. Pour l’impunité impardonable de ces
crapules. La mouvance indépendantiste catalane et ses braillards, genre Tardà, Rufian (quel nom de famille, bonté divine ! quel tour de l’aptonymie !!! ...
fientes ridicules à logorrhée insupportable s’époumonant partout à tous les
micros en insultes et ricanements contre les Espagnols) et compagnie n’arrêtent
pas de nous casser les pieds. Quintessence absolue de la monstrueuse et
criminelle bêtise de tout conflit engageant une partie de la population contre
une large majorité qui n’en veut pas de ces revendications aberrantes. Dans
l’impunité et dans l’odieuse tartufferie des mirobolantes justifications,
tolérées et grassement financées depuis presque quarante ans par une succession
de « dirigeants » politiques, du déplorable roi émérite, naguère
forcé à la démission, aux élus mafieux de toi poil, incapables de broncher face
à l’ignominie car directement bénéficiaires. Surtout après la récente arrivée au pouvoir – sans gagner aucune
élection et ne comptant que sur 80 députés ! – d’un redoutable crétin sans
programme et sans idéologie mais très habile dans le marketing et les tours de
bonneteau. L’ennui est qu’il ne se trouve personne pour appliquer la
Constitution et foutre en prison, une vraie, tout ce beau monde. Au lieu de
cela, on « dialogue », on parlemente, on laisse toujours les média
séparatistes – surtout leur méphitique TV3 – couvrir de boue tout ce qui peut
ressembler à « l’espagnol » tel que leurs têtes pourries d’ignoble
racisme se le représentent. La télévision séparatiste ne se lasse pas de
montrer ce grotesque pantin à tête de serpillière, la bave souriante aux
lèvres, vraie caricature de politicien dans ses exhortations écumantes, qu’on
applaudit d’un air recueilli comme si les plus risibles enflures étaient
devenues soudain ce qu’il y a de plus sérieux sur la terre, les apôtres du
nouvel évangile séparatiste, du nouveau credo suprémaciste universel … Que fera le gouvernement du conglomérat des 17 taïfas, le plus
incroyable troupeau de lèche-culs qu’on ait jamais pu imaginer dans
l’empressement de ce qui apparaît, dans la lâcheté générale et par l’entremise
des merdias livrés à des pourris irresponsables, comme le nec plus ultra d’un
nouvel âge d’or : la sublime indépendance ? Tout cela dans un océan
de crasse, de rubans jaunes, de vulgarité, de merde, une véritable apothéose de
provocations sans réponse, mise en relief à chaque instant, encore une fois,
avec la plus abjecte complaisance de l’appareil gouvernemental des radios et
des télévisions. Au lieu de rentrer dans le lard et de disperser ces ordures,
l’abominable andouille qu’est le chef du gouvernement témoigne hautement des
possibilités de dialogue « en toute civilité » avec un pouvoir
autonome catalan de raclures et de voleurs de deniers publics, qui n’en
reviennent pas d’être à la tête de pareille fête et d’être traités avec une
telle considération. Le pouvoir central a disparu en Catalogne comme dans une
trappe. On se demande s’il reste encore une ombre d’autorité capable de se
manifester quelque part. Il n’est bruit maintenant que de la possibilité
offerte par le « gouvernement » central d’organiser un referendum (!)
… Jusqu’à récemment, en ces circonstances où tout paraît s’effondrer, la
franche aversion d’anciens dirigeants communistes, comme Francisco Frutos, ou
d’intellectuels respectueux de la common
decency, genre Gregorio Morán, pour ces sous-merdes qui prétendent parler
« au nom du peuple catalan » (rien que ça !) laissait planer
une certaine espérance. On pouvait éventuellement penser que le
« peuple va nus pieds », heureusement moins abruti que le troupeau
séparatiste, ne marchait pas et que ce que tant de faibles d’esprit prennent
pour une immense révolution n’est qu’une vaguelette qui passera comme le reste
dans le sable du temps. Je pensais aussi, avec une amertume amusée, à Passolini
en 68 qui, à Rome, hurlait à la face des petits-bourgeois pourris et gavés qui
voulaient imiter les pitres de Paris : « Je vous hais par ce que vous
ressemblez à vos papas et comme eux vous finirez notaires ! » À quoi
il ajoutait quelques mots bien sentis en faveur des malheureux flics là aussi
abandonnés sans ordres aux plus vicieux chahuts et qui, tous de la plus humble
origine, appartenaient, eux, authentiquement, à ce peuple au nom duquel tant
d’enfoirés s’agitent. Si ce n'est qu'ici, c'est déjà des notaires, des riches, des gavés qu'il s'agit... aux intérêts insatiables.
Que peut-on imaginer qu’il adviendrait si dans un effondrement total,
les fonctionnaires n'étaient plus payés, les banques liquidaient, la sécurité
sociale fermait ses guichets, les retraités crevaient au coin des rues la gueule ouverte,
etc. ? Rien. C’est bien pourquoi ces pitreries indépendantistes sont
condamnées à s’interrompre d’une manière ou d’une autre. Notre époque a vu
jusqu’où peut aller la dérive de conflits et de révoltes surgis des soubresauts
de l’Histoire sous différents prétextes : populations entières chassées de
leurs terres condamnées à errer et à mourir de faim, nettoyages ethniques en
Europe orientale et dans la bande de Gaza, des millions de gens en Afrique
massacrés et déplacés, sans parler de la désolation planifiée de la Syrie ou
des conflits en Ukraine… Comparée à ces tragédies, la prétendue révolte
séparatiste catalane, trop gavée de subventions publiques et moins publiques,
contre l’Espagne n’est qu’une dérisoire palinodie. Et pourtant tout un chacun est
forcé de s’interroger sur la stupéfiante cécité des responsables politiques les
plus avisés, la fragilité d’un régime des
autonomies qu'on nous disait consolidé et le caractère médiatiquement réussi
de ce qui a démarré comme un insignifiant, un risible « l’Espagne nous
vole » et « on ne nous laisse pas voter ». Ce qu’ils appellent avec des trémolos dans la voix « choix démocratique »
(avec plus de la moitié de la population contre !) est une farce condamnée à n’être
plus que la dictature du n’importe quoi, par flot d’inepties verbales et torrent
d’images incontrôlées ou plutôt destinées aux pires manipulations d’apprentis sorciers
déchaînés. Il suffira d’attendre de pied ferme et de voir venir. L’incarnation
du plus misérable étalage de connerie, un certain Ubu-Torra, haineux et xénophobe, est déjà à la tête de l’interminable cirque des gangs sécessionnistes.
Ça promet, au moment même d’organiser le bonheur …
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