Erbarme dich, mein Gott
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
***
La politique
internationale, c’est le fumier. L’engrais pour l’Histoire future,
mais le fumier qui pue. Il y en a plein dans les médias chaque matin. Avec les
crimes le plus crapuleux commis par les auto-désignés champions des droits
humains et de la démocratie. Une personne qui aurait vraiment le respect de
soi-même se devrait de ne plus allumer la télé ni de se trouver sur les sites
des médias sociaux, milieux pourris et salissants, une explosion incessante de
purin qui ne laisse rien debout. Populaires, car capables de faire avaler les
opinions les plus superficielles et de parti pris sur des faits importants à
l’échelle planétaire qui, d’universels et nous concernant tous, deviennent banalement
quotidiens et potiniers. Mais on a atteint un degré d’infection dans la vie
sociale et politique que le mensonge ne passe plus, les citoyens les plus
placides commencent à se poser des questions. Tout ce que le citoyen lambda croit savoir
de l’histoire des XXe et XXIe siècles est une pure invention. Du moins, une
grande partie voire la majeure partie. Tout ce qui concerne la Seconde Guerre
mondiale est un mensonge éhonté. Il n'y a pas de quoi donner confiance dans l’avenir
de ce qu’on appelle le genre humain. L'alibi du droit,
international ou local, sert à justifier toutes les saloperies qu'on veut
infliger aux gens réels. Ce que je connais de l'Histoire est recouvert par des ignominies
de toute sorte, mais ce sont surtout les ignominies qui se déroulent dans
l'indifférence générale aujourd’hui qui me révoltent. Alors, où tout cela nous
mène-t-il ? Comment le sinistre projet, absurde et arbitraire, appelé « État
d’Israël », avec son cortège de mensonges, de forfaits, pourra-t-il
survivre, après avoir été exposé au regard de tous les êtres humains ? Qui
voudrait encore ressentir pour l’entité sioniste une affinité, justifier une
entente cordiale, partager des sentiments de joie ou de peine, à moins d’y être
contraint ou soudoyé ? Son obsession d’en finir avec le peuple arabe privé de
sa mémoire, spolié, dépossédé, exploité par la force, la colonisation et la
corruption, son comportement criminel avec l’Iran, ses projets d'avenir avec la Turquie et le Pakistan conduiront inévitablement cette
bizarre communauté de colons extraterrestres à sa perte, tôt ou tard. La présence
juive en Palestine est immémoriale mais le cancer sioniste et sa prolongation, sa
métastase anglo-américaine, finiront par achever ce que cet « État d’Israël »
a commencé en 1948 : l’annihilation définitive du peuple palestinien. Fous déments
comme ils le sont, cela devrait résoudre pour eux le problème une fois pour toutes. Quant au
reste du monde, tout dépendra de qui contrôle le récit.
***
Toutes les bassesses, toutes les stupidités de notre politique actuelle viennent de ce dont « la transition » nous a fait héritiers. D’un antifranquisme hirsute, faisandé, purement politique et culturel, d’un désert idéologique, d'une situation de vide intellectuel caractérisée par l’absence totale de perspectives nouvelles, d'alternatives stimulantes ou d'espaces de réflexion critique face au silence castrateur imposé par les mille et une formes de censure, aux entraves politiques et aux compromis idéologiques propres d’une caste politique qui vit d’arrangements ou de concessions inexplicables entre différentes « sensibilités politiques » sans parvenir à une vraie collaboration ou à une majorité stable capable de gouverner. Caste caractérisée, dans le camp « socialiste », par un renoncement systématique aux convictions initiales promises aux électeurs. Ils sont arrivés au pouvoir sur des marges de suffrage très limitées, mais drapés d’un discours au semblant convaincant qui promettait une lutte sans merci contre la corruption de la droite et promettait affronter et colmater les déchirures dont souffrait la société civile, particulièrement en Catalogne. Quelque temps après, le pays tout entier assistait stupéfait au spectacle de l’avidité, du cynisme et de la prédation, sans masques, de ces mêmes politiciens, de cette caste politique dérangée par la moindre critique qui mettrait en évidence son opportunisme politique, l’abandon des valeurs idéologiques qu’elle affirmait défendre et son confort égoïste, cynique, insultant. Le découragement généralisé, à peine atténué par les prises de position de P. Sanchez contre l’immondice anglo-sioniste sur le plan international, a favorisé sans doute les mauvais résultats électoraux des trois régions autonomes qui ont récemment voté. Quant au futur proche, il en ressort un découragement inévitable devant l’opportunisme de nos « élites politiques », toujours prêtes à tout pour conserver leur statut, au mépris des principes éthiques, des aspirations à l’amélioration et au vrai changement social. C’est pourquoi les critiques qu’on écoute, qu’on lit, qu’on exprime quand on le peut visent principalement les partis politiques, et en particulier le parti socialiste, dont la direction, gouvernée d’une main de fer par son secrétaire général et chef du gouvernement, n’a qu’un seul objectif : s’assurer efficacement la survie au pouvoir et son monopole, conservant la direction des affaires publiques sans concurrence. Pour la « légende dorée » du sanchisme, le président n’a aucune responsabilité dans son déclin, faisant abstraction de sa compétence invétérée dans la magouille et de son aventurisme manifeste, dont huit ans au pouvoir fournissent de nombreuses preuves irréfutables. Tout le monde autour de lui semble mauvais ou stupide, et lui seul bon et intelligent ; lui a raison et les autres tort. La responsabilité de son impopularité incombe aux électeurs, qui lui ont tourné le dos. Également responsables de la faillite de son cercle intime, les médias de la ploutocratie qui complotent contre lui. On ignore, pour le moment, s’il existe éventuellement des vecteurs de dissidence, d’éveil intellectuel et de projet politique alternatif dans la morosité sanchiste.
